Archives de la catégorie Expositions

Expositions, Témoignages

Une journée de visites de l’exposition Enluminures en terre d’Islam, lundi 19 septembre

9 novembre 2011

Ce lundi 19 septembre, la mission de diversification des publics a eu le plaisir d’organiser une journée de visites exceptionnelles de l’exposition Enluminures en terre d’Islam, en compagnie de la commissaire de l’exposition, Annie Vernay-Nouri, et de Sylvie Kiehl, médiatrice au service de l’accueil général de la BnF. En effet, grâce au mécénat de la Fondation Total, de précieux manuscrits enluminés d’Islam ont été numérisés, et cette exposition permettait de découvrir ces documents.

L exposition donne à voir des trésors de la culture de l'Islam, BnF, dpt des manuscrits )

L exposition donne à voir des trésors de la culture de l Islam, BnF, dpt des manuscrits

Le lundi, les expositions de la BnF sont fermées au public. Mais, en ce 19 septembre, la mission de diversification des publics a ouvert l’exposition pour recevoir dans un cadre chaleureux des groupes : l’association DECIDER de Grigny, un centre de formation pour des jeunes en démarche de recherche d’emploi, une association d’atelier socio-linguistiques. Cette journée était l’occasion de bien commencer l’année, en permettant à 85 personnes de découvrir de façon privilégiée une exposition.

Certaines visites étaient assurées par la commissaire de l’exposition, ce qui permettait au public de poser de nombreuses questions sur l’exposition en elle-même, mais également sur le travail de la commissaire. Le dialogue s’est alors instauré, au cours de la visite, mais également à son issue, lors du buffet offert par notre mécène, qui permettait à chacun de livrer ses impressions.

Sélection de photographies réalisées à l occasion de cette journée © BnF/Sylvie Dreyfus )

Sélection de photographies réalisées à l occasion de cette journée © BnF/Sylvie Dreyfus

Voici quelques témoignages rédigés à la suite de cette visite par deux personnes de l’association FCP (Francophonie et Cultures Partagées), qui œuvre à la promotion de la francophonie par des activités culturelles et sociales en direction des familles issues de l’immigration et œuvrer pour la cohésion sociale. Cette visite en la compagnie de ces femmes, qui connaissaient bien la culture de ces manuscrits a été particulièrement interactive, et les échanges ont été très intéressants.

« Nous avons été invitées à aller voir les enluminures en terre d’Islam à la Bnf -C’était très beau et il y avait beaucoup de corans décorés -
Les écritures étaient très différentes, arabe, turque, égyptienne avec plein de couleurs et d’or - Des dessins d’animaux aussi et le vrai visage d’Adam et d’Abraham.
Je me souviens des contes anciens avec Kalila  Dimma, des châteaux et d’une princesse à une fenêtre qui écoute le prince charmant -
Je n’avais jamais vu le visage du prophète entouré de flammes dans un beau jardin plein de fleurs - La dame aussi nous expliquait bien tout -
Ca m’a fait beaucoup de plaisir de partager ce moment avec mes copines d’association - toutes nous vous remercions” HABIBA

Pendant la visite... © BnF/Sylvie Dreyfus )

Pendant la visite... © BnF/Sylvie Dreyfus

“C’était très bien de voir toutes ces images et toutes ces écritures arabes que je ne connaissais pas, même si je suis ancienne. C’est ma première exposition à la BNF mais je ne savais pas qu’il y avait autant d’images arabes si vieilles et si jolies - j’ai pu identifier quand même quelques lettres de l’écriture arabe, mais pas beaucoup.”
Les histoires et les contes que j’ai un peu appris quand j’étais petite, ça m’a été rappelé et fait plaisir - Je ne savais pas non plus qu’on pouvait voir le visage du prophète. J’aimerais revenir à la BNF quand il y aura une autre exposition. Merci à tout le monde ” HOURIA

Du côté de l’association Décider, qui participe régulièrement aux activités proposées par la BnF dans le cadre de sa Fresque de l’Histoire, quelques témoignages également « Nous conservons tous en tête l’incroyable richesse des manuscrits présentés, les calligraphies, les couleurs, les formes géométriques, les détails des miniatures, les papiers précieux…(…) Dans le train qui nous ramenait à notre quartier de la Grande Borne à Grigny, des discussions se sont engagées sur l’importance de découvrir de nouvelles choses, d’oser “pousser la porte des musées”, de s’aérer la tête et d’oublier les problèmes du quotidien, mais aussi sur l’écriture aujourd’hui dans nos vies, la place d’un livre, le savoir-faire des artisans de l’époque. Plusieurs se demandaient également comment raconter cela à leurs enfants.»

