1. Vous accueillir à la BnF

Les biens communs de la connaissance

8 novembre 2013

3ème journée : Lundi 18 novembre, 10h00 – 19h00 : Les biens communs de la connaissance

Première partie : Atelier Arpentage de 10h00 à 16h30, salle J
Sur inscription dans la limite des places disponibles : Céline Gaspard 01 53 79 85 30, celine.gaspard@bnf.fr
Rendez-vous Atelier Arpentage : 9h45, BnF, Site François Mitterrand, hall Ouest (près du métro Quai de la Gare)

Libres savoirs, les biens communs de la connaissance / ouvrage coordonné par l’Association VECAM. Ed. C&F, 2011.
Intervenants : Jean-Claude Lucien et Alexane Brochard, Peuple et Culture.

Coupe du cénotaphe, Boullée ©Gallica)

Coupe du cénotaphe, Boullée ©Gallica

Deuxième partie : Restitution publique de l’atelier Arpentage : 16h30 – 17h30
Auditorium 70

Ouvert à tous, renseignements auprès de :
Sylvie Dreyfus 01 53 79 53 17, sylvie.dreyfus@bnf.fr
Céline Gaspard 01 53 79 85 30, celine.gaspard@bnf.fr
Adrien Toreau 01 49 29 42 80, toreau@peuple-et-culture.org

Projection débat, 17h30 – 19h00 : REMIX Biens communs : une sélection d’entretiens de www.remixthecommons.org

Remix Biens communs est un espace interculturel de partage et de co-création de documents multimédias sur les biens communs. Le projet est porté par un collectif interculturel, composé de personnes et d’organisations qui pensent que le recueil, l’échange et le remix des récits, des définitions et des images des biens communs sont une manière active et conviviale de s’approprier cette notion et de la diffuser dans la société.

Pour accéder à l’auditorium 70 : entrer Hall Ouest et suivre
le balisage…

3. La BnF et ses métiers

Le métier de conducteur chauffeur livreur… par Laurent Reyes

10 octobre 2013

Nous l’avons d’abord connu en uniforme, arpentant les couloirs du site François Mitterrand. Aujourd’hui, c’est au volant d’un utilitaire que l’on peut l’apercevoir car dorénavant, il circule entre les différents sites de la bibliothèque et parfois bien au délà… Rencontre avec Laurent Reyes, conducteur chauffeur livreur…

Laurent Reyes ©BnF)

Laurent Reyes ©BnF

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Je suis conducteur chauffeur livreur, en poste au Département des moyens techniques, Service logistique et moyens généraux, sur le site François-Mitterrand.

2. En quoi consiste votre travail ?
Il y a d’abord le transfert de collections, c’est-à-dire le transport de documents d’un site à l’autre soit parce que le document doit être restauré, soit pour des communications en salle de lecture. Toutes les opérations de transport de collections sont enregistrées dans un logiciel spécifique « suivi colis ». Ces informations sont transférées dans notre PDA (Personal digital assistant). Cet outil nous permet de visualiser tous les transferts à effectuer par rapport à notre mission. Il permet aussi d’informer les expéditeurs et les destinataires que nous avons enlevé et livré leurs colis. Il y a aussi des missions spécifiques dont la durée varie entre une demie journée et 3 jours, en France ou parfois dans les pays limitrophes, pour récupérer des dons, des legs, ou pour transporter des documents que la bibliothèque prête ou se fait prêter pour des expositions. Pour ces missions longues, avec escale pour la nuit, l’itinéraire est construit en fonction du lieu, c’est-à-dire de l’établissement (musée ou bibliothèque) qui conservera les œuvres pendant la nuit. Pour les missions spécifiques, on parle de convoiement car on est toujours accompagné d’un conservateur ou d’un régisseur d’œuvres qui veille sur ces documents précieux… Il arrive même que l’artiste ou l’auteur de l’œuvre nous accompagne… Comme Georges Wolinski lors de l’exposition qui avait été organisée en 2012.
On assure aussi la livraison des fournitures : papier, filtres de climatisation, boîtes de conservation, petit mobilier… entre les différents sites de la bibliothèque. Enfin, on se charge de l’entretien (niveaux, pression…) et du nettoyage du parc automobile de la Bibliothèque nationale France.

