2. Récits d'expériences

L’Age d’or des cartes marines : journée spéciale, 10 décembre 2012

6 juin 2013

Le lundi 10 décembre, la Bibliothèque nationale a ouvert les portes de l’exposition L’Age d’or des cartes marines à plus de 200 personnes. Les commissaires de l’exposition ont assuré ces visites ainsi qu’un élève de l’École de la 2e chance de Paris, site Boucry, devenu pour l’occasion médiateur culturel.

Les visiteurs de l’exposition ont reçu le petit guide réalisé suite à la rencontre des élèves avec l’historienne Catherine Cocquery-Vidrovitch, fruit de leurs questionnements… Téléchargez le  ici

Vous pouvez également visionner le film de cette merveilleuse expérience…

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Ainsi que le témoignage des jeunes de Savoirs pour réussir que vous retrouvez ici

3. La BnF et ses métiers

Le métier de restaurateur de chartes scellées… par Cécile Sarrion

21 mai 2013

Pour mettre en lumière une nouvelle fois les métiers d’art, après les cartes et les livres, nous vous proposons cette fois de rencontrer Cécile Sarrion, restauratrice de chartes scellées…

Cécile Sarrion ©BnF)

Cécile Sarrion ©BnF

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Je suis restauratrice de livres, au service restauration, sur le site Richelieu. Je m’occupe plus particulièrement depuis peu de la restauration de chartes scellées du département des Manuscrits.
Pour pouvoir restaurer ces chartes, j’ai suivi une formation spécifique d’une semaine aux Archives nationales à l’atelier de restauration des sceaux.
Pour ce chantier, je travaille en collaboration avec Tamara Couval et Solène Serra-de La Forest D’Armaillé pour la restauration ainsi qu’avec Delphine Lantz et Catherine Luscinski pour le conditionnement.
Tamara Couval est restauratrice sur le site de Bussy-st-Georges, elle est venue en formation à l’atelier car la grande majorité de ce fonds ce trouve sur ce site.
Solène Serra-de La Forest D’Armaillé est étudiante en master II de recherche « patrimoine restauration conservation (Sorbonne –paris I) et a préalablement fait un stage de 2 mois à l’atelier des sceaux des Archives Nationales.
Delphine Lantz et Catherine Luscinski travaillent à l’atelier conditionnement équipement léger du site François Mitterrand. Leur rôle consiste à fabriquer les boites de conservation adaptées, sachant que certaines chartes multi-scellées comportent 27 sceaux !

Charte scellée ©BnF)

Charte scellée ©BnF

2. En quoi consiste votre travail ?
C’est le responsable de la conservation du département des Manuscrits qui apporte les chartes à restaurer.
On dresse un constat d’état avec description et localisation des altérations qu’on a observées ; on indique les matériaux constitutifs, l’époque et les restaurations antérieures puis on réalise une proposition des traitements envisagés.
Une fois que le conservateur a validé le constat d’état, le travail peut commencer.
On suit un protocole d’intervention :
Nettoyage des sceaux : ceux-ci étant hydrophobes on utilise de l’eau osmosée, consolidation des fissures, assemblage des fragments avec une colle d’esturgeon, préparation de la cire de comblement, préparation de la cire colorée à l’aide de pigments purs, comblement des lacunes, grattage des parties restaurées, traitement des cires altérées à la propolis (c’est une gomme rougeâtre que les abeilles recueillent sur les bourgeons des marronniers), nettoyage des lacs et leur consolidation. Enfin je restaure la charte parchemin à l’aide de parchemin dédoublé et d’une colle végétale, après l’avoir nettoyée et gommée.
Ensuite, je transmets les dimensions de la charte scellée aux collègues de l’atelier de conditionnement qui fabriquent des boîtes de conservation sur mesure. Le travail terminé, la charte est restituée au Département des manuscrits.
Durant tout le travail de restauration un dossier (papier et électronique) est constitué : il précise les étapes de traitement (les techniques employées) et est illustré des photos du document à différents stades du travail de restauration. Ces dossiers constituent une documentation professionnelle utile aux collègues des ateliers de la bibliothèque.