Nous sommes à votre disposition pour organiser des visites guidées des expositions de la BnF, n’hésitez pas à nous contacter, la culture se partage et s’échange…
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Légendes des images du bandeau 1:
- L’homme et son trésor, Ibn al-Muqaffa’, Kalila wa Dimna, Égypte ou Syrie (?), milieu du XIVe siècle. Papier, 119 folios, 30 × 23 cm, BnF, Manuscrits, arabe 3467, f. 2
- Frontispice enluminé de bleu et or, Coran, Iran, 1594.Papier, 450 folios, 39 × 25,5 cm, BnF, Manuscrits, arabe 418, f. 2 v°-3
- Le voyage nocturne du Prophète, Nezâmi, Khamseh (Les Cinq Poèmes), Bâghbâd (Turkménistan) [et Ispahan, Iran ?], 1619-1624.Papier, 368 f., 29,5 x 20,5 cm, BnF, Manuscrits orientaux, supplément persan 1029, f. 4v

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Pour en savoir plus :

- Retrouvez l’exposition virtuelle d’Enluminures en terre d’Islam, avec les manuscrits numérisés
- Les manuscrits arabes disponibles sur Gallica
- Les manuscrits turcs disponibles sur Gallica
- Les manuscrits persans disponibles sur Gallica
- L’exposition virtuelle Torah, Bible, Coran, livres de parole
- Les collections des manuscrits orientaux à la BnF
- Le département des Manuscrits de la BnF

1. Vous accueillir à la BnF, Expositions

Des dates de visites pour les relais afin de découvrir les nouvelles expositions !

24 octobre 2011

À l’ouverture de chaque exposition, nous organisons des visites guidées de chacune d’entre elles réservées aux relais du champ social (bénévoles, animateurs, éducateurs, assistants sociaux, etc…), et nous sommes heureux aujourd’hui de vous proposer de nouvelles dates de visites !

Boris Vian et son « cor à gidouille », Paris, 11 octobre 1958 © Photo Ingi Paris / akg-images )

Ces visites, rappelons-le, représentent un double avantage : d’une part, elles vous permettent de venir découvrir une exposition, pour ensuite pouvoir préparer une éventuelle venue avec votre public. D’autre part, nous sommes présents à chacune de ces visites pour vous rencontrer, et c’est alors l’occasion de discuter de projets que nous pourrions mettre en place ensemble, avec les collections de la bibliothèque. Nous pouvons prendre le temps d’organiser une sortie à la BnF avec votre groupe qui ne serait pas qu’une visite d’exposition, mais qui pourrait s’accompagner d’un atelier découverte, et rendrait ainsi votre public actif face à la culture.

Voici les nouvelles expositions qui ouvrent leurs portes :
- Boris Vian, du 18 octobre au 15 janvier, site François Mitterrand : visite pour les relais le mardi 15 novembre à 11h00
- Casanova, la passion de la liberté, du 15 novembre au 19 février, site François Mitterrand, visite pour les relais le jeudi 1er décembre à 15h00
- Markus Raetz, estampes, du 8 novembre au 12 février, site Richelieu, visite pour les relais le jeudi 17 novembre à 11h00

Et également, nous vous proposons, comme chaque trimestre, une visite du bâtiment, site François Mitterrand, le vendredi 25 novembre à 14h30.

