1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Les rencontres Gallica : La Bohème

4 avril 2016

Mardi 5 avril 2016
17h30 - 18h30

La Bibliothèque nationale de France a le plaisir de vous inviter à ses Rencontres de Gallica qui porteront sur la Bohème.

Jean-Didier Wagneur, Coordonnateur scientifique de la numérisation, département Littérature et art

À partir de la parution des Scènes de la vie de bohème d’Henry Murger (1851) s’est diffusée une authentique mythologie au sens de Barthes. Fiction «professionnelle» des artistes et des écrivains, elle s’inscrit dans le prolongement de celle que décrit Balzac dans Un Prince de la bohème et dans Un grand homme de province à Paris (Illusions perdues).
Bohème dorée, bohème misère, bohème réaliste et fantaisiste voire bohème du Chat noir, ce thème a pris souvent la forme d’un récit pathétique et comique offrant une nouvelle manière de vivre en artiste.

La Bohême, Adrien Barrère©BnF)

La Bohême, Adrien Barrère©BnF

Chantée nostalgiquement par les uns, perçue comme piège par les autres, la bohème est toutefois une idéologie littéraire qui fut dénoncée aussi bien par les Goncourt et Vallès que par Baudelaire dans la préface du roman d’un jeune écrivain : Les Martyrs ridicules de Léon Cladel.
Reste que la bohème est porteuse d’un imaginaire qui a hanté les chroniques et les imagiers du siècle : grisettes, poètes débutants, cafés, blagues et mystifications sont les passages obligés d’une histoire littéraire anecdotique qui embrasse le Quartier latin, Montmartre et Montparnasse.
À travers les ressources de Gallica, nous tenterons de mettre en évidence la généalogie et les réseaux de cet imaginaire pour parcourir, entre textes et images, un pays de Bohème « bordé au nord par le froid, à l’ouest par la faim, au midi, par l’amour, à l’orient par l’espérance ».

BnF | François Mitterrand
Salle 70
Entrée libre
Information : 01 53 79 49 49 ou visites@bnf.fr

3. La BnF et ses métiers

Le métier de responsable de l’Inventaire rétrospectif… par Jean-Dominique Mellot

15 mars 2016

Jean-Dominique Mellot est conservateur général, chef du service de l’Inventaire rétrospectif à la Bibliothèque nationale de France

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Je suis chef du service de l’Inventaire rétrospectif, une quinzaine de personnes travaillent dans ce service. Nous sommes, comme souvent à la BnF, en sous-effectif par rapport à toutes les missions qui nous incombent.
2. En quoi consiste votre travail ?
Dans une grande bibliothèque, le livre ou le document dont les lecteurs ont besoin peut avoir été mal rangé, mais il peut également être mal ou pas du tout catalogué, et donc introuvable. Ou difficilement trouvable, par exemple lorsque la notice de catalogue ne donne pas le bon auteur, le bon titre ou la date précise, et ce plus particulièrement pour les livres anciens. Rappelons qu’un livre ancien est un livre imprimé avant 1831, c’est-à-dire en utilisant la technique artisanale de la presse à bras.
Le service de l’Inventaire s’efforce donc de compléter ou corriger les données du catalogue de la BnF en ligne. Il travaille aussi à retrouver des informations sur tous les acteurs qui ont concouru à l’édition d’un livre. Pour ce faire il produit ce qu’on appelle, dans le langage du métier, des notices d’autorité, qui identifient et décrivent des collectivités de même que des individus, auteurs, journalistes, collaborateurs, imprimeurs, libraires, éditeurs, institutions, associations ayant une responsabilité dans au moins une édition conservée à la BnF.
Nous nous efforçons également d’intervenir sur « les ruptures d’épine dorsale » du catalogue, dans le jargon des bibliothèques, c’est-à-dire de remédier à l’impossibilité de retrouver un livre qui a une cote (un code constitué d’un ensemble de symboles, chiffres et/ou lettres, attribué à un document et qui permet de retrouver où il est rangé) dans le catalogue, mais dont on ne retrouve pas la notice bibliographique correspondante, c’est-à-dire le descriptif du contenu du livre.
Par ailleurs, nous contribuons également à la publication en ligne du BIPFPIG, autrement dit la Bibliographie de la presse française politique et d’information générale. À la BnF comme dans les dépôts d’archives et bibliothèques de province, nous recensons tous les journaux qui ont été publiés dans chaque département français, depuis les origines (XVIIe siècle) jusqu’à la Libération (1944). À ce jour nous avons déjà couvert 73 départements, ce qui représente un corpus de plus de 30 000 titres de journaux dont nous signalons tous les numéros conservés dans les différents établissements pris en compte. Grâce à la base de données Presse locale ancienne que nous venons de lancer en janvier 2016, nous avons mis en ligne les données de cette vaste collecte et nous donnons par la même occasion accès à toutes les collections déjà numérisées, tant à la BnF (Gallica) qu’en région.
Notre mission est transversale, nous travaillons avec tous les départements de collections de la BnF qui conservent des livres imprimés et des périodiques (autrement dit des journaux, des magazines et des revues).

