Archives de la catégorie Témoignages

2. Récits d'expériences, Témoignages

Visite de la Bibliothèque avec Ouvrir l’école aux parents

10 juin 2013

Retour sur une visite de la bibliothèque avec des enfants de l’école Paul Langevin de Saint Ouen et leurs parents dans le cadre de l’opération Ouvrir l’école aux parents….

Le groupe Ouvrir l école aux parents ©BnF)

Le groupe Ouvrir l école aux parents ©BnF

“Mercredi 29 mai, nous sommes allés à la Bibliothèque Nationale de France François Mitterrand.
Sylvie nous a accueillis et elle nous a fait visiter la bibliothèque et le jardin.
Nous avons bien pu nous représenter les différents espaces de la bibliothèque grâce à la maquette. Sylvie nous a expliqué l’origine de l’écriture et des livres. On a pu apprendre ce qu’était un manuscrit, que les livres étaient réservés aux personnes aisées avant la création de l’imprimerie, et beaucoup d’autres choses…
Sylvie nous a raconté comment la BNF s’est construite et comment elle fonctionne.
Tous les livres qui ont été écrits se trouvent à la bibliothèque: on peut y trouver tout ce que l’on veut. Il y a des salles de lecture où les livres et les multimédias sont classés par thèmes.
Il y a tellement de livres qu’ils ne tiennent pas dans les salles, ils sont donc commandés par les lecteurs et ensuite apportés dans des caisses bleues qui se déplacent sur des rails.
On peut aussi voir des expositions, nous avons vu une exposition très intéressante de photos très belles sur les pays du monde. On a pu ainsi voir comment les gens vivent au Mexique, comment ils s’habillent, leurs habitations….
On a également vu une exposition sur une association qui permet aux jeunes de partir à l’étranger pour connaître un autre pays et apprendre ainsi beaucoup de choses. On a vu des photos et lu leurs récits. C’était vraiment bien pour nous car nous mêmes venons d’un pays étranger ; c’était très enrichissant.
Sylvie nous a fait très plaisir en nous offrant une vue magnifique de Paris, comme on ne l’avait jamais vu auparavant. Nous sommes montés au dix-huitième étage, c’était très impressionnant, on a reconnu la Tour Montparnasse, le Sacré Cœur, la Seine…Cela nous a vraiment plu, fait très plaisir et aussi donné l’occasion de faire une sortie culturelle avec nos enfants.
Nous sommes très contents de cette sortie car on a beaucoup appris et vu de belles choses.
Nous remercions Sylvie pour sa gentillesse et le temps qu’elle nous a accordé.
Nous remercions également Mme Douai d’avoir organisé cette visite.”

Afsa, Timi, Lina, Yamina et leurs enfants.

Ce texte a été rédigé par des parents d’élèves de l’école Paul Langevin de Saint Ouen dans le cadre de cours de français donnés par Amel Maimouni et Maria Siddique (”Ouvrir l’école aux parents pour réussir l’intégration“)

2. Récits d'expériences, Témoignages

Rencontre avec Alain Mercuel, auteur de : Souffrance psychique des sans abri

8 janvier 2013

Le 12 janvier prochain, à 17h30, Alain Mercuel, psychiatre, chef du service d’appui « Santé Mentale et Exclusion Sociale » (SMES) du Centre Hospitalier Sainte Anne de Paris, viendra présenter son dernier livre « Souffrance psychique des sans-abri », Editions Odile Jacob, à la BnF , dans le cadre des Rendez-vous du samedi.

