1. Vous accueillir à la BnF

Une nouvelle rencontre du Labo de la BnF autour de la cartographie à l’heure du numérique

22 novembre 2011

Avant de vous présenter, la semaine prochaine, le Labo de la BnF, et tout ce que vous pouvez y trouver, nous tenons à vous informer d’une rencontre qui se tiendra demain soir au Petit auditorium de la BnF, de 18h30 à 20h00, autour des enjeux de la cartographie face au numérique et à ses avancées. Cette rencontre pourra intéresser ceux d’entre vous qui ont participé à certaines rencontres autour des Estivales africaines, notamment, et tous ceux qui souhaiteraient découvrir de nouvelles ressources cartographiques.

« Le géopoortial sera présenté au cours de cette rencontre)

Le géoportail sera présenté au cours de cette rencontre

Cartographie ancienne et moderne, numérisée ou interactive, née numérique par des producteurs de cartes ou des utilisateurs privés, constituent sur Internet, depuis deux décennies, de gigantesques réservoirs d’informations et d’images. Cette “géonumérisation du monde” - ouverte au plus grand nombre lorsqu’elle est gratuite, ou restreinte par des serveurs d’accès réservés et payants - multiplie les enjeux et les usages des cartes et plans. Pourquoi et comment réactiver le patrimoine cartographique ancien ? Quels outils existent ou restent à imaginer pour offrir aux internautes une meilleure navigation entre cartographie ancienne et données modernes sur un même territoire ?

Thierry Joliveau, professeur de géographie à l’Université de Saint-Etienne et directeur du Centre de recherches sur l’environnement et l’aménagement, Jean-Yves Sarazin, directeur du département des Cartes et plans et Guillaume Lebailly, conservateur responsable du dépôt légal des documents cartographiques de la Bibliothèque nationale de France animeront cette nouvelle Rencontre du Labo sur le patrimoine cartographique à l’heure du géoweb.

Ce sera alors l’occasion de découvrir des possibilités qui s’offrent à vous pour utiliser des ressources cartographiques dans vos travaux, notamment avec vos groupes.
Quelques exemples d’outils qui seront abordés ces outils : :
- explorez les ressources BnF avec Gallica
- visitez la France du XVIIIe siècle avec “Des villages Cassini aux communes d’aujourd’hui” de l’EHESS
- superposez différentes générations de cartes de la France avec le Géoportail
- recherchez la carte de l’Afrique de Lannoy de Bissy via Cartomundi

N’hésitez pas à venir à cette rencontre !

Le patrimoine cartographique à l’heure du géoweb : nouveaux usages, nouveaux enjeux ?
Mercredi 23 novembre 2011
BnF - Tolbiac
Petit auditorium
Entrée libre et gratuite
18h30 - 20h

1. Vous accueillir à la BnF, Expositions, Pour découvrir les collections

À l’initiative des “Estivales africaines” : le département des Cartes et plans

24 août 2011

Demain, mardi 30 août, à 17h30, espace Jules Verne, site de Tolbiac de la Bnf nous aurons le plaisir d’accueillir Jean-Yves Sarazin, Directeur du Département des Cartes et plans de la BnF,  co-commissaire de l’exposition “Estivales africaines”. Ce dernier,  à partir de la présentation de multiples documents  patrimoniaux nous invitera  à réfléchir à la perception de l’ Afrique par les européens, des débuts de la découverte de ce monde  jusqu’à aujourd’hui : images révées , images réelles et bien documentées, comment s’est constitué et se perpétue un imaginaire au sujet de l’ Afrique,que la modernité n’a pas fini de questionner ?