Sur la route ©L Reyes)

Sur la route ©L Reyes

3. Comment devient-on conducteur chauffeur livreur? Quelle formation est nécessaire ?
Il faut être titulaire d’un permis B depuis plus de 3 ans. Il faut avoir une bonne connaissance des règles de sécurité à la conduite. Pour cela j’ai suivi un stage de sensibilisation aux risques routiers et à l’éco conduite dans un centre agréé ainsi qu’un stage sur les gestes et postures.

4. Etes-vous fonctionnaire ou contractuel ?
Je suis fonctionnaire : Adjoint technique des administrations de l’État

5. Comment avez-vous choisi ce métier ?
Après un bac F2, électronique, j’ai dû entrer rapidement dans la vie active et j’ai choisi l’armée. Par un hasard de circonstance, en 1996 j’ai fait mon service militaire chez les Sapeurs-Pompiers de Paris puis je m’y suis engagé. J’ai été affecté à la Bibliothèque nationale de France en 2002 afin de rejoindre l’Unité de sapeurs-pompiers chargée de protéger l’établissement et les personnes y travaillant. J’ai gardé l’uniforme jusqu’en 2011 : j’ai alors mis fin à ma carrière militaire et j’ai voulu me reconvertir. Comme j’étais tombé amoureux de l’établissement au long de mon affectation, j’ai décidé de me reconvertir en son sein. J’ai donc cherché un poste à la bibliothèque qui corresponde à mes compétences et qui réponde à mon goût pour la mobilité…

J’ai d’abord été détaché par l’armée, au Ministère de la culture, en poste à la Bibliothèque nationale de France pendant un an. En 2012, j’ai demandé mon intégration dans le corps des Adjoints techniques des administrations de l’État.

6. Pour vous quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour exercer ce métier ?
Il faut être ponctuel et savoir anticiper les impondérables (avec l’expérience on connaît mieux les difficultés de circulations dans Paris à certaines heures et sur certains trajets)…
Il faut être discret : on circule en véhicules banalisés. On ne sait jamais ce que l’on transporte, on sait simplement que ce sont des documents de grande valeur. On doit aussi respecter les accompagnants.
Pour les missions longues, il faut être disponible pour pouvoir s’absenter plusieurs jours.

7. Quels sont les avantages de ce métier ?
Pour moi avant tout c’est la mobilité : on connaît tous les sites, les missions spécifiques permettent de voyager, de découvrir d’autres régions. Quand je pars en mission, j’en profite pour visiter la ville, un musée, une exposition souvent avec le conservateur ou le régisseur qui m’accompagne… Cette année, je suis allé en Haute Savoie, à Sarlat, à Angoulême, à Toulouse, à Avignon et au Havre…

Trompe l oeil à Angoulême ©L. Reyes)

Trompe l oeil à Angoulême ©L. Reyes

8. Ses inconvénients ?
Il n’y en a pas…. Enfin, la circulation parisienne dans les bouchons : difficile parfois de tenir les horaires… Heureusement, nous sommes 5 chauffeurs, on peut se remplacer en cas de problème.
Charger ou décharger les camions : on porte des charges plus ou moins lourdes…

9. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolution de carrière ?
Je suis à ce poste depuis seulement 2 ans et 4 mois, je découvre encore le monde du travail civil. Mon métier me plait, je n’envisage pas encore de changement. Pour progresser, je pourrais passer le concours de Technicien des services culturels…

1. Vous accueillir à la BnF

Les ressources naturelles : des biens communs

3 octobre 2013

2ème journée Autour des biens communs : Lundi 28 octobre, 10h00 – 19h00 : « Les ressources naturelles : des biens communs »

Fresque à Choisy le roi ©C. Gaspard)

Fresque à Choisy le roi ©C. Gaspard

Première partie : Atelier Arpentage de 10h00 à 16h30, salle J

Sur inscription dans la limite des places disponibles : Céline Gaspard 01 53 79 85 30, celine.gaspard@bnf.fr
Rendez-vous Atelier Arpentage : 9h45, BnF, Site François Mitterrand, hall Ouest (près du métro Quai de la Gare)

Étude collective d’un livre grâce à la méthode de l’arpentage :
La gouvernance des biens communs : Pour une nouvelle approche des ressources naturelles / Elinor Ostrom ; révision scientifique Laurent Baechler. – Ed. de Boeck, 2010
Cet ouvrage rassemble un ensemble de données permettant d’étudier les conditions dans lesquelles des problèmes de ressources communes ont été résolus…

Intervenant : Jean-Claude Lucien, Peuple et Culture.