Alain Marcuel ©BnF)

Alain Marcuel ©BnF

Plutôt que de parler de votre livre, Alain Mercuel , vous le ferez samedi… pouvez-vous nous rappeler comment est née la décision de créer partout en France des « EMPP », Equipes Mobiles Psychiatrie - Précarité ?
A la fin des années 1990, il est apparu à tous que le secteur de la psychiatrie était très cadastré, en couvrant des secteurs géographiques trop précis (des arrondissements, des communes…) et qu’une partie de la population, telle que les sans-abri , les roms, les gens du voyage… était très difficile à suivre. A cette époque, les DDASS (Direction Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales) qui n’existent plus aujourd’hui, puisque « fondues » dans les Agences Régionales de Santé, avaient décidé de mettre en place des équipes mobiles pour aller au-devant des personnes les plus démunies, les plus précaires, les plus exclues ET en souffrance psychiques, non repérées dans des territoires précis. Ainsi au fil des ans les départements se sont dotés de telles équipes, rattachées aux centres hospitaliers psychiatriques pour la plupart d’entre elles.
A Paris chacun des 5 établissements a pu créer son EMPP. L’hôpital Sainte-Anne a choisi, pour sa part, de développer un service à part entière qui a une mission transversale, couvrant tous les territoires de l’hôpital. Le SMES (Santé Mentale et Exclusion Sociale), par son équipe mobile, intervient dans les 5ème, 6ème, 14ème, 15ème, 16ème arrondissements, ainsi que dans le Bois de Boulogne ou encore sur les voies sur berge.
Il existe maintenant en France plus d’une centaine de structures de ce type, chacune œuvrant sur un territoire bien déterminé. Pour les connaître, vous pouvez vous adresser au SMES, dont voici les coordonnées : 01 45 65 87 95, smes@ch-sainte-anne.fr

La Mission de diversification des publics de la BnF s’est rapprochée de vous, car vous êtes persuadé que la Culture répare, y compris les souffrances psychiques, pouvez-vous expliquer pourquoi ?
La Mission qui échoit aux équipes mobiles est d’aller à la rencontre des personnes, d’évaluer leur souffrance, de les faire accéder à des soins qui leurs conviennent. Ce public des exclus est très hétérogène et a entre autres la particularité de ne pas formuler de demande. Les EMPP on dû alors inventer des modes de médiation, adaptées à leurs besoins : accès aux droits, à un logement décent, aide à la recherche d’un emploi, accès à la Culture, … Toutes ces modalités deviennent vectrices de soin.
C’est ainsi que j’adresse régulièrement à votre mission des personnes en souffrance psychique, qui trouvent à la BnF un lieu chaleureux, un accueil personnalisé, grâce à votre travail, un accès internet et wifi, une carte d’entrée gratuite, puisque toutes ces personnes sont au chômage.
J’espère bien que nous mènerons ensemble le projet que nous avions évoqué lorsque nous nous sommes rencontrés, il y a 4 ans maintenant, celui de réaliser une exposition, sur l’histoire de la grande pauvreté en France, le projet que nous avions intitulé « Une histoire de la cour des miracles », qui pourrait être mené à bien, grâce aux nombreuses ressources documentaires de la BnF …

Souffrance psychique des sans abri ©A. Mercuel)

Souffrance psychique des sans abri ©A. Mercuel

Ce projet pourrait être mené avec des sans-abri, des thérapeutes, des historiens, des historiens de la psychiatrie, il permettrait d’ «historiciser » la question des sans-abri qui ne date pas d’hier, tout comme la misère d’ailleurs… de créer du lien social, entre inclus et exclus, de faire sortir les uns et les autres de leur entre-soi, bref de reconstruire un « Monde commun » cher à Hannah Arendt, projet qui devient de plus en plus urgent et nécessaire, par les temps qui courent…

Entretien réalisé par Sylvie Dreyfus Alphandéry

Témoignages

Une élève raconte la visite avec Pierre Assouline

1 juin 2012

Nous vous avions proposé un article sur la visite guidée par Pierre Assouline autour de Fantômes avec les élèves du collège Clémenceau. Voici maintenant le récit rédigé par Sabrina Larbi… 

Pierre Assouline © BnF)

Pierre Assouline © BnF

“L’endroit le plus froid de Paris, mais notamment le plus fréquenté par les chercheurs : voilà où nous sommes, face à quatre grands immeubles formant de hauts livres ouverts. Tout en verre, les bâtiments se distinguent les uns des autres par leurs différents domaines : Lettres, Lois, Temps et Nombres.
Pierre Assouline nous parle, nous raconte l’histoire de cet endroit qu’il semble si bien connaître. Nous apprenons que la plus grande menace qui pèse sur la BnF est le risque de crue de la Seine. Étant proche de celle-ci, la bibliothèque, bien qu’elle soit conçue pour y résister, pourrait perdre de nombreux ouvrages.

