Expositions

Été 14 : les derniers jours de l’ancien monde

1 juillet 2014

Venez découvrir l’exposition sur la première guerre mondiale jusqu’au 3 août, à la Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand, Grande Galerie…

Affiche de l'ordre de mobilisation générale ©Gallica)

Affiche de l'ordre de mobilisation générale ©Gallica

28 juin 1914 : l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche est assassiné à Sarajevo par un nationaliste serbe. Encore un assassinat politique comme l’Europe en a connu beaucoup les années précédentes, spécialement aux confins de l’Autriche-Hongrie. Un simple coup de tonnerre dans un ciel clair… Ce fait divers tragique n’empêche pas l’été de suivre son cours habituel. Les paysans travaillent dans les champs, les ouvriers à l’usine. Les enfants attendent avec impatience la fin de l’année scolaire. Quelques rares privilégiés s’offrent des vacances à Deauville ou sur la Riviera. Le 23 juillet pourtant, l’Autriche adresse un ultimatum à la Serbie. Les hommes politiques, les diplomates, et les opinions publiques ne sont guère inquiets : c’est une crise régionale, qui doit se régler comme les nombreuses tensions précédentes par une conférence de paix. À Paris, les journaux s’intéressent davantage à l’affaire Caillaux. Le Kaiser participe à des régates en mer. Certains esprits clairvoyants s’alarment : Jean Jaurès parle « d’oscillation au bord de l’abîme ». Les nouvelles s’enchaînent, de plus en plus inquiétantes… Une semaine plus tard, le 30 juillet, la Russie mobilise. La machine de la guerre s’ébranle, il ne sera plus possible de l’arrêter. Le jeu des alliances entraîne l’Europe dans une guerre que l’on imagine violente, certes, mais brève…Commence alors « l’ivresse des cris de joie en marchant à l’abattoir » selon les mots de Stefan Zweig, même si la volonté d’en découdre ne caractérise pas toutes les populations, plutôt graves et résignées. Dès le mois d’août, la réalité du conflit apparaît dans sa violence extrême : l’Europe découvre sur son sol la guerre industrielle. Le parcours de l’exposition s’organise autour de la chronologie resserrée des évènements du 23 juillet au 4 août et l’enchaînement des décisions diplomatiques, politiques et militaires qui aboutissent à la conflagration générale. Les répercussions de la crise à l’échelle des individus (célèbres ou anonymes) sont également évoquées, tandis que sept séquences thématiques constituent des approfondissements à la chronologie :

Portrait de l’Europe, une longue période de paix
Cosmopolitisme culturel et expansion économique
Des tensions persistantes en Europe et aux colonies
Pacifismes et bellicismes
Présence du militaire dans la société
Préparer la guerre
Les mobilisations.

La fin de l’exposition traite du choc et de la surprise que constituent, au front comme à l’arrière, les premiers effets concrets de la guerre.

Info pratique : pour organiser une visite de cette exposition, contactez-nous
celine.gaspard@bnf.fr ou 01.53.79.85.30

3. La BnF et ses métiers

Le métier d’expert fonctionnel… par Catherine Lerouge

1 juillet 2014

Sans eux, pas d’applications informatiques, donc impossible de travailler ! L’expert fonctionnel est pour nous l’informaticien à qui l’on décrit ce dont on a besoin et qui va se charger de la conception puis suivre l’utilisation que l’on fait de l’application développée pour éventuellement la corriger ou l’améliorer… Rencontre avec Catherine Lerouge…

Catherine Lerouge ©Gaspard/BnF)

Catherine Lerouge ©Gaspard/BnF

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Je suis Expert fonctionnel. Je travaille sur le site François Mitterrand, au Département des systèmes d’information (DSI), Service études et développements, au sein du bureau études et accompagnement. L’expert fonctionnel recueille et analyse les besoins des utilisateurs puis les soumet sous forme de spécifications à l’équipe de développement informatique. Il est donc l’interface entre la technique et le métier.