Fresque à Choisy le roi ©C. Gaspard)

Fresque à Choisy le roi ©C. Gaspard

Deuxième partie : Restitution publique de l’atelier Arpentage : 16h30 – 17h30
Projection débat, 17h30 – 19h00
Auditorium 70


Ouvert à tous, renseignements auprès de :
Sylvie Dreyfus 01 53 79 53 17, sylvie.dreyfus@bnf.fr
Céline Gaspard 01 53 79 85 30, celine.gaspard@bnf.fr
Adrien Toreau 01 49 29 42 80, toreau@peuple-et-culture.org

Projection-débat : No gazaran (extraits, sortie national en 2014) / un film de Doris Buttignol et Carole Menduni

L’alerte est lancée dans le Sud-Est de la France début 2011 : le gaz de schiste arrive dans nos villages, nos paysages, nos vies ! Carnet de route d’une mobilisation citoyenne imprévue, le film témoigne des soubresauts d’une société prise au piège d’un modèle économique en crise en suivant pendant deux ans l’organisation d’un mouvement de résistance historique qui va faire reculer les industriels et l’État

Pour accéder à l’auditorium 70 : entrer Hall Ouest et suivre
le balisage…

4. La mission Vivre Ensemble

Actualités de la mision Vivre ensemble

16 septembre 2013

Comme chaque trimestre, voici la nouvelle lettre aux relais du champs social éditée par la mission Vivre ensemble. Comme à chaque fois, vous y trouverez les propositions d’accueil, pour les mois d’octobre à décembre 2013, pour vous et vos publics dans les établissements culturels membres de la mission.

Téléchargez-la ici

2. Récits d'expériences

Le contrôle social dans les salles de lecture à la BnF

16 septembre 2013

«Eh Monsieur comment ils font ce qu’ils veulent !!!…» «En termes sociologiques, Joyti ?» «Euh eh bien le contrôle social n’est pas très fort à la BNF… (rires)»

Mercredi 12 juin après midi, les 30 élèves de la 1ère ES1 du Lycée Eugène Delacroix, à Drancy (Seine-Saint-Denis), ont effectué une visite un peu spéciale de la Bibliothèque Nationale de France, dans les salles de lecture du Haut de Jardin. En effet, pour ces jeunes «banlieusards» plus habitués pour quelques uns au C.D.I du lycée qu’à la prestigieuse bibliothèque parisienne, la BNF était le théâtre d’un exercice scolaire un peu particulier.

Salle de lecture Haut de Jardin ©Fontanieu)

Salle de lecture Haut de Jardin ©Fontanieu

«Dans le cadre de l’enseignement de Sciences Economiques et Sociales en 1ère, explique M. Fontanieu qui les accompagnait, nous consacrons un chapitre de sociologie aux normes collectives, aux règles de la société, à l’ensemble des dispositifs et comportements mis en oeuvre quotidiennement qui maintiennent l’ordre social apparent. Après avoir étudié en cours le contrôle social des institutions et des individus, les lycéens sont allés étudier eux même, concrètement, la façon dont, dans un lieu aussi particulier qu’une bibliothèque, les lecteurs se «contrôlent» mutuellement.»
Répartis par groupe de 3 ou 4 par salle de lecture, les élèves se sont donc fondus dans la masse des visiteurs, inhabituels ou réguliers, de la BNF. Assis, passant dans les allées, jetant de discrets coups d’oeil : l’observation sociologique «sauvage» requiert de la discrétion. «C’était marrant, on était comme en mission» rigole David. Pas question de s’amuser pour autant : il fallait prendre des notes, et repérer toutes les façons dont le contrôle social s’exerce entre les murs.

Cartes d’usager, consignes affichées, regards désapprobateurs, «chut» répétés… Curieusement, pour des jeunes qui restent au lycée fortement encadrés par un professeur principal très à cheval sur le respect envers soi-même, envers le travail et envers l’institution scolaire, la BNF est presque apparue comme un lieu de grande liberté. «Ils s’en foutent en vrai !» «Ya des consignes, mais elles sont un peu mortes dans le film [elles ne sont pas respectées]» … Le contrôle social, de fait, n’est pas tout à fait le même entre un lieu public pour adultes et une salle de classe où cohabitent et travaillent de jeunes et ambitieux futurs citoyens de la République… mais encore âgés de 15 ou 16 ans à peine.

