Archives de la catégorie 2. Récits d'expériences

2. Récits d'expériences, Témoignages

Visite de la Bibliothèque avec Ouvrir l’école aux parents

10 juin 2013

Retour sur une visite de la bibliothèque avec des enfants de l’école Paul Langevin de Saint Ouen et leurs parents dans le cadre de l’opération Ouvrir l’école aux parents….

Le groupe Ouvrir l école aux parents ©BnF)

Le groupe Ouvrir l école aux parents ©BnF

“Mercredi 29 mai, nous sommes allés à la Bibliothèque Nationale de France François Mitterrand.
Sylvie nous a accueillis et elle nous a fait visiter la bibliothèque et le jardin.
Nous avons bien pu nous représenter les différents espaces de la bibliothèque grâce à la maquette. Sylvie nous a expliqué l’origine de l’écriture et des livres. On a pu apprendre ce qu’était un manuscrit, que les livres étaient réservés aux personnes aisées avant la création de l’imprimerie, et beaucoup d’autres choses…
Sylvie nous a raconté comment la BNF s’est construite et comment elle fonctionne.
Tous les livres qui ont été écrits se trouvent à la bibliothèque: on peut y trouver tout ce que l’on veut. Il y a des salles de lecture où les livres et les multimédias sont classés par thèmes.
Il y a tellement de livres qu’ils ne tiennent pas dans les salles, ils sont donc commandés par les lecteurs et ensuite apportés dans des caisses bleues qui se déplacent sur des rails.
On peut aussi voir des expositions, nous avons vu une exposition très intéressante de photos très belles sur les pays du monde. On a pu ainsi voir comment les gens vivent au Mexique, comment ils s’habillent, leurs habitations….
On a également vu une exposition sur une association qui permet aux jeunes de partir à l’étranger pour connaître un autre pays et apprendre ainsi beaucoup de choses. On a vu des photos et lu leurs récits. C’était vraiment bien pour nous car nous mêmes venons d’un pays étranger ; c’était très enrichissant.
Sylvie nous a fait très plaisir en nous offrant une vue magnifique de Paris, comme on ne l’avait jamais vu auparavant. Nous sommes montés au dix-huitième étage, c’était très impressionnant, on a reconnu la Tour Montparnasse, le Sacré Cœur, la Seine…Cela nous a vraiment plu, fait très plaisir et aussi donné l’occasion de faire une sortie culturelle avec nos enfants.
Nous sommes très contents de cette sortie car on a beaucoup appris et vu de belles choses.
Nous remercions Sylvie pour sa gentillesse et le temps qu’elle nous a accordé.
Nous remercions également Mme Douai d’avoir organisé cette visite.”

Afsa, Timi, Lina, Yamina et leurs enfants.

Ce texte a été rédigé par des parents d’élèves de l’école Paul Langevin de Saint Ouen dans le cadre de cours de français donnés par Amel Maimouni et Maria Siddique (”Ouvrir l’école aux parents pour réussir l’intégration“)

2. Récits d'expériences

L’Age d’or des cartes marines : journée spéciale, 10 décembre 2012

6 juin 2013

Le lundi 10 décembre, la Bibliothèque nationale a ouvert les portes de l’exposition L’Age d’or des cartes marines à plus de 200 personnes. Les commissaires de l’exposition ont assuré ces visites ainsi qu’un élève de l’École de la 2e chance de Paris, site Boucry, devenu pour l’occasion médiateur culturel.

Les visiteurs de l’exposition ont reçu le petit guide réalisé suite à la rencontre des élèves avec l’historienne Catherine Cocquery-Vidrovitch, fruit de leurs questionnements… Téléchargez le  ici

Vous pouvez également visionner le film de cette merveilleuse expérience…

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Ainsi que le témoignage des jeunes de Savoirs pour réussir que vous retrouvez ici

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Rencontre avec Alain Mercuel, auteur de : Souffrance psychique des sans abri

8 janvier 2013

Le 12 janvier prochain, à 17h30, Alain Mercuel, psychiatre, chef du service d’appui « Santé Mentale et Exclusion Sociale » (SMES) du Centre Hospitalier Sainte Anne de Paris, viendra présenter son dernier livre « Souffrance psychique des sans-abri », Editions Odile Jacob, à la BnF , dans le cadre des Rendez-vous du samedi.