2. En quoi consiste votre travail ?
Le nom lui-même du bureau auquel je suis rattachée « Bureau Études et Accompagnement » donne une première réponse à cette question : la mission d’un expert fonctionnel sera composée d’études pour satisfaire les besoins des utilisateurs de la bibliothèque (quels que soient la direction, ou le département auxquels ils sont rattachés) et d’un accompagnement au quotidien dans l’utilisation qu’ils feront des applications/logiciels qui auront été mis en place pour répondre à ces besoins.
Mon domaine d’intervention est celui du circuit du document numérique : plus précisément, en amont, les applications de sélection des documents physiques pour alimenter les prestataires internes ou externes de numérisation, mais aussi désormais les partenaires dans le cadre de la filiale ; et en aval, la chaîne de réception et de contrôles des documents numériques produits.
Maintenir cette chaîne, plus connue sous le terme « chaîne d’entrée », c’est entre autres assurer l’alimentation de Gallica (la bibliothèque numérique) et comptabiliser ce qui doit être payé aux prestataires externes : un dysfonctionnement est donc rapidement remarqué !
Si la réactivité en termes de maintenance doit être assurée, elle doit également l’être de plus en plus pour les demandes d’évolutions des applications : il faut répondre aux contraintes des marchés de numérisation ou des partenariats.
Notre domaine, pour l’année 2014, doit définir et lancer les développements informatiques pour accueillir le nouveau marché de numérisation en masse, ses nouveaux critères de comptage des pages numérisées, le nouveau format des images numériques, la nouvelle version du format « epub », l’intégration du département de l’Audiovisuel dans le circuit du document numérique….
L’expert fonctionnel n’est bien sûr qu’un maillon dans le cycle de réalisation des évolutions des applications: il fait partie d’une équipe à la fois technique (conception, intégration, production) mais aussi métier et s’attache donc à respecter la demande initiale de l’utilisateur.

Organisation du travail...au mur ©Gaspard/BnF )

Organisation du travail...au mur ©Gaspard/BnF

3. Comment devient-on Expert fonctionnel ? Quelle formation est nécessaire ?
Après un parcours purement universitaire et lillois (DEUG de mathématiques, puis maîtrise de sciences économiques), j’ai enchaîné sur un Master spécialité administration des entreprises et comme la sortie du monde universitaire ne me tentait toujours pas, j’ai démarré un Master d’analyse financière (ex DEA, diplôme d’études approfondies). Là, je dois dire que cette dernière année m’a permis de connaître un peu mieux ce à quoi je n’étais pas destinée !
Après diverses expériences sur le marché du travail français et un peu britannique, mes finances (là, même le DEA était superflu pour les analyser) m’ont amenée à considérer une reconversion dans le domaine informatique, bien mieux représenté dans les annonces d’offres d’emplois. L’AFCEPF de Paris a considéré que j’avais les capacités pour devenir analyste développeur en 6 mois ; j’ai alors fait une infidélité à mon cursus lillois et le premier pas vers le monde de l’informatique a donc été fait.

4. Etes-vous titulaire ou contractuelle ?
Je suis contractuelle, après 2 contrats à durée déterminée de 3 ans, on m’a proposé un contrat à durée indéterminée…

5. Comment avez-vous choisi ce métier ?
A mon arrivée à la BnF en octobre 2001, j’ai d’abord travaillé au Bureau Conception et Développement du DSI en tant qu’ingénieur développement, pendant 6 ans. Arrivant d’une petite société informatique, où la frontière métier/technique était moins marquée, j’ai finalement constaté que le contact avec l’utilisateur me manquait. J’ai donc demandé à basculer au Bureau Études et Accompagnement. Il me serait difficile, aujourd’hui, de repartir dans le domaine technique….à moins de me relancer dans un cursus d’études !

6. Pour vous, quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour exercer ce métier ?
Outre un bon esprit d’analyse et de synthèse, les qualités relationnelles sont importantes.
L’expert fonctionnel est censé être force de proposition et avancer des solutions adaptées aux besoins : pour dialoguer avec l’équipe métier et l’équipe technique, il doit posséder une culture technique et fonctionnelle.
Il doit faire preuve d’adaptabilité : les besoins et les solutions techniques sont variés et évoluent parfois rapidement….et parfois au même moment.

C. Lerouge, M. Bourgeois, C. Gallos, T. Malecki, C. Fauvel ©Gaspard/BnF)

C. Lerouge, M. Bourgeois, C. Gallos, T. Malecki, C. Fauvel ©Gaspard/BnF

7. Quels sont les avantages de ce métier ?
La diversité du travail : on est en contact permanent avec les utilisateurs que ce soit les ateliers de numérisation, les départements de collections, et bien sur les collègues du DSI.
La possibilité, en tout cas à la BnF, de se former régulièrement : le besoin d’adaptabilité du métier évoquée un peu plus haut est donc bien identifié.
Les conditions de travail : heureusement, l’équipe est soudée : ça ne diminue pas la charge de travail mais cela permet de l’affronter un peu plus sereinement.

