Archives de la catégorie Pour découvrir les collections

Pour découvrir les collections

Rencontre Gallica : L’exposition coloniale internationale de 1931

11 mars 2014

La bibliothèque nationale de France vous invite à ses Rencontres de Gallica qui porteront sur l’ “exposition coloniale internationale de 1931 à Paris” le mardi 18 mars à 17h30, salle 70, site François Mitterrand… Cette rencontre sera animée par Pascal Cordereix, chef du service Son au département de l’Audiovisuel, Jude Talbot, Chargé d’opération de numérisation au département des Estampes et de la Photographie et Audrey Viault, Chargée de traitement documentaire au service Son du département Audiovisuel.

Plan général de l exposition coloniale de 1931 ©Gallica)

Plan général de l exposition coloniale de 1931 ©Gallica

Véritables promotions de la puissance des métropoles qui les organisaient, 27 expositions coloniales se sont tenues au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle. Bénéficiant d’inaugurations grandioses relayées par la presse, ces expositions constituent une attraction populaire très prisée. Vision idéalisée du monde colonial et vitrine d’une idéologie occidentale, ces expositions sont également un outil économique et industriel important.

L’Exposition coloniale internationale de 1931 de Paris se démarque par le discours scientifique qu’elle inscrit dans une démonstration de puissance coloniale : 368 enregistrements sonores des “musiques et parlers coloniaux” sont réalisés, ouvrant une nouvelle ère de l’ethnomusicologie en France. Elle demeure un lieu de propagande colonialiste mais rencontrera quelques voix discordantes face au bilan officiel de fermeture.

Renseignements pratiques : entrée libre sur inscription : par téléphone au 01.53.79.49.49 ou par courriel : visites@bnf.fr

1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Autour des Biens Communs Étude collective d’un livre et projection d’un film documentaire

5 septembre 2013

Le 21ème siècle voit s’accélérer les échanges marchands, tandis que l’épuisement des ressources naturelles, les pollutions multiples, le réchauffement climatique posent la question des limites d’un développement sans fin.
Comment inventer un devenir de l’humanité qui reposerait sur une gestion des biens communs, l’air que nous respirons, l’eau, le génome humain, le patrimoine génétique, les plantes, les animaux, les sources de la connaissance… qui serait partagée par tous et qui contribuerait à lutter contre les situations d’injustice et l’accroissement des inégalités ?

La terre ©Wikimedia commons)

La terre ©Wikimedia commons

Pour réfléchir à cette question, la BnF et « Peuple et Culture » proposent 3 jours d’échange et de réflexion collective, qui mettront en perspective livres et films, autour de la question des biens communs.

Étude collective d’un livre grâce à la méthode de l’arpentage :

L’arpentage est une méthode d’éducation populaire créée par l’association « Peuple et Culture», qui permet à chacun d’entrer dans une pensée complexe et qui autorise quiconque à construire une relation active à la connaissance.
Ouvert à toute personne désireuse d’expérimenter une pratique de lecture collective sur la question des biens communs, l’atelier arpentage invite à découvrir une démarche pour collecter des informations utiles, en établir des cartographies pour donner à voir les enjeux soulevés et le point de vue développé par l’auteur. Les séances d’arpentage auront lieu dans une salle de lecture de la BnF dans laquelle sera présentée une sélection d’ouvrages. Chaque séance donnera lieu à une restitution publique qui permettra au groupe de présenter son cheminement.

1ère journée : Lundi 23 septembre, 10h00 – 19h00 : La notion de « bien commun »

Première partie : Atelier Arpentage de 10h00 à 16h30, salle J

Sur inscription dans la limite des places disponibles : Céline Gaspard 01 53 79 85 30, celine.gaspard@bnf.fr

Rendez-vous Atelier Arpentage : 9h45, BnF, Site François Mitterrand, hall Ouest (près du métro Quai de la Gare)

Où est passé le bien commun / François Flahaut. Éd. Mille et une nuits, 2011.
Dans un monde où le politique est dominé par les puissances économiques et financières, et où le toujours plus de la croissance s’impose comme une fin en soi, la seule référence non économique qui subsiste est celle des droits individuels. La référence au bien commun a été évacuée.
L’auteur montre qu’il est possible d’imaginer d’autres modèles que ceux dont nous sommes encore tributaires.