Jean-Dominique Mellot©BnF)

Jean-Dominique Mellot©BnF

3. Quelle formation est nécessaire pour faire ce travail minutieux ?
Il faut bien connaître l’histoire du livre et de l’édition mais aussi les collections imprimées de la BnF et leur histoire, et maîtriser tant soit peu la pratique du catalogage livre ancien — autrement dit la façon d’identifier et décrire les exemplaires d’éditions anciennes pour permettre aux lecteurs et aux chercheurs d’y accéder sans risque d’erreur ou de lacune.
J’ai pour ma part été à l’origine de la publication du Répertoire d’imprimeurs / libraires (1470-1830) qui permet, grâce à l’identification des imprimeurs et libraires qui les ont produits, de dater les livres dont nous n’avons pas la date ou dont la date est erronée (soit près de 30 % des collections anciennes). Par ailleurs, je donne, dans le cadre de l’École pratique des Hautes Études (EPHE), des conférences d’histoire du livre, d’histoire sociale des métiers du livre, de leurs institutions et corporations, et des conflits sociaux qui ont traversé cette histoire. C’est un sujet apparemment ardu mais qui intéresse de plus en plus le public. Il me semble que plus on s’éloigne du livre comme une évidence (celle de la « galaxie Gutenberg »), plus il existe d’autres supports de communication et d’autres usages de l’écrit, plus se multiplieront les possibilités de dématérialisation, plus grandira l’intérêt pour le support originel du livre et pour son apport à l’évolution de la connaissance et des pratiques d’une société. C’est sans doute l’une des missions essentielles de la BnF que de perpétuer le lien immédiat avec ce patrimoine écrit et artistique qui doit rester une mémoire vivante pour les citoyen(ne)s de demain — même ceux ou celles qui déclarent « ne pas lire » ou lire peu.

4. Etes-vous fonctionnaire ou contractuel ?
Je suis fonctionnaire, en tant que tel sélectionné par concours et au service de la chose publique — du patrimoine commun et de son public. Le fait d’être fonctionnaire, dans ce domaine, permet de travailler dans la durée et la stabilité, ce qui est loin d’être un luxe, c’est au contraire essentiel lorsque l’on est responsable de collections immenses qui appartiennent à la mémoire des siècles. Si tous les professionnels des bibliothèques ne peuvent être des spécialistes, il me semble indispensable qu’il existe des spécialistes « non interchangeables », pour valoriser nos collections à bon escient et être en mesure de dialoguer avec un public de chercheurs, voire d’anticiper sur les besoins et les orientations de la recherche.

Bibliographie de la Presse française politique et d'information générale, des origines à 1944©BnF

Bibliographie de la presse française politique et d'information générale, des origines à 1944©BnF

5. Pourriez-vous évoquer les avantages et les inconvénients de ce métier ?
C’est un métier passionnant, où l’on apprend et découvre sans cesse, où l’on mène de front une foule de projets utiles, même s’il comporte son lot de contraintes et de limites. Par exemple la difficulté permanente de renouveler le personnel parti à la retraite ou en mutation afin d’avoir les moyens de faire face à nos missions — considérablement accrues depuis la conversion rétrospective des imprimés et le début des grandes campagnes de numérisation.

6. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Pensez-vous qu’il va connaître des évolutions techniques ?
À l’échelle d’une génération, nous avons vécu en 30 ans des mutations gigantesques : informatisation du catalogue, travail en ligne, consultation à distance, messagerie électronique, numérisation des collections, mise en valeur des contenus des collections numérisées… ce qui a eu quelque chose d’exaltant. Mais il ne faudrait surtout pas croire que ces évolutions ont permis de réduire la charge de travail, c’est le contraire qui s’est produit. Les catalogues en ligne qui ont amélioré l’accès aux documents ont aussi rendu les lacunes et erreurs plus flagrantes et ont rendu encore plus urgente la mise à niveau des ressources (notamment les métadonnées décrivant les documents numérisés) ; la messagerie électronique et les réponses à distance ont accaparé une part croissante du temps des professionnels des bibliothèques… Je pense que nous allons surtout connaître à présent des perfectionnements, un accroissement de la part des documents numérisés (même si une numérisation exhaustive reste une vue de l’esprit, ne serait-ce que pour des raisons budgétaires…), une amélioration des outils disponibles… en priant pour que la multiplication de ces outils ne nous fasse pas oublier les compétences fondamentales (le livre et son histoire) et les nécessaires lectures pour les acquérir…

1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Un projet éditorial original : L’Historique des libraires et imprimeurs de Paris

10 mars 2016

Connaissez-vous les aventures de Nicolas Le Floch, commissaire de police au Châtelet, issues des romans policiers historiques de Jean-François Parot ? L’autre personnage central de ces romans est le Paris des Lumières. La ville est mise en fiction bien sûr, tout ne peut donc être vraiment réel : il s’agit de littérature, et les événements et les personnages des romans sont reliés à des préoccupations d’aujourd’hui.

Le Grand Triomphateure ou le Libraire Ambulan'©Wikimedia Commons)

H. Bonnart, Le Grand Triomphateure ou le Libraire Ambulan'©Wikimedia Commons

Évoquons un commissaire qui a vraiment existé au XVIIIème siècle, sous l’Ancien Régime : Joseph d’Hémery est un inspecteur de police parisienne, chargé des affaires de librairie, entre 1748 et 1773. Il va appliquer les méthodes militaires du signalement pour mener personnellement un inventaire des libraires et des imprimeurs, vaste projet de surveillance du monde du livre, qui va ainsi permettre de contrôler l’opinion publique de l’époque des Lumières dans la capitale.

Il met en fiche la population des libraires et des imprimeurs suspectée dangereuse, au même titre que les vagabonds, les galériens, les tenanciers de tripots… L’Historique des libraires et imprimeurs de Paris comporte 261 fiches, inexactes avec des lacunes, certes, mais qui représente une volonté affirmée de reconstituer les réseaux et les proximités intellectuelles des gens du livre. L’inspecteur zélé y annote ses commentaires parfois farfelus. Souvent il suspecte, imagine, probablement des complots.

Manuscrit français 22107, une fiche©Gallica)

Manuscrit français 22107, une fiche©Gallica

Comment passer de l’inventaire à l’édition de L’Historique des libraires et imprimeurs de Paris ? Chaque fiche a été retranscrite et est accompagnée d’une notice bibliographique. Les noms de toutes les personnes citées dans les fiches ont été explicités. Ainsi, corrigé et enrichi par les recherches des bibliothécaires, cet inventaire fait revivre les acteurs de l’histoire du livre, dans le Paris du XVIIIème siècle.