8. Ses inconvénients ?
Plutôt que d’inconvénients, je parlerais de “difficultés”, et ce n’est certainement pas spécifique au métier d’expert fonctionnel.
Le domaine de la numérisation est fortement évolutif, il faut donc être réactif pour répondre aux besoins des marchés et des clients. C’est un élément positif du domaine puisqu’il est intéressant d’acquérir et tenter de maîtriser de nouvelles connaissances: mais il faut bien souvent faire évoluer une application pour répondre à cette nouveauté, tout en maintenant le comportement précédent. Si on décide par exemple de recevoir désormais des images numérisées au format « jpeg2000 » sur les nouveaux marchés, on doit néanmoins continuer à recevoir des images numériques au format « tiff » sur les marchés en cours. Une évolution amène bien souvent une augmentation des lignes de codes écrites et donc une augmentation du périmètre de maintenance.
Et puis bien sûr, même si ce n’est pas agréable d’en parler : faire évoluer une application, c’est potentiellement y amener une régression. Même si on s’attache à réaliser des tests de non régression (automatisés ou humains), en supplément des tests des nouvelles fonctionnalités, on peut laisser passer un bug. Il faut alors faire face au mécontentement légitime de l’utilisateur et au surcroit de travail que le dysfonctionnement induit : réparation de données, recherche d’une solution de contournement, préparation d’un correctif en urgence, nouvelle phase de tests et nouvelle mise en production.

9.Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolution de carrière ?
Les possibilités de mobilité en dehors du DSI sont réduites. Le contenu de mon poste, le domaine sur lequel je travaille et l’équipe à laquelle j’appartiens me conviennent : la question de la mobilité n’est donc pas un problème. Je vais apparemment avoir un parcours moins diversifié que pendant mon cursus d’étudiante !

Pour aller plus loin :

- sur les formats numériques

- sur les métiers de l’informatique

2. Récits d'expériences

Projet européen Hors les murs. La citoyenneté un chantier en construction…

30 juin 2014

Retour sur l’inauguration de l’exposition La citoyenneté, un chantier en construction : mercredi 11 juin, à bord de la péniche Bali. Cette exposition, réalisée par des jeunes de Grigny, quartier de la Grande Borne, et des jeunes de l’école de la 2e chance de l’Essonne est soutenue par le Fonds européen d’intégration…

Arrivée de la péniche Bali ©B. Lucchese BnF)

Arrivée de la péniche Bali ©B. Lucchese BnF

Vers midi, la péniche Bali est venue accoster au pied de la Tour des lois de la Bibliothèque nationale de France pour l’inauguration de l’exposition La citoyenneté : un chantier en construction, en présence du président et de la directrice générale de la bibliothèque, du maire de Grigny et du maire du 13e arrondissement ainsi que de la présidente de l’association Décider…

A bord, les habitants de Grigny, des jeunes de l’école de la 2e chance de l’Essonne, heureux de faire découvrir cette exposition aux personnels de la bibliothèque, aux associations et à leurs bénéficiaires et à tous ceux qui avaient fait le déplacement !

Les médiateurs de l Ecole de la 2e chance ©B. Lucchese BnF)

Les médiateurs de l Ecole de la 2e chance ©B. Lucchese BnF

Pour les habitants du quartier de la Grande Borne, c’était l’occasion de visiter la bibliothèque nationale…

Extraits du carnet de bord de cette journée…

Alassane : “Alors aujourd’hui c’était un grand jour. Le matin nous sommes levés tôt. Nous avons pris le bateau, on a chanté, dansé, on s’est amusé. Puis au temps du midi nous avons mangé, on a pique-niqué. On s’est amusé. Après on est allé visiter la bibliothèque nationale François Mitterrand et puis on a vu des livres, on a vu un livre il était immense : les pages se tournaient toutes seules ! Puis après on est rentré, nous sommes rentrés dans le bateau, nous avons joué à un jeu –ça c’était la matinée- on avait des télécommandes et on devait répondre à des questions. Puis après on est remonté et ma mère elle est arrivée troisième. Au début elle est arrivée première !”

Inauguration officielle ©B. Lucchese BnF)

Inauguration officielle ©B. Lucchese BnF

Bilal : “Aujourd’hui j’ai appris beaucoup de choses sur les bateaux et sur les lacs, les rivières. Aujourd’hui on a visité aussi la bibliothèque François Mitterrand. On a appris beaucoup de choses à la BFM : y’a des plantes, y’a des histoires sur la préhistoire, sur le Moyen-Age, sur tout le temps.”