Intervenant : Jean-Claude Lucien, Peuple et Culture.

Deuxième partie : Restitution publique de l’atelier Arpentage : 16h30 – 17h30
Projection débat, 17h30 – 19h00
Auditorium 70

Ouvert à tous, renseignements auprès de :
Sylvie Dreyfus 01 53 79 53 17, sylvie.dreyfus@bnf.fr
Céline Gaspard 01 53 79 85 30, celine.gaspard@bnf.fr
Adrien Toreau 01 49 29 42 80, toreau@peuple-et-culture.org

Le bien commun – l’assaut final / réalisation Carole Pouliquin, 2002, 63 mn
Différentes histoires tournées à travers le monde et racontées non sans humour à la manière de la Genèse témoignent des conséquences déjà bien visibles de la soumission du monde aux intérêts privés. Plus rien aujourd’hui ne semble vouloir échapper au destin de marchandise: l’eau, la santé, les gènes, les connaissances, les biens les plus essentiels à la vie ne seront-ils désormais accessibles qu’aux plus offrants ? Face à la voracité des marchands, qu’adviendra-t-il de nos sociétés? Le marché peut-il être garant du bien commun?

Pour accéder à l’auditorium 70 : entrer Hall Ouest et suivre
le balisage…

Prochains rendez-vous : lundi 28 octobre, lundi 18 novembre

1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Parcours miroir : Bibliothèque nationale de France – Château de Versailles Jeudi 25 juillet

2 juillet 2013

C’est l’été, envie d’une ballade bucolique, de calme, de couleurs et de parfums ?
Nous fêtons l’anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre, jardinier de Louis 14 et nous vous proposons donc une journée autour du thème des jardins…

Le château de Versailles ©Gallica)

Le château de Versailles ©Gallica


10h30 – 12h30 : Bibliothèque nationale de France : Parcours découverte suivi d’une présentation d’ouvrages sur les jardins et leurs créateurs (Point de rendez-vous : Hall Ouest)

Déjeuner libre : si le temps le permet sur l’esplanade de la BNF ou dans le parc de Bercy

15h00 – 16h00 Château de Versailles : visite de l’exposition Les fleurs du Roi

Inscriptions auprès d’Aurélie Cardon Lignier
Informations pratiques :
Aurélie Cardon Lignier : aurelie.lignier@chateauversaillesfr ou 01 30 83 75 99
Céline Gaspard : celine.gaspard@bnf.fr ou 01.53.79.85.30

Pour découvrir les collections

Parcours miroir : Bibliothèque nationale de France - Musée Guimet

24 juin 2013

C’est l’été… envie d’une ballade bucolique, de calme, de couleurs et de parfums ?
Nous fêtons l’anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre, jardinier de Louis 14 et nous vous proposons donc une journée autour du thème des jardins… Le jeudi 4 juillet

Jardin des tuileries ©Gallica)

Jardin des tuileries ©Gallica

10h30-12h30 : à la Bibliothèque nationale de France : Parcours découverte suivi d’une présentation d’ouvrages sur les jardins et leurs créateurs

Déjeuner libre : si le temps le permet sur l’esplanade ou dans le parc de Bercy

16h00-17h30 : Visite des collections du Musée Guimet sur le thème des jardins et visite du jardin japonais où se déroulent les cérémonies du thé. Le rendez-vous est fixé au rez-de-jardin, devant l’auditorium

Inscriptions auprès de Camille Noize, Musée Guimet

Informations pratiques :
Camille Noize : camille.noize@guimet.fr ou 01 56 52 54 39
Céline Gaspard : celine.gaspard@bnf.fr ou 01 53 79 85 30

Pour découvrir les collections

Rencontre Gallica : La petite presse

23 avril 2013

La Bibliothèque nationale de France vous invite à la prochaine Rencontre Gallica : La petite presse, Mardi 14 mai à 17h30, salle 70, site François Mitterrand… Cette rencontre sera animée par Eric Dussert, coordinateur de la numérisation à la Direction des collections et Jean Didier Wagneur, coordinateur de la numérisation au Département littérature et art.

