1. Vous accueillir à la BnF
Découvrir la BnF et son histoire
Depuis plus de 800 ans, la BnF collecte et conserve la mémoire de la connaissance. Son histoire chemine avec celle de l’histoire de France : bibliothèque royale,elle est devenue nationale après la révolution française. Ses collections sont riches et multiples, manuscrits , premiers livres imprimés, cartes et plans dont certains remontent à la période des grandes découvertes, estampes, photographies, monnaies et médailles, documents audiovisuels…
Depuis le roi François 1er, grâce à la loi du Dépôt légal, promulguée en 1537, la Bibliothèque accueille dans ses collections un exemplaire de tous les livres et journaux imprimés en France, mais aussi les films, les images, les photos, la musique, bref tous les supports reproduits en France. Ainsi la bibliothèque conserve aujourd’hui : plus de 15 millions d’ouvrages, plus de 250 000 manuscrits, plus de 360 000 titres de périodiques (journaux, revues…), plus de 12 millions d’estampes, photographies, affiches, plus de 800 000 cartes, plus de 2 millions de documents musicaux, plus de 150 000 vidéos, plus de 530 000 monnaies et médailles…
Aujourd’hui, la BnF préserve un patrimoine précieux pour le transmettre aux générations futures, et utilise les nouvelles technologies pour faire connaître ses collections hors les murs, grâce à Gallica, sa bibliothèque numérique.
Pour visiter le site François Mitterrand, connaître l’histoire de la BnF , découvrir le fonctionnement d’un bibliothèque du XXIème siècle, ouverte à toutes les cultures du monde, apprendre à utiliser Gallica, des visites sont proposées. Elles sont gratuites pour les publics du champ social.
Par ailleurs, la Mission de diversification des publics est à l’écoute, des relais du champ social, professionnels ou bénévoles, pour répondre à vos demandes, vous accompagner dans des recherches, imaginer avec vous des ateliers de présentation des collections qui intéressent vos publics, vous faire découvrir les collections audiovisuelles, organiser des projections de films à la demande….
Faire de la culture un monde partagé est l’objectif de la Mission de diversification des publics . Pour programmer une visite, nous rencontrer pour imaginer ensemble des modes d’utilisation de la BnF qui développe des pratiques culturelles innovantes et non excluantes pour vos publics, n’hésitez pas à nous contacter
1. Vous accueillir à la BnF, Expositions
C’est la rentrée ! Voici les nouvelles expositions programmées à la BnF
Nous sommes heureux de vous présenter les prochaines expositions de la BnF. Si vous souhaitez venir les visiter, n’hésitez pas à vous inscrire auprès de nous
L’âge d’or des cartes marines, quand l’Europe découvrait le monde
23 octobre 2012 - 27 janvier 2013, François-Mitterrand - Grande Galerie
La Bibliothèque nationale de France possède la plus grande collection au monde de portulans, ces cartes marines enluminées sur parchemin, souvent rehaussées d’or, dont la plus ancienne connue date du XIIIe siècle. Innovation technique autant qu’objet de science et miroir de la quête d’un ailleurs, les portulans apparaissent comme de véritables oeuvres d’art. A partir d’une sélection de deux cents pièces, cartes mais aussi globes, instruments astronomiques, objets d’art et d’ethnographie, estampes, tableaux et manuscrits, l’exposition aborde plusieurs phénomènes : le rôle des cartes, les grandes découvertes, l’hégémonie européenne, la création d’une iconographie des Nouveaux Mondes.
La photographie en cent chefs-d’oeuvre
13 novembre 2012 - 17 février 2013, François-Mitterrand - Galerie François 1er
Explorer la notion de chef-d’oeuvre appliquée à un médium aussi foisonnant et divers que la photographie, tel est le propos de cette exposition qui dévoile 100 photographies issues des collections de la BnF, choisies pour leur beauté, la perfection de leur tirage et leur provenance.