On croirait ces pratiques de surveillance du monde du livre disparues … Souvenons-nous de l’affaire Coupat, il y a quelques années : un livre, un pamphlet “L’insurrection qui vient” avait été écrit par un comité d’auteurs ayant choisi de rester anonymes. Et la maison d’édition sera entendue par la police …
En effet, aujourd’hui en France, à la suite des sombres événements de l’automne 2015, l’état d’urgence prolongé permet à la police de prendre toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et des publications. De tous temps, le monde des livres et des idées ont paru suspect, car ils font partie de ces contre-pouvoirs…

1. Vous accueillir à la BnF, La mission Vivre Ensemble

Le guide de la médiation culturelle dans le champ social

10 mars 2016

Les associations Tous Bénévoles et Cultures du coeur ont réalisé le guide de la médiation culturelle dans le champ social. La Bibliothèque nationale de France les a accueilli lors de sa sortie le 20 janvier 2016. C’est un outil indispensable, sa consultation est pratique, illustrée et stimulante, des définitions, des zooms, des repères, des points de l’histoire de la médiation, des témoignages

Le guide de la médiation culturelle dans le champ social, 2016©Tous Bénévoles&Cultures du Coeur)

Le guide de la médiation culturelle dans le champ social, 2016©Tous Bénévoles&Cultures du Coeur

A l’usage des bénévoles, des personnes de terrain des associations et des relais du champ social, ce guide propose une vingtaine de fiches sous 3 thèmes :

Construire son projet, l’action culturelle, le partenariat, le financement …

Comment encourager les relations avec les publics en difficulté, la posture du médiateur, la démarche interculturelle …

Les différentes formes d’expressions culturelles, le patrimoine, le livre, l’image, les arts et leur pratique …

… et une boîte à outils :

un glossaire, les repères historiques, des outils de médiation, des outils les aides à la visite, des idées d’activité), le partenariat, la formation, les ressources (en ligne, les lieux, la bibliographie)…

Pour vous procurer ce guide :

guides@tousbenevoles.org
cdc75@culturesducoeur.org

1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Des jeunes en insertion, initiation à la littérature maghrébine à la BnF

1 mars 2016

A la BnF, le vendredi 12 février 2016 après-midi, la Mission pour la diversification des publics a accueilli l’association COALLIA, une dizaine de jeunes personnes bénéficiaires du dispositif Avenir-Jeunes (16-25 ans en construction d’un projet professionnel). Cette association, depuis 1962, a pour vocation l’insertion sociale et professionnelle.

Initiation à la littérature maghrébine©BnF)

Initiation à la littérature maghrébine©BnF

Accompagnés par leur médiatrice Amina Si Youcef, l’objectif de cette visite pour ces jeunes gens était de se préparer au mieux : être hôtes d’accueil pour le salon de la 22ème édition du Maghreb des livres à l’Hôtel de Ville de Paris. Pour se faire, ils avaient besoin de posséder des connaissances sur la littérature maghrébine.
Un Salon, ayant mis cette année à l’honneur les lettres marocaines, durant lequel ces jeunes ont participé activement en contribuant à l’accueil, au renseignement, avec l’entrain et le dynamisme alimentés la veille, à la BnF; ils ont ainsi pu beaucoup échanger avec les nombreux auteurs invités au salon.

C’est ainsi que Laure Lahaye, chargée de collections au département Littérature et art, leur a présenté les collections de littérature maghrébine en salle G, puis en salle H, la veille de la tenue du Salon.

S'initier, se repérer...©BnF)

S'initier, se repérer...©BnF


Quelques témoignages :

« Le jour de notre visite à la BnF, j’ai bien aimé comment nous avons été accueillis, et toutes les explications que la dame nous a données sur les différentes cultures, et sur l’organisation des livres, et la façon de donner envie de revenir toute seule, pour bien profiter de l’espace.”Djlia

« C’est bien, on a découvert plein de livres. J’ai beaucoup aimé la visite de la BnF.” Lynda

« Pour moi, cela s’est bien passé. La dame nous a dit et montré beaucoup de choses sur les livres arabes. J’ai la carte maintenant, il faut en profiter pour revenir.” Bakary

Une prise de notes, les références...©BnF)

Une prise de notes, les références ...©BnF

1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Rencontre Gallica : Vie et drames à Paris : tout un roman (populaire)

19 février 2016

Mardi 8 mars 2016
17h30 - 18h30

Les Mystères de Paris par Eugène Süe, La Livraison Illustrée©Gallica)

Les Mystères de Paris par Eugène Süe, La Livraison Illustrée©Gallica

La Bibliothèque nationale de France a le plaisir de vous inviter à ses Rencontres de Gallica qui porteront sur la littérature populaire, 2e saison

Roger Musnik, Chargé de collections en littérature française au département Littérature et art

Agnès Sandras, Chargée de collections en histoire de France au département Philosophie, Histoire, Sciences de l’homme

Paris et la région parisienne servent souvent de toile de fond au roman populaire du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Si les intrigues sont souvent rocambolesques pour maintenir l’intérêt des lecteurs de feuilletons, les lieux et les personnages correspondent à des univers aujourd’hui oubliés.

