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Le succès des Estivales africaines… et une nouvelle saison culturelle qui commence

15 septembre 2011

Vous avez été nombreux à profiter de la programmation estivale de la BnF autour de l’Afrique, et nous vous en remercions.

Les rencontres du mardi soir ont connu un vif succès © Sylvie Dreyfus/BnF )

Les rencontres du mardi soir ont connu un vif succès © Sylvie Dreyfus/BnF

L’exposition a été largement appréciée, et les rencontres du mardi soir, en complément, ont connu un très vif succès, réunissant chaque semaine entre 50 et 80 personnes.
Vous pouvez retrouver ici les articles de présentation de chacune de ces rencontres.

Pour prolonger le plaisir de ces rencontres, vous retrouverez très bientôt sur ce blog une interview de Smaïl Kanouté, qui a animé la rencontre du 23 août, lors de laquelle les contes des griots se sont mêlés aux nouvelles technologies.

Et, concernant l’exposition, la présentation des Estivales africaines n’est plus visible, et, cette semaine, la bibliothèque est en fermeture annuelle. Mais, dès la semaine prochaine, nous serons de retour avec les nouvelles propositions d’expositions de la rentrée, et les dates des visites pour les relais !

à très bientôt !

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À l’initiative des “Estivales africaines” : le département des Cartes et plans

24 août 2011

Demain, mardi 30 août, à 17h30, espace Jules Verne, site de Tolbiac de la Bnf nous aurons le plaisir d’accueillir Jean-Yves Sarazin, Directeur du Département des Cartes et plans de la BnF,  co-commissaire de l’exposition “Estivales africaines”. Ce dernier,  à partir de la présentation de multiples documents  patrimoniaux nous invitera  à réfléchir à la perception de l’ Afrique par les européens, des débuts de la découverte de ce monde  jusqu’à aujourd’hui : images révées , images réelles et bien documentées, comment s’est constitué et se perpétue un imaginaire au sujet de l’ Afrique,que la modernité n’a pas fini de questionner ?


Globe terrestre, copie d un Globe terrestre de Martin Behaïm de 1492 : détail : Europe, Afrique, 1847, BnF, Département des Cartes et Plans)

Copie d un Globe terrestre de Martin Behaïm de 1492 : détail : Europe, Afrique, 1847, Bnf, Département des Cartes et plans

Jean-Yves Sarrazin, nous présente les collections du  Département des Cartes et plans, à partir desquelles a été conçue l’exposition ” Estivales africaines” que vous pouvez découvrir sur le site de Tolbiac, jsqu’au 4 septembre prochain

Que trouve-t-on au département des Cartes et plans ?
Le département est consacré à la conservation des atlas, cartes, plans, globes terrestres et célestes et à l’étude des sciences géographiques. Ses collections sont très vastes et couvrent différentes ères géographiques. Pour comprendre la diversité de ces collections, il faut savoir comment la bibliothèque acquiert ces documents.

Le département des Cartes et plans s’enrichit d’abord grâce au dépôt légal : chaque année, un exemplaire de chaque document cartographique imprimé en France est envoyé à la BnF, pour être conservé, et ce depuis 1648 ! Ainsi, tous les ans, le département reçoit de cette manière entre 2500 et 3000 nouvelles cartes.

Grâce à ce dépôt légal, le département possède donc des centaines de milliers de cartes de France, mais aussi du monde entier, pour deux raisons :
- Au 18ème et 19ème siècle, la cartographie française a connu un âge d’or, et a donc fourni beaucoup de documents sur toutes les zones géographiques alors connues.
- Au 19ème siècle, ce sont également des ingénieurs français qui cartographient les territoires des colonies françaises, en Afrique et en Asie, ce qui enrichit les collections de cartes précieuses.

Le dépôt légal est donc la principale source d’entrée des documents de langue française dans le département, mais il faut aussi savoir que chaque année, la bibliothèque achète un nombre important de documents étrangers pour compléter ses fonds.
Aujourd’hui, le département des Cartes et plans de la BnF est la 5ème cartothèque au monde. Le département des cartes et plans de la BnF et la British Library accueillent les plus vastes collections de cartographie antérieure à 1800.

Partie Méridionale de l Afrique depuis le Tropique du Capricorne jusqu'au Cap de Bonne Espérance (...), 1790, Département des Cartes et plans, BnF)

Partie Méridionale de l Afrique depuis le Tropique du Capricorne jusqu au Cap de Bonne Espérance (...), 1790, Département des Cartes et plans, BnF


Pourquoi une exposition sur les cartes africaines ?