Elèves du lycée E Delacroix Drancy ©Fontanieu)

Elèves du lycée E Delacroix Drancy ©Fontanieu

«En tout cas c’était vraiment beau le lieu.» Plutôt excités d’avoir réalisé une telle expérience, a fortiori dans les murs d’une institution aussi renommée, les élèves échangent au soleil sur leur courte expérience de «sociologie sauvage». «Eh Nesrine, c’est vrai que t’as marché en moonwalk [à l’envers, comme Michael Jackson] à un moment ?» «Ouais !! Comment ils m’ont regardé d’ailleurs…» Etant passé dans les salles alors que les élèves enquêtaient, M. Fontanieu avait rappelé à certains d’entre eux un grand principe de sociologie de la déviance : le contrôle social ne s’exerce jamais autant qu’en réaction à une transgression. Un conseil que quelques lycéens s’étaient empressés de mettre en oeuvre ; pour des raisons scientifiques bien évidemment…

Le professeur principal, plutôt content de cette belle sortie de fin d’année, savoure. «Il y a quelques points à fignoler, sur la répartition dans les salles et les consignes pas assez précises que je leur avais données. Mais tout s’est bien passé, grâce aussi à l’aide précieuse du service «diversification des publics» de la BNF. J’espère beaucoup revenir l’an prochain, avec de nouveaux apprentis sociologues !»

3. La BnF et ses métiers

Le métier de chimiste… par Stéphane Bouvet

13 septembre 2013

Nous vous proposons cette fois de découvrir, avec Stéphane Bouvet, le métier de chimiste appliqué aux collections de la bibliothèque… L’occasion également pour vous de découvrir le site de Bussy Saint Georges…

Stéphane Bouvet ©BnF)

Stéphane Bouvet ©BnF

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Je suis chargé d’études en physique-chimie au Service central du département de la Conservation. Je travaille au Laboratoire du site de Bussy Saint Georges.

2. En quoi consiste votre travail ?
La principale mission du laboratoire est de fournir assistance et conseils au personnel chargé de la conservation des collections mais également de répondre à la demande d’autres établissements.
Une part importante de mon activité repose sur le contrôle qualité des produits et matériaux utilisés pour la conservation ou la restauration des collections : on vérifie que ces matériaux (papiers, cartons, plastiques, boites, colles, pochettes…) sont sans risques pour les collections.
Nous nous impliquons également dans des programmes de recherche, en général sur 3 ans, soit internes à la bibliothèque soit nationaux en partenariat avec d’autres laboratoires. Ces programmes de recherche sont variés… toujours liés à des problématiques de conservation. Nous travaillons par exemple sur le programme soutenu par le Ministère de la culture : “Programme national de recherche sur la connaissance et la conservation des matériaux du patrimoine culturel (PNRCC)” et nous participons également au LabEx Patrima (Laboratoire d’excellence Patrimoines, matériels, savoirs, patrimonialisation, médiation) en collaboration avec les universités de Cergy-Pontoise et de Versailles Saint-Quentin en Yvelines dans le cadre du projet CoMPresSil (Conservation matérielle et traitement des papiers de presse modernes)…
Le dernier aspect de mon travail concerne la formation. Il s’agit de former les collègues de la bibliothèque ou d’autres établissements (élèves de l’ENSSIB par exemple) sur les facteurs de dégradations des collections et les précautions à prendre (environnement, manipulations, choix des matériaux…). Je m’occupe également de l’alimentation et de la mise à jour des informations concernant la conservation sur le site internet de la BnF ainsi que de la mise en ligne de la lettre interne d’information “Actualités de la conservation“.

Evaporateur rotatif ©BnF)