Nous suivons alors Pierre Assouline jusqu’au bâtiment principal. Celui-ci nous explique que la BnF dispose de deux espaces distincts : le premier est ouvert au public, tandis que le second est exclusivement réservé aux chercheurs. Pour y accéder, il faut faire une demande au préalable avec des conditions spéciales (comme une recherche d’ordre universitaire, professionnel, ou personnel).
Grâce à Pierre Assouline, nous pouvons aujourd’hui accéder à ces salles de lecture et nous y retrouvons le silence d’abbaye si bien décrit dans « Fantômes ». Chacun tente du mieux qu’il peut de se fondre dans le décor en minimisant au maximum ses bruits de pas. Car rien ne doit perturber le silence de la salle de lecture : c’est l’une des règles primordiales à respecter, et tout le monde s’y soumet.

Alors, tout en chuchotis, Pierre Assouline tente de nous expliquer l’agencement du lieu. Formant un attroupement autour de lui, nous tendons les oreilles pour ne pas perdre une miette de ses paroles. Certains fascinés, d’autres intrigués, surpris parfois, tous, nous sommes à l’affût du moindre détail nous permettant de relier les salles que nous visitons au roman que nous avons lu. La description du lieu faite par Assouline dans « Fantômes » et l’image que nous avons face à nous relient la fiction à la réalité.
Puis, comme nous sommes venus, nous repartons, toujours dans ce « silence ouaté » qu’a si bien su décrire Pierre Assouline. L’écrivain nous guide alors vers un magasin. Plusieurs compactus y ont été installés : c’est la fameuse arme du crime dans “Fantômes” ! Et nous regardons Pierre Assouline manier la machine sous nos yeux fascinés. La façon dont a procédé le meurtrier prend alors un tout nouvel aspect.
L’image se forme dans nos têtes et peu à peu nous parvenons à reconstituer l’histoire, dotés cette fois de vrais souvenirs des lieux à la place de notre imaginaire parfois peu fiable. Cela s’avère beaucoup plus intéressant car de cette manière nous comprenons mieux le déroulement de l’histoire.
Nous apprenons ainsi grâce à l’intermédiaire de Pierre Assouline que les informations sur les compactus dans « Fantômes » sont bien véridiques. Parmi ces étranges machines, nous en observons certaines plus anciennes qui sont dépourvues de tout système quelconque de sécurité. L’écrivain nous raconte alors que le test de la feuille de papier cité dans l’histoire a bien eu lieu, réalisé par ses soins et qu’il s’était avéré positif !

Pierre Assouline montre le jardin © BnF)

Pierre Assouline montre le jardin © BnF

Puis nous arrivons jusqu’au hall et de là nous avons une magnifique vue sur le jardin intérieur. Les arbres tout droit venus de Normandie sont maintenus grâce à des tuteurs très puissants pour leur éviter de pencher. Sur les hautes baies vitrées, nous reconnaissons les oiseaux bleus mentionnés dans « Fantômes », ceux qui transformeraient la BnF en crèche, d’après le narrateur. Voici encore un détail qui rapproche le roman du réel, et qui nous transporte directement dans l’univers de la fiction. On croirait presque avoir vécu le livre. Après être montés jusqu’au belvédère, nous quittons ce lieu riche en découvertes, impatients de retourner chez nous pour relire l’histoire avec cette fois ci les images en tête…”