N’hésitez pas à vous inscrire auprès de nous ! (ces visites sont gratuites)

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Sources des images composant le bandeau :
- Affiche de l’exposition Casanova, la passion de la liberté : Pietro Longhi, Il ridotto, vers 1757, huile sur toile - Venise, Fondazione Querini Stampalia
- Affiche de l’exposition Markus Raetz, estampes : Markus Raetz, Gaze, aquatinte en couleurs, 2001 © ADAGP, 2011 - BnF/département Estampes et photographie
- Affiche de l’exposition Boris Vian : Boris Vian et son « cor à gidouille », Paris, 11 octobre 1958 © Photo Ingi Paris / akg-images

1. Vous accueillir à la BnF, Expositions, Pour découvrir les collections

Rencontre avec les commissaires de l’exposition Vogue, l’aventure d’une maison de disques

10 octobre 2011

Qu’ont en commun Johnny Hallyday, Jacques Dutronc, Sidney Bechet, les Doors, Abba, les artistes de la Motown ou même Louis de Funès ? Ils ont tous été enregistrés ou distribués par le label Vogue…En ce moment, et jusqu’au 13 novembre, se tient à la BnF, site François Mitterrand, une exposition hommage à cette célèbre maison de disques. Nous avons eu le plaisir de rencontrer les deux commissaires de l’exposition : Anne Legrand et Pierre Pichon.

Logo Vogue/Copyright L&M Services B.V. The Hague 20110522 )

Logo Vogue/Copyright L&M Services B.V. The Hague 20110522

Pourquoi une telle exposition à la BnF ?
Cette année, nous célébrons le centième anniversaire de la naissance de Charles Delaunay, l’un des fondateurs de la maison Vogue. Il nous a donc semblé important de rendre hommage à cette société qui a marqué l’univers de la musique, et cela nous permet de mettre en valeur les collections de la BnF.

En effet, tout ce que vous voyez au sein de l’exposition fait partie des collections, pour deux raisons. D’une part, les disques entrent à la BnF par le système du dépôt légal : un exemplaire de chaque disque sorti en France est conservé à la bibliothèque, et ce depuis 1938, et je (Pierre Pichon) m’occupe de gérer ce dépôt légal. D’autre part, en 1979, Charles Delaunay a fait don à la phonothèque nationale (devenu depuis le département de l’Audiovisuel de la BnF) de sa collection de disques et de ses archives, fonds qu’Anne Legrand connaît particulièrement bien, en en ayant réalisé l’inventaire et ayant par ailleurs rédigé une thèse sur Charles Delaunay et le jazz en France dans les années 30 et 40. Lire le reste de cet article »

1. Vous accueillir à la BnF, Expositions, Pour découvrir les collections

Le succès des Estivales africaines… et une nouvelle saison culturelle qui commence

15 septembre 2011

Vous avez été nombreux à profiter de la programmation estivale de la BnF autour de l’Afrique, et nous vous en remercions.

Les rencontres du mardi soir ont connu un vif succès © Sylvie Dreyfus/BnF )

Les rencontres du mardi soir ont connu un vif succès © Sylvie Dreyfus/BnF

L’exposition a été largement appréciée, et les rencontres du mardi soir, en complément, ont connu un très vif succès, réunissant chaque semaine entre 50 et 80 personnes.
Vous pouvez retrouver ici les articles de présentation de chacune de ces rencontres.

Pour prolonger le plaisir de ces rencontres, vous retrouverez très bientôt sur ce blog une interview de Smaïl Kanouté, qui a animé la rencontre du 23 août, lors de laquelle les contes des griots se sont mêlés aux nouvelles technologies.

Et, concernant l’exposition, la présentation des Estivales africaines n’est plus visible, et, cette semaine, la bibliothèque est en fermeture annuelle. Mais, dès la semaine prochaine, nous serons de retour avec les nouvelles propositions d’expositions de la rentrée, et les dates des visites pour les relais !

à très bientôt !