Tous les genres sont représentés, portraits, paysages, nus, reportages, publicités ou photographies scientifiques… Les grands noms de la photographie des XIXe et XXe siècles parmi lesquels Eugène Atget, Félix Nadar, Diane Arbus, Henri Cartier-Bresson, Man Ray, Brassaï, André Kertesz ou Gilles Caron côtoient des anonymes et des photographies faites par des écrivains comme Zola ou Victor Segalen.
1. Vous accueillir à la BnF, Visites de la BnF
Nouvelles expositions et nouvelles dates de visites pour les relais du champ social
Nous sommes heureux de vous présenter les prochaines expositions de la BnF, et nous vous proposons donc de venir les découvrir lors des visites de sensibilisation réservées au relais du champ social (éducateurs, formateurs, travailleurs sociaux, bénévoles…)
L’âge d’or des cartes marines, quand l’Europe découvrait le monde
23 octobre 2012 - 27 janvier 2013, François-Mitterrand - Grande Galerie
La Bibliothèque nationale de France possède la plus grande collection au monde de portulans, ces cartes marines enluminées sur parchemin, souvent rehaussées d’or, dont la plus ancienne connue date du XIIIe siècle. Innovation technique autant qu’objet de science et miroir de la quête d’un ailleurs, les portulans apparaissent comme de véritables oeuvres d’art. A partir d’une sélection de deux cents pièces, cartes mais aussi globes, instruments astronomiques, objets d’art et d’ethnographie, estampes, tableaux et manuscrits, l’exposition aborde plusieurs phénomènes : le rôle des cartes, les grandes découvertes, l’hégémonie européenne, la création d’une iconographie des Nouveaux Mondes.
Visites pour les relais du champ social : mercredi 31 octobre à 10h30, jeudi 15 novembre à 10h30, jeudi 20 décembre à 10h30
La photographie en cent chefs-d’oeuvre
13 novembre 2012 - 17 février 2013, François-Mitterrand - Galerie François 1er
Explorer la notion de chef-d’oeuvre appliquée à un médium aussi foisonnant et divers que la photographie, tel est le propos de cette exposition qui dévoile 100 photographies issues des collections de la BnF, choisies pour leur beauté, la perfection de leur tirage et leur provenance.
Tous les genres sont représentés, portraits, paysages, nus, reportages, publicités ou photographies scientifiques… Les grands noms de la photographie des XIXe et XXe siècles parmi lesquels Eugène Atget, Félix Nadar, Diane Arbus, Henri Cartier-Bresson, Man Ray, Brassaï, André Kertesz ou Gilles Caron côtoient des anonymes et des photographies faites par des écrivains comme Zola ou Victor Segalen.
Visites pour les relais du champ social : vendredi 23 novembre à 10h30, vendredi 21 décembre à 10h30
Comme toujours, nous vous proposons également des visites du “bâtiment” : mardi 2 octobre à 10h30, mardi 6 novembre à 10h30 et mardi 4 décembre à 10h30
N’hésitez pas à vous inscrire auprès de nous pour participer à ces visites guidées ! Nous serons, à l’issue de chacun de ces rendez-vous, à votre disposition pour discuter de projets que nous pourrions mettre en place pour recevoir vos publics.
3. La BnF et ses métiers
Le métier de magasinier de bibliothèque… par Jorge Garcia
Nous vous proposons de découvrir, avec Jorge, le métier de magasinier de bibliothèque. C’est un métier essentiel dans une bibliothèque : ce sont les magasiniers qui prennent soin des ouvrages et les communiquent aux lecteurs.
Dans les salles de lecture, ils sont souvent les premiers interlocuteurs pour renseigner les lecteurs. Ce sont également eux qui veillent au rangement des ouvrages : un ouvrage mal rangé est un ouvrage perdu…
1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Je suis magasinier des bibliothèques. Je travaille à la Biblithèque nationale de France, sur le site de Tolbiac (F. Mitterrand), au service presse du département Droit, économie, politique.