Alain Marcuel ©BnF)

Alain Marcuel ©BnF

Plutôt que de parler de votre livre, Alain Mercuel , vous le ferez samedi… pouvez-vous nous rappeler comment est née la décision de créer partout en France des « EMPP », Equipes Mobiles Psychiatrie - Précarité ?
A la fin des années 1990, il est apparu à tous que le secteur de la psychiatrie était très cadastré, en couvrant des secteurs géographiques trop précis (des arrondissements, des communes…) et qu’une partie de la population, telle que les sans-abri , les roms, les gens du voyage… était très difficile à suivre. A cette époque, les DDASS (Direction Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales) qui n’existent plus aujourd’hui, puisque « fondues » dans les Agences Régionales de Santé, avaient décidé de mettre en place des équipes mobiles pour aller au-devant des personnes les plus démunies, les plus précaires, les plus exclues ET en souffrance psychiques, non repérées dans des territoires précis. Ainsi au fil des ans les départements se sont dotés de telles équipes, rattachées aux centres hospitaliers psychiatriques pour la plupart d’entre elles.
A Paris chacun des 5 établissements a pu créer son EMPP. L’hôpital Sainte-Anne a choisi, pour sa part, de développer un service à part entière qui a une mission transversale, couvrant tous les territoires de l’hôpital. Le SMES (Santé Mentale et Exclusion Sociale), par son équipe mobile, intervient dans les 5ème, 6ème, 14ème, 15ème, 16ème arrondissements, ainsi que dans le Bois de Boulogne ou encore sur les voies sur berge.
Il existe maintenant en France plus d’une centaine de structures de ce type, chacune œuvrant sur un territoire bien déterminé. Pour les connaître, vous pouvez vous adresser au SMES, dont voici les coordonnées : 01 45 65 87 95, smes@ch-sainte-anne.fr

La Mission de diversification des publics de la BnF s’est rapprochée de vous, car vous êtes persuadé que la Culture répare, y compris les souffrances psychiques, pouvez-vous expliquer pourquoi ?
La Mission qui échoit aux équipes mobiles est d’aller à la rencontre des personnes, d’évaluer leur souffrance, de les faire accéder à des soins qui leurs conviennent. Ce public des exclus est très hétérogène et a entre autres la particularité de ne pas formuler de demande. Les EMPP on dû alors inventer des modes de médiation, adaptées à leurs besoins : accès aux droits, à un logement décent, aide à la recherche d’un emploi, accès à la Culture, … Toutes ces modalités deviennent vectrices de soin.
C’est ainsi que j’adresse régulièrement à votre mission des personnes en souffrance psychique, qui trouvent à la BnF un lieu chaleureux, un accueil personnalisé, grâce à votre travail, un accès internet et wifi, une carte d’entrée gratuite, puisque toutes ces personnes sont au chômage.
J’espère bien que nous mènerons ensemble le projet que nous avions évoqué lorsque nous nous sommes rencontrés, il y a 4 ans maintenant, celui de réaliser une exposition, sur l’histoire de la grande pauvreté en France, le projet que nous avions intitulé « Une histoire de la cour des miracles », qui pourrait être mené à bien, grâce aux nombreuses ressources documentaires de la BnF …

Souffrance psychique des sans abri ©A. Mercuel)

Souffrance psychique des sans abri ©A. Mercuel

Ce projet pourrait être mené avec des sans-abri, des thérapeutes, des historiens, des historiens de la psychiatrie, il permettrait d’ «historiciser » la question des sans-abri qui ne date pas d’hier, tout comme la misère d’ailleurs… de créer du lien social, entre inclus et exclus, de faire sortir les uns et les autres de leur entre-soi, bref de reconstruire un « Monde commun » cher à Hannah Arendt, projet qui devient de plus en plus urgent et nécessaire, par les temps qui courent…