Depuis quelques années, nous assistons à un regain d’intérêt pour ce continent. De nombreux programmes de recherche s’intéressent à la connaissance qu’avaient les européens de l’Afrique à différents moments de l’histoire de l’humanité. L’étude des documents cartographiques trouve tout à fait sa place dans de telles études. Par exemple, on se rend compte qu’à l’époque coloniale, on ne connaissait de l’Afrique que ses côtes, là où les pays colonisateurs avaient installé leurs comptoirs pour commercer.
Cette exposition permet de répondre à la question « quelles connaissances les européens avaient de l’Afrique avant les grandes expéditions terrestres du 19ème siècle ? »

Que trouve-t-on dans cette exposition ?
Les documents présentés sont répartis dans trois lieux différents.
Dans l’espace de l’abécédaire des collections, qui se situe dans le hall Ouest, derrière le Labo, le public trouve de très précieux documents originaux, notamment des manuscrits, des notes de voyages, des croquis faits sur place par les explorateurs. Ces documents permettent de se rendre compte de la lente découverte de l’Afrique par les européens.
Dans l’allée Julien Cain, sont présentés douze grands fac-similés de cartes continentales de l’Afrique, de la Renaissance au 20ème siècle.
Enfin, dans le Labo est proposée une carte topographique en série de l’Afrique datant du 19ème siècle, qui est en fait composée de 63 feuilles. La numérisation et l’installation sur mur de sélection du Labo, permet une lecture optimale de la carte par le public. De plus, celui-ci peut également télécharger des images issues des collections de la bibliothèque grâce à son téléphone portable.

Africae nova descriptio, Guillaume Blaeu, 1663, BnF, Département des Cartes et plans)

Africae nova descriptio, Guillaume Blaeu, 1663, Bnf, Département des Cartes et plans

Cette exposition permet-elle de comprendre des enjeux encore actuels ?
Bien sûr. Une séquence de l’exposition montre la construction des frontières, dont les tracés ont encore de grandes conséquences de nos jours. Il faut savoir que la conception européenne des frontières, qui montre une possession, est étrangère à la conception africaine du territoire. Ainsi, la délimitation des territoires africains est souvent un héritage des colonisateurs européens, et cette délimitation souvent arbitraire est encore aujourd’hui la cause de conflits. Deux documents illustreront particulièrement la construction des frontières (à F comme Frontières) : une carte qui montre un tracé tout à fait arbitraire réalisé par les européens, et un second document qui montre qu’une frontière a été mise en place à l’endroit où se sont rencontrés deux pays colonisateurs différents. Ces cartes montrent donc que les délimitations ne prenaient pas en compte la notion de territoire des ethnies installées de temps immémoriaux.
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mardi 30 août à 17h30, dans le cadre du cycle de rencontres des estivales africaines, dans la galerie Jules Verne (anciennement appelée “espace pédagogique”)

Pour en savoir plus :
- des informations sur le dépôt légal en général…
- … et sur le dépôt légal des documents cartographiques

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Le conte en Afrique : à la rencontre de Lamine Kouyaté et de Malvina

17 août 2011

Le 23 août prochain, à partir de 17h30, dans la galerie Jules Verne, le griot Lamine Kouyaté et la conteuse Malvina nous feront découvrir le monde des contes africains. En organisant les Estivales africaines, nous avons souhaité les inviter à la BnF pour faire découvrir la richesse de la tradition orale africaine, qui grâce à ces deux conteurs a voyagé jusqu’à Paris.

Comment devient-on griot ?

Le Griot, CC by Alexbip  )

Le Griot, CC by Alexbip

La caste des griots est née puis s’est développée dans un contexte où n’existaient historiquement ni l’écriture (sauf pour les religieux), encore moins la radio et la télévision. Le griot est ainsi considéré comme étant notamment le dépositaire de la tradition orale. Les familles griotiques sont spécialisées soit en histoire du pays et en généalogie, soit en art oratoire, soit en pratique musicale.
Le “djéliya”, l’art que pratiquent les griots, consiste à raconter des histoires relatives à des familles. Les griots sont présents à chaque grande occasion (mariage, baptême, fêtes religieuses…) c’est pourquoi ils sont très au fait de l’histoire des familles auxquelles ils sont liés. Quand ils sont appelés les griots rappellent donc aux familles leur passé, celui de leurs ancêtres. Les griots sont donc des conteurs véhicules de la mémoire et de la tradition orale, très forte en Afrique. C’est pourquoi ces personnes sont considérées comme des puits de connaissance, des livres d’histoires vivants.
Pour beaucoup les griots sont les ancêtres des rappeurs et donc le “djéliya” l’ancêtre du rap. En effet, les griots, quand ils font des éloges, chantent de manière très spéciale. Leurs paroles sont telles un flux qui suit une instrumentale assez répétitive rythmée par des percussions.