2. Récits d'expériences, Témoignages

Présentation des travaux de l’ESAT/ Aube

22 décembre 2011

En juin dernier, nous avons été ravis de recevoir un groupe de l’ESAT de Troyes, venu découvrir les collections de la BnF autour de Jules Verne. Cette visite s’inscrivait dans le cadre d’un projet annuel mené par ce groupe autour de l’œuvre, accompagné par la BnF. En effet, 2010 à 2011, les travailleurs de l’Établissement et Service d’Aide par le Travail hors murs de l’ADAPT Aube ont réalisé, dans le cadre d’ateliers d’expression, arts plastiques et écriture, des dessins inspirés d’œuvres diverses choisies par chacun.

Pour découvrir la galerie des travaux du groupe, cliquez sur cette image © ESAT )

Pour découvrir la galerie des travaux du groupe, cliquez sur cette image © ESAT

Nous sommes donc heureux aujourd’hui de vous présenter le travail réalisé par le groupe dans le cadre de ce projet, qui prend la forme d’une galerie d’images à découvrir ici.

2. Récits d'expériences, Témoignages

Samedi 3 décembre 2011 : visite de l’association Epuisette à la BnF

15 décembre 2011

Nous avons eu le plaisir de recevoir, samedi 3 décembre dernier, un groupe de l’association Épuisette, une bibliothèque associative située à Caen, qui a organisé une journée à Paris pour des enfants de l’association : le matin au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, et l’après-midi à la BnF. Nous sommes ravis de publier ici leur témoignage de cette journée.

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Le groupe de l'asssociation Epuisette lors de sa visite à la BnF© association Epuistte )

Le groupe de l asssociation Epuisette lors de sa visite à la BnF© association Epuistte

” Samedi 3 décembre, avec le soutien apporté par la Fondation Orange, la bibliothèque associative Épuisette a pu accompagner des jeunes de Caen pour une journée sur Paris.

14 jeunes issus de l’école du Calvaire Saint-Pierre, du collège Lechanteur et de l’Épuisette ont ainsi pu découvrir le salon du livre et de la presse jeunesse à Montreuil, rendez-vous incontournable de la littérature jeunesse, où chacun a pu choisir et repartir avec quelques livres offerts par l’Épuisette.

L’après-midi, la Bibliothèque Nationale de France, Quai François Mauriac, nous a aimablement accueilli pour une visite. La guide de la BNF qui nous accompagnait nous a fait parcourir le Labo, lieu expérimental dédié aux nouvelles technologies de lecture et d’écriture, puis nous sommes montés au 18è étage, au belvédère, qui offre une vue imprenable sur Paris. Ensuite au niveau -1, nous avons pu voir les nacelles automatisées qui assurent le transport des documents dans toute la bibliothèque. Après avoir traversé des salles de lecture, cette visite s’est terminée devant les monumentaux globes céleste et terrestre réalisés par Coronelli pour Louis XIV.

Cette journée a permis à ces jeunes élèves d’apercevoir différents aspects du livre. Tous ces jeunes sont bien évidement adhérents de l’association Épuisette qui les retrouvera prochainement à la bibliothèque.”

Publié par Association Epuisette

L’Épuisette est une bibliothèque associative située à Caen (Calvados). Elle a pour objectif de réunir des lecteurs autour de livres qu’ils ont aimés. L’association s’adresse à toutes les personnes qui aiment lire et qui veulent partager avec d’autres cette passion. Créée en décembre 2009, l’association compte aujourd’hui 106 adhérents et dispose d’un fond bibliographique de plus de 350 livres. Celui-ci est entièrement constitué par les cotisations de ses adhérents..

Expositions, Témoignages

Une journée de visites de l’exposition Enluminures en terre d’Islam, lundi 19 septembre

9 novembre 2011

Ce lundi 19 septembre, la mission de diversification des publics a eu le plaisir d’organiser une journée de visites exceptionnelles de l’exposition Enluminures en terre d’Islam, en compagnie de la commissaire de l’exposition, Annie Vernay-Nouri, et de Sylvie Kiehl, médiatrice au service de l’accueil général de la BnF. En effet, grâce au mécénat de la Fondation Total, de précieux manuscrits enluminés d’Islam ont été numérisés, et cette exposition permettait de découvrir ces documents.