Entretien réalisé par Sylvie Dreyfus Alphandéry

2. Récits d'expériences

Formation de bénévoles des Espaces livres des Restos du coeur

2 janvier 2013

Jeudi 20 décembre 2012, la mission Diversification des publics de la BnF s’est rendue au siège des Restos du coeur à Paris pour former des bénévoles des Espaces livres. Au programme : circuit du livre, inventaire, cotation, catalogage, désherbage, animation… Un belle journée d’échanges et de partage d’expérience !

Les bénévoles des Espaces livres ©BnF

Les bénévoles des Espaces livres ©BnF

2. Récits d'expériences

Voyage à travers le temps au département des Manuscrits orientaux

6 novembre 2012
Le groupe Décider ©BnF)

Le groupe Décider ©BnF

Depuis plusieurs années, la Mission de diversification des publics est en relation avec l’association Décider, qui propose aux habitants de la Grande Borne, à Grigny (91) de découvrir des lieux culturels, comme la BnF, le Louvre, la Cité des Sciences ….

Lundi 22 octobre, un groupe d’habitants du quartier de la Grande Borne, de Grigny est venu sur le site Richelieu de la BnF, pour découvrir des documents patrimoniaux d’une grande rareté, témoins de l’histoire de l’histoire et de l’origine de l’écriture.
Cette présentation a été faite par Annie Vernay-Nouri, Conservateur, chargée des manuscrits arabes qui a remonté le cours du temps, en leur montrant des documents de tous supports, témoins des aspirations de l’humanité pour maîtriser l’écriture et accéder à la connaissance

Rouleau magique éthiopien ©BnF)

Rouleau magique éthiopien ©BnF

Traité bouddhiste ©BnF)

Traité bouddhiste ©BnF


Laissons leur la parole :

Nous avons vu… un extrait de livre des morts, papyrus égyptien du 12e siècle avant J-C, un Coran du 10e siècle en écriture coufique (Irak), un rouleau magique ou talisman éthiopien en parchemin, un texte gravé sur plaque de cuivre en vieux javanais et un recueil de prières africain conservé dans plusieurs étuis de cuir, un manuscrit sur feuilles de palmier (ôles) provenant d’Asie du Sud-Est, un traité bouddhiste sur feuilles d’ivoire, un livre de recettes médico-magiques sur écorce d’agalloche (bois précieux) de Sumatra et aussi des planchettes coraniques en bois que l’on utilise encore pour l’apprentissage du Coran dans les mosquées et écoles coraniques et enfin un recueil de poésie persane du 16e siècle sur papier.

Ce que nous avons constaté c’est que si les écritures se sont transformées et sont très différentes d’un continent à l’autre, en revanche, l’apparition du papier (inventé en Chine vers 105 après J-C) puis de l’imprimerie (imprimerie xylographique en Chine à partir du 10e siècle) n’a pas fait disparaître les autres supports. Les feuilles d’ôles par exemples sont encore utilisées aujourd’hui notamment dans les campagnes…

Manuscrit arabe sur parchemin ©BnF)

Manuscrit arabe sur parchemin ©BnF

Manuscrit de poésie persane ©BnF)

Manuscrit de poésie persane ©BnF


C’était merveilleux de voir ici, à la Bibliothèque nationale de France, des livres si rares et si précieux mais qui pour certains d’entre nous sont aussi familiers (comme les tablettes coraniques)…

2. Récits d'expériences

Visite de l’expo Presse à la Une

11 juillet 2012

Mercredi 27 juin, un groupe d’une dizaine de jeunes est venu visiter l’exposition Presse à la Une.

