Archives de la catégorie Pour découvrir les collections

1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Les Rencontres de Gallica : La folie au XIXe siècle

29 janvier 2016

mardi 9 février 2016
17h30-18h30

La Bibliothèque nationale de France a le plaisir de vous inviter à ses Rencontres de Gallica qui porteront sur “la folie au XIXe siècle“.

Célia Charpentier, Chargée de collections psychologie et psychanalyse au département Philosophie, Histoire, Sciences de l’homme

Agnès Sandras, Chargée de collections en histoire de France au département Philosophie, Histoire, Sciences de l’homme

Les drames de la folie par Montépin©Gallica)

Les drames de la folie par Montépin©Gallica

La perception de la folie se modifie radicalement au XIXe siècle. Les médecins tentent d’identifier les différentes pathologies et multiplient les thérapies, avec plus ou moins de bonheur. Soignés dans des “asiles” spécifiquement conçus pour les recevoir, les “aliénés” suscitent une grand intérêt et reçoivent les visites des curieux. Les cours donnés par les grands spécialistes comme Charcot à la Salpêtrière connaissent un succès important.
Nourris par les observations médicales, les auteurs réalistes et naturalistes vont multiplier les oeuvres dont les personnages constituent une véritable nomenclature psychiatrique ; manies, névroses, hystérie… Le roman populaire met quant à lui en scène folies meurtrières ou internements abusifs.


BnF Site François Mitterrand
Salle 70
Entrée libre
Information : 01 53 79 49 49 ou visites@bnf.fr

2. Récits d'expériences, Pour découvrir les collections

Crise à l’oeuvre

27 janvier 2016

L’an dernier la Mission de diversification des publics a organisé des ateliers ” Mots et Maux de la crise” qui permettaient à des publics en difficulté sociale et économique d’exprimer ce que représentait la crise pour eux en dialoguant avec Patrice Baubeau, historien de l’économie.

La Bourse de Paris : Doré/Dumont©Gallica)

La Bourse de Paris : Doré/Dumont©Gallica

Ces ateliers, qui reprendront au printemps 2016, ont débouché sur un cycle de conférences sur les anxiétés économiques et sociales du 18ème siècle au 21ème siècle : la crise à l’oeuvre. En effet, aujourd’hui de nombreux chercheurs découvrent que les productions littéraires et artistiques ont parfois mieux parlé de la crise, que les économistes de l’époque, soi-disant experts, dont beaucoup sont tombés dans l’oubli.

La circulation de l'argent©Gallica)

Imagerie d'Epinal : La circulation de l'argent©Gallica

Matière à réfléchir sur le rôle des experts en économie …Toute ressemblance avec la situation d’aujourd’hui est vivement recommandée…

Vous êtes la bienvenue pour cette prochaine séance de ce cycle, qui aura lieu le :

mardi 2 février 2016
18h30-20h00

BnF site François Mitterrand
Salle 70
Entrée libre et gratuite

1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Rencontre Gallica : La généalogie

18 décembre 2015

mardi 12 janvier 2016
17h30-18h30

La Bibliothèque nationale de France a le plaisir de vous inviter à ses Rencontres de Gallica qui porteront sur la “généalogie”.

Avec Marie-Claire Hubert, Coordinatrice informatique et numérique au département d’Orientation et de recherche bibliographique.

Gallica est une mine précieuse de renseignements de tous ordres pour le généalogiste professionnel ou amateur. Contrairement aux filons dans une mine d’or, ceux de Gallica ne s’épuisent jamais et d’autres pépites apparaissent sans cesse au cours des recherches du fait des versements continus de documents numérisés venant des collections de la BnF et de ses bibliothèques partenaires.

Arbre généalogique. Manuscrit©Gallica)

Arbre généalogique. Manuscrit©Gallica

On n’y fera pas son arbre généalogique à moins d’en parcourir les rameaux déjà dessinés dans un ouvrage savant. Ce qu’on y trouve en sus des ouvrages traitant de la généalogie, de l’héraldique et autres sciences auxiliaires de l’histoire, ce sont des évocations d’événements (dans la presse), de métiers (dans les annuaires), des descriptions de lieux (guides touristiques, ouvrages régionalistes, cartes anciennes), des listes de réfugiés, de prisonniers, de récipiendaires de la légion d’honneur, d’artistes dans des salons oubliés, et toutes ces phrases qui peignent une atmosphère, une ambiance qui redonnent les couleurs de la vie à ces ancêtres qui paraissent bien sages sur leurs photographies jaunies et fanées.
On sent (presque) palpiter ces vies passées derrière l’écran plat et froid.