1. Vous accueillir à la BnF, Expositions, Pour découvrir les collections

À l’initiative des “Estivales africaines” : le département des Cartes et plans

24 août 2011

Demain, mardi 30 août, à 17h30, espace Jules Verne, site de Tolbiac de la Bnf nous aurons le plaisir d’accueillir Jean-Yves Sarazin, Directeur du Département des Cartes et plans de la BnF,  co-commissaire de l’exposition “Estivales africaines”. Ce dernier,  à partir de la présentation de multiples documents  patrimoniaux nous invitera  à réfléchir à la perception de l’ Afrique par les européens, des débuts de la découverte de ce monde  jusqu’à aujourd’hui : images révées , images réelles et bien documentées, comment s’est constitué et se perpétue un imaginaire au sujet de l’ Afrique,que la modernité n’a pas fini de questionner ?


Globe terrestre, copie d un Globe terrestre de Martin Behaïm de 1492 : détail : Europe, Afrique, 1847, BnF, Département des Cartes et Plans)

Copie d un Globe terrestre de Martin Behaïm de 1492 : détail : Europe, Afrique, 1847, Bnf, Département des Cartes et plans

Jean-Yves Sarrazin, nous présente les collections du  Département des Cartes et plans, à partir desquelles a été conçue l’exposition ” Estivales africaines” que vous pouvez découvrir sur le site de Tolbiac, jsqu’au 4 septembre prochain

Que trouve-t-on au département des Cartes et plans ?
Le département est consacré à la conservation des atlas, cartes, plans, globes terrestres et célestes et à l’étude des sciences géographiques. Ses collections sont très vastes et couvrent différentes ères géographiques. Pour comprendre la diversité de ces collections, il faut savoir comment la bibliothèque acquiert ces documents.

Le département des Cartes et plans s’enrichit d’abord grâce au dépôt légal : chaque année, un exemplaire de chaque document cartographique imprimé en France est envoyé à la BnF, pour être conservé, et ce depuis 1648 ! Ainsi, tous les ans, le département reçoit de cette manière entre 2500 et 3000 nouvelles cartes.

Grâce à ce dépôt légal, le département possède donc des centaines de milliers de cartes de France, mais aussi du monde entier, pour deux raisons :
- Au 18ème et 19ème siècle, la cartographie française a connu un âge d’or, et a donc fourni beaucoup de documents sur toutes les zones géographiques alors connues.
- Au 19ème siècle, ce sont également des ingénieurs français qui cartographient les territoires des colonies françaises, en Afrique et en Asie, ce qui enrichit les collections de cartes précieuses.

Le dépôt légal est donc la principale source d’entrée des documents de langue française dans le département, mais il faut aussi savoir que chaque année, la bibliothèque achète un nombre important de documents étrangers pour compléter ses fonds.
Aujourd’hui, le département des Cartes et plans de la BnF est la 5ème cartothèque au monde. Le département des cartes et plans de la BnF et la British Library accueillent les plus vastes collections de cartographie antérieure à 1800.

Partie Méridionale de l Afrique depuis le Tropique du Capricorne jusqu'au Cap de Bonne Espérance (...), 1790, Département des Cartes et plans, BnF)

Partie Méridionale de l Afrique depuis le Tropique du Capricorne jusqu au Cap de Bonne Espérance (...), 1790, Département des Cartes et plans, BnF


Pourquoi une exposition sur les cartes africaines ?

Depuis quelques années, nous assistons à un regain d’intérêt pour ce continent. De nombreux programmes de recherche s’intéressent à la connaissance qu’avaient les européens de l’Afrique à différents moments de l’histoire de l’humanité. L’étude des documents cartographiques trouve tout à fait sa place dans de telles études. Par exemple, on se rend compte qu’à l’époque coloniale, on ne connaissait de l’Afrique que ses côtes, là où les pays colonisateurs avaient installé leurs comptoirs pour commercer.
Cette exposition permet de répondre à la question « quelles connaissances les européens avaient de l’Afrique avant les grandes expéditions terrestres du 19ème siècle ? »

Que trouve-t-on dans cette exposition ?
Les documents présentés sont répartis dans trois lieux différents.
Dans l’espace de l’abécédaire des collections, qui se situe dans le hall Ouest, derrière le Labo, le public trouve de très précieux documents originaux, notamment des manuscrits, des notes de voyages, des croquis faits sur place par les explorateurs. Ces documents permettent de se rendre compte de la lente découverte de l’Afrique par les européens.
Dans l’allée Julien Cain, sont présentés douze grands fac-similés de cartes continentales de l’Afrique, de la Renaissance au 20ème siècle.
Enfin, dans le Labo est proposée une carte topographique en série de l’Afrique datant du 19ème siècle, qui est en fait composée de 63 feuilles. La numérisation et l’installation sur mur de sélection du Labo, permet une lecture optimale de la carte par le public. De plus, celui-ci peut également télécharger des images issues des collections de la bibliothèque grâce à son téléphone portable.