Publicité pour le journal Les Dernières Nouvelles ©BnF)

Publicité pour le journal Les Dernières Nouvelles ©BnF

Cette visite organisée par l’association Savoirs pour réussir et le CEFIL (Centre d’étude, de formation et d’insertion par la langue) deux structures parisiennes de lutte contre l’illettrisme a donné lieu à un journal que nous vous proposons de découvrir…

Téléchargez le document ici

2. Récits d'expériences

Accueillir à la Bnf la classe AAR du LP Chennevière Malézieux de Paris 12ème

7 juin 2012

On appelle ” décrocheurs” les jeunes qui sortent du système scolaire sans diplôme et sans qualification. En France, 250 000 jeunes environ sont dans ce cas, tous les ans. La Mission Générale d’Insertion qui dépend du Ministère de l’Education Nationale, pilote, dans les établissements scolaires qui acceptent d’être partie prenante de ce projet, la création de  classes d’un type particulier, les AAR qui s’efforcent  de redonner un projet à des jeunes de 16 ans et plus, sans solution scolaire depuis moins d’un an.

Les AAR (Action d’accueil et de remobilisation) sont une seconde chance pour trouver son orientation  et reprendre confiance en soi. Ce dispositif propose  à ces jeunes un accompagnement personnalisé dans un cadre collectif. Les jeunes alternent une présence au lycée, et des stages en entreprise. Au lycée, ils acquièrent des savoirs de bases en français, mathématiques, anglais, Histoire-Géo, PSE, Arts graphiques, Histoire des Arts. Ils s’ouvrent à la Culture générale, aux matières artistiques, et travaillent sur leur projet professionnel pendant un an.

Avenue Ledru Rollin - CC - Wikimedia commons)

Avenue Ledru Rollin - CC - Wikimedia commons

C’est dans ce cadre que la mission de Diversification des publics a accueilli une classe AAR du LP Chennevière Malézieux. L’objectif était le suivant : familiariser ces élèves à l’utilisation des collections et à la découverte des ressources documentaires de la BnF, autour  d’un thème qui  tenait à coeur à chacun. Plusieurs visites ont permis aux élèves de découvrir les différentes salles de lecture et  les ressources numériques proposées par la bibliothèque. Après avoir précisé leur sujet, les jeunes ont travaillé avec l’association “Omar Le-chèri”, dans laquelle interviennent des journalistes formateurs.  Cette association redynamise chez les jeunes le goût pour l’écriture en les invitant à rédiger des articles de journaux, qui sont publiés dans un numéro spécial du journal Tand’m.
C’est ainsi que Davy a choisi de parler de la perception de la délinquance chez les jeunes. Angélique a évoqué la question des femmes mères et détenues. Selin  a témoigné des pratiques d’accouchement à la maison. Gabriel s’est demandé comment les différents  styles musicaux s’adressaient à des catégories différentes de la population. Cissé quant à lui, a fait le portrait d’un rappeur américain célèbre, Notorius Big. Serge a rencontré une équipe de football américain, les Mousquetaires qui développent ce sport en France, alors que Fatouma se posait la question suivante : devient-on footballeur pour la passion ou pour l’argent ? Enfin Zoheir a essayé de comprendre si la planète était en péril, en interrogeant Cécile Dumas, journaliste à Sciences et Avenir.

Source image : Avenue Ledru Rollin

Témoignages

Une élève raconte la visite avec Pierre Assouline

1 juin 2012

Nous vous avions proposé un article sur la visite guidée par Pierre Assouline autour de Fantômes avec les élèves du collège Clémenceau. Voici maintenant le récit rédigé par Sabrina Larbi… 

Pierre Assouline © BnF)

Pierre Assouline © BnF

“L’endroit le plus froid de Paris, mais notamment le plus fréquenté par les chercheurs : voilà où nous sommes, face à quatre grands immeubles formant de hauts livres ouverts. Tout en verre, les bâtiments se distinguent les uns des autres par leurs différents domaines : Lettres, Lois, Temps et Nombres.
Pierre Assouline nous parle, nous raconte l’histoire de cet endroit qu’il semble si bien connaître. Nous apprenons que la plus grande menace qui pèse sur la BnF est le risque de crue de la Seine. Étant proche de celle-ci, la bibliothèque, bien qu’elle soit conçue pour y résister, pourrait perdre de nombreux ouvrages.