Sceau d Edouard 3 ©BnF)

Sceau d Edouard 3 ©BnF

3. Comment devient-on restaurateur de chartes scellées ?
En vue des travaux prévus à la BnF, les collections de chartes scellées du département des Manuscrits (entre 30 000 et 40 000) ont été transférées vers les magasins de Bussy-Saint-Georges , elles sont régulièrement communiquées, à l’exception d’une quarantaine de pièces prestigieuses du fond Colbert qui avaient été encadrées au 19e siècle pour être exposées dans une des galerie de la bibliothèque. C’est la demande de restauration et de conditionnement de ce fond qui est à l’origine du chantier et donc de ma formation aux Archives nationales. Pour ce qui est de ma formation initiale, j’ai passé un CAP de reliure au Lycée Tolbiac (en 3 ans). Puis en 1976, je suis entrée sur concours à l’atelier de restauration de la Bibliothèque nationale. Il y avait à l’époque des épreuves pratiques : couture (des cahiers et des reliures), tranchefiles (broderies en soie ou coton exécutées en tête et queue du dos construites sur une âme). Lavage et encollage. Montage sur onglets (technique de montage des documents pour faciliter l’ouverture et la lecture). J’ai travaillé à l’atelier pendant 5 ans puis j’ai passé le concours de restaurateur spécialiste (aujourd’hui, technicien d’art spécialité relieur).

4. Etes-vous fonctionnaire ou contractuelle ?
Je suis fonctionnaire, la filière des métiers d’art est gérée par le Ministère de la culture.

5. Comment avez-vous choisi ce métier ?
Je rêvais d’entrer aux Beaux-arts mais je n’avais pas le niveau requis… J’ai choisi le CAP de reliure en pensant à la reliure d’art. Au début, au lycée, j’étais déçue : j’avais les mains dans la colle, il y avait de grosses machines, j’avais l’impression d’être à l’usine ! Heureusement, les enseignants dont le professeur de dessin m’ont donné l’envie de persévérer. En fin d’année, on pouvait créer une reliure à décor sur un livre que l’on avait choisi et lu…

6. Pour vous quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour ce métier ?

Essentiellement patience et minutie : on passe plusieurs heures à dépoussiérer un sceau… le travail de restauration est un travail de longue haleine. Les gestes doivent être précis, sûrs. Il faut évidemment être soigneux car les documents sont très précieux. Pour la restauration des chartes scellées, il faut s’intéresser à l’histoire cela vient naturellement car c’est passionnant…

L équipe de l atelier©BnF)

L équipe de l atelier©BnF

7. Quels sont les avantages de ce métier ?
La variété : à chaque document c’est une découverte. Chaque charte est différente, on découvre des personnages importants, des rois (François 1er, Édouard III, Blanche de Castille…). Au début, j’étais interloquée par le savoir des conservateurs, je ne connaissais rien à la sigillographie… mais en réalité nous sommes complémentaires, j’apporte mes compétences techniques, mon savoir-faire et j’essaye d’approfondir mes connaissances …
Et puis il y a l’équipe, avec certains collègues, ça fait plus de 30 ans que l’on travaille ensemble, il y a une grande complicité…

8. Ses inconvénients ?
Les départs en retraite ne sont pas remplacés. Du coup, il n’y a pas de transmission des savoirs et des techniques à des jeunes. Je crains pour l’extinction de nos métiers…
Dans le cadre du projet Richelieu, nous avons l’espoir d’avoir des locaux plus spacieux avec des espaces de travail adaptés.
8. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolution de carrière ?
J’aimerais vraiment transmettre mon savoir-faire, mes compétences à des jeunes avant de partir… En dehors de mon travail, j’ai également suivi des cours de peinture dans un atelier d’artiste… J’expose à l’année dans la galerie Art et culture à Saint-Marcel, dans l’Indre

Pour information : La Bibliothèque nationale et le Ministère de la culture et de la communication cofinancent le programme “DSC sceaux”, dans le cadre du plan triennal de la recherche 2013-2015, pour lequel Solène Serra-de La Forest D’Armaillé devrait être recrutée prochainement…

Pour découvrir les collections

Rencontre Gallica : La petite presse

23 avril 2013

La Bibliothèque nationale de France vous invite à la prochaine Rencontre Gallica : La petite presse, Mardi 14 mai à 17h30, salle 70, site François Mitterrand… Cette rencontre sera animée par Eric Dussert, coordinateur de la numérisation à la Direction des collections et Jean Didier Wagneur, coordinateur de la numérisation au Département littérature et art.