L exposition donne à voir des trésors de la culture de l'Islam, BnF, dpt des manuscrits )

L exposition donne à voir des trésors de la culture de l Islam, BnF, dpt des manuscrits

Le lundi, les expositions de la BnF sont fermées au public. Mais, en ce 19 septembre, la mission de diversification des publics a ouvert l’exposition pour recevoir dans un cadre chaleureux des groupes : l’association DECIDER de Grigny, un centre de formation pour des jeunes en démarche de recherche d’emploi, une association d’atelier socio-linguistiques. Cette journée était l’occasion de bien commencer l’année, en permettant à 85 personnes de découvrir de façon privilégiée une exposition.

Certaines visites étaient assurées par la commissaire de l’exposition, ce qui permettait au public de poser de nombreuses questions sur l’exposition en elle-même, mais également sur le travail de la commissaire. Le dialogue s’est alors instauré, au cours de la visite, mais également à son issue, lors du buffet offert par notre mécène, qui permettait à chacun de livrer ses impressions.

Sélection de photographies réalisées à l occasion de cette journée © BnF/Sylvie Dreyfus )

Sélection de photographies réalisées à l occasion de cette journée © BnF/Sylvie Dreyfus

Voici quelques témoignages rédigés à la suite de cette visite par deux personnes de l’association FCP (Francophonie et Cultures Partagées), qui œuvre à la promotion de la francophonie par des activités culturelles et sociales en direction des familles issues de l’immigration et œuvrer pour la cohésion sociale. Cette visite en la compagnie de ces femmes, qui connaissaient bien la culture de ces manuscrits a été particulièrement interactive, et les échanges ont été très intéressants.

« Nous avons été invitées à aller voir les enluminures en terre d’Islam à la Bnf -C’était très beau et il y avait beaucoup de corans décorés -
Les écritures étaient très différentes, arabe, turque, égyptienne avec plein de couleurs et d’or - Des dessins d’animaux aussi et le vrai visage d’Adam et d’Abraham.
Je me souviens des contes anciens avec Kalila  Dimma, des châteaux et d’une princesse à une fenêtre qui écoute le prince charmant -
Je n’avais jamais vu le visage du prophète entouré de flammes dans un beau jardin plein de fleurs - La dame aussi nous expliquait bien tout -
Ca m’a fait beaucoup de plaisir de partager ce moment avec mes copines d’association - toutes nous vous remercions” HABIBA

Pendant la visite... © BnF/Sylvie Dreyfus )

Pendant la visite... © BnF/Sylvie Dreyfus

“C’était très bien de voir toutes ces images et toutes ces écritures arabes que je ne connaissais pas, même si je suis ancienne. C’est ma première exposition à la BNF mais je ne savais pas qu’il y avait autant d’images arabes si vieilles et si jolies - j’ai pu identifier quand même quelques lettres de l’écriture arabe, mais pas beaucoup.”
Les histoires et les contes que j’ai un peu appris quand j’étais petite, ça m’a été rappelé et fait plaisir - Je ne savais pas non plus qu’on pouvait voir le visage du prophète. J’aimerais revenir à la BNF quand il y aura une autre exposition. Merci à tout le monde ” HOURIA

Du côté de l’association Décider, qui participe régulièrement aux activités proposées par la BnF dans le cadre de sa Fresque de l’Histoire, quelques témoignages également « Nous conservons tous en tête l’incroyable richesse des manuscrits présentés, les calligraphies, les couleurs, les formes géométriques, les détails des miniatures, les papiers précieux…(…) Dans le train qui nous ramenait à notre quartier de la Grande Borne à Grigny, des discussions se sont engagées sur l’importance de découvrir de nouvelles choses, d’oser “pousser la porte des musées”, de s’aérer la tête et d’oublier les problèmes du quotidien, mais aussi sur l’écriture aujourd’hui dans nos vies, la place d’un livre, le savoir-faire des artisans de l’époque. Plusieurs se demandaient également comment raconter cela à leurs enfants.»