Nous irons à la découverte des anciens quartiers populaires de Paris, des métiers d’autrefois (porteuse de pain, chiffonnier, bouquetière, blanchisseuse…). Nous verrons alors que certains romanciers tentent de montrer les réalités sociales à travers un type de roman souvent moqué et que le cadre urbain permet l’émergence de nouveaux genres qui deviendront conséquents par la suite : mystères, romans policiers, anticipation…

Cette rencontre de Gallica sera l’occasion de rappeler les principaux modes de recherche, parcours guidés et fonctionnalités possibles sur un sujet d’une inépuisable richesse.

BnF | François Mitterrand
Salle 70
Entrée libre
Information : 01 53 79 49 49 ou visites@bnf.fr

3. La BnF et ses métiers

Le métier d’opérateur technique de régie … par Anita Karlik-Ribeyrol

2 février 2016

Un parcours, un métier

Anita

Anita Karlik-Ribeyrol©BnF

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Suite à ma candidature pour un poste de magasinier des bibliothèques sans concours, j’ai été affectée au département de l’Audiovisuel à la section Régie / Travaux du site Tolbiac où j’exerce la fonction d’opérateur technique de régie. C’est un poste que j’exerce depuis 5 mois. C’est donc nouveau pour moi !

2. En quoi consiste votre travail ?
Mon travail consiste à prélever, en fonction des demandes des lecteurs du Rez-de-jardin – le niveau chercheur de la bibliothèque - des documents issus des collections audiovisuelles patrimoniales de la BnF. C’est une activité typique de magasinier.
Dans un même temps, nous numérisons ces documents pour les communiquer aux lecteurs et ainsi les conserver dans les meilleures conditions possibles. A la régie, toute communication est un acte de conservation.
Nous exerçons des activités liées au service public mais la spécificité de la section Régie / Travaux est d’apporter une assistance technique aux lecteurs. Nous intervenons en salle de lecture pour installer des documents de nature diverse.
Nous manipulons donc des documents fixés sur des supports très variés, qu’ils soient sonores : CD, disques vinyles microsillons, audiovisuels : DVD, BLURAYS ou multimédias : CDROM, DVDROM, mais aussi des jeux vidéos sur PC et consoles.
Nous participons aussi à des activités internes : Il existe au sein du département de l’Audiovisuel des missions de numérisation par lot. Lorsque les moyens techniques engagés sont déficitaires, nous prenons le relais pour numériser ce qui n’a pas été concluant de manière robotisée.

3. Etes-vous fonctionnaire, contractuelle ?
Je suis aujourd’hui dans ma période de stage dans l’optique de devenir fonctionnaire.

4. Comment avez-vous choisi ce métier ?
Avant d’entrer à la BnF, j’ai exercé des métiers différents mais qui avaient tous pour dénominateur commun le domaine audiovisuel.
J’ai d’abord débuté par des études d’art du spectacle mention études cinématographiques. Au cours de ma maîtrise, j’ai décidé de me former par le CNED au métier de projectionniste. C’est une activité qui répondait à ma curiosité de cinéphile tout en me permettant d’entrer rapidement dans la vie active.
J’ai exercé ce métier un an et demi aux Laboratoires Eclair, puis j’ai décidé de reprendre mes études pour me spécialiser davantage. J’ai donc entrepris un BTS audiovisuel en montage postproduction tout en continuant à travailler en alternance dans ce laboratoire.
A l’issue de cette formation, j’ai travaillé 8 ans comme technicienne audiovisuel puis monteuse pour diverses structures audiovisuelles : sociétés de post-production, prestataires techniques, chaînes de télévision pour des programmes divers (animation, documentaires, restauration de film de patrimoine…). Tout cela en tant qu’intermittente du spectacle.
C’est une activité qui m’a beaucoup appris mais j’ai ressenti le besoin de sortir de l’intermittence, malheureusement incontournable dans le métier que j’exerçais, et qui rendait mon activité discontinue.
Cela faisait un long moment que je pensais de manière de plus en plus récurrente à m’orienter vers les métiers des bibliothèques. J’ai alors constaté que mon parcours professionnel m’avait souvent amené à accomplir des tâches similaires à celles d’un magasinier. Mes compétences me paraissaient tout à fait transférables.
Par exemple, j’avais participé à des travaux de conservation de supports patrimoniaux. J’avais également exercé des activités de transferts de documents physiques vers des supports numériques. J’avais aussi l’habitude de travailler en équipe.
Il était évident que les questions de communication de produits culturels, de conservation et de numérisation de documents physiques patrimoniaux m’accompagnaient déjà régulièrement dans mon parcours professionnel. Et plus important : j’avais plaisir à travailler autour de ces thématiques.