Globe terrestre, copie d un Globe terrestre de Martin Behaïm de 1492 : détail : Europe, Afrique, 1847, BnF, Département des Cartes et Plans)

Copie d un Globe terrestre de Martin Behaïm de 1492 : détail : Europe, Afrique, 1847, Bnf, Département des Cartes et plans

Jean-Yves Sarrazin, nous présente les collections du  Département des Cartes et plans, à partir desquelles a été conçue l’exposition ” Estivales africaines” que vous pouvez découvrir sur le site de Tolbiac, jsqu’au 4 septembre prochain

Que trouve-t-on au département des Cartes et plans ?
Le département est consacré à la conservation des atlas, cartes, plans, globes terrestres et célestes et à l’étude des sciences géographiques. Ses collections sont très vastes et couvrent différentes ères géographiques. Pour comprendre la diversité de ces collections, il faut savoir comment la bibliothèque acquiert ces documents.

Le département des Cartes et plans s’enrichit d’abord grâce au dépôt légal : chaque année, un exemplaire de chaque document cartographique imprimé en France est envoyé à la BnF, pour être conservé, et ce depuis 1648 ! Ainsi, tous les ans, le département reçoit de cette manière entre 2500 et 3000 nouvelles cartes.

Grâce à ce dépôt légal, le département possède donc des centaines de milliers de cartes de France, mais aussi du monde entier, pour deux raisons :
- Au 18ème et 19ème siècle, la cartographie française a connu un âge d’or, et a donc fourni beaucoup de documents sur toutes les zones géographiques alors connues.
- Au 19ème siècle, ce sont également des ingénieurs français qui cartographient les territoires des colonies françaises, en Afrique et en Asie, ce qui enrichit les collections de cartes précieuses.

Le dépôt légal est donc la principale source d’entrée des documents de langue française dans le département, mais il faut aussi savoir que chaque année, la bibliothèque achète un nombre important de documents étrangers pour compléter ses fonds.
Aujourd’hui, le département des Cartes et plans de la BnF est la 5ème cartothèque au monde. Le département des cartes et plans de la BnF et la British Library accueillent les plus vastes collections de cartographie antérieure à 1800.

Partie Méridionale de l Afrique depuis le Tropique du Capricorne jusqu'au Cap de Bonne Espérance (...), 1790, Département des Cartes et plans, BnF)

Partie Méridionale de l Afrique depuis le Tropique du Capricorne jusqu au Cap de Bonne Espérance (...), 1790, Département des Cartes et plans, BnF


Pourquoi une exposition sur les cartes africaines ?

Depuis quelques années, nous assistons à un regain d’intérêt pour ce continent. De nombreux programmes de recherche s’intéressent à la connaissance qu’avaient les européens de l’Afrique à différents moments de l’histoire de l’humanité. L’étude des documents cartographiques trouve tout à fait sa place dans de telles études. Par exemple, on se rend compte qu’à l’époque coloniale, on ne connaissait de l’Afrique que ses côtes, là où les pays colonisateurs avaient installé leurs comptoirs pour commercer.
Cette exposition permet de répondre à la question « quelles connaissances les européens avaient de l’Afrique avant les grandes expéditions terrestres du 19ème siècle ? »

Que trouve-t-on dans cette exposition ?
Les documents présentés sont répartis dans trois lieux différents.
Dans l’espace de l’abécédaire des collections, qui se situe dans le hall Ouest, derrière le Labo, le public trouve de très précieux documents originaux, notamment des manuscrits, des notes de voyages, des croquis faits sur place par les explorateurs. Ces documents permettent de se rendre compte de la lente découverte de l’Afrique par les européens.
Dans l’allée Julien Cain, sont présentés douze grands fac-similés de cartes continentales de l’Afrique, de la Renaissance au 20ème siècle.
Enfin, dans le Labo est proposée une carte topographique en série de l’Afrique datant du 19ème siècle, qui est en fait composée de 63 feuilles. La numérisation et l’installation sur mur de sélection du Labo, permet une lecture optimale de la carte par le public. De plus, celui-ci peut également télécharger des images issues des collections de la bibliothèque grâce à son téléphone portable.