BnF Site François Mitterrand
Salle 70
Entrée libre
Information : 01 53 79 49 49 ou visites@bnf.fr

Pour découvrir les collections

La République d’hier à aujourd’hui

20 novembre 2015

Les Rendez-vous de l’Histoire de Blois représentent un moment important de rencontre annuelle pour la communauté des historiens du plus érudit, au plus amateur. Cette année, le thème des Rendez-vous de l’Histoire était ” Les Empires“.

Depuis plusieurs années, la Mission de diversification des publics est accueillie par le Centre socio-culturel Quinière pour réfléchir avec les usagers de ce centre, à la façon dont l’histoire fait écho aux questions du présent.

Jean-Charles Buttier, historien qui a longuement travaillé sur les collections patrimoniales de la BnF maintenant détaché comme chercheur à l’université de Genève et Sylvie Dreyfus-Alphandéry ont présenté un montage de documents issus des collections de Gallica, à la suite d’une pièce de théâtre ” 1851, la République ou la mort” jouée par la Valentine Compagnie, qui mettait en scène une sélection de documents d’archives de la Drôme, illustrant le soulèvement des habitants contre le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte.

N’hésitez pas à utiliser ces documents qui sont libres de droits…

1848-1852 dans les collections numérisées de la Bibliothèque nationale de France

Jean-Charles BUTTIER (Université de Genève)
Sylvie DREYFUS-ALPHANDERY (BnF)

Amitié ! Fraternité ! 24 février 1848. Estampe©BnF)

Amitié ! Fraternité ! 24 février 1848. Estampe©BnF

République française. Combat du peuple parisien dans les journées des 22, 23, 24 février 1848. Estampe©BnF)

République française. Combat du peuple parisien dans les journées des 22, 23, 24 février 1848. Estampe©BnF

27 juin 1848. Mort de l'Archevêque de Paris. Martyr de son dévouement pour la France. Estampe©BnF)

27 juin 1848. 27 juin 1848. Mort de l'Archevêque de Paris. Martyr de son dévouement pour la France. Estampe©BnF

Léon Noël. Louis Napoléon Bonaparte, président de la République. Estampe©BnF)

Léon Noël. Louis Napoléon Bonaparte, président de la République. Estampe©BnF

Auguste Affre, Archevêque de Paris. 27 juin 1848. Estampe©BnF)

Auguste Affre, Archevêque de Paris. 27 juin 1848. Estampe©BnF

J. Durandin. La République rudement menée par Ratapoil et Casmajou. Estampe©BnF)

J. Durandin. La République rudement menée par Ratapoil et Casmajou. Estampe©BnF

Décret de Louis-Napoléon Bonaparte du 2 Décembre 1851. Estampe©BnF)

Décret de Louis-Napoléon Bonaparte du 2 Décembre 1851. Estampe©BnF

Un coup d'État, c'est une fiction. Estampe©BnF)

Un coup d'État, c'est une fiction. Estampe©BnF

Renversement de la République. Coup d'État du 2 décembre 1851. Estampe©BnF)

Renversement de la République. Coup d'État du 2 décembre 1851. Estampe©BnF

G. Barry. Baudin sur son lit de mort. 1851. Estampe©BnF)

G. Barry. Baudin sur son lit de mort. 1851. Estampe©BnF

Est-elle bien morte ? se demande Louis-Napoléon Bonaparte en soulevant le couvercle du cercueil où gît la République. Estampe©BnF)

Est-elle bien morte ? se demande Louis-Napoléon Bonaparte en soulevant le couvercle du cercueil où gît la République. Estampe©BnF

Proclamation de l'Empire. Vive Napoléon III ! Empereur des Français. Estampe©BnF)

Proclamation de l'Empire. Vive Napoléon III ! Empereur des Français. Estampe©BnF

Expositions, Pour découvrir les collections

Dessine-moi un chacal

26 octobre 2015

A l’Institut du monde arabe

Atelier

Dessine-moi un chacal. En lien avec l’exposition Paroles de bêtes (à l’usage des princes) Les fables de Kalila et Dimna

Kalila et Dimna sont deux chacals vivant à la cour du lion, roi du pays. Si Kalila se satisfait de sa condition, Dimna en revanche aspire aux honneurs, quels que soient les moyens pour y parvenir. Chacun des deux justifie sa position en enchaînant des anecdotes, qui mettent en scène des hommes et des animaux, et délivrent des préceptes et des morales.

