2. Récits d'expériences

Mémoires de Chibanis : le film

26 septembre 2014

Le vendredi 12 septembre après midi, au café social Belleville, nous avons pu voir, en avant-première, le film Mémoires de Chibanis…

Premières images ©I.Danoy)

Premières images ©I.Danoy

Patrice et Bruno présentent le film ©I.Danoy)

Patrice et Bruno présentent le film ©I.Danoy


Les participants aux ateliers d’écriture avec Isabelle, l’équipe du Café social, Patrice, Moncef, l’équipe projet BnF, Céline et Jean-Jacques ont pu découvrir le film réalisé par Bruno Detain, Sur un arbre perchés, dans le cadre du projet européen Mémoires de Chibanis, soutenu par le FEI…

Échanges d'impressions ©I.Danoy)

Échanges d'impressions ©I.Danoy

Revivre l'expérience ©I.Danoy)

Revivre l'expérience ©I.Danoy



Beaucoup d’émotion en revoyant des images des ateliers d’écriture, des visites à la BnF et de la cérémonie de remise des recueils…

©BnF)

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©FEI)

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3. La BnF et ses métiers

Le métier d’Assistante documentaliste… par Angélique Carle

23 septembre 2014

Tous les agents de la BnF passent devant le CDIP : en allant au restaurant du personnel ou à la salle de sports par exemple… Nous vous proposons d’y entrer et de découvrir le métier d’assistante documentaliste avec Angélique Carle…

Angélique Carle ©C.Gaspard)

Angélique Carle ©C.Gaspard

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Je suis Assistante documentaliste. Je travaille sur le site François Mitterrand, au CDIP, Centre de Documentation et d’Information Professionnelles, Service des qualifications et de la formation (SQF), au sein de la Direction déléguée aux ressources humaines.

2. En quoi consiste votre travail ?
Le CDIP est ouvert à tous les agents de la BnF. L’offre documentaire est large : environnement professionnel, fonction publique, culture générale, préparation aux concours, méthodologie, bibliothéconomie, informatique, histoire de l’art, langues, littérature sur le livre, catalogues des expositions de la BnF …
Mon travail consiste avant tout à accueillir et renseigner les usagers qui fréquentent le centre. Je suis également chargée des acquisitions, du traitement (catalogage) des documents, de l’équipement (cotation, code à barres), des petites réparations et du désherbage.
Je m’occupe aussi des abonnements de périodiques, de veille documentaire et des ressources en ligne sur notre portail.
J’élabore aussi des bibliographies en collaboration avec les responsables de développement de compétences (RDC) qui organisent les formations au sein du SQF.

3. Comment devient-on Assistante documentaliste ? Quelle formation est nécessaire ?
J’ai préparé un CAP de brochure, reliure, papeterie industrielle au lycée Tolbiac. Je suis entrée à la BnF, à la Direction des services et réseaux en 2001. J’ai travaillé pendant 2 ans à l’atelier de reliure semi-mécanisée puis 4 ans à l’atelier de conditionnement et équipement léger. J’ai intégré le corps des magasiniers de bibliothèques en 2005 dans le cadre du plan de titularisation Sapin. Suite à un mouvement interne j’ai postulé en tant qu’Agent du circuit des entrées au Dépôt légal livres où je saisissais les pré-notices de catalogage des ouvrages qui sont déposés à la BnF.
En 2011, par le biais d’une demande de mutation interne, j’ai intégré le CDIP.

Les travaux du CDIP en 2013 ©A.Carle)

Les travaux du CDIP en 2013 ©A.Carle

4. Etes-vous fonctionnaire ou contractuelle ?
Je suis fonctionnaire, magasinier des bibliothèques.


5. Comment avez-vous choisi ce métier ?

J’ai d’abord fréquenté le CDIP, dès son ouverture. J’étais une grande « emprunteuse » pour ma formation professionnelle et personnelle ! Dès qu’un poste s’est libéré j’ai postulé ! J’ai toujours été bien accueillie et renseignée quand je venais au CDIP et aujourd’hui, j’ai envie que les usagers ressentent la même chose.