Fousseni : “Aujourd’hui moi j’étais parti à la bibliothèque : les bâtiments ils étaient pas comme je croyais, ils étaient en livres … ouverts en fait ! Après on est partis, on a pique-niqué, on a mangé ; après on est revenus sur le bateau. Après on a fait un jeu : fallait connaître … (brouhaha).
Et ensuite là je suis en train de raconter ma journée et les premières activités : on s’est levés, on a mangé, on a pris le bus, après on est arrivés ici, on a marché, on a pris le bateau et après on est parti à Paris. On s’est arrêté, on a pique-niqué. Et après j’étais allé visiter la bibliothèque et, comme je vous l’ai dit, les bâtiments ils étaient pas comme je croyais, ils étaient en livres ouverts !
Et ensuite on a visité et maintenant depuis je connais tout de Paris. Et aussi on a vu la terre : la terre en globe terrestre. Et après on a vu un livre magique : il était grand et il se tournait les pages tout seul !! Et ensuite on est partis et on a fait des activités, des jeux ; y’avait mon tonton Karounga qui avait chanté. Et ensuite on a pris des photos. Et en plus mon tonton il a même fait du piano !
Et je vous raconterai la suite plus tard !!!”

Visite de la bibliothèque avec Bruno ©B. Lucchese BnF)

Visite de la bibliothèque avec Bruno ©B. Lucchese BnF

Kadiatou : “Bonjour, la journée elle a été longue parce que le bateau …on a duré longtemps à arriver à Paris. Et le retour aussi ! On a dû prendre le DM5 pour arriver à Juvisy et marcher jusqu’au port. Et après on a mangé et on a fait la visite de la bibliothèque. Elle est très grande, elle fait 19 étages et ça m’a impressionné parce que les bibliothèques elles sont beaucoup plus petites. On a fait des jeux dans le bateau et je suis contente de la sortie.”

Koumba : “Je suis très contente de participer à cette sortie. C’est la première fois que je monte dans une péniche. Je m’amuse beaucoup avec mes enfants donc ça me plait. Rien à dire. Bravo ! Pour l’association DECIDER je souhaite bon vent et bon vent à la BNF aussi !”

Toutes les informations sur : l’association Alternat et la péniche Bali

Association Décider ©Décider)

Association Décider ©Décider

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2. Récits d'expériences

Projet européen Hors les murs, L’argent (du) citoyen : l’exposition…

17 juin 2014

Vendredi 13 juin à 16h30 au Pari’s des Faubourgs : inauguration de l’exposition l’Argent du citoyen, réalisée par le Centre social et culturel Le Pari’s des Faubourgs, la Bibliothèque nationale de France, et plus particulièrement le département des Monnaies médailles et antiques et soutenu par le Fonds européen d’intégration…

Le Pari s des Faubourgs ©BnF)

Le Pari s des Faubourgs ©BnF

Béatrice et Bruno du Pari s des Faubourgs ©BnF)

Béatrice et Bruno du Pari s des Faubourgs ©BnF


Présentation de l’exposition par l’équipe du Pari’s des Faubourgs…

Pourquoi l’argent (du) citoyen ? Qui est ce citoyen ? Nous avons pris le parti de dire que c’est tout un chacun-e. Au centre social Le Pari’s des faubourgs, celui qui franchit la porte est considéré comme citoyen. Qu’il paie ou non des impôts, et quelle que soit sa situation personnelle. Chacun participe à la vie de ce pays et de l’Union européenne, paie des taxes, et d’une manière ou d’une autre, qu’il travaille ou non contribue à la vie collective.
Alors l’argent, ça le concerne. D’origine étrangère, il est souvent venu ici pour cela, en gagner, en avoir plus, en profiter. Même si, plus souvent qu’on ne le croie, il est aussi venu pour les droits de l’Homme. Parfois, il est venu pour simplement rester en vie…

Le roi Argent ©BnF)

Le roi Argent ©BnF

L’accueil : Azize, le roi argent, vous accueille dans notre univers en vous offrant 10 faubourgs (la monnaie locale !)

Niveau 0 : le monde associatif et les centres sociaux, un monde en danger ! Nous avons souhaité évoquer notre outil de travail et les graves dangers que lui font courir des politiques plus intéressées à enrichir les déjà riches qu’à enrichir la valeur des hommes.

Le fonctionnement du Pari s des Faubourgs ©BnF)

Le fonctionnement du Pari s des Faubourgs ©BnF

Le sous sol : La grotte, en mémoire d’Ali Baba. Les voix que vous entendez sont celles de nos adhérent-e-s lisant quelques passages de l’ouvrage L’Argent de Marie Desplechin ou échangeant entre eux au sujet de l’argent.