Ibn al-Muqaffa’, Kalila wa Dimna, Égypte ou Syrie, XIVe siècle : Les chacals Kalila et Dimna en train de converser©BnF)

Ibn al-Muqaffa’, Kalila wa Dimna, Égypte ou Syrie, XIVe siècle : Les chacals Kalila et Dimna en train de converser©BnF

Donner la parole aux animaux permet, sous une forme divertissante, de traiter – et de mémoriser – des sujets universels tels que l’amitié, la trahison, le rôle du savoir ou encore la justice. Les histoires visent également à régler la bonne conduite de l’individu sur le plan personnel, familial et civique.

Les participants à cet atelier famille donnent vie à ces héros malicieux en confectionnant des figurines articulées. Le livret jeune, catalogue de l’exposition est offert à chaque enfant.

Dès 6 ans.

Réservations au 01 40 51 38 14

http://www.imarabe.org/activites-jeunes/dessine-moi-un-chacal

1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Rencontre Gallica : La chanson

24 septembre 2015

Mardi 6 octobre 2015
17h30 - 18h30

La Bibliothèque nationale de France a le plaisir de vous inviter à ses Rencontres de Gallica qui porteront sur « la chanson ».

Clotilde Angleys, Coordonnatrice numérisation et information bibliographique au département de la Musique
Bertrand Bonnieux, Chef de Section Phonogrammes contemporains au département de l’Audiovisuel
Lionel Michaux, Chargé de collections sonores au département de l’Audiovisuel

Le Mariage de Mlle Fallières©Gallica)

Le Mariage de Mlle Fallières©Gallica

« En France, tout finit par des chansons » : un célèbre dicton qui illustre la place majeure tenue par la chanson dans la culture populaire française.
Dès les débuts de l’édition musicale au XVIème siècle paraissent des recueils de chansons polyphoniques, bientôt suivis par la vogue italienne des madrigaux. Aux siècles suivants, les poètes contemporains sont mis en musique tandis que l’édition en feuilles des airs d’opéra permet la circulation des plus grands succès. Mais c’est au XIXème siècle que les progrès techniques de l’édition musicale font entrer la chanson dans une ère de masse.
Dès que possible, la chanson fut également enregistrée : on la retrouve ainsi dans les collections numérisées des Archives de la Parole qui comprennent notamment des chansons populaires et folkloriques. La création de la Phonothèque nationale en 1938 a permis la conservation de toute l’édition phonographique, rendu par la suite accessible au plus grand nombre par la numérisation de microsillons où cohabitent chanson Rive Gauche, chanson fantaisiste, chansons à accent, etc…
Nous vous proposons de découvrir avec nous les richesses sonores et écrites autour de la chanson, de redécouvrir quelques grands classiques des années 1950 comme des trésors oubliés aujourd’hui exhumés.

BnF | François Mitterrand
Salle 70
Entrée libre
Information : 01 53 79 49 49 ou visites@bnf.fr

Pour découvrir les collections

Des ateliers sur les questions de société à la BnF

15 septembre 2015

L’an dernier, la BnF a commencé à organiser pour les publics relégués socialement des ateliers sur les questions de société . 2 ateliers ont été proposés :

- L’égalité Homme / femme ? , organisé en commun avec la BPI
- Maux et mots de la crise , pour comprendre la crise qui traverse la société aujourd’hui

Cette année, nous avons décidé de réunir les relais du champ social pour imaginer ensemble des thèmes qui vous semblent retenir l’intérêt de vos publics.

Cette réunion aura lieu le 22 septembre à 14 h30 - 16h30, site de Tolbiac, Rendez-vous : entrée principale après les tourniquets.