6. Pour vous quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour exercer ce métier ?
Il faut bien sûr aimer le contact, avoir le goût du service et être disponible pour les usagers.
Il faut aussi aimer le travail en équipe. Les réunions de service avec nos collègues qui sont « géographiquement éloignés », dans des bureaux en tour, se déroulent au CDIP, ce qui favorise la circulation de l’information.

7. Quels sont les avantages de ce métier ?
On a ici une vision complète de la chaîne documentaire : des acquisitions au service public et à la réalisation de produits documentaires… J’ai découvert : la veille documentaire pour les acquisitions, la diffusion de l’information sur notre portail web et surtout le service public.
J’ai pu aussi me former à de nouveaux outils de communication : Scoop.It !, Twitter & Netvibes.

Le CDIP ©C.Gaspard)

Le CDIP ©C.Gaspard

8. Ses inconvénients ?
Je dirais les contraintes horaires liées à l’ouverture du CDIP. Nous ne sommes que 2 et nous essayons de déjeuner en général avant l’ouverture du centre à 12h30 pour pouvoir accueillir les agents.
Bien que le centre soit suffisamment grand et accueillant, il y manque tout de même la lumière naturelle. En revanche nous sommes bien identifiés et les agents nous connaissent. Les retours sont positifs sur l’accueil et la qualité du service.

9. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolution de carrière ?
Je passe les concours d’accès à la catégorie B : concours de bibliothécaire assistant spécialisé, concours d’Assistant qualifié de conservation, concours de la ville de Paris pour lesquels je suis les préparations proposées à la BnF.

2. Récits d'expériences

Direction sortie

18 septembre 2014

Dans le cadre du projet Sortir de l’isolement par la culture mené conjointement par l’association ADAGE et la mission Diversification des publics de la BnF et soutenu par le FEI, qui avait pour objet d’accompagner les femmes étrangères en grandes difficultés vers l’insertion sociale et professionnelle, un film Direction sortie a été réalisé…

Le projet comprenait 2 réalisations :
- un livre : Codes sociaux, liens et frontières
- un film : Direction sortie : réalisé par les femmes, autour d’un sujet de société de leur choix.
Les femmes ont tout d’abord travaillé avec une réalisatrice autour de l’image et de la notion d’intention que l’on trouve derrière une image audiovisuelle : elles ont regardé ensemble des extraits de films, de documentaires, sont allées au cinéma… Elles ont ensuite décidé du thème de leur film, ont improvisé des dialogues, les ont écrits (avec le soutien de la réalisatrice), les ont joués, les ont filmés…

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Rappel : Mercredi 1er octobre 2014, à partir de 14h30, projection du film réalisé par les femmes et diffusion de “Codes sociaux, liens et frontières” lors de la grande fête de clôture des projets européens, à la BnF François-Mitterrand

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4. La mission Vivre Ensemble

Actualité du groupe Vivre ensemble

17 septembre 2014

Comme chaque trimestre, voici la nouvelle lettre aux relais du champs social éditée par la mission Vivre ensemble. Comme à chaque fois, vous y trouverez les propositions d’accueil, pour les mois d’octobre à décembre 2014, pour vous et vos publics dans les établissements culturels membres de la mission.

Téléchargez-la ici

2. Récits d'expériences

Projet européen : Sortir de l’isolement par la culture

5 septembre 2014

Ce projet mené conjointement par l’association ADAGE et la mission Diversification des publics de la BnF et soutenu par le FEI, avait pour objet d’accompagner les femmes étrangères en grandes difficultés vers l’insertion sociale et professionnelle.