Evaporateur rotatif ©BnF

3. Comment devient-on chimiste ? Quelle formation est nécessaire ?
J’ai préparé un DUT (diplôme universitaire de technologie) agro-alimentaire dans le but de travailler dans le domaine du contrôle alimentaire (par exemple : vérifier le pourcentage de matières grasses dans les aliments ou l’oxydation des huiles etc )… Après mon service militaire, j’ai cherché du travail et suis arrivé en région parisienne. J’ai travaillé en intérim pendant 6 mois dans le domaine de la gestion des déchets urbains (combustion, recyclage…) pour une étude menée par l’ADEME. Un de mes collègues a passé un concours pour travailler dans un laboratoire des Monuments historiques. Je me suis alors intéressé à cette filière scientifique au sein de la fonction publique. Quelques mois plus tard, je postulais et étais recruté pour un contrat de 3 ans (1993-1996) au laboratoire de la Bibliothèque nationale, site Richelieu, plutôt spécialisé en microbiologie (étude des micro-organismes responsables des dégradations des collections). En 1996, on m’a proposé de travailler sur le site nouvellement construit de Bussy Saint Georges et de participer à la mise en place de la nouvelle entité du laboratoire plus axée sur les analyses en physico-chimie, domaine qui correspondait mieux à mon profil. Il y avait tout à faire : achat et prise en main des matériels analytiques et développement des protocoles d’analyse : c’était une expérience très enrichissante.

4. Etes-vous titulaire ou contractuel ?
Je suis titulaire, j’ai passé un concours sur dossier dans le cadre du dispositif Sapin.

5. Comment avez-vous choisi ce métier ?
C’est un peu le hasard, je cherchais un travail de technicien de laboratoire. L’annonce du premier emploi que j’ai occupé à la bibliothèque répondait à mes souhaits avec une partie analyse, qui correspondait à ma formation et une partir désinfection. Le travail était varié, tout ce que je voulais… ça m’a permis de découvrir le domaine de la conservation en bibliothèque. Je me suis formé auprès de mes collègues. J’avais appris les techniques, c’est juste “le sujet” qui change (les livres, les films, les disques…). J’ai appris “sur le tas”…

L équipe du laboratoire ©BnF)

L équipe du laboratoire ©BnF

6. Pour vous, quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour exercer ce métier ?
Il faut avoir l’esprit scientifique, c’est à dire rigoureux et précis : on travaille sur des mirco-échantillons donc on n’a pas le droit à l’erreur… Il faut aussi être curieux pour s’intéresser à tous les domaines : papiers, plastiques, textiles, maquettes, vinyles… c’est ce qui rend d’ailleurs le métier passionnant. C’est un travail d’enquête, on est amené à trouver de nouvelles techniques d’analyse. C’est un travail à la fois solitaire pour les analyses et d’équipe pour les échanges d’informations, d’idées et pour les projets de recherche. Nous sommes 3 au laboratoire : 2 chimistes et 1 microbiologiste. Ponctuellement, un stagiaire ou un contractuel vient renforcer l’équipe.

7. Quels sont les avantages de ce métier ?
Il n’y a pas de routine : les analyses sont les mêmes mais on travaille à chaque fois sur des matériaux différents donc on se remet constamment en questions. On découvre aussi de nouvelles collections, souvent anciennes et précieuses…
On travaille en lien avec de nombreux interlocuteurs : les responsables de collections et les collègues chargés de la conservation principalement mais aussi avec le service des expositions (sur les questions de climatisation et d’éclairage des vitrines par exemple) ou avec les agents du Département des moyens techniques lors de travaux dans les magasins (par exemple sur les armoires de climatisation, sur les choix de matériaux : peintures, résines pour les sols…)

8. Ses inconvénients ?
On est souvent pris par le temps : on n’a pas toujours la possibilité de pousser suffisamment loin nos recherches pour faire vraiment le tour d’une problématique et ça génère une sorte de frustration ou un goût d’inachevé…

Petit matériel ©BnF)

Petit matériel ©BnF

9. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolution de carrière ?
Notre laboratoire est référent en matière de conservation. Même si l’équipe est réduite, je souhaite continuer à développer les activités et les compétences du laboratoire. Je n’envisage pas de changement de carrière pour l’instant.

1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Autour des Biens Communs Étude collective d’un livre et projection d’un film documentaire

5 septembre 2013

Le 21ème siècle voit s’accélérer les échanges marchands, tandis que l’épuisement des ressources naturelles, les pollutions multiples, le réchauffement climatique posent la question des limites d’un développement sans fin.
Comment inventer un devenir de l’humanité qui reposerait sur une gestion des biens communs, l’air que nous respirons, l’eau, le génome humain, le patrimoine génétique, les plantes, les animaux, les sources de la connaissance… qui serait partagée par tous et qui contribuerait à lutter contre les situations d’injustice et l’accroissement des inégalités ?

La terre ©Wikimedia commons)

La terre ©Wikimedia commons

Pour réfléchir à cette question, la BnF et « Peuple et Culture » proposent 3 jours d’échange et de réflexion collective, qui mettront en perspective livres et films, autour de la question des biens communs.