Salle Geneviève : Gagnons, consommons, un monde transformé en immense marché où l’on se joue de nous ?
Faites tourner la roue de la fortune et interrogez-vous sur ce que rapporte à l’État le billet de loto que vous venez d’acheter…

La roue de la fortune ©BnF)

La roue de la Fortune ©BnF

Niveau 1 : L’Argent, une dette de tous… envers tous
Salle Amayes : le franc. Il est déjà loin pour beaucoup d’entre nous mais on en reparle aujourd’hui… voyage à travers l’histoire du franc grâce à Patrice Baubeau, maître de conférences en histoire à l’université de Nanterre et à Florence Codine, conservateure au département des Monnaies, médailles et antiques, de la BnF.

Histoire du franc ©BnF)

Histoire du franc ©BnF

Salle André Chénier : la crise. Elle est passée par ici, elle repassera par là ! Finie. Pour qui ? Pourquoi les états ne peuvent-ils plus créer leur propre monnaie ?

Imaginer une autre monnaie ©BnF)

Imaginer une autre monnaie ©BnF

Niveau 2 : Agir, expérimenter, tester, créer pour changer nos rapports avec l’argent
Ici, on pense, on agit, on transforme. On ne veut plus être les victimes de tripatouillages divers et variés, alors on s’interroge. Comment faire pour qu’il y ait moins d’injustice, plus de partage…
Au niveau 0 : le Sibère Kaphé

Un monde sans banque ©BnF)

Un monde sans banque ©BnF

Venez jouer à Un monde sans banque, le jeu vidéo créé par le jeunes adhérents et habitants du quartier !!

Concert de Senza Sordini ©BnF)

Concert de Senza Sordini ©BnF

Terminez votre visite en musique avec l’orchestre Senza Sordini !

Vous pouvez visiter l’exposition L’argent (du) citoyen, au Pari’s des Faubourgs jusqu’au 25 juillet…
Retrouver le programme complet ici

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2. Récits d'expériences

Projet européen Hors les murs : L’argent (du) citoyen…

6 juin 2014
Monnaies royales françaises Henri IV ©Gallica BnF)

Monnaies royales françaises Henri IV ©Gallica BnF

L’ARGENT ! En avoir, ou pas, ou plus, ou trop (c’est plus rare), telle est la question qu’on se pose souvent avec plus ou moins d’urgence ou de gravité !

L’exposition participe d’un projet de la Bibliothèque nationale de France et du centre social et culturel Le Pari’s des Faubourgs, soutenu par le Fonds européen d’intégration.

Programme du Vendredi 13 juin (16h30-21h00), inauguration de l’exposition L’argent (du) citoyen :

Animation par l’association Symba sur le thème : Jouons nos valeurs ! Celles qu’on nous impose, celles qu’on porte au coeur

Monnaie, Monnaies ! par l’orchestre Senza Sordini

Lecture publique par les adhérents du Pari’s des Faubourgs d’extraits de L’Argent, de Marie Desplechin, illustré par Emmanuelle Houdart, en présence de l’auteure

Retrouver le programme complet ici

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2. Récits d'expériences

Voyage à travers les livres… L’exposition !!

5 juin 2014

Mercredi 4 juin à 16h00 nous avions tous rendez-vous au Centre social et culturel Maroc Chatenay poètes de Pierrefitte sur Seine pour découvrir l’exposition Voyage à travers les livres…

L équipe projet ©BnF)

L équipe projet ©BnF

Nous avons été accueillis par Patricia Violeau du Centre social et culturel et toutes les mamans et les enfants qui ont participé à ce voyage. Nous avons découvert le livre reportage des mamans et le livre collectif des enfants. Et puis aussi les photos réalisées au cours des visites à la Bibliothèque nationale de France…
Pour les enfants, ce voyage a été riche en découvertes, pour les mamans et pour l’équipe projet cette expérience a été merveilleuse, elle nous a permis de tisser des liens…

Le récit en images de ce dernier épisode…

Le centre social et culturel Maroc Chatenay poètes ©BnF)

Le centre social et culturel Maroc Chatenay poètes ©BnF

Réalisations des enfants, épisode 1 ©BnF)

Réalisations des enfants, épisode 1 ©BnF

Le livre reportage ©BnF)

Le livre reportage ©BnF

La BnF dans le livre reportage ©BnF)

La BnF dans le livre reportage ©BnF

Le voyages des explorateurs  ©BnF)

Le voyages des explorateurs ©BnF

Les potions magiques ©BnF)

Les potions magiques ©BnF

Toujours la Bibliothèque... ©BnF)

Toujours la Bibliothèque... ©BnF

Le livre des mamans ©BnF)

Le livre des mamans ©BnF

Le jardin forêt ©BnF)

Le jardin forêt ©BnF

La maquette ©BnF)

La maquette ©BnF

Les mamans au complet ©BnF)