Nous sommes heureux de vous présenter le livre Codes sociaux, liens et frontières
Ce livre comprend :
- une présentation théorique de la question des codes sociaux faite à partir d’entretiens menés avec des sociologues et des chercheurs en sciences humaines comme Monique Pinçon Charlot, Serge Paugam, Vincent de Gaulejac, Marie Rose Moro ou Fabien Truong ;
- des récits d’expériences de terrain menées par les formateurs et médiateurs qui interviennent
en direction des publics fragilisés sur la question des codes sociaux ;
- des ateliers d’écriture permettant aux femmes accueillies par l’association ADAGE de restituer le regard qu’elles portent sur la société française.
Ce manuel s’appuie aussi sur la découverte des collections de la BnF qui témoignent de l’évolution des codes sociaux : manuscrits du Moyen Âge, chansons d’hier et d’aujourd’hui, livres qui évoquent les représentations de la vie quotidienne dans les sociétés du monde entier.

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1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Parcours miroir Musée de La Poste - BnF : lundi 11 août

22 juillet 2014

Le musée de La Poste et la Bibliothèque nationale de France vous invitent à un Parcours miroir le lundi 11 août : visite de l’exposition L’Art fait ventre suivie d’une présentation d’ouvrages sur la cuisine dans l’art et les artistes et la nourriture…

Légumes par Arcimboldo ©Wikimedia commons)

Légumes par Arcimboldo ©Wikimedia commons

L’exposition L’art fait ventre invite à s’interroger sur notre engouement pour la cuisine et sur la façon dont les artistes s’emparent de la nourriture, sujet esthétique par excellence…

Après la visite de l’exposition au Musée du Montparnasse, nous vous proposons de poursuivre la réflexion à la Bibliothèque nationale de France, par une présentation d’ouvrages sur la cuisine dans l’art et les artistes et la nourriture…

Programme de la journée :

10h00 : Visite de l’exposition L’art fait ventre
Musée du Montparnasse, chemin du Montparnasse, 21 avenue du Maine, 75015 Paris
Métro : Montparnasse-Bienvenue, sortie 2
Bus : 28, 58, 88, 89, 91, 92, 94, 95, 96

14h30 : Présentation d’ouvrages sur la cuisine dans l’art, les artistes et la nourriture par Olivier Estiez
Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand, salle F

Informations pratiques :
Le nombre de participants est limité à 20.

Inscription obligatoire auprès de Céline Gaspard : par mail celine.gaspard@bnf.fr ou par téléphone 01.53.79.85.30

Plus d’informations sur : l’exposition

©BnF)

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©La Poste)

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1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Parcours miroir Musée de La Poste - BnF : lundi 21 juillet

3 juillet 2014

Le musée de La Poste et la Bibliothèque nationale de France vous invitent à un Parcours miroir le lundi 21 juillet : visite de l’exposition L’Art fait ventre suivie d’une présentation d’ouvrages sur la nutrition, l’hygiène alimentaire…

Affiche de J Chéret pour les cuisinères Chabrier ©Gallica)

Affiche de J Chéret pour les cuisinères Chabrier ©Gallica

L’exposition L’art fait ventre invite à un voyage initiatique à la rencontre des problématiques liées à la nutrition. L’exposition revient sur les représentations de l’alimentation à travers l’histoire et les cultures et les mouvements artistiques. Elle invite également à s’interroger sur la façon dont l’art et les artistes explorent la nourriture, sur la façon dont l’art fait ventre et sur l’aspect social et commercial de l’art…
Après la visite de l’exposition au Musée du Montparnasse, nous vous proposons de poursuivre la réflexion à la Bibliothèque nationale de France, par une présentation d’ouvrages sur l’évolution des habitudes alimentaires, la nutrition et l’hygiène alimentaire…

Programme de la journée :

10h00 : Visite de l’exposition L’art fait ventre
Musée du Montparnasse, chemin du Montparnasse, 21 avenue du Maine, 75015 Paris
Métro : Montparnasse-Bienvenue, sortie 2
Bus : 28, 58, 88, 89, 91, 92, 94, 95, 96

14h30 : Présentation d’ouvrages sur la nutrition et les habitudes alimentaires par Dominique Wibault

Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand, Salle C

Informations pratiques :
Le nombre de participants est limité à 20.