Pour vous donner envie de participer à un atelier à la BnF , avec vos publics, voici le récit d’un participant à un atelier ” Maux et mots de la crise, le 12 mai dernier :

Tout commence avec un rassemblement à l’accueil de la Bibliothèque François Mitterrand à 13h30, par un temps ensoleillé. Puis, sous la conduite de Sylvie DREYFUS, nous nous engouffrons dans le sous-sol où se retrouvent les chercheurs dans le silence absolu. Ce silence empreint de méditation est un cadre propice pour accueillir les enseignements et échanger avec Patrice BAUBEAU, professeur d’économie à l’université de Paris Ouest de Nanterre.

Bourse des valeurs Agence Meurisse ©Gallica)

Bourse des valeurs Agence Meurisse ©Gallica

Patrice nous emmène à définir ensemble le sens que nous donnons au mot « CRISE »qui est le thème de notre atelier : « La crise : Maux de crise ? Mots de la crise ! »
Il en ressort qu’une crise est un bouleversement qu’il soit positif ou négatif. Comme exemple, il nous cite l’invention du feu qui a été une révolution positive, une crise. Les crises peuvent être graves ou moins graves et ne touchent pas chaque personne de la même manière. Le document qui nous a été distribué au début de l’atelier comporte 7 textes qui illustrent les différentes formes de crise et surtout la réaction des acteurs de notre société face aux situations de crise. Ces acteurs sont : l’Etat, l’Expert, le Prophète, le Peuple.

Le premier texte a été tiré de l’ancien testament, récit de la Genèse, Livre 41, versets 15à 36.
Pharaon cherche à connaitre l’interprétation d’un rêve qui le hante. Il se tourne vers les sages qui sont les Prêtres et les Scientifiques. Il n’a aucun résultat. Il fait donc appel à Joseph, qui prophétise en interprétant ce rêve des sept vaches belles et d’autres sept vaches décharnées et laides : Elles préfigurent les années d’abondance et de famine, c’est-à-dire annoncent les crises à venir. Le rôle du Roi est de réguler et de gérer les récoltes pour s’assurer et assurer que la nourriture produite nourrisse le peuple tout le temps. Et le peuple de son côté doit produire cette nourriture et reconnaitre sa qualité de Roi. La crise se produit quand les objectifs du Chef de l’Etat et les attentes du peuple sont en décalage.
L’Expert étudie sur le passé pour gérer le présent et le futur. Il se base sur des faits vérifiables. Le Prophète s’appuie sur les spéculations (il y a des vrais et des faux Prophètes). L’Expert s’appuie sur le passé pour apporter son savoir. Malheureusement, le monde évolue et les contextes changent, ce qui peut rendre aléatoire son savoir. Le Prophète redonne la confiance. Un Chef d’Etat doit être Expert et Prophète : Allier le savoir et la confiance. Le Général De Gaulle était un grand Prophète.

Le second texte est de Jules Garnier, un économiste du 19ème siècle.
C’est un texte pessimiste d’un Expert déçu. L’Expert n’a pas de réponse à toutes les perturbations. Exemple : Pourquoi les armes sont-elles inventées ? Il n’y a pas de réponse. De nos jours avec la Bourse, lieu de spéculation, ce ne sont plus les hommes qui négocient entre eux, ce sont les machines qui décident dans le monde de la finance. Les Experts et les Prophètes doivent être solidaires avec le peuple pour prévenir les causes de la crise et en atténuer les effets.

L argent Zola©Gallica)

L argent Zola©Gallica

Le troisième texte est d’Emile Zola. Il décrit une situation de crise due à l’échec d’un projet :
Saccard avait un grand projet de construction d’un chemin de fer en Europe de l’Est. Il avait fait rêver beaucoup de personnes qui avaient cru en lui. Ce projet avait échoué et ses partenaires ne lui faisaient plus confiance. Les gens vendaient leurs actions. L’engouement de départ est devenu la débandade générale.
La confiance est un phénomène collectif : La confiance et la méfiance sont des phénomènes contagieux. La spéculation est un pari sur l’avenir. Elle est présente partout dans nos sociétés :
- Les assurances font de la spéculation.
- En Ex-Yougoslavie, elle se présentait sous la forme des pyramides de crédit.
- En Afrique Sub-Saharienne, ce sont les Tontines avec deux variétés :
- 1°) – Tontine de distribution (cotisation et distribution à chaque cotisant à tour de rôle des montants cotisés) ;
2°) – Tontine de capitalisation (on rembourse avec intérêt à chaque cotisant au bout de quelques années : gérée par une personne qui sait le faire).
- La Charia chez les Musulmans : Pas de remboursement avec intérêt, mais des loyers (bénéfices sur l’activité).
La spéculation permet de redonner l’espoir, la confiance.