Africae nova descriptio, Guillaume Blaeu, 1663, BnF, Département des Cartes et plans)

Africae nova descriptio, Guillaume Blaeu, 1663, Bnf, Département des Cartes et plans

Cette exposition permet-elle de comprendre des enjeux encore actuels ?
Bien sûr. Une séquence de l’exposition montre la construction des frontières, dont les tracés ont encore de grandes conséquences de nos jours. Il faut savoir que la conception européenne des frontières, qui montre une possession, est étrangère à la conception africaine du territoire. Ainsi, la délimitation des territoires africains est souvent un héritage des colonisateurs européens, et cette délimitation souvent arbitraire est encore aujourd’hui la cause de conflits. Deux documents illustreront particulièrement la construction des frontières (à F comme Frontières) : une carte qui montre un tracé tout à fait arbitraire réalisé par les européens, et un second document qui montre qu’une frontière a été mise en place à l’endroit où se sont rencontrés deux pays colonisateurs différents. Ces cartes montrent donc que les délimitations ne prenaient pas en compte la notion de territoire des ethnies installées de temps immémoriaux.
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mardi 30 août à 17h30, dans le cadre du cycle de rencontres des estivales africaines, dans la galerie Jules Verne (anciennement appelée “espace pédagogique”)

Pour en savoir plus :
- des informations sur le dépôt légal en général…
- … et sur le dépôt légal des documents cartographiques

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Regard sur l’Ouest africain dans les récits de voyage européens

27 juillet 2011

Avant de la retrouver mardi 2 août, à partir de 17h30, dans la galerie Jules Verne, nous avons eu le plaisir de rencontrer Juliette André, chef d’équipe au service philosophie du département Philosophie, histoire, sciences de l’Homme. Le sujet de la conférence est en lien avec ses recherches dans le cadre de son DEA et de sa maîtrise, sur les récits de voyage en Sénégambie. Elle nous a donc parlé des récits de voyageurs européens dans l’Ouest africain.

Yannick Grandcolas nous a parlé, la semaine dernière, des récits des explorateurs du Moyen-Âge, puis de la redécouverte de Tombouctou par René Caillé au XIXe siècle, et vous, vous allez évoquer, pour votre part, les récits des voyageurs qui s’étendent du XVIe au début du XIXe siècle ?
En effet, après la découverte des côtes africaines par les Portugais et leur installation, notamment en Sénégambie et aux îles du Cap-Vert, des récits de commerçants capverdiens, apportant de précieux renseignements, sont diffusés.
Historiquement, la Sénégambie désigne la région comprise entre la vallée du fleuve Sénégal au Nord, au Sud les Rivières du Sud, à l’Ouest l’Océan et à l’Est le massif du Fouta Djallon.

Par exemple, le capverdien André Donelha, probablement né sur l’île de Santiago entre 1550 et 1560, rédige un récit à partir de notes prises lors de ses nombreux séjours sur la côte sénégambienne (fin du XVIe siècle). Il entreprend ce travail en 1625 sous le titre : Description de la Serra Leona et des Rios de Guiné du Cabo Verde. Autre auteur capverdien important : André Alvarès de Almada. Il rédige en 1594 le Tratado breve dos rios de Guiné do Cabo Verde, fruit de ses activités commerciales le long de cette même côte.
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À la découverte des explorateurs de l’Afrique

21 juillet 2011

Pour nous parler des explorateurs africains, nous avons eu le plaisir de rencontrer Yannick Grandcolas, chargé des collections de géographie au sein du département Philosophie, Histoire, Sciences de l’homme, avant de le retrouver pour une conférence sur le sujet mardi 26 juillet, dans la galerie Jules Verne (ex espace pédagogique), à partir de 17h30.

Depuis quand les explorateurs ont-ils pénétré en Afrique ?