L Hydropathe ©BnF)

L Hydropathe ©BnF

Parallèlement au fleuve de papier que produisent chaque jour les grands journaux nationaux, le XIXe siècle voit apparaître la « petite presse ». Tout à la fois satirique et d’avant-garde, elle se compose d’une nuée de titres aux existences fragiles qui mènent à coup de gazettes rimées, de portraits-charges ou de manifestes une action frondeuse et goguenarde contre tous les régimes et contre tous les académismes.
Contre-pouvoir efficace, la petite presse est appréciée au point que Pierre Larousse la salue dans son Grand Dictionnaire du XIXe siècle en ces termes : « Son rôle a été tout aussi vaillant que celui de la grande presse et elle a toujours eu cette supériorité de n’être pas ennuyeuse. »
Le romantique Jules Janin ajoute : « Le petit journal, cette piqûre et cette fête de chaque jour est un des compagnons de la liberté de la presse. Il rit en piquant, il pique en riant, il trouve, en se jouant, le côté ridicule des hommes les plus graves et des choses les plus sérieuses. Il est la voix qui chante et l’esprit qui médit »
De L’Eclipse à La Lune Rousse en passant par la fameuse Lanterne d’Henri de Rochefort, ces journaux sans assise financière aux rédactions parfois échevelées et « artistes » sont les descendants des feuilles de l’Ancien régime, gazettes ou pamphlets, des organes d’expression, de réflexion et de militantisme publiés « à côté » des canaux officiels d’information.

Renseignements pratiques : entrée libre sur inscription : par téléphone au 01.53.79.49.49 ou par courriel : visites@bnf.fr

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Les rencontres de Gallica : Autour de la musique baroque

27 février 2013

C’est nouveau ! La Bibliothèque nationale de France vous propose de découvrir les collections numérisées consultables dans Gallica, la bibliothèque numérique, autour d’un thème. Les rencontres Gallica auront lieu le premier mardi de chaque mois, de 17h à 19h, Galerie Jules Verne, site François Mitterrand.
Entrée libre sur inscription : par téléphone au 01.53.79.49.49 ou par courriel : visites@bnf.fr

Maquette de costume pour Les fêtes grecques et romaines, ballet de F. Collin de Blamont ©BnF)

Maquette de costume pour Les fêtes grecques et romaines, ballet de F. Collin de Blamont ©BnF

La première Rencontre Gallica, le mardi 5 mars, aura pour thème la musique baroque. Elle sera animée par Laurence Decobert et Clotilde Angleys du Département de la musique et Bruno Sebald du Département audiovisuel.
Lors de cette séance, nous vous présenterons les corpus numérisés : musique manuscrite, imprimée, décors, costumes, portraits de musiciens, livrets, documents sonores…
Vous découvrirez également l’histoire des collections de musique à la BnF (fonds anciens, collection du Conservatoire de Paris…)
Enfin, nous vous montrerons des exemples de recherche dans Gallica sur l’opéra, la musique instrumentale (sonate, concerto, symphonie), la musique religieuse et la chanson (airs de Cour, romance)…
N’attendez pas pour vous inscrire ! Rendez-vous le mardi 5 mars !