5. Pour vous, quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour exercer ce métier ?
Nous sommes 6 à travailler à la régie, il est donc nécessaire de savoir travailler en équipe et d’être organisé.
Nous manipulons des documents issus des collections audiovisuelles patrimoniales de la bibliothèque, ce sont des supports fragiles, parfois rares, il est donc indispensable d’être soigneux et sensible aux questions de conservation des documents.
De plus, une appétence pour les collections du département est particulièrement souhaitable ainsi qu’une certaine curiosité pour les techniques audiovisuelles et multimédia.

Le robot pour les copies©BnF)

Le robot pour les copies©BnF

6. Pour vous, quels sont les avantages de ce métier ?
J ‘ai la chance de travailler dans un département en adéquation avec mes centres d’intérêt et mon expérience professionnelle.
Le statut de fonctionnaire offre la stabilité de l’emploi, ce qui est inestimable dans notre société actuelle et à notre époque.
D’autre part, je me sens concernée par les missions de la BnF : nous travaillons pour l’intérêt général, ce qui est valorisant surtout dans une institution culturelle telle que la BnF puisque c’est une bibliothèque patrimoniale qui conserve et communique des documents d’une grande richesse et cela sur des supports variés et originaux.
Je suis en particulier sensible aux enjeux liés à l’accès des collections au plus grand nombre. On m’a d’ailleurs déjà donné la possibilité d’intervenir dans le cadre de la Mission Diversification des publics de la BnF, notamment pour parler de mon parcours professionnel et de ma préparation aux concours de magasinier auprès de femmes accompagnées par une association qui favorise l’insertion sociale et professionnelle. Je trouve cela stimulant de contribuer - à mon niveau bien sûr - à la découverte de la bibliothèque.
D’autre part, la BnF encourage et aide ses agents à se former en leur donnant accès à des formations de qualité telles que des préparations aux concours, des cours du soir en Histoire de l’art. Les agents bénéficient également de l’environnement culturel, riche et dynamique de la bibliothèque : des expositions, des conférences ou des projections. C’est un département intéressant qui évolue en fonction des mutations techniques et des besoins des publics.

7. Ses inconvénients ?
Nous travaillons dans des locaux aveugles : notre salle de travail se trouve au niveau le plus bas de la BnF, à l’abri de la lumière naturelle pour des questions évidentes de conservation des collections. C’est une contrainte liée à notre activité : nous devons nous trouver physiquement à proximité des magasins et de la salle de lecture de recherche audiovisuelle. C’est un peu dur l’hiver, lorsque nous apercevons seulement la lumière du jour, cela ne doit pas être sans risque pour la santé !

Les horaires liés à l’astreinte au service public peuvent être un inconvénient pour certaines personnes. A titre personnel, cela ne me pose pas vraiment problème, moi qui ait longuement été habituée à des conditions de travail autrement plus contraignantes, comme le travail de nuit par exemple.

Un autre point, nous sommes une équipe avec des personnalités, des sensibilités et des âges différents, et si cela nous rend complémentaires, on peut aussi regretter un manque de parité homme/femme dans mon service, disons que c’est dommage !