2. En quoi consiste votre travail ?
Mon travail est réparti entre le travail interne c’est-à-dire la gestion des collections de presse grand format, en particulier la presse internationale. Il s’agit d’un travail de magasinage qui comprend à la fois le conditionnement (création de boîtes de stockage et de conservation des journaux), l’équipement (étiquetage des boîtes avec le titre du journal, la date et la cote qui sert au rangement), les petites réparations pour les journaux endommagés.
L’autre partie de mon travail est le service public ou service aux lecteurs : il s’agit de permanences de 5 heures 3 ou 4 fois par semaine durant lesquelles on communique les documents en salle de lecture, on peut aussi être posté en magasin pour aller chercher les documents demandés par les lecteurs. Je fais également des permanences dans la salle de lecture de la presse où je m’occupe du bulletinage des journaux, c’est à dire réceptionner et équiper, avant de les mettre en rayon à la disposition des lecteurs, les quotidiens et revues français et étrangers qui arrivent chaque jour. Dans cette salle, les journaux ne sont conservés que 3 mois, il faut donc les « désherber » c’est-à-dire retirer régulièrement les documents de plus de 3 mois.
Je participe aussi au tri du dépôt légal : tous les journaux publiés en France sont déposés à la BnF, il faut donc les répartir dans les départements qui sont organisés selon les grands domaines du savoir : histoire, philosophie, sociologie, droit, économie, politique, littérature, art, sciences…
Je fais également des permanences de service public les week end, 10 samedis et de 3 à 4 dimanches par an.
3. Comment devient-on magasinier de bibliothèque ? Quelle formation est nécessaire ?
J’ai passé le concours de magasinier de bibliothèque. C’est un concours de niveau BEP. J’ai commencé comme contractuel à la bibliothèque de l’Université de Bourgogne (bibliothèques de Langues, Droit-Lettres et IUT) puis, à la suite de la réussite au concours, j’ai été nommé à la BnF.
4. Etes-vous fonctionnaire ou contractuel ?
Je suis fonctionnaire
5. Comment avez-vous choisi ce métier ?
J’ai fait des études de géographie que je n’ai pas terminées. J’ai enchaîné des petits boulots pendant 2 ans puis j’ai répondu à une annonce pour travailler à la bibliothèque de l’Université de Bourgogne. Ça m’a beaucoup plu, je me sentais à l’aise, je renouais avec des lieux de savoir et de connaissance et je retrouvais l’univers des campus, plutôt agréable.
6. Pour vous quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour exercer ce métier ?
Il faut avoir l’esprit d’équipe : on se répartit le travail sur les collections : par exemple le dépouillement des journaux ou pour le micro filmage : il faut vérifier que l’on a bien tous les journaux avant de les faire reproduire en microfilm ou lorsqu’il faut reprendre le travail d’un collègue qui s’en va ou qui est absent.
Il faut un grand sens de l’organisation et de la méthode pour gérer les collections dont on est chargé : je m’occupe d’une soixantaine de titres et quand je pars en vacances, les journaux continuent quand même à arriver…
Il faut aussi être soigneux et ordonné pour le travail de magasinage.
Enfin, il faut être curieux et se tenir informé sur les normes de conservation , en particulier sur la numérisation.
7. Quels sont les avantages de ce métier ?
On travaille sur des collections intéressantes, parfois des journaux anciens. Les conditions de travail sont bonnes : on a des horaires variés (chacun peut aménager son emploi du temps comme il le souhaite en dehors des contraintes de service public). On peut faire des heures supplémentaires. On a un espace de travail personnel et des moyens techniques, informatiques performants (TAD, applications informatiques pour la communication).