Le quatrième texte lu était celui d’Upton Sinclair :
Mieux vaut les spéculations à long terme qu’à court terme : Les spéculations à court terme sont les signes de la crise, il faut agir dans l’urgence.
Pour faire face à la crise, il faut construire une parole collective. On peut faire de la dénonciation avec humour pour critiquer en gardant le moral.
Exemple de Coluche qui disait : « Chez moi les fins de mois étaient difficiles, surtout les 30 derniers jours ».
Aussi la chanson La Marquise (1935), critique avec humour.
Nous devons donc rester positifs face à la crise pour avancer avec un bon moral.
Le sixième et dernier texte lu est de Franklin D. Roosevelt, « Mon New Deal », discours du 4 mars 1933 : Mettre en place deux garde-fous pour éviter le retour à la crise.
1°- Surveiller les banques ;
2°- Ne plus spéculer avec l’argent des autres. Prendre des mesures pour disposer d’une monnaie en quantité suffisante mais saine.
Franklin D. Roosevelt crée donc un grand Etat fort pour mettre en place une monnaie unique forte.
L’Etat, l’Expert, Le Prophète, le Peuple doivent s’entendre avec sagesse.

Cette réflexion dans le calme de la bibliothèque François Mitterrand a été très bénéfique de l’avis des uns et des autres. Outre l’apport de connaissances nouvelles par un Professeur d’université, sans être dans un cadre d’un cours magistral, nous avons appris à mettre les mots sur la crise et à identifier les maux de la crise pour pouvoir la traverser avec humour.

De cet atelier, le groupe de thérapie communautaire a adopté l’idée de travailler pour la mise en place d’une bibliothèque vivante qui permette à chacun d’apporter sa pierre à la construction d’une France plus prospère et plus saine.

De : Omer NGUELE GAYENG
Pour le groupe de thérapie communautaire, organisé par le Secours Catholique

Pour découvrir les collections, Visites de la BnF

A l’origine d’un projet mémoriel et artistique : Gallica !

10 juillet 2015

Eté 2014. Une rencontre sous une charmille cévenole, des échanges, des propos fusent. Là-bas, au bord de la rivière Hérault la plaque commémorant la maison natale de Laurent Angliviel de La Beaumelle, né à Valleraugue le 28 janvier 1726….
Et si l’on faisait quelque chose pour faire connaître ce philosophe méconnu ? Les Chemins de la Tolérance étaient nés ! Oui, mais son œuvre, nul ou presque ne la connaît ! Exceptés, Hubert Angliviel de la Beaumelle, Hubert Bost et Claude Lauriol, les trois chercheurs qui ont déjà publié dix ouvrages de 900 pages de la correspondance de l’écrivain aux éditions de la Fondation Voltaire.

Chemins de tolérance ©A Bellet)

Chemins de tolérance ©A Bellet

Vite, Gallica ! Le bonheur de la numérisation toujours disponible !

« La Spectatrice danoise », livre de Laurent Angliviel de La Beaumelle (BnF)
« L’Asiatique tolérant », livre de Laurent Angliviel de La Beaumelle (BnF)
« Défense de l’Esprit des Lois de Montesquieu », annoté par La Beaumelle(BnF)
« Mes pensées ou le qu’en dira-t-on ? » La Beaumelle, édition berlinoise (BnF)
« Le Siècle de Louis XIV » de Voltaire, annoté par La Beaumelle (BnF)
« Correspondance de madame de Maintenon », présentée par La Beaumelle (BnF)
« Vie de Madame de Maintenon », Tome Premier, sans signature de l’éditeur, mais écrit par Laurent Angliviel de La Beaumelle (BnF)
« Vie de Maupertuis » de La Beaumelle, publié à titre posthume par un descendant.