L Hydropathe ©BnF)

L Hydropathe ©BnF

Parallèlement au fleuve de papier que produisent chaque jour les grands journaux nationaux, le XIXe siècle voit apparaître la « petite presse ». Tout à la fois satirique et d’avant-garde, elle se compose d’une nuée de titres aux existences fragiles qui mènent à coup de gazettes rimées, de portraits-charges ou de manifestes une action frondeuse et goguenarde contre tous les régimes et contre tous les académismes.
Contre-pouvoir efficace, la petite presse est appréciée au point que Pierre Larousse la salue dans son Grand Dictionnaire du XIXe siècle en ces termes : « Son rôle a été tout aussi vaillant que celui de la grande presse et elle a toujours eu cette supériorité de n’être pas ennuyeuse. »
Le romantique Jules Janin ajoute : « Le petit journal, cette piqûre et cette fête de chaque jour est un des compagnons de la liberté de la presse. Il rit en piquant, il pique en riant, il trouve, en se jouant, le côté ridicule des hommes les plus graves et des choses les plus sérieuses. Il est la voix qui chante et l’esprit qui médit »
De L’Eclipse à La Lune Rousse en passant par la fameuse Lanterne d’Henri de Rochefort, ces journaux sans assise financière aux rédactions parfois échevelées et « artistes » sont les descendants des feuilles de l’Ancien régime, gazettes ou pamphlets, des organes d’expression, de réflexion et de militantisme publiés « à côté » des canaux officiels d’information.

Renseignements pratiques : entrée libre sur inscription : par téléphone au 01.53.79.49.49 ou par courriel : visites@bnf.fr

5. Rencontre avec...

Réseau Alpha : un site d’information sur l’apprentissage du français

2 avril 2013

Réseau Alpha est un portail informatif et participatif sur l’apprentissage du français aux adultes migrants, en Ile-de-France destiné aux associations, aux formateurs, aux travailleurs sociaux, aux apprenants… à toute personne impliquée dans l’apprentissage du français sous toutes ses formes (ateliers sociolinguistiques, alphabétisation, FLE, passerelles linguistiques vers l’emploi, etc.).

Réseau Alpha ©Réseau Alpha)

Réseau Alpha ©Réseau Alpha

Ce site libre d’accès et gratuit répertorie les lieux d’apprentissage du français à Paris et en Île-de-France. Chaque lieu d’apprentissage possède une fiche contenant ses coordonnées et les types et horaires de cours proposés.
Outre le répertoire des lieux d’apprentissage, Réseau Alpha donne des informations pratiques et pédagogiques et relaie les actualités du secteur sur son site ainsi que via sa newsletter mensuelle : formations de formateurs, cursus universitaires, outils pédagogiques, organismes d’aide juridique et sociale, liens utiles.
Le site Réseau Alpha a été initié en 2006 par Laurence Milon & Anne Barthélémy, deux animatrices bénévoles de cours d’alphabétisation qui ont constaté le manque criant de site internet communautaire, fédérateur et informatif sur l’apprentissage du français pour adultes migrants en Ile-de-France.

4. La mission Vivre Ensemble

Actualités de la Mission Vivre ensemble

20 mars 2013

Comme chaque trimestre, voici la nouvelle lettre aux relais du champs social éditée par la mission Vivre ensemble. Comme à chaque fois, vous y trouverez les propositions d’accueil, pour les mois d’avril à septembre 2013, pour vous et vos publics dans les établissements culturels membres de la mission.