Inscription obligatoire auprès de Céline Gaspard : par mail celine.gaspard@bnf.fr ou par téléphone 01.53.79.85.30

Plus d’informations sur : l’exposition

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©La Poste)

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2. Récits d'expériences

Projet européen : Mémoires de Chibanis

2 juillet 2014

Le livre Mémoires de Chibanis, réalisé à partir des ateliers d’écriture avec les adhérents du Café social Ayyem Zamen est publié et a été remis officiellement à chacun des auteurs à la Bibliothèque nationale de France, salle des commissions à Richelieu le jeudi 26 juin…

Présentation de manuscrits par Laure et Annie ©Gaspard/BnF)

Présentation de manuscrits par Laure et Annie ©Gaspard/BnF

Michèle et Aurélia ©Gaspard/BnF)

Michèle et Aurélia ©Gaspard/BnF



Pour célébrer la fin du projet européen Mémoires de Chibanis, porté par la Bibliothèque nationale de France, la Café social et les ateliers d’écriture Élisabeth Bing et soutenu par le Fonds européen d’intégration, nous avions tous rendez-vous en salle des commissions à Richelieu pour revoir des manuscrits orientaux avec Annie et Laure, écouter Michèle Garcia et Aurélia Pouch, compagnie de théâtre Petites scènes entre amis, lire des extraits du recueil…

Beaucoup d’émotion pour les Chibanis, leurs famille et amis de tenir enfin dans leurs mains le livre, concrétisation de leur travail d’écriture.
Pour lire le recueil : Mémoires de Chibanis

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Expositions

Été 14 : les derniers jours de l’ancien monde

1 juillet 2014

Venez découvrir l’exposition sur la première guerre mondiale jusqu’au 3 août, à la Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand, Grande Galerie…

Affiche de l'ordre de mobilisation générale ©Gallica)

Affiche de l'ordre de mobilisation générale ©Gallica

28 juin 1914 : l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche est assassiné à Sarajevo par un nationaliste serbe. Encore un assassinat politique comme l’Europe en a connu beaucoup les années précédentes, spécialement aux confins de l’Autriche-Hongrie. Un simple coup de tonnerre dans un ciel clair… Ce fait divers tragique n’empêche pas l’été de suivre son cours habituel. Les paysans travaillent dans les champs, les ouvriers à l’usine. Les enfants attendent avec impatience la fin de l’année scolaire. Quelques rares privilégiés s’offrent des vacances à Deauville ou sur la Riviera. Le 23 juillet pourtant, l’Autriche adresse un ultimatum à la Serbie. Les hommes politiques, les diplomates, et les opinions publiques ne sont guère inquiets : c’est une crise régionale, qui doit se régler comme les nombreuses tensions précédentes par une conférence de paix. À Paris, les journaux s’intéressent davantage à l’affaire Caillaux. Le Kaiser participe à des régates en mer. Certains esprits clairvoyants s’alarment : Jean Jaurès parle « d’oscillation au bord de l’abîme ». Les nouvelles s’enchaînent, de plus en plus inquiétantes… Une semaine plus tard, le 30 juillet, la Russie mobilise. La machine de la guerre s’ébranle, il ne sera plus possible de l’arrêter. Le jeu des alliances entraîne l’Europe dans une guerre que l’on imagine violente, certes, mais brève…Commence alors « l’ivresse des cris de joie en marchant à l’abattoir » selon les mots de Stefan Zweig, même si la volonté d’en découdre ne caractérise pas toutes les populations, plutôt graves et résignées. Dès le mois d’août, la réalité du conflit apparaît dans sa violence extrême : l’Europe découvre sur son sol la guerre industrielle. Le parcours de l’exposition s’organise autour de la chronologie resserrée des évènements du 23 juillet au 4 août et l’enchaînement des décisions diplomatiques, politiques et militaires qui aboutissent à la conflagration générale. Les répercussions de la crise à l’échelle des individus (célèbres ou anonymes) sont également évoquées, tandis que sept séquences thématiques constituent des approfondissements à la chronologie :

Portrait de l’Europe, une longue période de paix
Cosmopolitisme culturel et expansion économique
Des tensions persistantes en Europe et aux colonies
Pacifismes et bellicismes
Présence du militaire dans la société
Préparer la guerre
Les mobilisations.