Les mamans au complet ©BnF

Les enfants ©BnF)

Les enfants ©BnF

Le buffet réalisé par les mamans ©BnF)

Le buffet réalisé par les mamans ©BnF

Les spécialistes des pop up ©BnF)

Les spécialistes des pop up ©BnF

Le gâteau livre ©BnF)

Le gâteau livre ©BnF


Retrouvez :

La présentation du projet
L’épisode 1 : Fabrique moi un livre
L’épisode 2 : Marco Polo
L’épisode 3 : Jeu de piste et Conte au labo
L’épisode 4 : Carnets de voyages
L’épisode 5 : Finir les livres

2. Récits d'expériences

Projet européen Hors les murs. La citoyenneté : un chantier en construction

31 mai 2014

Dans le cadre de l’action menée par l’association Décider avec la Bibliothèque Nationale de France et soutenue par le Fonds Européen d’Intégration, l’inauguration de l’exposition « La citoyenneté, un chantier en construction », réalisée par les habitants du quartier de La Grande Borne à partir des visites et ateliers se tiendra le mercredi 11 juin 2014.

La déclaration des droits de l homme et du citoyen ©Gallica)

La déclaration des droits de l homme et du citoyen ©Gallica

Cette exposition co-réalisée par des jeunes du quartier de la Grande Borne, des élèves de l’École de la 2e chance de l’Essonne et des habitants de Grigny, interroge les fondements de la citoyenneté. Elle s’est nourrie de rencontres : avocats, juges du Palais de justice de Paris, adjointe au Défenseur des droits mais également d’ateliers à la Bibliothèque nationale de France : visite à la Réserve des livres rares pour découvrir un code civil, une déclaration des droits de l’homme et du citoyen, rencontre au département histoire avec F. Manfrin…

La péniche Bali, sur laquelle a été installée l’exposition, partira à 8h30 de Juvisy-sur-Orge.
Après 3 heures de « croisière » sur la Seine, le bateau arrivera au pied de la Bibliothèque Nationale de France.
A 13 heures, le président de la Bibliothèque Nationale de France, Bruno RACINE, la Directrice générale Sylviane Tarsot-Gillery, ainsi que les personnalités présentes procéderont à l’inauguration de l’exposition.
A 15 heures, la péniche Bali repartira pour Juvisy-sur-Orge. Différents ateliers (lire une carte fluviale, paysages des bords de Seine, découvrir une péniche, le fonctionnement d’une écluse…) seront proposés.

Ensemble, nous avons pu réaliser cette exposition. Partageons ensemble le moment de sa présentation.

Association Décider ©Décider)

Association Décider ©Décider

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2. Récits d'expériences

Voyage à travers les livres. Épisode 5 : finir les livres !!

30 mai 2014

Mercredi 28 mai, nous avons accueilli pour la dernière fois à la Bibliothèque les enfants et mamans de Pierrefitte-sur-Seine pour l’ultime étape de notre Voyage à travers les livres…

Les enfants...concentrés ©BnF)

Les enfants...concentrés ©BnF

Merci aux médiatrices pour leur aide précieuse ©BnF)

Merci aux médiatrices pour leur aide précieuse ©BnF


L’objectif de cette dernière séance était de finaliser les livres qui seront exposés au Centre socio-culturel de Pierrefitte-sur-Seine le Mercredi 4 juin…
Les enfants ont donc apporté les dernières retouches aux cartes aux trésors, recettes de potions magiques et Julie et Marie-Christine ont pu fixer les créations sur les pages du livre collectif… Reste à relier les pages… à Pierrefitte

Du coté des mamans, le livre reportage est maintenant presque terminé et la visite au département des Cartes et plans a donné des idées de réalisations de pop up pour la représentation de la Bibliothèque nationale, avec des languettes pour découvrir les lapins du jardin, des ficelles déployant les arbres du jardin forêt entre les tours…

Patricia essaye la craie grasse ©BnF)

Patricia essaye la craie grasse ©BnF

La créativité des mamans ©BnF)

La créativité des mamans ©BnF


Pour nous tous cette expérience a été riche, joyeuse et surtout créative. Pour la Diversification des publics et le Service de l’accueil, c’est toujours le même plaisir de collaborer dans des projets et dans le cas de celui-ci avec Pierrefitte-sur-Seine, c’était l’occasion d’organiser pour la première fois des ateliers enfants-parents. Du coté de mamans et des enfants, nous avons vu beaucoup de plaisir à revenir à chaque séance… des liens se sont tissés, des idées et des envies ont germé et c’est là l’essentiel de ce que nous recherchions au moment de la conception du projet…