Téléchargez-la ici

Pour découvrir les collections

Les rencontres de Gallica : Autour de la musique baroque

27 février 2013

C’est nouveau ! La Bibliothèque nationale de France vous propose de découvrir les collections numérisées consultables dans Gallica, la bibliothèque numérique, autour d’un thème. Les rencontres Gallica auront lieu le premier mardi de chaque mois, de 17h à 19h, Galerie Jules Verne, site François Mitterrand.
Entrée libre sur inscription : par téléphone au 01.53.79.49.49 ou par courriel : visites@bnf.fr

Maquette de costume pour Les fêtes grecques et romaines, ballet de F. Collin de Blamont ©BnF)

Maquette de costume pour Les fêtes grecques et romaines, ballet de F. Collin de Blamont ©BnF

La première Rencontre Gallica, le mardi 5 mars, aura pour thème la musique baroque. Elle sera animée par Laurence Decobert et Clotilde Angleys du Département de la musique et Bruno Sebald du Département audiovisuel.
Lors de cette séance, nous vous présenterons les corpus numérisés : musique manuscrite, imprimée, décors, costumes, portraits de musiciens, livrets, documents sonores…
Vous découvrirez également l’histoire des collections de musique à la BnF (fonds anciens, collection du Conservatoire de Paris…)
Enfin, nous vous montrerons des exemples de recherche dans Gallica sur l’opéra, la musique instrumentale (sonate, concerto, symphonie), la musique religieuse et la chanson (airs de Cour, romance)…
N’attendez pas pour vous inscrire ! Rendez-vous le mardi 5 mars !

1. Vous accueillir à la BnF, Expositions

Le printemps à la BnF… nouveaux rendez-vous !

18 février 2013

Nous sommes heureux de vous présenter les prochaines expositions qui vont se tenir à la Bibliothèque nationale de France. Si vous souhaitez venir les visiter, n’hésitez pas à vous inscrire auprès de nous

Guy Debord ©BnF)

Guy Debord ©BnF

1. Guy Debord, un art de la guerre : du 27 mars 2013 au 13 juillet 2013, François-Mitterrand : Grande Galerie

Guy Debord n’a jamais travaillé. Il a beaucoup marché dans les rues de Paris, bu certainement plus que d’autres et a surtout développé dans ses oeuvres, écrites ou filmées, les armes théoriques d’une critique sans concession de la société moderne. Les mouvements d’avant-garde dont il fut l’initiateur, l’Internationale lettriste (1952-1957) puis l’Internationale situationniste (1957-1972), furent les pointsd’appui de cette lutte organisée pour combattre tout ce qui fait entrave à la vie véritablement vécue. À la fois poète, artiste, marxiste révolutionnaire, directeur de revue, cinéaste, Guy Debord fut avant tout le stratège d’une guerre de mouvement contre les faux-semblants de notre société, dont il démontra très tôt et très précisément le mécanisme pervers. C’est sous cet angle de la stratégie que sera abordé le parcours de Guy Debord et de ses compagnons d’armes dans l’exposition que lui consacre la BnF .Son oeuvre, son regard et sa pratique seront constamment au centre d’un dispositif qui présentera, époque après époque, les travaux collectifs et individuels de ceux qui unirent leurs efforts pour concevoir une société à leurs yeux moins absurde que le système d’une économie capitaliste marchande, alors en plein essor.

Reliure de Jean de Gonet ©BnF)

Reliure de Jean de Gonet ©BnF

2. Jean de Gonet, relieur : du 16 avril 2013 au 21 juillet 2013, François-Mitterrand : Galerie François Ier
Nul relieur n’a autant que Jean de Gonet la passion des matériaux, qu’il s’agisse des peaux et des papiers, mais aussi des essences de bois, des métaux, même du carbone-kevlar. Cette sensibilité au tactile s’accompagne de dispositifs raffinés qui mettent en valeur la souplesse des plats, de procédés qui font contraster le lisse avec le grenu, le gaufré, le strié.
Maître de la couleur, au gré des matériaux qu’il choisit, qu’il teint ou qu’il peint lui-même, Jean de Gonet n’a cessé d’inventer tout en gardant un style qui fait reconnaître entre toutes ses créations, où la beauté des matières travaillées s’allie à la tension des formes mises en jeu.

3. La BnF et ses métiers

Le métier de chef de projet climatisation… par Serge Mathé

5 février 2013
Serge Mathé ©BnF)

Serge Mathé ©BnF

Nous choisissons à nouveau d’aller à la rencontre “d’un travailleur de l’ombre”… En poste au Département des moyens techniques, Serge Mathé vous présente le métier de chef de projet climatisation…

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?