Aphricae Tabula quarta : Continet Libyan & duas Aethiopias, Ptolémée; source: Gallica  )

Aphricae Tabula quarta : Continet Libyan & duas Aethiopias, Ptolémée (Ier siècle après JC); source: Gallica

Les premiers écrits significatifs d’exploration de l’Afrique apparaissent dès l’Antiquité chez les grecs : au Vème s. avant JC, Hérodote nous renseigne sur la géographie de l’Égypte et de la Libye. Ptolémée, savant grec du premier siècle après Jésus-Christ, réalise la première carte d’Afrique en rassemblant les connaissances limitées d’alors.
Les voyageurs arabes nous livrent également de précieux témoignages : au XIIème siècle, le géographe Al-Idrîsî, dans « Le livre de Roger » décrit de façon remarquable pour l’époque, la géographie tant humaine que physique du Niger, du Soudan et de la vallée du Nil, la Bibliothèque nationale en conserve l’un des manuscrits les plus anciens, copié vers 1300.
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À la rencontre de Jules Hansen, cartographe de l’Afrique

8 juillet 2011

Nous avons eu le plaisir de rencontrer Olivier Loiseaux, co-commissaire de l’exposition des Estivales africaines de la BnF, avant de le retrouver le 12 juillet prochain à partir de 17h30 dans la Galerie Jules Verne (anciennement espace pédagogique), pour nous parler de Jules Hansen.

Qui était Jules Hansen ?
La carrière de Jules Hansen est d’abord le fruit de rencontres qui lui ont permis de devenir un des dessinateur-géographes les plus recherchés, les plus demandés de sa génération.
D’une famille originaire du Danemark, Jules Hansen est né à Paris en 1849. Il fait ses études à l’École des Arts décoratifs avec une spécialité en dessin géométral et à l’École des Arts et Métiers. Au sortir de ses études en 1866, il a l’occasion de rencontrer plusieurs personnalités qui vont l’introduire dans le monde de la géographie.

Pays compris entre l Ogooué et le Congo dessiné par J. Hansen, 1885 © BnF, département des Cartes et Plans )

Pays compris entre l Ogooué et le Congo dessiné par J. Hansen, 1885 © BnF, département des Cartes et Plans

Il fréquente la Bibliothèque impériale où il rencontre Eugène Cortambert, alors conservateur de la section des cartes et plans et son fils Richard qui remarquent ses qualités de dessinateur et font appel à son « crayon géographique » pour la réalisation de petits travaux, telles ces cartes des cinq continents publiées dans une Petite Géographie illustrée.
Hansen est présenté dès 1869 à la librairie Hachette qui fait appel à lui désormais pour de nombreux travaux. Eugène Cortambert recommande également Hansen à Charles Maunoir qui est en 1870 le chef des cartes au Dépôt de la Guerre et le secrétaire général de la Société de géographie.
Hansen devient officiellement membre de la Société de géographie le 2 février 1876 et en devient le cartographe attitré.

Qu’est-ce que la Société de Géographie ?
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Cet été, voyagez en Afrique à la Bibliothèque nationale de France !

14 juin 2011

Pendant tout l’été, la BnF propose de sillonner le continent africain à travers la présentation d’un ensemble de documents sur le thème de l’exploration et de la cartographie en Afrique. Elle sera accompagnée d’un cycle de débats portant à la fois sur les représentations de l’Afrique produites par les Européens et sur la diversité des cultures africaines dont témoignent les collections de la BnF.

 Carte de l Afrique par Clouet, 1787, BnF, département des Cartes et plans )

Carte de l Afrique par Clouet, 1787, BnF, département des Cartes et plans

De la Renaissance à la fin du XVIIIe siècle, les Européens ne connaissaient du vaste continent africain que ses côtes sur lesquelles ils avaient fondé des comptoirs. Au tournant du XIXe siècle, l’intérieur du continent suscite à son tour l’intérêt. Tout au long de ce siècle, l’Afrique est au centre d’un large mouvement de découvertes, d’explorations et d’inventaires où la cartographie prend une place centrale dans l’appropriation intellectuelle, scientifique et politique du territoire.
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