Africae nova descriptio, Guillaume Blaeu, 1663, BnF, Département des Cartes et plans)

Africae nova descriptio, Guillaume Blaeu, 1663, Bnf, Département des Cartes et plans

Cette exposition permet-elle de comprendre des enjeux encore actuels ?
Bien sûr. Une séquence de l’exposition montre la construction des frontières, dont les tracés ont encore de grandes conséquences de nos jours. Il faut savoir que la conception européenne des frontières, qui montre une possession, est étrangère à la conception africaine du territoire. Ainsi, la délimitation des territoires africains est souvent un héritage des colonisateurs européens, et cette délimitation souvent arbitraire est encore aujourd’hui la cause de conflits. Deux documents illustreront particulièrement la construction des frontières (à F comme Frontières) : une carte qui montre un tracé tout à fait arbitraire réalisé par les européens, et un second document qui montre qu’une frontière a été mise en place à l’endroit où se sont rencontrés deux pays colonisateurs différents. Ces cartes montrent donc que les délimitations ne prenaient pas en compte la notion de territoire des ethnies installées de temps immémoriaux.
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mardi 30 août à 17h30, dans le cadre du cycle de rencontres des estivales africaines, dans la galerie Jules Verne (anciennement appelée “espace pédagogique”)

Pour en savoir plus :
- des informations sur le dépôt légal en général…
- … et sur le dépôt légal des documents cartographiques

1. Vous accueillir à la BnF, Expositions, Pour découvrir les collections

Le conte en Afrique : à la rencontre de Lamine Kouyaté et de Malvina

17 août 2011

Le 23 août prochain, à partir de 17h30, dans la galerie Jules Verne, le griot Lamine Kouyaté et la conteuse Malvina nous feront découvrir le monde des contes africains. En organisant les Estivales africaines, nous avons souhaité les inviter à la BnF pour faire découvrir la richesse de la tradition orale africaine, qui grâce à ces deux conteurs a voyagé jusqu’à Paris.

Comment devient-on griot ?

Le Griot, CC by Alexbip  )

Le Griot, CC by Alexbip

La caste des griots est née puis s’est développée dans un contexte où n’existaient historiquement ni l’écriture (sauf pour les religieux), encore moins la radio et la télévision. Le griot est ainsi considéré comme étant notamment le dépositaire de la tradition orale. Les familles griotiques sont spécialisées soit en histoire du pays et en généalogie, soit en art oratoire, soit en pratique musicale.
Le “djéliya”, l’art que pratiquent les griots, consiste à raconter des histoires relatives à des familles. Les griots sont présents à chaque grande occasion (mariage, baptême, fêtes religieuses…) c’est pourquoi ils sont très au fait de l’histoire des familles auxquelles ils sont liés. Quand ils sont appelés les griots rappellent donc aux familles leur passé, celui de leurs ancêtres. Les griots sont donc des conteurs véhicules de la mémoire et de la tradition orale, très forte en Afrique. C’est pourquoi ces personnes sont considérées comme des puits de connaissance, des livres d’histoires vivants.
Pour beaucoup les griots sont les ancêtres des rappeurs et donc le “djéliya” l’ancêtre du rap. En effet, les griots, quand ils font des éloges, chantent de manière très spéciale. Leurs paroles sont telles un flux qui suit une instrumentale assez répétitive rythmée par des percussions.