L’œuvre de l’écrivain, huguenot et franc-maçon, en conflit perpétuel avec Voltaire se dévoile. Des lectures s’organisent, une connaissance est proposée en partage…
Le Festival « Les Chemins de tolérance » prend corps et s’enracine dans l’actualité du propos…

Arrivent les deux premiers rendez-vous. Le 25 juin 2015, au temple de Valleraugue, soixante personnes du village assistent au « concert-lectures » de lancement. Orgue, violoncelle et grande harpe relayent les textes de La Beaumelle. Amoureux de la musique et des mots, le public qui n’est guère sorbonnard découvre une personnalité, une œuvre qui lui parle, sans préparation ni préjugé. Le lendemain, au Foyer Rural du village la conférence d’Hubert Bost (président de l’École pratique des hautes études, directeur d’études en sciences religieuses), et de Claude Lauriol (professeur, spécialiste d’histoire du protestantisme), charme et bouleverse une trentaine d’auditeurs néophytes, peu habitué à l’ambiance des colloques littéraires de «l’entre soi» ou des soutenances de thèses. Artisans, employés, paysans en retraite, bergers ou mères au foyer, avides de découvrir « l’un des leurs, né au village» se passionnent.
Bientôt les cafés-histoire en libre parole vont se succéder dans les bars du village et sur les terrasses pour faire connaître le siècle des Lumières, faire réfléchir sur la tolérance huguenote ou maçonnique, aborder le libertinage de l’époque, les questions d’aujourd’hui… L’exposition photographique de Patricia Baud concernant «les Univers de La Beaumelle » installée dans une ancienne boutique ouvrira ses portes le vendredi 10 juillet, à l’heure des marchés fermiers, celle des apéros et des rencontres. Chacun, chacune fera ses courses de découvertes, de réflexions, de confrontations. Bien loin des lieux clos d’une culture élitiste, l’initiative cévenole poursuit son chemin d’éveil tolérant et de culture pour tous, à courte distance du regard amusé d’un intellectuel du dix-huitième, revenant peut-être clandestinement au village pour assister au partage des savoirs, loin des salons de son temps et des amphithéâtres d’aujourd’hui…

Alain Bellet, écrivain

2. Récits d'expériences, Pour découvrir les collections

Pour comprendre la crise : suivre un atelier à la BnF

14 avril 2015

Le 10 avril dernier, les salariés en insertion qui appartiennent à l’atelier d’insertion l’Entrepôt situé à Villepinte et font fonction de manutentionnaires, rippers et chauffeurs livreurs… ont été accueillis à la BnF pour suivre un atelier dont le thème était « Maux et mots de la crise ».

Patrice Baubeau ©Dreyfus)

Patrice Baubeau ©Dreyfus

Patrice Baubeau, historien de l’économie, maître de conférence à l’université Paris Ouest Nanterre, a répondu à leurs questions, en présentant des documents appartenant aux collections de la BnF, extraits de romans, estampes numérisées, extraits de films, chansons…
Qu’est-ce qu’un historien, qu’est-ce que la crise ? La crise d’aujourd’hui est-elle différente des crises passées ? La crise est-elle une fatalité, y a-t-il des responsables de la crise ? Les questions fusent, ce sont là les paroles de personnes qui vivent la crise au quotidien, alors que souvent les économistes parlent de l’économie de façon générale, aseptisée, en se réfugiant derrière des modèles mathématiques qui sont loin, comme le disait Thomas Piketty, lors de sa conférence à la BnF le mercredi 8 avril 2015, de proposer des solutions qui transforment durablement le cours de l’économie, pour en faire une discipline au service de l’homme.
En s’appuyant sur la parabole des 7 vaches grasses et des 7 vaches maigres de la Genèse, Patrice Baubeau explique que le phénomène des crises est aussi ancien que notre mémoire. Autrement dit l’alternance de périodes de prospérité et de famine, invite à prévoir, anticiper, et donc à spéculer sur l’avenir.
Ainsi la crise d’aujourd’hui a beaucoup d’antécédents, qui remontent au fil des siècles. Par contre, ce qui fait débat chez les économistes, est de savoir s’il est possible d’intervenir pour trouver des remèdes aux crises. Les économistes libéraux sont très réservés quant à la possibilité d’éviter des effets qui ne peuvent pas ne pas se produire. Un texte de Jules Garnier, économiste du 19ème siècle, développe ce point de vue.