8. Comment envisagez vous votre avenir dans ce métier ? Les évolutions techniques et les évolutions de carrière ?

une platine disque de la régie©BnF)

Une platine disque de la régie©BnF

C’est un peu tôt pour avoir une idée précise de mon avenir à la BnF dans la mesure où je viens d’arriver… Quoiqu’il en soit, j’ai toujours eu pour habitude de me former tout au long de mon parcours professionnel et j’entends bien continuer ainsi. Idéalement, j’aimerais pouvoir le faire au sein du département de l’Audiovisuel, c’est cela qui me plait, poursuivre la cohérence de mon parcours.

1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Les Rencontres de Gallica : La folie au XIXe siècle

29 janvier 2016

mardi 9 février 2016
17h30-18h30

La Bibliothèque nationale de France a le plaisir de vous inviter à ses Rencontres de Gallica qui porteront sur “la folie au XIXe siècle“.

Célia Charpentier, Chargée de collections psychologie et psychanalyse au département Philosophie, Histoire, Sciences de l’homme

Agnès Sandras, Chargée de collections en histoire de France au département Philosophie, Histoire, Sciences de l’homme

Les drames de la folie par Montépin©Gallica)

Les drames de la folie par Montépin©Gallica

La perception de la folie se modifie radicalement au XIXe siècle. Les médecins tentent d’identifier les différentes pathologies et multiplient les thérapies, avec plus ou moins de bonheur. Soignés dans des “asiles” spécifiquement conçus pour les recevoir, les “aliénés” suscitent une grand intérêt et reçoivent les visites des curieux. Les cours donnés par les grands spécialistes comme Charcot à la Salpêtrière connaissent un succès important.
Nourris par les observations médicales, les auteurs réalistes et naturalistes vont multiplier les oeuvres dont les personnages constituent une véritable nomenclature psychiatrique ; manies, névroses, hystérie… Le roman populaire met quant à lui en scène folies meurtrières ou internements abusifs.


BnF Site François Mitterrand
Salle 70
Entrée libre
Information : 01 53 79 49 49 ou visites@bnf.fr

2. Récits d'expériences, Pour découvrir les collections

Crise à l’oeuvre

27 janvier 2016

L’an dernier la Mission de diversification des publics a organisé des ateliers ” Mots et Maux de la crise” qui permettaient à des publics en difficulté sociale et économique d’exprimer ce que représentait la crise pour eux en dialoguant avec Patrice Baubeau, historien de l’économie.

La Bourse de Paris : Doré/Dumont©Gallica)

La Bourse de Paris : Doré/Dumont©Gallica

Ces ateliers, qui reprendront au printemps 2016, ont débouché sur un cycle de conférences sur les anxiétés économiques et sociales du 18ème siècle au 21ème siècle : la crise à l’oeuvre. En effet, aujourd’hui de nombreux chercheurs découvrent que les productions littéraires et artistiques ont parfois mieux parlé de la crise, que les économistes de l’époque, soi-disant experts, dont beaucoup sont tombés dans l’oubli.

La circulation de l'argent©Gallica)

Imagerie d'Epinal : La circulation de l'argent©Gallica

Matière à réfléchir sur le rôle des experts en économie …Toute ressemblance avec la situation d’aujourd’hui est vivement recommandée…

Vous êtes la bienvenue pour cette prochaine séance de ce cycle, qui aura lieu le :

mardi 2 février 2016
18h30-20h00

BnF site François Mitterrand
Salle 70
Entrée libre et gratuite

La mission Vivre Ensemble

La mission Vivre ensemble, Forum 2016

30 décembre 2015

La Bibliothèque nationale de France et les établissements culturels du groupe Vivre ensemble vous invitent au Forum des relais culturels.

Cette année, le Forum aura lieu le 28 janvier 2016 de 10h à 16h30 à la Philharmonie (Parc de la Villette).

Chaque établissement culturel y tiendra toute la journée un stand où vous pourrez prendre de l’information et dialoguer.

Groupe Vivre ensemble)

Groupe Vivre ensemble

Les relais du champ social peuvent découvrir le programme de la journée du 28 janvier et s’inscrire.