On peut bénéficier de formations professionnelles d’un excellent niveau et il y a l’environnement culturel propre à la BnF riche et dynamique : expositions, conférences, vie associative…
8. Ses inconvénients ?
Il y a un manque d’effectifs flagrant qui engendre un surcroît de travail et parfois des tensions au sein des équipes. La charge de travail fluctue aussi au cours de l’année : l’été est toujours une période critique : il y a beaucoup de lecteurs, les personnels partent en vacances et du coup ceux qui restent font plus de permanences en salles de lecture ce qui laisse moins de temps pour le travail interne sur les collections.
Il y a aussi des contraintes liées au bâtiment : les distances sont longues à parcourir pour la communication des documents, on utilise aussi les ascenseurs pour descendre les journaux de grands formats jusqu’aux salles de lecture.
Mon bureau est situé dans une tour, au 16e étage, ce qui n’est pas toujours le cas. Certains de mes collègues ont des bureaux sans lumière du jour dans les sous-sols.
Enfin, depuis mon arrivée en 2008, mon salaire n’a pas été augmenté…
9. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolution de carrière ?
J’envisage de passer le concours de Bibliothécaire assistant spécialisé car je suis très intéressé par le catalogage. J’aimerais aussi faire de la formation et me perfectionner dans le domaine de la conservation.
3. La BnF et ses métiers
Le métier de responsable d’équipe… par Juliette André
Nous poursuivons la découverte des métiers de la Bibliothèque en allant à la rencontre de Juliette qui nous présente le métier de Responsable d’équipe. Juliette encadre une équipe de magasiniers de bibliothèque au Département histoire sur le site de Tolbiac (F. Mitterrand).
1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Je suis Responsable d’équipe au service Philosophie et religion, au département Histoire, philosophie, sciences de l’homme, à Tolbiac.
2. En quoi consiste votre travail ?
Je supervise, sous l’autorité du chef de service, une équipe de magasiniers, titulaires et contractuels, composée d’environ 25 personnes.
Ce travail consiste en la gestion quotidienne des présences et absences, en l’élaboration des plannings de service public hebdomadaires et annuels (pour les week-end et soirées). J’élabore aussi des plannings différents pour les périodes de vacances.
Je m’occupe également de l’accueil et de la formation des nouveaux arrivants : prélèvements en magasins, service public en banque et arrière banque de salle. J’organise et supervise en collaboration avec les responsables de salles et de magasins du service le travail interne : traitement de conservation, remagasinage c’est-à-dire déplacements de collections, nettoyage des documents par exemple. J’organise des réunions avec les responsables de salles de lecture et les responsables des magasins pour prévoir et organiser des chantiers.
Je suis également correspondante formation pour les magasiniers de mon équipe, en relation avec le responsable formation du département : je participe à la mise en place d’un cursus de formation initiale pour les nouveaux arrivants et je recense les besoins en formation continue.
Je fais du service public : 3 demi-journées par semaine en tant que responsable d’équipe c’est à dire que je veille à la bonne organisation des services au lecteurs (communication des documents depuis les magasins jusqu’aux salles de lecture) et je suis amenée à en faire des permanences supplémentaires en salle de lecture en fonction des besoins, pendant les vacances ou en cas d’absences.
Je m’occupe également de l’application informatique qui gère à la fois les présences et les absences (congés, maladies, formation) pour l’équipe : correction des pointages et prévalidation des demandes de congés.
Je prépare avec le chef de service l’entretien professionnel annuel des magasiniers de l’équipe : bilan du travail effectué, besoins en formations, objectifs.
Je planifie et assure le suivi des heures supplémentaires et transmets au chef de service.
3. Comment devient-on Responsable d’équipe ? Quelle formation est nécessaire ?
Je suis entrée à la Bibliothèque nationale de France en tant qu’agent d’accueil alors que j’étais étudiante en histoire à Paris 1. Après mon DEA d’histoire de l’Afrique noire, j’ai préparé les concours de l’enseignement et me suis présentée également au recrutement sans concours de magasiniers de bibliothèques en 2007. J’étais sur la liste complémentaire et j’ai finalement été appelée en 2008 en tant que magasinier, affectée au service des sciences sociales. En octobre 2009, j’ai obtenu un poste de responsable de magasins puis je suis devenue responsable d’équipe en juin 2010.