Lamine Kouyaté et Malvina

Lamine Kouyaté et Malvina

Ibrahima Kouyaté, comment avez-vous commencé à conter en France ?
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À la découverte des collections de la BnF autour de la colonisation

9 août 2011

Nous avons eu le plaisir de rencontrer Frédéric Manfrin, chef du service Histoire au sein du département Philosophie, histoire, sciences de l’homme, avant de le retrouver le 16 août, à partir de 17h30, dans la galerie Jules Verne, pour nous introduire sa conférence « Coloniser ? Les collections de la BnF témoins de leur temps ».

Comment était perçue la colonisation au 19ème siècle ?

Paysages et types de mœurs du Sénégal : Don de Mr Delor, 1885; source: Gallica; BnF )

Paysages et types de mœurs du Sénégal : Don de Mr Delor, 1885; source: Gallica; BnF

Si l’opinion y était largement favorable, il existait un débat à cette époque, la colonisation ne faisait pas consensus. Pour illustrer les divergences d’opinions, on peut citer deux textes, qui avaient déjà été proposés à ce sujet lors d’une rencontre avec l’histoire. Le premier de ces textes est de Jules Ferry : Discours à la chambre des députés, 28 juillet 1885. Dans ce texte, Ferry, se fait le promoteur de la colonisation, qu’il défend en trois points : des raisons économiques, des idées de civilisation, et des idées d’ordre patriotiques. En dehors des motivations économiques, Ferry est persuadé du bienfait de la colonisation pour les peuples colonisés et vante « le côté humanitaire et civilisateur de la Question ».
À ces opinions s’opposent celles de Clémenceau qui, deux jours après, répond à Jules Ferry dans son Discours à la chambre des Députés, 30 juillet 1885. Il s’oppose à la théorie des races dans cette réponse, qui validait la colonisation selon Jules Ferry.
Ces deux textes illustrent bien qu’un questionnement autour de la colonisation existait dès le 19ème siècle.

Comment se passe le processus de colonisation française ?

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À la découverte des territoires du cinéma africain

2 août 2011

Nous avons rencontré Julien Farenc, chargé de collections au département de l’Audiovisuel, avant d’avoir le plaisir de le retrouver mardi 9 août, à partir de 17h30, pour une conférence sur les territoires du cinéma africain, galerie Jules Verne.

Qu’est ce que le cinéma africain ?

Borom Sarret, d'Ousmane Sembène, est considéré comme le première film africain © Médiathèque des Trois Mondes )

Borom Sarret, d Ousmane Sembène, est considéré comme le première film africain © Médiathèque des Trois Mondes

Il est difficile de considérer le cinéma africain comme une entité et il serait donc préférable de parler des cinémas africains. Une des raisons à ce pluriel est la multitude des langues, vernaculaires ou européennes. Une autre est l’histoire contemporaine du continent façonné par la colonisation et les décolonisations. Cette histoire a pesé de tout son poids sur les conditions de production et de distribution dans ses pays. En tous les cas, les pays francophones du sud et du nord du Sahara constituent un territoire commun pour le cinéma qui le distingue nettement de l’Afrique anglophone par exemple.

Je voulais également réfléchir au cinéma que je ne voulais pas considérer comme « cinéma d’Afrique ». En effet, on ne saurait considérer les films coloniaux comme du cinéma africain, bien que tournés en Afrique : la question de l’observateur est ici primordiale. De même, le cinéma animalier réalisé en Afrique ne pourrait être considéré comme « cinéma d’Afrique ». Enfin, on ne peut pas non plus considérer comme cinéma africain des films tournés par des Européens sans les Africains ou des films sur des Africains vivant sur d’autres continents.

Par conséquent, j’ai choisi de considérer comme cinéma africain, le cinéma documentaire ou de fiction réalisé par des Africains, et plus généralement le cinéma qui donne la parole aux Africains vivant en Afrique.

L’histoire du cinéma en Afrique démarre sans doute avec la première projection commerciale au Mali en 1908. Le premier film réalisé par des africains est Afrique sur Seine (1955), tourné à Paris, faute d’autorisation de tournage au Sénégal ! Du coup, on peut considérer que le premier film africain au sens plein du terme est Borom Sarret, d’Ousmane Sembène, en 1962 et récompensé en France l’année suivante

Enfin, dans cette approche du cinéma africain, on peut se poser la question d’inclure certains réalisateurs européens, passionnés par le continent noir et qui ont beaucoup contribué à faire connaître l’Afrique. On pense immédiatement à Jean Rouch pour le Mali ou le Niger (exemple : Initiation à la danse des possédés), Thierry Michel pour le Congo (exemple : Katanga Business), ou encore Daisy Lamothe pour le Sénégal (exemple : Viens voir ma boutique).