Étude collective d’un livre grâce à la méthode de l’arpentage :

L’arpentage est une méthode d’éducation populaire créée par l’association « Peuple et Culture», qui permet à chacun d’entrer dans une pensée complexe et qui autorise quiconque à construire une relation active à la connaissance.
Ouvert à toute personne désireuse d’expérimenter une pratique de lecture collective sur la question des biens communs, l’atelier arpentage invite à découvrir une démarche pour collecter des informations utiles, en établir des cartographies pour donner à voir les enjeux soulevés et le point de vue développé par l’auteur. Les séances d’arpentage auront lieu dans une salle de lecture de la BnF dans laquelle sera présentée une sélection d’ouvrages. Chaque séance donnera lieu à une restitution publique qui permettra au groupe de présenter son cheminement.

1ère journée : Lundi 23 septembre, 10h00 – 19h00 : La notion de « bien commun »

Première partie : Atelier Arpentage de 10h00 à 16h30, salle J

Sur inscription dans la limite des places disponibles : Céline Gaspard 01 53 79 85 30, celine.gaspard@bnf.fr

Rendez-vous Atelier Arpentage : 9h45, BnF, Site François Mitterrand, hall Ouest (près du métro Quai de la Gare)

Où est passé le bien commun / François Flahaut. Éd. Mille et une nuits, 2011.
Dans un monde où le politique est dominé par les puissances économiques et financières, et où le toujours plus de la croissance s’impose comme une fin en soi, la seule référence non économique qui subsiste est celle des droits individuels. La référence au bien commun a été évacuée.
L’auteur montre qu’il est possible d’imaginer d’autres modèles que ceux dont nous sommes encore tributaires.

Intervenant : Jean-Claude Lucien, Peuple et Culture.

Deuxième partie : Restitution publique de l’atelier Arpentage : 16h30 – 17h30
Projection débat, 17h30 – 19h00
Auditorium 70

Ouvert à tous, renseignements auprès de :
Sylvie Dreyfus 01 53 79 53 17, sylvie.dreyfus@bnf.fr
Céline Gaspard 01 53 79 85 30, celine.gaspard@bnf.fr
Adrien Toreau 01 49 29 42 80, toreau@peuple-et-culture.org

Le bien commun – l’assaut final / réalisation Carole Pouliquin, 2002, 63 mn
Différentes histoires tournées à travers le monde et racontées non sans humour à la manière de la Genèse témoignent des conséquences déjà bien visibles de la soumission du monde aux intérêts privés. Plus rien aujourd’hui ne semble vouloir échapper au destin de marchandise: l’eau, la santé, les gènes, les connaissances, les biens les plus essentiels à la vie ne seront-ils désormais accessibles qu’aux plus offrants ? Face à la voracité des marchands, qu’adviendra-t-il de nos sociétés? Le marché peut-il être garant du bien commun?

Pour accéder à l’auditorium 70 : entrer Hall Ouest et suivre
le balisage…

Prochains rendez-vous : lundi 28 octobre, lundi 18 novembre

2. Récits d'expériences

Des stagiaires du Greta de Saint Denis en visite à la BnF…

16 juillet 2013

Lundi 15 juillet, un groupe de stagiaires du Greta de Saint Denis est venu visiter la bibliothèque et découvrir des livres sur les jardins en salle F.

Les stagiaires du Greta de saint Denis ©BnF)

Les stagiaires du Greta de saint Denis ©BnF

S approprier les livres ©BnF)

S approprier les livres ©BnF


Ces hommes tibétains, chinois, tamouls, bangladais et marocains accompagnés de leur formatrice Brigitte Labadie se préparent au DELF (diplôme d’études en langue française) ou au DILF (diplôme initial de langue française).

Les objectifs de cette visite, suivie de promenades dans des parcs et jardins parisiens, sont : repérer les espaces verts et monuments principaux de Paris sur une carte ou un plan de métro, construire un itinéraire, lire et comprendre des pictogrammes, lire et parler d’endroits visités, exprimer ses sentiments sur la découverte d’un lieu culturel.

Après une visite de la bibliothèque : autour de la maquette du Hall Ouest, découverte de globes, présentation des salles de lecture, passage en rez-de-jardin, le groupe s’est dirigé en salle F.