Lamine Kouyaté et Malvina

Lamine Kouyaté et Malvina

Ibrahima Kouyaté, comment avez-vous commencé à conter en France ?
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1. Vous accueillir à la BnF, Expositions, Pour découvrir les collections

À la découverte des collections de la BnF autour de la colonisation

9 août 2011

Nous avons eu le plaisir de rencontrer Frédéric Manfrin, chef du service Histoire au sein du département Philosophie, histoire, sciences de l’homme, avant de le retrouver le 16 août, à partir de 17h30, dans la galerie Jules Verne, pour nous introduire sa conférence « Coloniser ? Les collections de la BnF témoins de leur temps ».

Comment était perçue la colonisation au 19ème siècle ?

Paysages et types de mœurs du Sénégal : Don de Mr Delor, 1885; source: Gallica; BnF )

Paysages et types de mœurs du Sénégal : Don de Mr Delor, 1885; source: Gallica; BnF

Si l’opinion y était largement favorable, il existait un débat à cette époque, la colonisation ne faisait pas consensus. Pour illustrer les divergences d’opinions, on peut citer deux textes, qui avaient déjà été proposés à ce sujet lors d’une rencontre avec l’histoire. Le premier de ces textes est de Jules Ferry : Discours à la chambre des députés, 28 juillet 1885. Dans ce texte, Ferry, se fait le promoteur de la colonisation, qu’il défend en trois points : des raisons économiques, des idées de civilisation, et des idées d’ordre patriotiques. En dehors des motivations économiques, Ferry est persuadé du bienfait de la colonisation pour les peuples colonisés et vante « le côté humanitaire et civilisateur de la Question ».
À ces opinions s’opposent celles de Clémenceau qui, deux jours après, répond à Jules Ferry dans son Discours à la chambre des Députés, 30 juillet 1885. Il s’oppose à la théorie des races dans cette réponse, qui validait la colonisation selon Jules Ferry.
Ces deux textes illustrent bien qu’un questionnement autour de la colonisation existait dès le 19ème siècle.

Comment se passe le processus de colonisation française ?

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À la découverte des territoires du cinéma africain

2 août 2011

Nous avons rencontré Julien Farenc, chargé de collections au département de l’Audiovisuel, avant d’avoir le plaisir de le retrouver mardi 9 août, à partir de 17h30, pour une conférence sur les territoires du cinéma africain, galerie Jules Verne.

Qu’est ce que le cinéma africain ?

Borom Sarret, d'Ousmane Sembène, est considéré comme le première film africain © Médiathèque des Trois Mondes )

Borom Sarret, d Ousmane Sembène, est considéré comme le première film africain © Médiathèque des Trois Mondes

Il est difficile de considérer le cinéma africain comme une entité et il serait donc préférable de parler des cinémas africains. Une des raisons à ce pluriel est la multitude des langues, vernaculaires ou européennes. Une autre est l’histoire contemporaine du continent façonné par la colonisation et les décolonisations. Cette histoire a pesé de tout son poids sur les conditions de production et de distribution dans ses pays. En tous les cas, les pays francophones du sud et du nord du Sahara constituent un territoire commun pour le cinéma qui le distingue nettement de l’Afrique anglophone par exemple.

Je voulais également réfléchir au cinéma que je ne voulais pas considérer comme « cinéma d’Afrique ». En effet, on ne saurait considérer les films coloniaux comme du cinéma africain, bien que tournés en Afrique : la question de l’observateur est ici primordiale. De même, le cinéma animalier réalisé en Afrique ne pourrait être considéré comme « cinéma d’Afrique ». Enfin, on ne peut pas non plus considérer comme cinéma africain des films tournés par des Européens sans les Africains ou des films sur des Africains vivant sur d’autres continents.

Par conséquent, j’ai choisi de considérer comme cinéma africain, le cinéma documentaire ou de fiction réalisé par des Africains, et plus généralement le cinéma qui donne la parole aux Africains vivant en Afrique.

L’histoire du cinéma en Afrique démarre sans doute avec la première projection commerciale au Mali en 1908. Le premier film réalisé par des africains est Afrique sur Seine (1955), tourné à Paris, faute d’autorisation de tournage au Sénégal ! Du coup, on peut considérer que le premier film africain au sens plein du terme est Borom Sarret, d’Ousmane Sembène, en 1962 et récompensé en France l’année suivante

Enfin, dans cette approche du cinéma africain, on peut se poser la question d’inclure certains réalisateurs européens, passionnés par le continent noir et qui ont beaucoup contribué à faire connaître l’Afrique. On pense immédiatement à Jean Rouch pour le Mali ou le Niger (exemple : Initiation à la danse des possédés), Thierry Michel pour le Congo (exemple : Katanga Business), ou encore Daisy Lamothe pour le Sénégal (exemple : Viens voir ma boutique).