Nous sommes à votre disposition pour organiser des visites guidées des expositions de la BnF, n’hésitez pas à nous contacter, la culture se partage et s’échange…
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Légendes des images du bandeau 1:
- L’homme et son trésor, Ibn al-Muqaffa’, Kalila wa Dimna, Égypte ou Syrie (?), milieu du XIVe siècle. Papier, 119 folios, 30 × 23 cm, BnF, Manuscrits, arabe 3467, f. 2
- Frontispice enluminé de bleu et or, Coran, Iran, 1594.Papier, 450 folios, 39 × 25,5 cm, BnF, Manuscrits, arabe 418, f. 2 v°-3
- Le voyage nocturne du Prophète, Nezâmi, Khamseh (Les Cinq Poèmes), Bâghbâd (Turkménistan) [et Ispahan, Iran ?], 1619-1624.Papier, 368 f., 29,5 x 20,5 cm, BnF, Manuscrits orientaux, supplément persan 1029, f. 4v

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Pour en savoir plus :

- Retrouvez l’exposition virtuelle d’Enluminures en terre d’Islam, avec les manuscrits numérisés
- Les manuscrits arabes disponibles sur Gallica
- Les manuscrits turcs disponibles sur Gallica
- Les manuscrits persans disponibles sur Gallica
- L’exposition virtuelle Torah, Bible, Coran, livres de parole
- Les collections des manuscrits orientaux à la BnF
- Le département des Manuscrits de la BnF

2. Récits d'expériences, Témoignages

Témoignages suite à une visite de la salle dédiée à l’art…

18 juillet 2011

Le 23 mai dernier, nous avons eu le plaisir d’accueillir un nouveau groupe dans la salle dédiée à l’art, qui a décidément beaucoup de succès ! Voici quelques témoignages de ces jeunes, rédigés à la suite de la visite…

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Après une présentation des collections d art, chacun part à la découverte d'un ouvrage... © ENS Espace Torcy )

Après une présentation des collections d art, chacun part à la découverte d un ouvrage...© ENS Espace Torcy

L’E.N.S. Espace Torcy, implanté dans le 18ème arrondissement de Paris, accueille un groupe de jeunes primo-arrivants qui ont entre 16 et 25 ans. Récemment arrivés en France, ils ne parlent pas ou peu français. Au cours de leur formation, ils bénéficient de dix-huit heures de cours de français hebdomadaires pendant cinq mois. Des sorties culturelles leur sont proposées tous les quinze jours (visites de musées et monuments parisiens). A l’issue de la session, chacun passe le D.I.L.F. (Diplôme Initial de Langue Française) et fait en sorte de trouver une nouvelle formation linguistique ou professionnelle pour la suite. L’objectif est donc de les rendre plus autonomes, de les aider à s’insérer, notamment grâce à un module de sensibilisation à la citoyenneté.
En leur ouvrant ses portes, la BnF contribue à leur intégration et leur donne accès à de précieux documents.

Ana

Je trouve que la BnF est grande, calme et agréable. J’ai lu des livres espagnols et portugais. À la fin de la visite, la dame très sympa nous a fait faire des cartes de la BnF

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2. Récits d'expériences, Témoignages

Témoignage : le 20 juin, visite de l’ADAPT à la BnF

8 juillet 2011

Nous donnons sur ce blog la parole aux groupes qui sont venus à la BnF, en leur proposant de publier des articles rédigés par eux-mêmes suite à leur visite de la bibliothèque… La parole est ici donnée à l’ESAT, groupe venu de Troyes pour découvrir la bibliothèque et ses collections, notamment les œuvres de Jules Verne…
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La visite de la BnF, petite pause devant le jardin pour expliquer le fonctionnement des salles de lectures © ADAPT )