S approprier les livres ©BnF)

S approprier les livres ©BnF

Carine et Véronique en salle F ©BnF)

Carine et Véronique en salle F ©BnF


Carine Lefèvre et Véronique Liaigre ont présenté des livres sur les jardins parisiens : leur histoire, leur architecture, les différents styles… Elles ont également montré de très beaux livres sur les jardins marocains, chinois…

A la suite de la visite, le groupe s’est retrouvé au jardin Georges Duhamel pour partager un pique nique avant de partir pour une balade dans le parc de Bercy…

3. La BnF et ses métiers

Le métier de directeur des ressources humaines… par Bertrand Wallon

15 juillet 2013

Avant qu’il ne prenne le large pour de nouvelles aventures, nous souhaitions que Bertrand Wallon nous parle de son expérience de Directeur des ressources humaines à la Bibliothèque nationale de France.
Il n’est pas un agent ici qui ne le connaisse ce qui montre combien cette fonction est essentielle…

Bertrand Wallon ©S. Rabany)

Bertrand Wallon ©S. Rabany

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Directeur délégué aux ressources humaines souvent appelé par raccourci Directeur des ressources humaines

2. En quoi consiste votre travail ?

Le Directeur délégué aux ressources humaines est un encadrant, responsable des équipes qui assurent la gestion des personnels et leur formation, ainsi que l’action médicale et sociale à la Bibliothèque nationale de France.
Il est l’interlocuteur au quotidien de la direction pour les organisations syndicales de l’établissement et les services extérieurs qui interviennent en matière de gestion des personnels (essentiellement le Ministère de la culture et le Ministère de l’enseignement supérieur de la recherche).
Il est enfin l’interlocuteur de tout agent pour toute question relative à sa vie professionnelle et, de tout encadrant, pour toute question relative à la gestion des ressources humaines de leurs unités.

3. Comment devient-on Directeur des ressources humaines ? Quelle formation est nécessaire ?
Lorsque je suis devenu DRH, il y a de cela plus de 25 ans, il n’existait pas de formation spécifique à cette fonction. Les DRH avaient le plus souvent fait des études de droit, j’avais pour ma part choisi des études de droit public, et au sortir de mes études, j’ignorais tout du droit du travail qui était alors un enseignement optionnel du droit privé.
J’ai pu combler plus tard cette lacune lorsque j’ai préparé le concours de l’inspection du travail.
Aujourd’hui il existe de nombreuses formations, mais une bonne dose d’expérience professionnelle, pas nécessairement en ressources humaines, est toujours très utile. On peut par exemple, en cours de carrière, évoluer vers des fonctions RH, en particulier à partir d’une expérience d’encadrement opérationnel et d’un complément de formation.

4. Etes-vous fonctionnaire ou contractuel ?
J’ai commencé comme contractuel, pendant 7 ans au Ministère de l’équipement, dans un service d’études économiques. J’ai alors eu l’occasion de participer à la vie syndicale du service dont je relevais. Cette première expérience, ainsi que les conseils de mon ami Antoine Lyon-Caen avec qui j’avais fait mes études et qui était devenu un spécialiste du droit du travail, m’ont encouragé à tenter le concours de l’inspection du travail à un moment où je souhaitais prendre plus de responsabilités. C’était une période où l’inspection du travail, à travers l’autorisation administrative des licenciements économiques et les réformes des lois Auroux (1981-1982) était très directement impliquée dans la vie des entreprises, la gestion de l’emploi et la gestion des relations sociales. C’était la fin des grandes entreprises industrielles en région parisienne, et comme jeune inspecteur, j’ai été confronté à de nombreux licenciements collectifs et plans sociaux.
J’ai également découvert les questions « hygiène et sécurité » à travers les grands chantiers de construction dans le secteur dans lequel j’étais affecté.
Mon passage à la fonction de DRH a été en partie le fait du hasard… Comme inspecteur du travail, j’écrivais des chroniques juridiques de droit du travail et l’ANPE qui cherchait un chef du service juridique pour sa direction générale m’a proposé cette fonction. Deux ans après mon arrivée l’ANPE a décidé de réunir ses départements gestion du personnel et formation en une direction dont la responsabilité m’a été confiée.
Après l’ANPE, j’ai rejoint le ministère de la Justice, à la Direction de l’administration pénitentiaire, avec la responsabilité de l’emploi, de la formation et de l’enseignement des détenus et probationnaires. J’ai eu également à mettre en place les emplois jeunes au sein du ministère de la Justice. Responsabilité qui me rend très réceptif à la mise en place des emplois d’avenir à la BnF, à une échelle bien sûr beaucoup plus réduite.