Nous vous donnons rendez-vous au Centre socio-culturel de Pierrefitte-sur-Seine, Rue Jules Chatenay, le mercredi 4 juin à partir de 16h pour découvrir, lors d’une exposition, les fruits de cette belle aventure…

Retrouvez :

La présentation du projet
L’épisode 1 : Fabrique moi un livre
L’épisode 2 : Marco Polo
L’épisode 3 : Jeu de piste et Conte au labo
L’épisode 4 : Carnets de voyages

2. Récits d'expériences

Voyage à travers les livres. Épisode 4 : les carnets de voyages

9 mai 2014

Mercredi 7 mai, retrouvailles avec les enfants et les mamans de Pierrefitte-sur-Seine… Pour cette 4e étape du voyage à travers les livres, nous avions rendez-vous à Richelieu, au département des Cartes et plans pour découvrir des carnets de voyage…

Accueil au département des Cartes et plans ©BnF)

Accueil au département des Cartes et plans ©BnF

Un carnet d explorateur du 19e siècle ©BnF)

Un carnet d explorateur du 19e siècle ©BnF


Comme l’objectif de notre voyage est double : appréhender le livre-objet : son aspect matériel, son esthétique, les étapes de sa fabrication, son évolution (de la tablette d’argile au livre numérique) mais aussi la créer 2 livres : le livre collectif des enfants qui restituera les différentes étapes du voyage et le livre des mamans sous forme de reportage sur le voyage, nous avons choisi de faire étape au département des Cartes et plans pour découvrir des carnets de voyage et pêcher des idées !

Carnet de voyage pop up à New York ©BnF)

Carnet de voyage pop up à New York ©BnF

Carnet de voyage à la rencontre des fées ©BnF)

Carnet de voyage à la rencontre des fées ©BnF


Nous avons été accueillis par Frédérique Laval et Olivier Loiseaux qui nous ont montré une sélection des carnets de voyage Zellidja. Les bourses Zellidja, créées par Jean Walter, architecte géologue en 1939, sont destinées à des jeunes de 16 à 25 ans pour financer en partie un projet de voyage thématique en France ou à l’étranger. En retour, le jeune rédige un rapport, ce que nous appelons les carnets de voyages, et un carnet de route, sorte de journal, qui sont déposés par l’association Zellidja à la BnF. En 2013, une sélection de ces carnets de voyage a été exposée à la BnF et aujourd’hui, nous avons pu voir quelques très jolis carnets dont nous allons nous inspirer pour créer nos livres…

Retrouvez :

La présentation du projet
L’épisode 1 : Fabrique moi un livre
L’épisode 2 : Marco Polo
L’épisode 3 : Jeu de piste et Conte au labo

3. La BnF et ses métiers

Le métier de responsable d’atelier de reproduction numérisation… par Franck Bardon

29 avril 2014

Numériser pour donner accès au plus grand nombre aux collections de la BnF. La Bibliothèque nationale a pour mission à la fois de conserver et de communiquer les documents. Afin de les préserver des nombreuses manipulations, la bibliothèque conduit depuis de nombreuses années des programmes de numérisation de ses collections. Ces campagnes de numérisation sont en partie réalisées dans les ateliers de la bibliothèque… Franck Bardon nous présente le métier de responsable d’atelier de reproduction numérisation…

Franck Bardon ©BnF)

Franck Bardon ©BnF

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Je suis responsable de l’atelier de reproduction numérisation au Service restauration – Richelieu, Département de la Conservation, Direction des services et réseaux, sur le site François Mitterrand. A la Bibliothèque nationale de France, il y a trois sites de numérisation : à Sablé, à Richelieu et à Bussy Saint Georges. En raison des travaux sur le site de Richelieu, notre service est installé à Tolbiac mais nous numérisons principalement les collections des départements spécialisés (Manuscrits, Musique, Cartes et plans, Arts du spectacle, Bibliothèque musée de l’opéra, Arsenal et ponctuellement des collections de la Réserve des livres rares et la presse pour le département Droit économie politique)

2. En quoi consiste votre travail ?

Il n’y a pas de journée type… Je peux faire de la prise de vue ou de la post-production c’est-à-dire corriger des images refusées par les départements parce qu’il manque une légende par exemple. Je participe aux réunions de programmation de chantiers de numérisation : on établit un planning annuel avec le nombre d’images pour chaque département. Ce planning est souvent modifié en fonction de la disponibilité des départements pour préparer les lots (de documents) à numériser.
A la réception des lots, je choisis le matériel adapté qui sera utilisé par le photographe et j’établis, pour chaque document, une feuille de travail qui comporte l’identifiant numérique, la cote et le titre du document ainsi que des consignes de manipulation et d’ouverture. Le photographe pourra y reporter les difficultés rencontrées lors des prises de vue. J’entrepose dans une armoire forte les documents en attente de numérisation où les photographes viendront ensuite se servir…