Nous suivons alors Pierre Assouline jusqu’au bâtiment principal. Celui-ci nous explique que la BnF dispose de deux espaces distincts : le premier est ouvert au public, tandis que le second est exclusivement réservé aux chercheurs. Pour y accéder, il faut faire une demande au préalable avec des conditions spéciales (comme une recherche d’ordre universitaire, professionnel, ou personnel).
Grâce à Pierre Assouline, nous pouvons aujourd’hui accéder à ces salles de lecture et nous y retrouvons le silence d’abbaye si bien décrit dans « Fantômes ». Chacun tente du mieux qu’il peut de se fondre dans le décor en minimisant au maximum ses bruits de pas. Car rien ne doit perturber le silence de la salle de lecture : c’est l’une des règles primordiales à respecter, et tout le monde s’y soumet.

Alors, tout en chuchotis, Pierre Assouline tente de nous expliquer l’agencement du lieu. Formant un attroupement autour de lui, nous tendons les oreilles pour ne pas perdre une miette de ses paroles. Certains fascinés, d’autres intrigués, surpris parfois, tous, nous sommes à l’affût du moindre détail nous permettant de relier les salles que nous visitons au roman que nous avons lu. La description du lieu faite par Assouline dans « Fantômes » et l’image que nous avons face à nous relient la fiction à la réalité.
Puis, comme nous sommes venus, nous repartons, toujours dans ce « silence ouaté » qu’a si bien su décrire Pierre Assouline. L’écrivain nous guide alors vers un magasin. Plusieurs compactus y ont été installés : c’est la fameuse arme du crime dans “Fantômes” ! Et nous regardons Pierre Assouline manier la machine sous nos yeux fascinés. La façon dont a procédé le meurtrier prend alors un tout nouvel aspect.
L’image se forme dans nos têtes et peu à peu nous parvenons à reconstituer l’histoire, dotés cette fois de vrais souvenirs des lieux à la place de notre imaginaire parfois peu fiable. Cela s’avère beaucoup plus intéressant car de cette manière nous comprenons mieux le déroulement de l’histoire.
Nous apprenons ainsi grâce à l’intermédiaire de Pierre Assouline que les informations sur les compactus dans « Fantômes » sont bien véridiques. Parmi ces étranges machines, nous en observons certaines plus anciennes qui sont dépourvues de tout système quelconque de sécurité. L’écrivain nous raconte alors que le test de la feuille de papier cité dans l’histoire a bien eu lieu, réalisé par ses soins et qu’il s’était avéré positif !

Pierre Assouline montre le jardin © BnF)

Pierre Assouline montre le jardin © BnF

Puis nous arrivons jusqu’au hall et de là nous avons une magnifique vue sur le jardin intérieur. Les arbres tout droit venus de Normandie sont maintenus grâce à des tuteurs très puissants pour leur éviter de pencher. Sur les hautes baies vitrées, nous reconnaissons les oiseaux bleus mentionnés dans « Fantômes », ceux qui transformeraient la BnF en crèche, d’après le narrateur. Voici encore un détail qui rapproche le roman du réel, et qui nous transporte directement dans l’univers de la fiction. On croirait presque avoir vécu le livre. Après être montés jusqu’au belvédère, nous quittons ce lieu riche en découvertes, impatients de retourner chez nous pour relire l’histoire avec cette fois ci les images en tête…”

2. Récits d'expériences

Miniatures en terre d’Islam : des visites en images !

16 mai 2012

Le 19 septembre 2011, nous avions ouvert les portes de l’exposition “Enluminures en terre d’Islam” pour nos publics. Cette journée avait été riche en découvertes et en partage.

Nous avions alors publié un récit, que vous pouvez toujours retrouver ici, accompagné de témoignages des participants. Vous pouvez désormais également retrouver le film de cette journée.