Je suis chef de projet climatisation, au sein du service CVCD (climatisation, ventilation, chauffage, désenfumage mais aussi protection incendie et plomberie), au Département des moyens techniques, site François Mitterrand.

Ce poste comporte 2 facettes : d’une part réaliser des travaux d’amélioration, de réparation ou de remplacement des installations et d’autre part veiller au bon fonctionnement des installations pour le bien être des agents qui travaillent à la bibliothèque mais aussi des lecteurs.

La bibliothèque nationale est engagée dans la démarche de développement durable et, dans mon service, on cherche à faire diminuer la consommation d’énergie en faisant fonctionner les installations de climatisation de manière plus économique.

2. En quoi consiste votre travail ?

Pour la partie maintenance j’ai en charge en particulier le système de désenfumage, c’est-à-dire du système d’évacuation des fumées et de la chaleur en cas d’incendie. Le système est testé, par partie, au moins une fois par an (tôt le matin ou la nuit).

Pour la partie projets, mon travail consiste à conduire des projets de travaux, à l’initiative de la bibliothèque, comme, par exemple, le remplacement de groupes frigorifiques. J’en ai profité pour proposer la refonte du système de production d’eau glacée sur le site de Bussy Saint Georges. Il s’agit d’établir un cahier des charges, en lien avec le service des marchés, de consulter les entreprises, de proposer le choix de l’entreprise (validé par le Département des moyens techniques), enfin de suivre le chantier et de réceptionner les travaux. Dans le passé, j’ai eu en charge le renouvellement du système de ventilation des doubles vitrages des tours. Inédit au moment du chantier de construction, ce système novateur, réalisation de Rinaldi, n’a cependant pas résisté dans le temps et nous avons dû le repenser entièrement. Il fonctionne aujourd’hui sans réel problème.

Local des compresseurs d'air ©BnF)

Local des compresseurs d air ©BnF

Je suis également amené à rédiger des notices de fonctionnement par exemple du système de désenfumage. La notice sert notamment aux pompiers qui seront en première ligne en cas de sinistre. Elle décrit les caractéristiques techniques, le dimensionnement du système et contient les dérogations aux normes en vigueur dues aux contraintes spécifiques du bâtiment.

Enfin, j’assure le suivi de l’exploitation au quotidien… Vue la taille de bâtiment, il y a toujours des dysfonctionnements ici ou là… par exemple une fuite de chaleur à colmater…

3. Comment devient-on chef de projet climatisation ? Quelle formation est nécessaire ?

Après mon DUT (diplôme universitaire de technologie) de génie thermique à Poitiers, je suis venu à Paris où j’ai rapidement trouvé du travail. Par la suite, pour progresser, j’ai pris des cours du soir au CNAM (Conservatoire national des arts et métiers) pendant 4 ans. J’ai obtenu un DEST (diplôme d’études supérieures techniques) énergétique (aujourd’hui un Master 1). J’ai décidé de poursuivre pour obtenir un diplôme d’ingénieur, spécialité génie climatique, par la filière ingénieur diplômé par l’État (IDPE).

4. Etes-vous fonctionnaire ou contractuel ?

Je suis contractuel, en CDI (contrat à durée indéterminée). Je suis arrivé à la Bibliothèque nationale en janvier 1991, pour le chantier de construction du site François Mitterrand. J’avais travaillé auparavant pendant 4 ans au Centre Pompidou, sur le système de climatisation.

5. Comment avez-vous choisi ce métier ?

J’ai obtenu mon bac électrotechnique en 1975. C’était juste après le choc pétrolier. Le président de la République d’alors, Valéry Giscard d’Estaing, avait lancé « la chasse au gaspi ». Les métiers liés à l’énergie ont alors pris de l’importance, il fallait rechercher aussi de nouvelles énergies, de nouveaux métiers sont apparus.

Par ailleurs, je suis originaire de Vendée, j’aime la nature et suis attaché au respect de l’environnement et à la protection de ressources naturelles…

Groupe frigorifique à récupération de chaleur ©BnF)

Groupe frigorifique à récupération de chaleur ©BnF

6. Pour vous quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour exercer ce métier ?

Il faut avoir une bonne vue d’ensemble de la technique dont on a la charge : on travaille en équipe chacun ayant en charge un domaine.