L équipe de l atelier numérisation ©BnF)

L équipe de l atelier numérisation ©BnF

3. Comment devient-on responsable d’atelier de reproduction numérisation ? Quelle formation est nécessaire ?
Je suis photographe de formation. J’ai préparé un Bac A3, lettres et art, option théâtre que je n’ai pas passé : j’étais nul en dessin ! J’ai repris un CAP photographique en alternance, au CIFAP (Centre international de formation à l’audiovisuelle production) de Pantin, pendant 3 ans. Je travaillais dans un labo professionnel qui faisait également studio photo (Dephti Ouest à Bois d’arcy, Dephti pour développement, photo, tirage). A la fin de mon CAP, vers 20 ans, je me suis rendu compte que ce qui me plaisais vraiment ce n’était pas la photo, c’est-à-dire l’aspect créatif, mais le travail sur les photos des autres… Après le CAP, j’ai préparé un bac professionnel en 3 ans au Lycée Brassaï, dans le 15e arrondissement de Paris. Ensuite, j’ai travaillé un an chez Fuji à Bois D’Arcy : je faisais des tirages d’après ektas (grandes diapositives). Puis j’ai passé 3 fois 3 mois en Irlande pour une association qui organisait des séjours linguistiques pour des écoles et avait besoin de photos pour une plaquette publicitaire… Le 2 novembre 1997, je suis entré à la Bibliothèque nationale de France, au service reproduction suite à une candidature spontanée… Depuis 2006, je travaille au département de la Conservation et je suis responsable d’atelier depuis 2007.

4. Etes-vous titulaire ou contractuel ?
Je suis contractuel mais il existe dans la fonction publique des techniciens d’art photographes. Dans mon service, nous sommes 2 contractuels et 3 titulaires à plein temps et une personne à mi-temps.

5. Comment avez-vous choisi ce métier ?

Depuis tout petit je rêvais d’être photographe publicitaire… J’ai eu mon premier appareil photo en CE1 : je photographiais la famille, des paysages, des natures mortes mais entre les pellicules et les flashs cubes, ça revenait cher à l’époque ! Plus tard, avec mon premier salaire de job d’été, j’ai acheté un Nikon FG que j’ai toujours… ce qui me passionnait c’était la prise de vue, le développement : les bacs, la chambre noire… L’avènement du numérique a mis fin à ma passion : je n’aime pas travailler avec photoshop !

6. Pour vous quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour exercer ce métier ?
Il faut aimer les collections : quand je suis arrivé à la BnF, je crois bien que c’était la 3e fois de ma vie que je mettais les pieds dans une bibliothèque, j’ai du mal avec l’ambiance calme des salles de lecture, ça me donne envie de faire du bruit ! Ici j’ai découvert des trésors grâce aux collègues des départements qui nous racontent l’histoire de chacun des documents qui nous sont confiés et témoignent de leur préciosité. Nous travaillons en lien aussi avec les restaurateurs qui transmettent l’amour de leur travail ce qui ne peut pas laisser indifférent…

7. Quels sont les avantages de ce métier ?

L’autonomie dans l’organisation du travail : après la réunion avec l’expert numérisation, qui est en contact avec la coordinatrice de la conservation et de la reproduction, et la chef du service restauration, qui fixe le programme annuel de numérisation pour les départements, nous sommes autonomes dans l’organisation de notre travail.
Les collections que l’on numérise : on a dans les mains des trésors que peu de gens peuvent voir…

Scanner Metis DRS 5070 ©BnF)

Scanner Metis DRS 5070 ©BnF

8. Ses inconvénients ?
Nous faisons en permanence une veille technologique mais les budgets de l’établissement ne permettent pas de renouveler les équipements aussi régulièrement qu’il le faudrait. Nous travaillons avec un matériel vieillissant. Les machines ne sont pas adaptées à la diversité des documents que nous avons à traiter. Il faut bricoler, trouver des astuces pour répondre à la demande et ça c’est intéressant !

9. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolutions de carrière ?

Je suis contractuel, il y a donc peu de possibilités de mobilité…
Même si je me tiens informé, je vais être distancé par les nouveaux photographes qui maîtrisent les nouvelles techniques, j’aimerais davantage travailler sur les marchés de numérisation ou mon expérience technique serait un vrai plus : choix du prestataire, rédaction du cahier des charges, travail avec les départements sur les traitements prioritaires.