Face aux nombreux retours positifs qui ont été faits de cette journée, sachez dès à présent que nous recommencerons des journées comme celle-ci, notamment lors de notre exposition de la rentrée 2012 : L’âge d’or des cartes marines. Quand l’Europe découvrait le monde. Nous vous tiendrons informés de l’organisation de ces visites réservées à vos publics.

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2. Récits d'expériences

Des élèves de 3e sur les traces de “Fantômes”

20 avril 2012

Jeudi 5 avril, les élèves du collège Georges Clemenceau, situé dans le 18ème arrondissement de Paris, ont eu l’occasion de venir découvrir la BnF avec un guide de renom : Pierre Assouline, auteur de la nouvelle Fantômes. Il a présenté aux élèves les endroits de la bibliothèque dont il s’est inspiré pour écrire son récit, qui se déroule intégralement dans le bâtiment François Mitterrand.

Cette visite s’inscrit dans le cadre des cours de français de ces élèves de troisième, qui ont étudié deux œuvres de Pierre Assouline. Ce dernier les accompagne dans ces découvertes d’œuvres, en animant trois ateliers au cours de l’année. Quoi de mieux que de mener l’un de ces ateliers in situ, à la BnF, pour que les élèves voient tous les espaces qui ont inspiré l’auteur ?

Pierre Assouline explique le fonctionnement du TAD © BnF)

Pierre Assouline explique le fonctionnement du TAD © BnF

La visite commence par une descente au niveau rez-de-jardin, espace où l’on consulte les précieuses collections de la BnF. D’abord un détour derrière les salles de lecture, pour comprendre comment fonctionnent les TAD : Transports Automatisés des Documents. Il s’agit de curieux petits chariots bleus qui voyagent sur des rails partout dans la BnF afin d’assurer le transport des documents entre l’espace où ils sont stockés et la salle de lecture où un lecteur les a préalablement commandés pour les consulter.

Les élèves traversent ensuite la banque de salle, lieu où se trouvent les bibliothécaires qui réceptionnent les livres et les présentent aux lecteurs, ce qui leur donne l’occasion de poser quelques questions sur le fonctionnement des salles, à la bibliothécaire présente à ce moment-là. Ils la questionnent notamment sur la façon dont sont « tracés » les livres : on enregistre leur sortie des magasins grâce à la référence du livre, puis à la suite de leur périple dans les TAD, on enregistre leur arrivée dans la salle de lecture. On peut donc suivre précisément un document à partir du moment où il sort de son lieu de stockage, jusqu’au moment où il y retourne.

La place L55 © BnF)

La place L55 © BnF

Les élèves passent ensuite dans les salles de lecture, pour arriver à côté de la place L55, dont il est question dans le livre. Pierre Assouline leur présente alors l’organisation des places en salle de lecture, et les outils que les lecteurs ont à leur disposition sur les tables de travail.

Ensuite, les élèves ont le privilège d’aller visiter un magasin, lieu de stockage des livres, et apprennent à manier un compactus manuel : ces grandes étagères où est stocké un impressionnant nombre de livres, lieu du drame dont il est question dans Fantômes. On leur montre alors à ce moment-là un vrai « fantôme », qui est le nom donné par les bibliothécaires au papier que l’on dispose à la place d’un livre, lorsque l’on prend ce livre pour le consulter. Grâce à ce papier, on retrouve rapidement la place exacte du rangement du livre.

Vue de la passerelle de tous les vertiges © BnF)

Vue de la passerelle de tous les vertiges © BnF

Le groupe remonte ensuite vers le hall, en prenant soin d’observer le jardin de la BnF, et les grandes silhouettes d’oiseaux bleues apposées sur les fenêtres, afin de signaler aux oiseaux la présence de la vitre. C’est alors le moment de passer sur la fameuse « passerelle de tous les vertiges » qui conduit à l’auditorium, passerelle dont il est également question dans le livre.

La visite s’achève enfin en montant au 18ème étage d’une des tours, dans un lieu appelé le Belvédère, d’où les jeunes dominent Paris. C’est alors l’occasion pour chacun de poser quelques questions encore à Pierre Assouline.