4. Etes-vous fonctionnaire ou contractuelle ?
Je suis fonctionnaire, magasinier 2e classe.
5. Comment avez-vous choisi ce métier ?
Comme je l’ai dit précédemment, j’ai passé les épreuves du recrutement sans concours de magasinier de bibliothèque en même temps que je préparais les concours de l’enseignement. Je suis arrivée dans ce métier par hasard et je ne regrette pas car le travail de responsable d’équipe me plaît, en particulier pour le contact humain.
6. Pour vous quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour exercer ce métier ?
Il faut de l’organisation et de la méthode pour l’élaboration des plannings mais il faut surtout un bon relationnel pour encadrer l’équipe : savoir communiquer, entretenir du lien entre les magasiniers (cela passe aussi par l’organisation de temps de détente pour se retrouver). Il faut aussi faire preuve d’autorité pour faire respecter les règles pour travailler en bonne intelligence.
7. Quels sont les avantages de ce métier ?
C’est un travail transverse qui me permet d’être en lien avec les magasiniers mais aussi avec d’autres interlocuteurs : chef de service, responsable formation, responsables de magasins ou salles de lectures et responsables d’équipes des autres services du département.
Les tâches sont variées, on mène également une réflexion sur l’organisation et le travail de magasinage.
8. Ses inconvénients ?
Il faut être très disponible pour les magasiniers de l’équipe ce qui me laisse parfois peu de temps pour mon propre travail. Il y a des contraintes de service public : veille permanente sur les magasins, la communication, les agents postés…
Il y a des contraintes horaires : arrivée à l’ouverture à 8h ou fermeture à 20h, travail le week-end à raison de 10 samedis et un dimanche par an (le nombre de dimanches varie d’un département à l’autre, en fonction des effectifs).
La progression de carrière est quasiment inexistante : il y a trop peu de possibilités de promotion et la progression est lente, liée à l’ancienneté.
Enfin, le niveau de rémunération est bas au regard du travail effectué.
9. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolution de carrière ?
La seule manière de progresser est de passer des concours : j’ai préparé cette année le concours de Bibliothécaire assistant spécialisé. J’envisage de le présenter à nouveau l’an prochain ainsi que le concours de Conservateur.
- pour aller plus loin : le métier de magasiniers de bibliothèques
Pour découvrir les collections
Les jeux olympiques d’hier à aujourd’hui
Retour sur l’atelier rencontre du vendredi 6 juillet…
Environ soixante personnes ont participé à l’atelier sur l’histoire des Jeux Olympiques, organisé à l’espace Jules Verne et animé par Roger Musnik et Mohamed El Bouziani…
Roger Musnik nous raconte l’histoire des JO…
Les jeux olympiques sont nés dans l’Antiquité, selon les premières traces écrites, en 776 avant Jésus-Christ. Ils comportaient alors peu d’épreuves : courses à pieds, lutte, concours hippiques, saut en longueur et lancer de disque et de javelot. Ils étaient dédiés à Zeus et s’accompagnaient de sacrifices aux dieux. Les jeux olympiques étaient réservés aux hommes. Le culte du corps et donc du beau était très important : les athlètes concouraient nus.
Cette compétition a disparu avec la chute de l’empire romain pour renaître bien plus tard, à la fin du 19e siècle grâce au baron Pierre de Courbertin. Le Comité international olympique est créé en 1896 et les premiers JO sont organisés à Athènes en 1894.
Les Jeux olympiques rassemblent des sportifs de toutes les nations, c’est la symbolique reprise sur le drapeau qui apparaît pour la première fois en 1920 : 5 anneaux entrelacés, représentant les 5 continents.
Comme dans la Grèce antique, les JO sont organisés tous les 4 ans, avec des cérémonies d’ouverture et de clôture. Cependant, les JO actuels se déroulent dans des pays différents à chaque olympiade. Dès 1900, ils sont ouverts aux femmes et l’on compte aujourd’hui 26 sports différents déclinés en 300 disciplines.