Quels sont les principaux opérateurs en matière de production d’édition vidéo ?
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Regard sur l’Ouest africain dans les récits de voyage européens

27 juillet 2011

Avant de la retrouver mardi 2 août, à partir de 17h30, dans la galerie Jules Verne, nous avons eu le plaisir de rencontrer Juliette André, chef d’équipe au service philosophie du département Philosophie, histoire, sciences de l’Homme. Le sujet de la conférence est en lien avec ses recherches dans le cadre de son DEA et de sa maîtrise, sur les récits de voyage en Sénégambie. Elle nous a donc parlé des récits de voyageurs européens dans l’Ouest africain.

Yannick Grandcolas nous a parlé, la semaine dernière, des récits des explorateurs du Moyen-Âge, puis de la redécouverte de Tombouctou par René Caillé au XIXe siècle, et vous, vous allez évoquer, pour votre part, les récits des voyageurs qui s’étendent du XVIe au début du XIXe siècle ?
En effet, après la découverte des côtes africaines par les Portugais et leur installation, notamment en Sénégambie et aux îles du Cap-Vert, des récits de commerçants capverdiens, apportant de précieux renseignements, sont diffusés.
Historiquement, la Sénégambie désigne la région comprise entre la vallée du fleuve Sénégal au Nord, au Sud les Rivières du Sud, à l’Ouest l’Océan et à l’Est le massif du Fouta Djallon.

Par exemple, le capverdien André Donelha, probablement né sur l’île de Santiago entre 1550 et 1560, rédige un récit à partir de notes prises lors de ses nombreux séjours sur la côte sénégambienne (fin du XVIe siècle). Il entreprend ce travail en 1625 sous le titre : Description de la Serra Leona et des Rios de Guiné du Cabo Verde. Autre auteur capverdien important : André Alvarès de Almada. Il rédige en 1594 le Tratado breve dos rios de Guiné do Cabo Verde, fruit de ses activités commerciales le long de cette même côte.
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À la découverte des explorateurs de l’Afrique

21 juillet 2011

Pour nous parler des explorateurs africains, nous avons eu le plaisir de rencontrer Yannick Grandcolas, chargé des collections de géographie au sein du département Philosophie, Histoire, Sciences de l’homme, avant de le retrouver pour une conférence sur le sujet mardi 26 juillet, dans la galerie Jules Verne (ex espace pédagogique), à partir de 17h30.

Depuis quand les explorateurs ont-ils pénétré en Afrique ?

Aphricae Tabula quarta : Continet Libyan & duas Aethiopias, Ptolémée; source: Gallica  )

Aphricae Tabula quarta : Continet Libyan & duas Aethiopias, Ptolémée (Ier siècle après JC); source: Gallica

Les premiers écrits significatifs d’exploration de l’Afrique apparaissent dès l’Antiquité chez les grecs : au Vème s. avant JC, Hérodote nous renseigne sur la géographie de l’Égypte et de la Libye. Ptolémée, savant grec du premier siècle après Jésus-Christ, réalise la première carte d’Afrique en rassemblant les connaissances limitées d’alors.
Les voyageurs arabes nous livrent également de précieux témoignages : au XIIème siècle, le géographe Al-Idrîsî, dans « Le livre de Roger » décrit de façon remarquable pour l’époque, la géographie tant humaine que physique du Niger, du Soudan et de la vallée du Nil, la Bibliothèque nationale en conserve l’un des manuscrits les plus anciens, copié vers 1300.
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À la découverte des littératures africaines

13 juillet 2011

Pour évoquer les littératures africaines, nous avons eu le plaisir de rencontrer Henja Vlaardingerbroek, chargée de collections du secteur Afrique, avant de la retrouver le 19 juillet, à partir de 17h30, pour une conférence débat dans la Galerie Jules Verne (ex espace pédagogique).

A quelle époque la littérature africaine est-elle née ?