Pour conduire un projet il faut savoir coordonner et animer les différents corps de métiers qui interviennent sur un chantier.

Il faut aussi de la curiosité pour se tenir constamment informé des nouvelles normes en vigueur, des nouvelles techniques pour pouvoir être force de proposition de mesures d’économie possibles. Il existe par ailleurs des formations permanentes (notamment des stages) sur l’évolution des réglementations.

Enfin, il faut de la rigueur dans le suivi des projets pour lesquels on rend compte au supérieur hiérarchique. Il faut veiller au respect des délais et à la maîtrise des coûts.

7. Quels sont les avantages de ce métier ?

J’ai la chance d’exercer un métier qui correspond à mes centres d’intérêts. Développement durable et économie d’énergie sont des préoccupations très actuelles renforcées depuis le Grenelle de l’environnement. Les métiers de l’énergie sont des métiers d’avenir, il y a peu de chômage, on peut démarrer tôt et progresser grâce à la formation continue et ce sont des métiers bien payés.

8. Ses inconvénients ?

Les inconvénients sont liés à la conjoncture actuelle : les contraintes budgétaires limitent ou décalent les projets. Nous devons également faire face à des restrictions dans les choix de performance. Cependant, nous avons un argument essentiel pour défendre nos projets : la rentabilité. Les investissements sont amortis en moins de dix ans.

En réalité, je ne vois pas d’inconvénients dans ce métier, je suis heureux de venir travailler.

9. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolution de carrière ?

Je n’envisage pas de changement, je souhaite continuer à monter des projets à la Bibliothèque nationale de France. Il y a ici une bonne ambiance de travail, l’équipe et les conditions matérielles de travail sont bonnes. Les gens du bâtiment savent vivre…

Expositions

La photographie en cent chefs - d’œuvre

4 février 2013

En ce moment se tient à la BnF une exposition qui parcourt les très riches collections de photographies de la BnF : de la plus ancienne pièce présentée, un essai de William Henry Fox Talbot qui date de 1839, à la plus récente de la sélection, une image prise à Fos-sur-Mer en 1986 par Lewis Baltz… Portraits, paysages, nus, reportages, publicité, photographie scientifique, tous les genres sont représentés à travers le regard de grands noms de la photographie : Eugène Atget, Félix Nadar, Diane Arbus, Henri Cartier-Bresson, Man Ray, Claude Levi-Strauss, Brassaï, Kertesz, Bill Brandt, Gustave Le Gray …

La vague brisée / Gustave le Gray, 1857 ©)

La vague brisée / Gustave le Gray, 1857 ©

Des photographies anonymes ou d’autres, plus étonnantes encore, réalisées par des écrivains tels Emile Zola, Victor Segalen ou Jacques Prévert font également partie des trésors sélectionnés pour l’occasion.
Explorer la notion de chef - d’oeuvre appliquée à un médium aussi foisonnant et divers que la photographie, tel est le propos de cette exposition qui dévoile cent images issues des collections de la BnF. Choisies pour leur beauté, la perfection de leur tirage ou leur provenance, ces pièces, toutes d’auteurs différents, composent un parcours où les grands noms de la photographie des XIXe et XXe siècles côtoient des anonymes.
Le propos de l’exposition n’est pas de présenter le florilège des cent plus belles photographies conservées à la Bibliothèque nationale de France. Ce serait irréaliste et singulièrement réducteur si l’on songe que c’est par millions qu’elles se comptent dans ses collections.
Un point commun de toutes les images choisies, est la qualité du tirage, toujours exceptionnelle. La date et la perfection du tirage sont un élément essentiel pour toutes les œuvres multiples comme le livre, la gravure, l’affiche et bien entendu la photographie. C’est ce qui fait toute la différence entre des oeuvres que l’on pourrait croire identiques entre elles puisqu’elles ne sont pas uniques.
Un autre point commun est le mode d’entrée dans les collections : il n’est jamais banal. Les photographies présentées ici ont été acquises auprès de leur auteur, données par lui-même ou ses descendants, proviennent du dépôt légal, ou encore se trouvaient dans de grandes collections qui sont entrées dans celle de la BnF. Elles ont pu arriver par dation, comme celles de Claude Lévi-Strauss ou Emile Zola. Elles ont pu faire l’objet d’une acquisition très précoce : la mythique photographie de Gilles Caron prise le 6 mai 1968 a été acquise dès le mois de septembre suivant auprès de la galerie Le mur ouvert, ce qui rappelle le rôle de vigie du conservateur.
Ces modes d’entrée font, en filigrane, l’histoire de la constitution de la collection de la Bibliothèque nationale de France et dessinent sa personnalité, la distinguant des autres collections publiques.
Jamais autant de photographies n’ont été aussi facilement disponibles qu’aujourd’hui, que ce soit dans les livres ou sur Internet. Cette exposition rappelle également que la photographie est avant tout un objet matériel, qui a un format, une matière, une texture, un grain, une spécificité et qu’elle ne peut se réduire à ses reproductions, fussent-elles excellentes. Montrer de beaux tirages de toutes époques est aussi un manifeste en faveur de la photographie originale et une manière d’en faire prendre conscience à un large public.