Pour découvrir les collections

Rencontre avec les formateurs des ateliers « Gallica et ressources électroniques » et « Catalogue général »

4 février 2013

Tous les jeudis après-midi, les lecteurs qui le souhaitent peuvent apprendre à utiliser, la bibliothèque numérique Gallica et les ressources électroniques (de 14h30 à 16h) et le catalogue général de la bibliothèque (de 16h30 à 18h)…

Les formateurs ©BnF)

Les formateurs ©BnF

Pour les modalités pratiques, sachez qu’il suffit de s’inscrire par téléphone au 01.53.79.49.49 ou par courriel : visites@bnf.fr. Ces ateliers sont gratuits avec titre d’accès à retirer à l’accueil. Ils ont lieu en salle des commissions, à proximité du hall Est. Ces salles sont équipées de 10 postes informatiques et reçoivent donc 10 personnes par séance. Les personnes inscrites sont contactées 48h avant l’atelier pour un pré accueil : le jeudi en arrivant à la bibliothèque, elles savent qu’elles sont attendues.
Ces ateliers ont été conçus pour rendre le lecteur autonome dans son utilisation des ressources de la bibliothèque et de ce fait ils s’adressent à un large public : étudiants, personnes fréquentant la bibliothèque pour des recherches personnelles, libraires, personnes en reconversion professionnelle, lecteurs étrangers de passage qui se serviront des ressources à distance…
Le contenu de ces ateliers…

Le premier atelier débute par une présentation de Gallica et de ses fonctionnalités. Le lecteur se familiarise avec les différents modes de recherche et découvre la diversité de ses collections. Pour les ressources numériques, il s’agit de faire découvrir les bases de données accessibles dans les salles de lecture de la bibliothèque, avec une attention particulière portée aux bases de données étrangères. Les démonstrations portent entre autres sur la recherche d’articles de revues et de livres électroniques.
Le second atelier porte sur la manipulation du catalogue général. Il s’agit d’appréhender les différents types de recherches : mot notice, recherche simple par auteur, titre ou sujet et les recherches spécifiques. L’idée est de donner des conseils méthodologiques, des astuces transposables dans d’autres catalogues. L’atelier est interactif : chacun a un poste et peut, dans la mesure du possible, faire des recherches particulières. Le rythme de chacun est respecté.
Ces ateliers sont l’occasion de désacraliser la Bibliothèque nationale de France et de préciser que les bibliothécaires présents dans les salles de lectures sont là pour guider les lecteurs dans leurs recherches. Pour les lecteurs, ces ateliers sont aussi un moment d’échange et d’entraide.
Quant aux formateurs, ils sont enthousiastes et heureux d’échanger de manière différente avec les lecteurs…

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Les jeux olympiques d’hier à aujourd’hui

16 juillet 2012

Retour sur l’atelier rencontre du vendredi 6 juillet…

Environ soixante personnes ont participé à l’atelier sur l’histoire des Jeux Olympiques, organisé à l’espace Jules Verne et animé par Roger Musnik et Mohamed El Bouziani…

Espace Jules Verne ©BnF)

Espace Jules Verne ©BnF

Roger Musnik nous raconte l’histoire des JO…
Les jeux olympiques sont nés dans l’Antiquité, selon les premières traces écrites, en 776 avant Jésus-Christ. Ils comportaient alors peu d’épreuves : courses à pieds, lutte, concours hippiques, saut en longueur et lancer de disque et de javelot. Ils étaient dédiés à Zeus et s’accompagnaient de sacrifices aux dieux. Les jeux olympiques étaient réservés aux hommes. Le culte du corps et donc du beau était très important : les athlètes concouraient nus.

Cette compétition a disparu avec la chute de l’empire romain pour renaître bien plus tard, à la fin du 19e siècle grâce au baron Pierre de Courbertin. Le Comité international olympique est créé en 1896 et les premiers JO sont organisés à Athènes en 1894.
Les Jeux olympiques rassemblent des sportifs de toutes les nations, c’est la symbolique reprise sur le drapeau qui apparaît pour la première fois en 1920 : 5 anneaux entrelacés, représentant les 5 continents.
Comme dans la Grèce antique, les JO sont organisés tous les 4 ans, avec des cérémonies d’ouverture et de clôture. Cependant, les JO actuels se déroulent dans des pays différents à chaque olympiade. Dès 1900, ils sont ouverts aux femmes et l’on compte aujourd’hui 26 sports différents déclinés en 300 disciplines.

