Pour les scolaires, Témoignages

Harry Potter : révolution ou nostalgie ? par Virginie Douglas

30 octobre 2008

© Gallimard

Il y a un peu plus d’une dizaine d’années, quand le jeune sorcier anglais à lunettes vit le jour, le mot de « révolution » était sur toutes les lèvres. Les lecteurs les plus récalcitrants se mettaient soudain à lire ; et l’épaisseur même des romans balayait toutes les certitudes des professionnels et des médiateurs du livre pour enfants quant aux capacités et aux limites des jeunes en matière de lecture.

Certes, le monde de la littérature pour la jeunesse n’est plus ce qu’il était avant le phénomène Harry Potter, de l’aveu même des éditeurs, qui s’arrachent désormais aux enchères, pour des sommes exorbitantes, les droits des derniers best-sellers internationaux. Mais J. K. Rowling, la créatrice du jeune héros, joue plus qu’on ne le croit sur la fibre nostalgique. Il n’y aurait pas eu de phénomène Harry Potter si le roman ne s’était pas attiré les faveurs non seulement des enfants, mais aussi de leurs parents, qui pour beaucoup d’entre eux appartiennent à la même génération que l’auteur. Lire le reste de cet article »

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Publié par  Virginie Douglas

Agrégée d’anglais, docteur (auteur d’une thèse intitulée La subversion dans la fiction non-réaliste contemporaine pour la jeunesse au Royaume-Uni 1945-1995), Virginie Douglas est Maître de conférences au département d’anglais de l’Université de Rouen. Elle est également secrétaire de l’Institut international Charles-Perrault. Elle a notamment dirigé Perspectives contemporaines du roman pour la jeunesse, chez L’harmattan, collection “Références critiques en littérature d’enfance et de jeunesse”, 2003.

Témoignages

Hergé : « Dans Tintin, j’ai mis toute ma vie », par Pierre Assouline

12 octobre 2008

Hergé, Folio, 1998

Imaginez un instant la vision du XXe siècle qu’auraient des lycéens du secondaire dont le manuel d’Histoire aurait été exclusivement composé de vignettes et de bulles extraites de l’œuvre d’Hergé, et de résumés du récit des aventures de Tintin ? On aimerait avoir connu ce monde-là, vécu dans cette Europe là, et l’on peut comprendre ceux qui entretiennent une secrète nostalgie en relisant ces albums jusqu’à la fin de leurs jours. Il y a l’œuvre et il y a l’homme. Il est arrivé que ces deux produits typiques des classes moyennes se rencontrent. Il faut le croire sur parole, et ne pas se priver d’interpréter, lorsqu’il confie à la fin de ses jours : « Si je vous disais que dans Tintin, j’ai mis toute ma vie… »

Examinons la bête. 1929. « Les aventures de Tintin, reporter au pays des Soviets ». C’est un voyage en Bolchévie où tout communiste est un athée en puissance. Tout n’y est que pauvreté, famine, terreur, répression. Longtemps, on trouvera la charge trop rude. Avec le recul, elle sera jugée plutôt lucide. Lire le reste de cet article »

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Publié par  Pierre Assouline

Journaliste français et romancier, Pierre Assouline a notamment rédigé les biographies de Simenon, Gaston Gallimard, Albert Londres ou encore Hergé. Il a été chroniqueur pour plusieurs radios et journaliste, notamment pour Le Monde et Le Nouvel Observateur. Il est l’auteur de plusieurs milliers d’articles et presque autant de chroniques radio. Il tient un blog, « La République des livres », depuis octobre 2004, classé nº 1 chez Wikio, en catégorie littéraire.