Si les JO sont avant tout une compétition sportive à l’échelle planétaire, ils ont cependant des retentissements politiques et économiques :
- Sur le plan politique :
Les JO de Berlin organisés en 1936 ont servi de vitrine à Hitler qui voulait montrer la supériorité de la race aryenne. En 1968, à Mexico Tomy Smith et John Combs (1er et 3e au 200m) lèvent le poing sur le podium, pendant l’hymne américain en protestation de la condition noire aux USA. Les JO de Moscou en 1980 ont été boycottés par les USA et plusieurs autres pays en riposte à l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS. En réponse, les JO de Los Angeles en 1984 ont été boycottés par l’URSS et 15 pays du bloc communiste. On se souvient plus récemment d’appels à boycott des JO de Pékin et du parcours chaotique de la flamme à Paris et à Londres en protestation de la répression au Tibet.
- Sur le plan économique :
Pour le pays organisateur, les dépenses sont considérables puisqu’il faut construire les équipements sportifs nécessaires (stades, piscines, patinoires et pistes de ski…) et les villages olympiques accueillant les délégations.
Le budget estimé des JO de Londres de 2012 est de 9 milliards de livres sterling.
Mais les JO rapportent également beaucoup : grâce aux droits de retransmission payés par les télévisions, grâce aux sponsors et à la publicité.
A l’issue de l’exposé, Mohamed El Bouziani a présenté 3 extraits de films documentaires : le premier était constitué d’archives sur l’histoire des Jeux. Le 2e film montrait la préparation des équipements sportifs et le parcours de la flamme aux JO d’hiver de Grenoble en 1968. Enfin, le dernier film était centré sur les champions français, en particulier Marie-Jo Pérec.
Pour prolonger cet atelier rencontre, vous pouvez, durant tout l’été, voir en salle B une sélection de films sur les JO et le sport.
2. Récits d'expériences
Visite de l’expo Presse à la Une
Mercredi 27 juin, un groupe d’une dizaine de jeunes est venu visiter l’exposition Presse à la Une.
Cette visite organisée par l’association Savoirs pour réussir et le CEFIL (Centre d’étude, de formation et d’insertion par la langue) deux structures parisiennes de lutte contre l’illettrisme a donné lieu à un journal que nous vous proposons de découvrir…
Téléchargez le document ici
3. La BnF et ses métiers
Le métier de technicien d’art… par Isabelle Suire
Nous vous invitons cette fois à découvrir un univers un peu à part à la bibliothèque : l’atelier de restauration, au département des Cartes et plans sur le site de Richelieu. Cet atelier a acquis une renommée internationale grâce au développement de techniques innovantes en matière de restauration. Allons à la rencontre d’Isabelle Suire, technicien d’art spécialisée qui nous décrit son métier…
1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Je suis technicien d’art spécialisé, à la restauration des grands formats, au département des Cartes et plans sur le site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France.
2. En quoi consiste votre travail ?
C’est avant tout un travail d’équipe, vu la taille des documents traités. Nous appliquons la technique de l’entoilage, qui consiste à doubler les documents de toile avec un intermédiaire papier, avant restauration. Nous sommes amenés à traiter, pour le département des Cartes et plans, des documents aussi divers que précieux, notamment la carte Pisane de 1290, la mappemonde de Sébastien Cabot de 1544 (la restauration de cette carte de 3 m x 4 m a fait l’objet d’un film pour l’émission Faut pas rêver en 1999).
Nous restaurons également des globes : par exemples les globes de Coronelli de 4 m de diamètre et pesant 2,5 tonnes, restaurés en 2005 et exposés dans le hall Ouest du site de Tolbiac.