Si les JO sont avant tout une compétition sportive à l’échelle planétaire, ils ont cependant des retentissements politiques et économiques :

- Sur le plan politique :

Affiche des JO de Berlin ©BnF)

Affiche des JO de Berlin ©BnF

Les JO de Berlin organisés en 1936 ont servi de vitrine à Hitler qui voulait montrer la supériorité de la race aryenne. En 1968, à Mexico Tomy Smith et John Combs (1er et 3e au 200m) lèvent le poing sur le podium, pendant l’hymne américain en protestation de la condition noire aux USA. Les JO de Moscou en 1980 ont été boycottés par les USA et plusieurs autres pays en riposte à l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS. En réponse, les JO de Los Angeles en 1984 ont été boycottés par l’URSS et 15 pays du bloc communiste. On se souvient plus récemment d’appels à boycott des JO de Pékin et du parcours chaotique de la flamme à Paris et à Londres en protestation de la répression au Tibet.

- Sur le plan économique :
Pour le pays organisateur, les dépenses sont considérables puisqu’il faut construire les équipements sportifs nécessaires (stades, piscines, patinoires et pistes de ski…) et les villages olympiques accueillant les délégations.
Le budget estimé des JO de Londres de 2012 est de 9 milliards de livres sterling.
Mais les JO rapportent également beaucoup : grâce aux droits de retransmission payés par les télévisions, grâce aux sponsors et à la publicité.

A l’issue de l’exposé, Mohamed El Bouziani a présenté 3 extraits de films documentaires : le premier était constitué d’archives sur l’histoire des Jeux. Le 2e film montrait la préparation des équipements sportifs et le parcours de la flamme aux JO d’hiver de Grenoble en 1968. Enfin, le dernier film était centré sur les champions français, en particulier Marie-Jo Pérec.

Pour prolonger cet atelier rencontre, vous pouvez, durant tout l’été, voir en salle B une sélection de films sur les JO et le sport.

Pour découvrir les collections

Les Jeux olympiques d’hier à aujourd’hui

13 juin 2012

Un atelier- rencontre à la BnF, le 6 juillet, à 14h30

Cook aux Jo de londres 1908 © BnF Gallica)

Cook aux Jo de londres 1908 © BnF Gallica

Du 27 juillet au 12 août prochain auront lieu les Jeux Olympiques de Londres.
Cet événement qui se déroule à une échelle planétaire et qui est devenu totalement mondialisé obéit à des rituels et à une mise en scène qui est née, il y a quelques 2800 ans, en Grèce antique, dans le centre religieux d’Olympie.

Comment se passaient les Jeux Olympiques antiques ?
Qui les a fait revivre et dans quelles conditions ?
Comment la politique s’est-elle emparée des Jeux Olympiques, au cours de l’Histoire ?

Nous vous invitons à découvrir le récit de cette aventure qui traverse le temps, à travers les collections patrimoniales de la BnF. Une projection de films rares viendra conclure cette présentation.

Rendez-vous : devant la maquette du Hall Est de la BnF à 14h15
Entrée gratuite

Pour tout contact : Mission diversification des publics :
Sylvie Dreyfus, sylvie.dreyfus@bnf.fr, 01 53 79 53 17
Céline Gaspard, celine.gaspard@bnf.fr, 01 53 79 85 30

1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Connaissez-vous la collection des recueils de la BnF ?

21 mars 2012

Nous avons eu le plaisir de rencontrer Régis Stauder, chargé des collections de recueils du département Philosophie, histoire, sciences de l’homme, pour en apprendre davantage sur ces documents précieux, témoins de leur temps : modes d’emplois, tracts électoraux, faire-part, brochures, prospectus, catalogues…

Dîner offert en l honneur de Sa Majesté l Empereur du Japon, 16 avril 1982 in Bibliothèque nationale de France, Philosophie, histoire, sciences de l homme, Présidence de la République (Recueil. Menus) )

Les menus sont conservés dans la collection des recueils : Dîner offert en l honneur de Sa Majesté l Empereur du Japon, 16 avril 1982 in BnF, Philosophie, histoire, sciences de l homme, Présidence de la République