Pagne, CC par Bill Zimmerman )

Pagne, CC par Bill Zimmerman

C’est une question complexe. De quoi parle-t-on exactement ? Peut-être vaut-il mieux parler de littératures africaines au pluriel. Je me limite ici aux littératures de l’Afrique subsaharienne, appelée aussi l’Afrique noire. C’est une partie considérable d’un vaste continent pour lequel il est difficile de généraliser, même si l’on a souvent tendance à le faire.
Qu’est-ce qu’on entend ici par littérature ? La littérature orale, souvent évoquée à propos de la littérature africaine, n’est pas si simple à définir. Il n’est pas toujours facile de retracer ses origines, ses modes de transmission et de la recueillir sous forme écrite.
En Afrique, on trouve des formes d’expression graphique peu évidentes à déchiffrer, sur des supports autres que le papier et auxquels les occidentaux sont moins habitués, comme les tissus. Elles peuvent parfois être rattachées au champ de la littérature et ont peut-être été un peu négligées jusqu’ici au profit des contes par exemple.
Pour ce qui est de la littérature écrite, telle que nous la concevons traditionnellement, elle a vraiment pris son essor au XXe siècle, notamment depuis les indépendances.

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À la rencontre de Jules Hansen, cartographe de l’Afrique

8 juillet 2011

Nous avons eu le plaisir de rencontrer Olivier Loiseaux, co-commissaire de l’exposition des Estivales africaines de la BnF, avant de le retrouver le 12 juillet prochain à partir de 17h30 dans la Galerie Jules Verne (anciennement espace pédagogique), pour nous parler de Jules Hansen.

Qui était Jules Hansen ?
La carrière de Jules Hansen est d’abord le fruit de rencontres qui lui ont permis de devenir un des dessinateur-géographes les plus recherchés, les plus demandés de sa génération.
D’une famille originaire du Danemark, Jules Hansen est né à Paris en 1849. Il fait ses études à l’École des Arts décoratifs avec une spécialité en dessin géométral et à l’École des Arts et Métiers. Au sortir de ses études en 1866, il a l’occasion de rencontrer plusieurs personnalités qui vont l’introduire dans le monde de la géographie.

Pays compris entre l Ogooué et le Congo dessiné par J. Hansen, 1885 © BnF, département des Cartes et Plans )

Pays compris entre l Ogooué et le Congo dessiné par J. Hansen, 1885 © BnF, département des Cartes et Plans

Il fréquente la Bibliothèque impériale où il rencontre Eugène Cortambert, alors conservateur de la section des cartes et plans et son fils Richard qui remarquent ses qualités de dessinateur et font appel à son « crayon géographique » pour la réalisation de petits travaux, telles ces cartes des cinq continents publiées dans une Petite Géographie illustrée.
Hansen est présenté dès 1869 à la librairie Hachette qui fait appel à lui désormais pour de nombreux travaux. Eugène Cortambert recommande également Hansen à Charles Maunoir qui est en 1870 le chef des cartes au Dépôt de la Guerre et le secrétaire général de la Société de géographie.
Hansen devient officiellement membre de la Société de géographie le 2 février 1876 et en devient le cartographe attitré.

Qu’est-ce que la Société de Géographie ?
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À la découverte des manuscrits de Tombouctou

29 juin 2011

Saadou Traoré est un jeune chercheur malien, invité à la BnF, dans le cadre du programme profession culture. Ce programme accueille de nombreux chercheurs français et étrangers qui travaillent sur les collections de la BnF et les moyens de les valoriser, en lien avec un projet professionnel ou universitaire.

Nous avons eu le plaisir de le rencontrer, avant de le retrouver le 5 juillet à 17h30, dans la Galerie Jules Verne (anciennement appelée “Espace pédagogique”) pour une conférence/débat autour du Tombouctou, ville du savoir du XVIe au XIXe siècle.

Reliure, Afrique occidentale, XIXe siècle. Sur Al-Mukhtâr ibn Ahmad al-Kuntî, Nuzhat al-râwî wa bughyat al-hâwî (Agrément du narrateur et désir du conteur). BNF, Manuscrits orientaux )

Reliure, Afrique occidentale, XIXe siècle. Sur Al-Mukhtâr ibn Ahmad al-Kuntî, Nuzhat al-râwî wa bughyat al-hâwî (Agrément du narrateur et désir du conteur). BNF, Manuscrits orientaux

Saadou pourriez-vous nous parler des manuscrits sur lesquels vous travaillez à la BnF ?
J’ai réalisé un catalogue de manuscrits qui étaient en relation avec Tombouctou, soit parce que leurs auteurs habitaient Tombouctou, soit par ce que les textes des documents évoquaient Tombouctou, soit parce qu’ils ont été copiés à Tombouctou. Le catalogue contient des informations bibliographiques et une description codicologique de chacun des manuscrits.

Qu’est-ce que la codicologie ? Lire le reste de cet article »