La visite de la BnF : petite pause devant le jardin pour expliquer le fonctionnement des salles de lecture © ADAPT

“Captivant”

Dans le cadre de la mission de diversification de son public, la Bibliothèque nationale de France a conclu un partenariat avec un établissement médico-social accueillant des personnes handicapées par la maladie psychique : l’établissement et service d’aide par le travail (ESAT) hors murs de Troyes (Aube) de l’association L’ADAPT. L’ADAPT œuvre dans le champ de l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées. Elle gère une centaine d’établissement à travers toute la France.
Afin de favoriser l’accès à la culture, les usagers de l’ESAT ont produit, dans le cadre d’ateliers d’expression créative, des dessins, écrits… destinés être diffusés, prochainement, sur ce même blog. Une visite pour découvrir la B.N.F. était organisée par Mme Sylvie Dreyfus, chargée de mission pour la diversification des publics, le 20 juin dernier. Compte-rendu de visite par les usagers.

Pour comprendre le fonctionnement de la bibliothèque, un passage discret et privilégié derrière les salles de lecture : là où sont acheminés les documents demandés par les lecteurs © ADAPT )

Pour comprendre le fonctionnement de la bibliothèque, un passage discret et privilégié derrière les salles de lecture : là où sont acheminés les documents demandés par les lecteurs © ADAPT

Cyril a découvert, à son arrivée, « les lieux modernes et le jardin magnifique. Je n’ai pas pu monter au 18e étage et je suppose que la vue est splendide. Comme j’aime les globes terrestres, j’étais content d’en voir des énormes. Les salles de lecture sont bien pour passer du temps devant les bouquins. J’ai trouvé que les lieux étaient une réussite».

Pierre a relevé « l’importance des bâtiments avec le regret de ne pas voir le jardin de l’extérieur. La grandeur des bâtiments demandait un effort d’orientation. Il y a avait un trop grand décalage dans les dimensions des salles de lecture et les couloirs d’accès. » Quant à Nathalie M., elle a été « impressionnée par l’immensité des bâtiments et des couloirs. Le cadre est chaleureux et agréable ». Pour Simon, la visite du 18e étage et son point de vue sur Paris furent « captivants ».

Pour Nathalie « la découverte de la BNF fut très enrichissante. C’est l’aboutissement de notre projet. Mme Dreyfus est passionnée par la culture et nous a fait partager cela. Elle nous a expliqué l’historique de la BNF et son fonctionnement. »

La visite guidée par Mme Dreyfus a été très appréciée. Yves a souligné sa clarté en découvrant « la vie de cette petite ville à l’intérieur de la capitale ». Pierre a appris « comment les œuvres rares ou anciennes intégraient la réserve seulement accessible aux magasiniers et aux chercheurs et a été intéressé par « les méthodes de conservation des documents et leur manipulation ». Mehdi a également apprécié « l’explication du fonctionnement de la BNF et la visite guidée toute la journée ». Enfin pour Franck, « c’était un plus d’avoir quelqu’un comme Mme Dreyfus ».

La journée se termine par une présentation d'une sélection d'ouvrages de Jules Verne, par Roger Musnik, bibliothécaire spécialisé © ADAPT )

La journée se termine par une présentation d une sélection d ouvrages de Jules Verne, par Roger Musnik, bibliothécaire spécialisé © ADAPT

Pour finir, un exposé de Roger Musnik, bibliothécaire, a permis de découvrir l’œuvre et la vie de Jules Verne ainsi que des exemplaires rares conservés dans les diverses collections de la BN. « Captivant » pour Pierre, « bien expliqué » pour Simon, « très intéressant » pour Franck.