Quels sont les principaux opérateurs en matière de production d’édition vidéo ?
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1. Vous accueillir à la BnF, Expositions

Regard sur l’Ouest africain dans les récits de voyage européens

27 juillet 2011

Avant de la retrouver mardi 2 août, à partir de 17h30, dans la galerie Jules Verne, nous avons eu le plaisir de rencontrer Juliette André, chef d’équipe au service philosophie du département Philosophie, histoire, sciences de l’Homme. Le sujet de la conférence est en lien avec ses recherches dans le cadre de son DEA et de sa maîtrise, sur les récits de voyage en Sénégambie. Elle nous a donc parlé des récits de voyageurs européens dans l’Ouest africain.

Yannick Grandcolas nous a parlé, la semaine dernière, des récits des explorateurs du Moyen-Âge, puis de la redécouverte de Tombouctou par René Caillé au XIXe siècle, et vous, vous allez évoquer, pour votre part, les récits des voyageurs qui s’étendent du XVIe au début du XIXe siècle ?
En effet, après la découverte des côtes africaines par les Portugais et leur installation, notamment en Sénégambie et aux îles du Cap-Vert, des récits de commerçants capverdiens, apportant de précieux renseignements, sont diffusés.
Historiquement, la Sénégambie désigne la région comprise entre la vallée du fleuve Sénégal au Nord, au Sud les Rivières du Sud, à l’Ouest l’Océan et à l’Est le massif du Fouta Djallon.

Par exemple, le capverdien André Donelha, probablement né sur l’île de Santiago entre 1550 et 1560, rédige un récit à partir de notes prises lors de ses nombreux séjours sur la côte sénégambienne (fin du XVIe siècle). Il entreprend ce travail en 1625 sous le titre : Description de la Serra Leona et des Rios de Guiné du Cabo Verde. Autre auteur capverdien important : André Alvarès de Almada. Il rédige en 1594 le Tratado breve dos rios de Guiné do Cabo Verde, fruit de ses activités commerciales le long de cette même côte.
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1. Vous accueillir à la BnF, Expositions

Cet été, voyagez également en Asie à la Bibliothèque, avec Paul Jacoulet

25 juillet 2011

Nous vous avons largement présenté dans ce blog les Estivales africaines de la BnF, mais, si vous souhaitez encore vous dépayser, vous pouvez également vous transporter en Asie avec une exposition des œuvres de Paul Jacoulet, dans la galerie des donateurs, en entrée libre. Nous avons eu le plaisir de rencontrer Céline Chicha, commissaire de l’exposition, chargée de collections Estampes XXème et XXIème siècle au sein du département des Estampes et de la photographie, pour nous parler de cet artiste.

Qui est Paul Jacoulet?

Le Nautilus, Paul Jacoulet, © ADAGP, 2011, BnF, dpt des Estampes et de la photographie )

Le Nautilus, Paul Jacoulet, © ADAGP, 2011, BnF, dpt des Estampes et de la photographie

Paul Jacoulet est un artiste français, puisque né en France en 1896, mais qui a passé toute sa vie au Japon jusqu’à sa mort en 1960, et a adopté la culture nippone. Il a été scolarisé dans une école japonaise, et, du fait de sa santé fragile, suivait également des cours particuliers, notamment de dessin. Il se passionne donc très tôt pour cet art, et en particulier pour la gravure sur bois, qui fait partie des techniques traditionnelles japonaises.
Deux donations à la Bibliothèque nationale de France, la première en 1961 par ses assistants, puis en 2011 par sa fille adoptive permettent à la bibliothèque de conserver l’œuvre complet de l’artiste, soit 162 planches.

Pouvez-vous nous parler de cette technique de la gravure sur bois?

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