Du fait de notre spécialité, nous traitons également les collections des autres départements abritant de très grands formats : par exemple dernièrement, pour le département des Manuscrits à l’occasion de l’exposition Prisse d’Avennes, 56 calques aquarellés de très grandes dimensions ; pour le département des Estampes, une affiche, arrivée en lambeaux, de Franck Wolhfart, mesurant 4 m x 3 m et ; pour le département des Arts du spectacle, des maquettes d’affiche.
Nous travaillons aussi pour d’autres institutions nationales et internationales : restauration d’une paire de globes de Coronelli datant de 1688 pour le musée des beaux arts de Lille, un globe en relief de Thury datant de 1751 pour la bibliothèque municipale de Dijon.
Actuellement, je travaille sur un portulan d’Hessel Gerritsz datant de 1622, qui sera exposé lors de l’exposition L’âge d’or des cartes marines, quand l’Europe découvrait le monde, à partir d’octobre 2012 sur le site de Richelieu. Dans le même temps, je restaure un globe de Blaeu datant de 1622 appartenant à la bibliothèque inguimbertine de Carpentras.
3. Comment devient-on technicien d’art ? Quelle formation est nécessaire ?
Je suis diplômée de l’école des arts et industries graphiques Estienne : j’ai obtenu un CAP de reliure dorure et j’ai appris la restauration au sein de l’atelier. Aujourd’hui, les formations ont considérablement évolué et tendent à s’intellectualiser : pour entrer à la BnF, il faut être titulaire d’un BMA (brevet des métiers d’art), d’un diplôme de l’INP (Institut national du patrimoine) niveau 2 ou d’un diplôme de l’École de Condé niveau 2.
4. Etes-vous fonctionnaire ou contractuel ?
Je suis fonctionnaire depuis 1985, je suis entrée à la BnF en tant que chargée des fonctions et j’ai passé le concours de restaurateur 6 mois plus tard. Après 5 ans d’expérience, j’ai passé un autre concours pour devenir restaurateur spécialisé.
5. Comment avez-vous choisi ce métier ?
C’est après une visite avec des camarades de 3ème que j’ai choisi de faire ce métier. J’aimais le dessin et les métiers manuels. J’ai donc fait mes études en fonction pour revenir dans cet atelier. A l’époque, on pouvait entrer à la Bibliothèque nationale avec un CAP ou un diplôme équivalent.
6. Pour vous, quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour ce métier ?
Il faut être patient, minutieux, avoir une grande dextérité, être réactif aux problèmes et situations posés, être consciencieux et surtout curieux, à l’affût des nouvelles technologies et nouvelles techniques.
7. Quels sont les avantages de ce métier ?
L’avantage de ce métier est de travailler sur des documents graphiques différents les uns des autres (affiches, cartes, globes, maquettes…). On travaille sur différents supports : parchemin, papier… On retouche les lacunes avec un aérographe (pistolet qui projette de la couleur grâce à de l’air) et qui permet de restituer le grain original de la lithographie. Au final, on a la satisfaction de constater la renaissance du document traité tel qu’il était à l’origine.
8. Quels sont ses inconvénients ?
C’est un travail pénible et fatigant : on manipule des objets encombrants et parfois lourds et qui sont difficiles à manipuler parce qu’ils sont très fragiles. Notre atelier n’est pas fonctionnel et il est trop exigu. Nous travaillons à la lumière artificielle et nous manquons aussi de matériel. Notre situation devrait s’améliorer lors de notre déménagement en 2018 dans de nouveaux locaux, au rez-de-chaussée du département avec la lumière naturelle…
Comme nous travaillons ensemble sur les documents, les horaires de travail s’organisent en fonction des travaux : on ne peut pas prendre la pause déjeuner comme bon nous semble, mais quand on peut…
9. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolutions de carrière ?
Mon objectif actuellement est de passer au grade supérieur et de devenir technicien d’art de classe exceptionnelle, après on verra, chaque chose en son temps !
pour aller plus loin :
Pour découvrir les collections
Les Jeux olympiques d’hier à aujourd’hui
Un atelier- rencontre à la BnF, le 6 juillet, à 14h30
Du 27 juillet au 12 août prochain auront lieu les Jeux Olympiques de Londres.