La fin de l’exposition traite du choc et de la surprise que constituent, au front comme à l’arrière, les premiers effets concrets de la guerre.

Info pratique : pour organiser une visite de cette exposition, contactez-nous
celine.gaspard@bnf.fr ou 01.53.79.85.30

3. La BnF et ses métiers

Le métier d’expert fonctionnel… par Catherine Lerouge

1 juillet 2014

Sans eux, pas d’applications informatiques, donc impossible de travailler ! L’expert fonctionnel est pour nous l’informaticien à qui l’on décrit ce dont on a besoin et qui va se charger de la conception puis suivre l’utilisation que l’on fait de l’application développée pour éventuellement la corriger ou l’améliorer… Rencontre avec Catherine Lerouge…

Catherine Lerouge ©Gaspard/BnF)

Catherine Lerouge ©Gaspard/BnF

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Je suis Expert fonctionnel. Je travaille sur le site François Mitterrand, au Département des systèmes d’information (DSI), Service études et développements, au sein du bureau études et accompagnement. L’expert fonctionnel recueille et analyse les besoins des utilisateurs puis les soumet sous forme de spécifications à l’équipe de développement informatique. Il est donc l’interface entre la technique et le métier.

2. En quoi consiste votre travail ?
Le nom lui-même du bureau auquel je suis rattachée « Bureau Études et Accompagnement » donne une première réponse à cette question : la mission d’un expert fonctionnel sera composée d’études pour satisfaire les besoins des utilisateurs de la bibliothèque (quels que soient la direction, ou le département auxquels ils sont rattachés) et d’un accompagnement au quotidien dans l’utilisation qu’ils feront des applications/logiciels qui auront été mis en place pour répondre à ces besoins.
Mon domaine d’intervention est celui du circuit du document numérique : plus précisément, en amont, les applications de sélection des documents physiques pour alimenter les prestataires internes ou externes de numérisation, mais aussi désormais les partenaires dans le cadre de la filiale ; et en aval, la chaîne de réception et de contrôles des documents numériques produits.
Maintenir cette chaîne, plus connue sous le terme « chaîne d’entrée », c’est entre autres assurer l’alimentation de Gallica (la bibliothèque numérique) et comptabiliser ce qui doit être payé aux prestataires externes : un dysfonctionnement est donc rapidement remarqué !
Si la réactivité en termes de maintenance doit être assurée, elle doit également l’être de plus en plus pour les demandes d’évolutions des applications : il faut répondre aux contraintes des marchés de numérisation ou des partenariats.
Notre domaine, pour l’année 2014, doit définir et lancer les développements informatiques pour accueillir le nouveau marché de numérisation en masse, ses nouveaux critères de comptage des pages numérisées, le nouveau format des images numériques, la nouvelle version du format « epub », l’intégration du département de l’Audiovisuel dans le circuit du document numérique….
L’expert fonctionnel n’est bien sûr qu’un maillon dans le cycle de réalisation des évolutions des applications: il fait partie d’une équipe à la fois technique (conception, intégration, production) mais aussi métier et s’attache donc à respecter la demande initiale de l’utilisateur.

Organisation du travail...au mur ©Gaspard/BnF )

Organisation du travail...au mur ©Gaspard/BnF

3. Comment devient-on Expert fonctionnel ? Quelle formation est nécessaire ?
Après un parcours purement universitaire et lillois (DEUG de mathématiques, puis maîtrise de sciences économiques), j’ai enchaîné sur un Master spécialité administration des entreprises et comme la sortie du monde universitaire ne me tentait toujours pas, j’ai démarré un Master d’analyse financière (ex DEA, diplôme d’études approfondies). Là, je dois dire que cette dernière année m’a permis de connaître un peu mieux ce à quoi je n’étais pas destinée !
Après diverses expériences sur le marché du travail français et un peu britannique, mes finances (là, même le DEA était superflu pour les analyser) m’ont amenée à considérer une reconversion dans le domaine informatique, bien mieux représenté dans les annonces d’offres d’emplois. L’AFCEPF de Paris a considéré que j’avais les capacités pour devenir analyste développeur en 6 mois ; j’ai alors fait une infidélité à mon cursus lillois et le premier pas vers le monde de l’informatique a donc été fait.