Code du travail ©Gallica)

Code du travail ©Gallica

5. Comment avez-vous choisi ce métier ?
J’ai découvert à l’inspection du travail le contenu de la fonction des DRH, fonction qui était loin d’être généralisée au début des années 80 où ces questions étaient souvent gérées par les directions administratives ou les secrétariats généraux. Plusieurs DRH que j’ai alors rencontrés étaient de vrais relais pour l’inspection du travail dans la mise en œuvre des droits nouveaux que prévoyaient les lois Auroux. C’est ainsi que j’ai découvert qu’un DRH n’était pas uniquement chargé d’appliquer la politique d’une direction mais qu’il pouvait aussi contribuer au juste exercice des droits, et à la qualité du climat social dans l’entreprise.

6. Pour vous, quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour exercer ce métier ?

Sur le plan intellectuel, il faut avoir de l’intérêt pour les questions juridiques, partout présentes dans ce métier et qui évoluent continument. Il faut également s’intéresser aux métiers, si divers soient-ils, qui s’exercent dans l’entreprise où l’on travaille. Il faut savoir écouter et apprécier les temps de dialogue. Il ne faut pas redouter les phases de tension mais être capable d’identifier les solutions qui y mettent fin.
Il faut enfin être convaincu que chacun, y compris soi-même, peut progresser professionnellement.

7. Quels sont les avantages de ce métier ?
Ce métier m’a permis de connaître des univers professionnels variés avec toutefois un trait commun : des agents publics qui, à l’ANPE, comme au ministère de la Justice, puis à la BnF, considèrent qu’ils ont la mission la plus importante et la plus exigeante qui soit.
Je n’imaginais pas, en commençant ma vie professionnelle, qu’une profession pourrait répondre aussi bien à mes attentes intellectuelles et humaines.
Enfin, l’emploi du temps réserve toujours des surprises ! Les journées peuvent être longues et on emporte souvent du travail à la maison, le soir ou en fin de semaine…

8. Ses inconvénients ?

Tout n’est pas toujours drôle… Si le DRH peut être un conseil sur un parcours professionnel, il a aussi, dans certains cas, à appliquer les règles disciplinaires à l’égard de certains agents. Si l’on a la responsabilité du recrutement, on doit aussi signifier des fins de contrats.
Les périodes de conflit social peuvent également comporter des moments délicats.
Pour que le DRH soit un interlocuteur crédible, il faut que son engagement s’inscrive dans la durée, à moyen ou long terme.

9. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolution de carrière ?

Je suis arrivé au terme de ma carrière, et donc de ce métier.

Des projets... dans la pâtisserie ©Wikimediacommons)

Des projets... dans la pâtisserie ©Wikimediacommons

Il m’en restera le goût et l’habitude d’aider des personnes confrontées à des difficultés juridiques ou sociales, ou en recherche d’emploi. Sans envisager aucunement que cela soit un nouveau métier, j’apprécierai, à titre bénévole, d’être un conseiller occasionnel dans ce domaine…

1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Parcours miroir : Bibliothèque nationale de France – Château de Versailles Jeudi 25 juillet

2 juillet 2013

C’est l’été, envie d’une ballade bucolique, de calme, de couleurs et de parfums ?
Nous fêtons l’anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre, jardinier de Louis 14 et nous vous proposons donc une journée autour du thème des jardins…

Le château de Versailles ©Gallica)

Le château de Versailles ©Gallica


10h30 – 12h30 : Bibliothèque nationale de France : Parcours découverte suivi d’une présentation d’ouvrages sur les jardins et leurs créateurs (Point de rendez-vous : Hall Ouest)

Déjeuner libre : si le temps le permet sur l’esplanade de la BNF ou dans le parc de Bercy

15h00 – 16h00 Château de Versailles : visite de l’exposition Les fleurs du Roi

Inscriptions auprès d’Aurélie Cardon Lignier
Informations pratiques :
Aurélie Cardon Lignier : aurelie.lignier@chateauversaillesfr ou 01 30 83 75 99
Céline Gaspard : celine.gaspard@bnf.fr ou 01.53.79.85.30