Pour commencer, pouvez-vous nous dire ce qu’est un recueil, et d’où vient ce terme ?
À l’origine, le terme de recueil désignait la façon dont on rassemblait des documents par lots, en fonction de critères précis, afin de mieux les traiter, pour les retrouver plus facilement. Il s’agissait donc d’un terme qui désignait une manière de classer les documents.
On l’utilise maintenant, par extension, pour désigner les documents ainsi classés par opposition aux livres, notamment, qui sont traités individuellement.
Concrètement, cela signifie que l’on retrouve au sein d’un recueil plusieurs documents, par exemple le recueil des annales d’examen des éditions Foucher. Ces documents sont liés soit par leur sujet, soit parce qu’ils ont été publiés par la même entreprise, le recueil des documents publicitaires de la marque Nintendo par exemple.

Que trouve-t-on dans les collections des recueils la BnF ?
Les collections de la BnF sont vastes et très diverses, et les recueils sont conservés au département Philosophie, histoire, sciences de l’Homme, même si l’on en trouve également dans presque tous les autres départements de la bibliothèque. Nous conservons des affiches, des agendas, des menus, des annales d’examen, des bilans annuels, des brochures de moins de 48 pages, les modes d’emploi des appareils ou logiciels, des guides, des horoscopes, des règles de jeux, des tracts électoraux, syndicaux, des livres de coloriage, s’il n’y a pas d’auteur. Il y a un côté caverne d’Ali Baba dans cette collection!

Ces collections sont importantes parce qu’elles sont un témoin de la vie quotidienne, lorsqu’un document de ce type est publié, il n’est pas voué à avoir une longue durée de vie, il est souvent jeté aussitôt après avoir été lu. C’est la raison pour laquelle on utilise aussi le terme d’éphémères : comme les insectes du même nom, leur espérance de vie est d’une journée. Parfois, des associations de collectionneurs font appel aux collections de la BnF pour trouver des notices d’utilisation par exemple.

Camarades enragés, découpez ces étiquettes et collez-les partout !... Nous vous recommandons le dos des C.R.S. Si vous n'avez pas de colle, clouez-les ! L enragé n°1 - 1er mai 1968, BnF, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme (Tracts mai 1968)

Tract de Mai 68 : Camarades enragés, découpez ces étiquettes et collez-les partout !... Nous vous recommandons le dos des C.R.S. Si vous n avez pas de colle, clouez-les ! L enragé n°1 - 1er mai 1968, BnF, département Philosophie, histoire, sciences de l homme

Comment sont classés ces documents ?
Aujourd’hui, ils sont classés par entreprise, on retrouvera par exemple tous les documents d’une même structure classés ensemble. Et, au sein même de ce classement par entreprise, on retrouve des sous catégories de classement, par thème : par exemple parmi les documents d’une même société commerciale, on regroupe d’une part les catalogues, d’autre part les rapports annuels.

Ce classement existe depuis 1958. Avant la deuxième guerre mondiale, les recueils étaient classés plutôt par thème. Le classement actuel permet une recherche simple.

Comment sont collectés les recueils ?
Comme pour tous les autres supports, la majorité de nos collections entre par le dépôt légal : les éditeurs et imprimeurs sont soumis aux mêmes obligations de dépôt que pour l’impression d’un livre. Le dépôt légal constitue 80% de nos collections de recueils.
Le reste des documents nous parvient grâce aux dons de collectionneurs, et également par nos collègues qui récoltent des tracts et nous les confient, notamment en cette période électorale !

Si vous souhaitez découvrir ces collections, n’hésitez pas à nous contacter ! Nous pourrons organiser des découvertes thématiques (autour des menus, des tracts politiques dans la collection des recueils, des catalogues des grands magasins, des tracts électoraux, etc…) en fonction de vos projets de groupe.

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Pour en savoir plus :

- Revue de la Bibliothèque nationale de France n°10, dossier “L’Éphémère”
- Iconographie de l’exposition “Esprit(s) de Mai 68″