La bourse de Paris ©Gallica)

La bourse de Paris ©Gallica

Dans son roman, L’Argent Emile Zola, évoque la spéculation effrénée qui se déroule à la bourse de Paris. Spéculer, c’est parier et se projeter dans l’avenir. Plus le risque est élevé plus la rémunération est importante. Sortir de la crise, ne serait-ce pas remplacer une spéculation à court terme par une spéculation à long terme, menée par l’Etat pour répartir les fruits de la croissance pour tous ?
C’est le pari que réussit le président Roosevelt aux Etats-Unis, en mettant en œuvre le New Deal, pour « faire la guerre à la crise », ce qui contribua à sortir son pays de la grande récession de 1929. Son discours du 4 mars 1933 en témoigne.
Des extraits du film « Margin Call » permettent de comprendre ce qui a déclenché la crise de 2008, ce dévoiement de la gestion des risques qui est pourtant au cœur de l’utilité des banques. Ces dernières en effet, ont trouvé le moyen de dissocier risques et rendements, créant une immense opacité en « vendant » des produits financiers associant de manière artificielle un risque estimé et un rendement promis. Dans Margin Call, lorsque la crise s’esquisse, la banque peut alors revendre ses titres financiers, apparemment rentables, sans que les acheteurs réalisent qu’ils acquièrent en réalité des risques considérables. En trahissant leur mission, les banques ont donc contribué au déclenchement de la crise et à sa diffusion à l’ensemble de la planète.
Ce qui change aujourd’hui par rapport à hier, c’est la puissance de nuisance des crises, qui au 19ème siècle s’étendaient par contagion à une dizaine de pays au plus, alors qu’aujourd’hui l’intégration financière touche plus de 100 pays, invitant ainsi à réfléchir à une forme de gouvernement mondial qui pourrait en limiter les effets. C’est d’ailleurs ce qui explique le rôle accru, depuis 2008, du G20, peut-être un premier pas dans cette direction.

La circulation de l argent ©Gallica)

La circulation de l argent ©Gallica

Enfin Patrice Baubeau présente la chanson « Tout va très bien, Madame la marquise », parodie de ceux qui ne veulent pas voir le caractère catastrophique de la situation. Cette chanson créée en 1935, au milieu d’une terrible crise économique, sociale, et diplomatique, connut un grand succès, succès qui demeure aujourd’hui.
Pendant cet atelier, le temps a passé très vite, entraînant un échange nourri entre les participants et l’enseignant-chercheur… Et si les mots de la crise se devaient d’être partagés pour tenter d’en identifier les mécanismes, et arriver à ne pas se laisser imposer un discours qui consiste à en subir les effets ?

Pour s’inscrire aux ateliers des 12 et 19 mai, qui se tiennent de 14h à 16h, pour tout renseignement ; sylvie.dreyfus@bnf.fr , 01 53 79 53 17

Pour découvrir les collections

A vélo dans Gallica

24 mars 2015

Rencontre Gallica du mardi 7 avril : 17h30-18h30…
La Bibliothèque nationale de France a le plaisir de vous proposer un itinéraire au rythme de la pédale dans les collections numériques de Gallica.
« Draisienne », « bicyclette », « vélocipède », depuis les prototypes élaborés au début du XIXe siècle, l’engouement pour cette curieuse machine à deux roues ne s’est jamais démenti.

Le cyclidéal ©Gallica)

Le cyclidéal ©Gallica

A partir des premières inventions, nous suivrons les développements techniques et les multiples usages - sportif, touristique, thérapeutique, militaire, militant… - de la “Petite reine”. L’importance des courses cyclistes, notamment duTour de France, nous permettra de comprendre la place toujours plus importante que prit la bicyclette dans la presse, ainsi que dans l’imaginaire collectif au XXe siècle. Nous passerons le grand plateau pour découvrir les conséquences de la pratique de la bicyclette sur la santé, la mode… et sur le mouvement de libération de la femme !

Enfin, nous nous interrogerons sur la place du vélo dans la ville et comme mode de vie, un sujet qui fait débat depuis un siècle, et qui reste plus que jamais d’actualité.

Rencontre Gallica : mardi 7 avril 17h30-18h30
Animée par François Michel, Responsable de la conservation au Département droit économie politique
Et Agnès De Saxcé, Conservatrice de bibliothèque
BnF | François Mitterrand
Salle 70
Entrée libre
Information : 01 53 79 49 49 ou visites@bnf.fr