4. Etes-vous titulaire ou contractuelle ?
Je suis contractuelle, après 2 contrats à durée déterminée de 3 ans, on m’a proposé un contrat à durée indéterminée…

5. Comment avez-vous choisi ce métier ?
A mon arrivée à la BnF en octobre 2001, j’ai d’abord travaillé au Bureau Conception et Développement du DSI en tant qu’ingénieur développement, pendant 6 ans. Arrivant d’une petite société informatique, où la frontière métier/technique était moins marquée, j’ai finalement constaté que le contact avec l’utilisateur me manquait. J’ai donc demandé à basculer au Bureau Études et Accompagnement. Il me serait difficile, aujourd’hui, de repartir dans le domaine technique….à moins de me relancer dans un cursus d’études !

6. Pour vous, quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour exercer ce métier ?
Outre un bon esprit d’analyse et de synthèse, les qualités relationnelles sont importantes.
L’expert fonctionnel est censé être force de proposition et avancer des solutions adaptées aux besoins : pour dialoguer avec l’équipe métier et l’équipe technique, il doit posséder une culture technique et fonctionnelle.
Il doit faire preuve d’adaptabilité : les besoins et les solutions techniques sont variés et évoluent parfois rapidement….et parfois au même moment.

C. Lerouge, M. Bourgeois, C. Gallos, T. Malecki, C. Fauvel ©Gaspard/BnF)

C. Lerouge, M. Bourgeois, C. Gallos, T. Malecki, C. Fauvel ©Gaspard/BnF

7. Quels sont les avantages de ce métier ?
La diversité du travail : on est en contact permanent avec les utilisateurs que ce soit les ateliers de numérisation, les départements de collections, et bien sur les collègues du DSI.
La possibilité, en tout cas à la BnF, de se former régulièrement : le besoin d’adaptabilité du métier évoquée un peu plus haut est donc bien identifié.
Les conditions de travail : heureusement, l’équipe est soudée : ça ne diminue pas la charge de travail mais cela permet de l’affronter un peu plus sereinement.

8. Ses inconvénients ?
Plutôt que d’inconvénients, je parlerais de “difficultés”, et ce n’est certainement pas spécifique au métier d’expert fonctionnel.
Le domaine de la numérisation est fortement évolutif, il faut donc être réactif pour répondre aux besoins des marchés et des clients. C’est un élément positif du domaine puisqu’il est intéressant d’acquérir et tenter de maîtriser de nouvelles connaissances: mais il faut bien souvent faire évoluer une application pour répondre à cette nouveauté, tout en maintenant le comportement précédent. Si on décide par exemple de recevoir désormais des images numérisées au format « jpeg2000 » sur les nouveaux marchés, on doit néanmoins continuer à recevoir des images numériques au format « tiff » sur les marchés en cours. Une évolution amène bien souvent une augmentation des lignes de codes écrites et donc une augmentation du périmètre de maintenance.
Et puis bien sûr, même si ce n’est pas agréable d’en parler : faire évoluer une application, c’est potentiellement y amener une régression. Même si on s’attache à réaliser des tests de non régression (automatisés ou humains), en supplément des tests des nouvelles fonctionnalités, on peut laisser passer un bug. Il faut alors faire face au mécontentement légitime de l’utilisateur et au surcroit de travail que le dysfonctionnement induit : réparation de données, recherche d’une solution de contournement, préparation d’un correctif en urgence, nouvelle phase de tests et nouvelle mise en production.

9.Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolution de carrière ?
Les possibilités de mobilité en dehors du DSI sont réduites. Le contenu de mon poste, le domaine sur lequel je travaille et l’équipe à laquelle j’appartiens me conviennent : la question de la mobilité n’est donc pas un problème. Je vais apparemment avoir un parcours moins diversifié que pendant mon cursus d’étudiante !

Pour aller plus loin :

- sur les formats numériques

- sur les métiers de l’informatique