Témoignages

Gaston, libre-gaffeur, par André Gunthert

21 octobre 2008

Gaston Lagaffe et son chat, Bruxelles (cc) Ecololo

Lointain ancêtre de “Camera Café”, Gaston Lagaffe a été le premier personnage de BD a évoluer dans l’univers du travail quotidien – celui du journal “Spirou”, où officiait Franquin.
À une époque d’hyper-rationalité industrielle, ce héros est en train de devenir un cas social incompréhensible. Comment expliquer l’incroyable bienveillance de sa hiérarchie pour ce grand corps mou, toujours prêt à s’avachir, pour ce parasitisme ahurissant de la vie de bureau ? A-t-il vraiment existé un temps où l’on pouvait occuper un poste si peu utile à l’entreprise que son détournement systématique ne lui porte nul préjudice ? Oui, Gaston est le témoignage d’une époque qui ignorait tout de la valeur-travail, mais s’autorisait le laisser-aller, la flemme, voire la tire-au-flanc attitude. Lire le reste de cet article »

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Publié par  André Gunthert

Chercheur et maître de conférences à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), André Gunthert a enseigné l’histoire de la photographie aux universités de Paris VIII, Paris III, à l’École nationale de la photographie d’Arles et à l’université de Mannheim. Elu en 2001 à l’EHESS, il y créé le Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine (Lhivic). Auteur de nombreux articles et ouvrages consacrés à l’histoire des pratiques de l’image, il ouvre en 2005 le premier blog scientifique consacré aux études visuelles, Actualités de la recherche en histoire visuelle. Photos : Gaston Lagaffe et son chat, Boulevard Pacheco, Buxelles (cc) Ecololo ; Le petit Spirou, Bruxelles, (cc) karine*imagine ; Portrait A. Gunthert, D.R. Voir également : Exposition Le monde de Franquin, Cité des science

Témoignages

Valérian, compagnon de route

11 octobre 2008

Couverture. Photo : D.R.

En vacances, les héros de BD m’ont très souvent accompagné durant les interminables parcours en voiture. Je me rappelle particulièrement ma première rencontre avec Valérian, agent spatio-temporel, et son inséparable Laureline (c’est elle qui assurait le plus), aux alentours de 1979 si mes souvenirs sont exacts, et un numéro inédit en album que j’avais dû gagner dans une station d’essence.

Dans une des histoires de Par les chemins de l’espace, on découvre des technocrates du service spatio-temporel sur une lointaine planète-relais de l’empire galactique terrien, qui confient à Valérian la difficile mission d’installer un gigantesque centre de communications automatique sur la petite planète Lanning. Lire le reste de cet article »

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