Cet événement qui se déroule à une échelle planétaire et qui est devenu totalement mondialisé obéit à des rituels et à une mise en scène qui est née, il y a quelques 2800 ans, en Grèce antique, dans le centre religieux d’Olympie.
Comment se passaient les Jeux Olympiques antiques ?
Qui les a fait revivre et dans quelles conditions ?
Comment la politique s’est-elle emparée des Jeux Olympiques, au cours de l’Histoire ?
Nous vous invitons à découvrir le récit de cette aventure qui traverse le temps, à travers les collections patrimoniales de la BnF. Une projection de films rares viendra conclure cette présentation.
Rendez-vous : devant la maquette du Hall Est de la BnF à 14h15
Entrée gratuite
Pour tout contact : Mission diversification des publics :
Sylvie Dreyfus, sylvie.dreyfus@bnf.fr, 01 53 79 53 17
Céline Gaspard, celine.gaspard@bnf.fr, 01 53 79 85 30
2. Récits d'expériences
Accueillir à la Bnf la classe AAR du LP Chennevière Malézieux de Paris 12ème
On appelle ” décrocheurs” les jeunes qui sortent du système scolaire sans diplôme et sans qualification. En France, 250 000 jeunes environ sont dans ce cas, tous les ans. La Mission Générale d’Insertion qui dépend du Ministère de l’Education Nationale, pilote, dans les établissements scolaires qui acceptent d’être partie prenante de ce projet, la création de classes d’un type particulier, les AAR qui s’efforcent de redonner un projet à des jeunes de 16 ans et plus, sans solution scolaire depuis moins d’un an.
Les AAR (Action d’accueil et de remobilisation) sont une seconde chance pour trouver son orientation et reprendre confiance en soi. Ce dispositif propose à ces jeunes un accompagnement personnalisé dans un cadre collectif. Les jeunes alternent une présence au lycée, et des stages en entreprise. Au lycée, ils acquièrent des savoirs de bases en français, mathématiques, anglais, Histoire-Géo, PSE, Arts graphiques, Histoire des Arts. Ils s’ouvrent à la Culture générale, aux matières artistiques, et travaillent sur leur projet professionnel pendant un an.
C’est dans ce cadre que la mission de Diversification des publics a accueilli une classe AAR du LP Chennevière Malézieux. L’objectif était le suivant : familiariser ces élèves à l’utilisation des collections et à la découverte des ressources documentaires de la BnF, autour d’un thème qui tenait à coeur à chacun. Plusieurs visites ont permis aux élèves de découvrir les différentes salles de lecture et les ressources numériques proposées par la bibliothèque. Après avoir précisé leur sujet, les jeunes ont travaillé avec l’association “Omar Le-chèri”, dans laquelle interviennent des journalistes formateurs. Cette association redynamise chez les jeunes le goût pour l’écriture en les invitant à rédiger des articles de journaux, qui sont publiés dans un numéro spécial du journal Tand’m.
C’est ainsi que Davy a choisi de parler de la perception de la délinquance chez les jeunes. Angélique a évoqué la question des femmes mères et détenues. Selin a témoigné des pratiques d’accouchement à la maison. Gabriel s’est demandé comment les différents styles musicaux s’adressaient à des catégories différentes de la population. Cissé quant à lui, a fait le portrait d’un rappeur américain célèbre, Notorius Big. Serge a rencontré une équipe de football américain, les Mousquetaires qui développent ce sport en France, alors que Fatouma se posait la question suivante : devient-on footballeur pour la passion ou pour l’argent ? Enfin Zoheir a essayé de comprendre si la planète était en péril, en interrogeant Cécile Dumas, journaliste à Sciences et Avenir.
Source image : Avenue Ledru Rollin

















