Témoignages

Blek le Roc et les mini-bd des années 70

6 novembre 2008

Couvertures des Mini-BD. Photo : D.R.

Dans l’Amérique du Nord encore colonisée par les Anglais, ce n’est pas un petit village qui résiste, mais un trappeur fort comme le roc, intelligent et courageux, près à latter à chaque page les soldats de Sa Gracieuse Majesté. L’action se passe en 1774. Le trappeur géant Blek, en compagnie de son fils adoptif Roddy et du professeur Occultis — un savant illuminé et farfelu toujours à la recherche de la pierre philosophale — lutte héroïquement pour l’indépendance de son pays en s’attaquant aux Forts les plus robustes. Bien entendu, avec le soutien de la population et des Indiens.

Ce qui à l’époque de leur lecture étaient too much c’était la noblesse de cœur et le goût de la liberté de ces héros de mini-bd qu’on allait acheter chaque semaine au marchand de journaux du village, qui sentait bon l’odeur de l’encre fraîche et proposait aussi de succulentes fraises tagada bien chimiques. On se les dégustait en lisant les nouvelles aventures de Zembla, Tex Willer ou le Capt’ain Swing, chef des loups de l’Ontario, lui aussi en rébellion contre les Habits rouges anglais. Sans oublier les inénarrables tours de magie foireux de Rasmus (dans Zembla), un prestidigitateur en habit de frac et haut-de-forme, parodie délire de Mandrake.

Puis, on allait dans le jardin, jouer à Blek ou Swing avec des épées de bois qui nous refilaient des échardes. C’est drôle, on ne s’en rendait pas du tout compte à l’époque, mais ces lectures dont on s’abreuvait, c’était de l’imaginaire nord-américain plein pot. Et ni l’Homme araignée ni le Surfeur d’argent dans Strange ne dépareillaient, lol.

Yves Loizeau

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Commentaires (3)

  1. Blek …
    J’en ai dévoré des quantités… On se les repassait dans les années 60. Les écrevisses rouges étaient bêtes, parfois fourbes et toujours les souffre douleurs des trappeurs et des indiens… L’ouest était encore dans l’est du continent et les Etats Unis n’existaient pas encore. Blek, un écolo avant l’heure (mais trappeur …,)un nom aussi curieux que Barack! Allez, il y a encore du boulot pour les justiciers et les défenseurs de la veuve, de l’orphelin et des minorités indiennes ou blacks et hispanos maintenant.
    Mets ta tenue de trappeur Barack le Roc.

  2. Moi aussi, j’étais un lecteur assidu des aventures de Blek le Roc dans KIWI et BLEK, et du capitaine MIKI dans RODEO et NEVADA.
    J’en fais toujours la collection.
    Yves Loizeau, ne seriez-vous pas parent de Marcel Loizeau
    (Loiseau?)que j’ai connu dans les années 50, à Alfortville
    (l’Ile St Pierre)? Il aurait à ce jour 62/63 ans.

  3. Blek, Akim, Nevada, Galax …C’était l’été ; on allait les acheter le soir, après la plage, dans nos gros pulls tricotés main et nos sandales en plastique ; il fallait traverser la place de l’église - classée une étoile au Guide Michelin grâce à son clocher ! - et on les trouvait au café-tabac-épicerie, à l’autre bout du village. J’y achetais aussi Historia, mais c’était seulement une fois par mois.
    Lectures de vacances, partagées avec mon frère… mais n’y avait-il donc rien pour les filles ! Si !… il y avait Galax, ce beau héros de l’espace qui, à la fin de chacune de ses aventures, tombait systématiquement amoureux de l’héroïne de l’épisode et l’embrassait d’un vrai baiser d’amoureux, et tant pis si la jeune fille était souvent blonde aux cheveux longs alors que j’étais brune aux cheveux courts : ces dernières images comblaient totalement mon petit côté fleur bleue… et je pouvais ensuite me plonger dans mon Historia et absorber sans trop de peine les horreurs de la seconde guerre mondiale, si souvent évoquées dans la revue de ces années 60.
    J’ai failli profiter du blog pour demander qui se rappelait le nom du personnage qui jurait sans cesse en répétant “Mille cornues alambiquées !”, mais j’ai trouvé dimanche dernier en feuilletant de vieux exemplaires de Blek le Roc au sympathique salon de la BD organisé à la mairie du 13ème à Paris : c’était bien le professeur Occultis dans Blek le Roc.
    En revanche, c’est en vain que j’y ai cherché un ancien numéro de Galax… alors, j’ai confié ma recherche à un fana des salons de BD, et il va trouver, j’en suis sûre !

 

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