Anastasia a le mot de conclusion. Elle « a trouvé le voyage intéressant. Je trouve ça important pour soi, pour sa culture le fait d’aller dans les musées, des expositions. Je ne regrette pas d’être allée à la BNF. J’ai passé une bonne journée. »

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L’ESAT hors murs de L’ADAPT Aube
Le 06/07/11

Pour en savoir plus :

- œuvres numérisées de Jules Verne sur Gallica

2. Récits d'expériences, Témoignages

Rencontre avec l’Histoire : il y a 100 ans, la France dans le monde…

1 juillet 2011

Au mois de mai, nous avons eu le plaisir d’accueillir un groupe de l’association Le Paris des faubourgs pour participer à la première séance de la nouvelle session des Rencontres avec l’histoire, qui a cette année pour thème conducteur : la France il y a 100 ans.

Il s’agissait pour cette séance de parler des frontières, notamment en expliquant la colonisation du 19ème siècle, et le mécanisme des alliances qui a conduit à la première guerre mondiale. Et aborder ce sujet avec des personnes originaires d’Egypte, du Maroc, du Brésil, d’Erythrée, du Bangladesh ou encore du Sri Lanka était très riche de sens !

Photographies prises en 1906 en Afrique lors de la mission de délimitation des frontières entre le Congo Français et le Cameroun allemand par Eugène Brussaux (ou Étienne Muston) © BnF, département des Cartes et Plans, Société de géographie )

Photographies prises en 1906 en Afrique lors de la mission de délimitation des frontières entre le Congo Français et le Cameroun allemand par Eugène Brussaux (ou Étienne Muston) © BnF, département des Cartes et Plans, Société de géographie

La séance a commencé par la lecture de deux textes historiques. Le premier a été prononcé par Jules Ferry : Discours à la chambre des députés, 28 juillet 1885, ce dernier se fait dans ce discours le promoteur de la colonisation. Le second texte était la réponse de Georges Clémenceau, discours à la chambre des Députés, 30 juillet 1885, dans lequel il s’oppose à Jules Ferry. Ces deux textes ont permis aux participants de situer le contexte de la colonisation, notamment idéologique, et ont soulevé des réactions, et ouvert l’échange.

Une fois ce contexte expliqué, une carte du monde présentant les possessions coloniales en 1914 a été proposée aux participants, ce qui a permis d’expliquer comment s’est passée la colonisation, l’influence qu’elle a eu sur la création de frontières, comment elle a conduit au jeu des alliances stratégiques entre les empires européens.

Enfin, les participants de la rencontre étaient invités à comparer deux cartes : celles des empires européens en 1914, et celle de l’Europe actuellement. C’est à partir des réactions de chacun et des explications précédentes à propos de la colonisation et des alliances, que le contexte de la première guerre mondiale a alors été exposé.

Voici les témoignages suscités par cet après-midi de découvertes de l’histoire, et de la bibliothèque :

Lorsque nous sommes arrivés, malheureusement en retard, Mme Dreyfus nous a accueillis très chaleureusement.
Frédéric nous a expliqué le monde, la colonisation, les frontières de l’Europe avant et après la première guerre mondiale.
Notre groupe a surtout retenu la lutte entre l’Angleterre et la France; nous savons maintenant que seulement les côtes pouvaient être colonisées avant le 19ème siècle (il s’agit des côtes d’Afrique).
Pour la prochaine fois parlez nous, s’il vous plaît, des villes et campagnes. Si vous utilisez un texte, envoyez-le nous avant pour qu’on le prépare. Nous vous enverrons nos questions une semaine avant le rendez-vous. Merci beaucoup, nous sommes très contents d’avoir découvert la Bibliothèque grâce à vous. A bientôt. Nassima, Eden, Ilja, Mireille, Afaf, Manal, Adenilson, Dev Mitra

Pour en savoir plus :
- Présentation de la salle J, où se trouvent notamment les collections d’histoire

- Présentation des collections d’Histoire de la bibliothèque

- Présentation des photos d’Hanoï de la Société de géographie (exposition virtuelle de la BnF : Trésors photographies, la Société de Géographie)