Attention l’exposition se termine le 17 février. ..
- Une visite est organisée pour les relais le jeudi 7 février à 10h30
- Vous pouvez visiter cette exposition, en visite libre ou avec un médiateur culturel
Pour vous inscrire , contactez
Céline Gaspard, Mission de diversification des publics,
01 53 79 85 30, celine.gaspard@bnf.fr

BnF François-Mitterrand Quai François-Mauriac, Paris 13e
Grande Galerie, Du mardi au samedi 10h > 19h, Dimanche 13h >19h Fermé
lundi et jours fériés

Pour découvrir les collections

Rencontre avec les formateurs des ateliers « Gallica et ressources électroniques » et « Catalogue général »

4 février 2013

Tous les jeudis après-midi, les lecteurs qui le souhaitent peuvent apprendre à utiliser, la bibliothèque numérique Gallica et les ressources électroniques (de 14h30 à 16h) et le catalogue général de la bibliothèque (de 16h30 à 18h)…

Les formateurs ©BnF)

Les formateurs ©BnF

Pour les modalités pratiques, sachez qu’il suffit de s’inscrire par téléphone au 01.53.79.49.49 ou par courriel : visites@bnf.fr. Ces ateliers sont gratuits avec titre d’accès à retirer à l’accueil. Ils ont lieu en salle des commissions, à proximité du hall Est. Ces salles sont équipées de 10 postes informatiques et reçoivent donc 10 personnes par séance. Les personnes inscrites sont contactées 48h avant l’atelier pour un pré accueil : le jeudi en arrivant à la bibliothèque, elles savent qu’elles sont attendues.
Ces ateliers ont été conçus pour rendre le lecteur autonome dans son utilisation des ressources de la bibliothèque et de ce fait ils s’adressent à un large public : étudiants, personnes fréquentant la bibliothèque pour des recherches personnelles, libraires, personnes en reconversion professionnelle, lecteurs étrangers de passage qui se serviront des ressources à distance…
Le contenu de ces ateliers…

Le premier atelier débute par une présentation de Gallica et de ses fonctionnalités. Le lecteur se familiarise avec les différents modes de recherche et découvre la diversité de ses collections. Pour les ressources numériques, il s’agit de faire découvrir les bases de données accessibles dans les salles de lecture de la bibliothèque, avec une attention particulière portée aux bases de données étrangères. Les démonstrations portent entre autres sur la recherche d’articles de revues et de livres électroniques.
Le second atelier porte sur la manipulation du catalogue général. Il s’agit d’appréhender les différents types de recherches : mot notice, recherche simple par auteur, titre ou sujet et les recherches spécifiques. L’idée est de donner des conseils méthodologiques, des astuces transposables dans d’autres catalogues. L’atelier est interactif : chacun a un poste et peut, dans la mesure du possible, faire des recherches particulières. Le rythme de chacun est respecté.
Ces ateliers sont l’occasion de désacraliser la Bibliothèque nationale de France et de préciser que les bibliothécaires présents dans les salles de lectures sont là pour guider les lecteurs dans leurs recherches. Pour les lecteurs, ces ateliers sont aussi un moment d’échange et d’entraide.
Quant aux formateurs, ils sont enthousiastes et heureux d’échanger de manière différente avec les lecteurs…