Archives pour le mois : mai 2012

3. La BnF et ses métiers

Le métier de chargé d’accueil spécialisé… par Bruno Collins

25 mai 2012

Pour cette deuxième rencontre autour d’un métier, nous nous sommes intéressés à la Délégation à la Diffusion Culturelle, qui s’occupe à la BnF de toute l’action culturelle : les expositions, les manifestations, l’accueil des groupes, les visites, l’action pédagogique, etc… Nous avons rencontré Bruno Collins, qui, au sein de cette délégation, fait partie du service de l’accueil général.

Bruno Collins, chargé d accueil spécialisé © BnF)

Bruno Collins, chargé d accueil spécialisé © BnF

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
L’intitulé du poste est chargé d’accueil spécialisé mais ici, à la Bibliothèque nationale de France, je suis aussi guide conférencier.

2. En quoi consiste votre travail ?
En ce qui concerne le travail d’accueil, nous sommes les premiers interlocuteurs du public. Nous renseignons les visiteurs sur la Bibliothèque, nous les orientons, nous établissons les cartes de lecteurs et nous gérons également les renouvellements de cartes. C’est aussi nous qui assurons le standard téléphonique lorsque des gens appellent pour réserver une activité.

Le travail de guide conférencier est pour moi l’essentiel de mon travail. Il s’agit d’animer les visites guidées en français ou en anglais pour les groupes ou les individuels. D’autres collègues peuvent également animer des visites en allemand, ou dans d’autres langues !
J’ai également suivi une formation pour guider les visites auprès des déficients visuels. Les visites peuvent porter sur l’établissement en général, mais également sur chacune des expositions proposées chaque année par la BnF. Chaque guide conférencier choisit, en fonction de ses goûts personnels, les expositions qu’il animera.

3. Comment devient-on guide conférencier ? Quelle formation est nécessaire ?
J’ai un parcours professionnel atypique… J’ai d’abord été chargé d’accueil au château de Versailles. Puis, entre 2000 et 2004, j’ai séjourné en Angleterre où j’ai travaillé comme caissier au Natural history museum, puis comme magasinier à la British Library et enfin comme agent d’accueil et de surveillance à la Queen’s gallery. A mon retour de disponibilité, en 2004, on m’a proposé de venir à la Bibliothèque nationale de France, au service de l’accueil général. Sans formation spécifique, j’ai appris le métier de guide conférencier « sur le tas ».
Cependant, il existe un examen professionnel qui permet d’obtenir le titre de guide conférencier. D’une manière générale, il est bon d’avoir suivi des études d’histoire ou d’histoire de l’art.

4. Etes-vous fonctionnaire ou contractuel ?
Je suis fonctionnaire depuis 1995, j’étais en CDI à Versailles quand le corps des techniciens des services culturels y a été créé. Il y a eu à ce moment-là un dispositif de titularisation pour les personnes qui, comme moi, travaillaient en CDI depuis plusieurs années.

5. Comment avez-vous choisi ce métier ?
J’étais intéressé par les métiers du tourisme, j’ai commencé au Château de Versailles en tant que saisonnier, un job d’été pour juillet août… On m’a proposé de rester. Au bout de six mois, j’ai signé un CDI et en 1995 j’ai été titularisé…

6. Pour vous quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour ce métier ?
Il faut être disponible, être à l’écoute des demandes des visiteurs. Il faut savoir s’adapter aux publics, c’est à dire personnaliser la visite en fonction des centres d’intérêts des publics. Il faut maîtriser la communication orale, avoir une bonne élocution.
Il faut aussi de la curiosité et avoir envie d’apprendre et de se documenter pour préparer les visites d’expositions.
Enfin, comme nous travaillons en relation avec le public, nous devons toujours avoir une tenue vestimentaire correcte.

Bruno Collins, en banque d accueil © BnF)

Bruno Collins, en banque d accueil © BnF

7. Quels sont les avantages de ce métier ?
Ce que j’aime c’est l’alternance entre accueil et visites. Egalement, on travaille un week-end sur trois, ce qui ouvre droit à une prime et à des récupérations, même s’il est vrai que du coup, c’est un week-end que l’on ne passe pas chez soi !

8. Ses inconvénients ?
C’est un métier fatigant : pour les visites, on est debout sur de longues durées. Il y a aussi un coté routinier à l’accueil et parfois aussi pendant les visites où l’on peut avoir l’impression de se répéter.
C’est un travail posté avec un enchaînement entre accueil et visite.

9. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolution de carrière ?
Je pourrais passer des concours de catégorie A et devenir alors ingénieur des services culturels, mais je perdrais alors le contact avec le public. Or c’est la partie de mon travail que je préfère… donc je suis plutôt heureux comme cela…

3. La BnF et ses métiers

Le métier de catalogueur relecteur… par Michel Bautier

25 mai 2012

Pour son premier anniversaire, le blog BnF pour tous inaugure une nouvelle catégorie : “la BnF et ses métiers”. Vous y trouverez, régulièrement, des interviews réalisées auprès des personnels de la bibliothèque : il s’agit de vous donner un aperçu de la diversité des métiers qui la compose. Nous avons choisi de commencer cette série de rencontres avec Michel Bautier, catalogueur, un métier souvent méconnu mais essentiel dans une bibliothèque…

Michel Bautier, catalogueur relecteur © BnF)

Michel Bautier, catalogueur relecteur © BnF

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
J’occupe un poste de catalogueur relecteur au sein du service de catalogage de livres, au Département du dépôt légal. Le catalogage s’inscrit dans la chaîne documentaire qui comporte aussi les activités d’acquisition, de conservation, de reproduction…

2. En quoi consiste votre travail ?
Il consiste dans la rédaction des notices bibliographiques d’une part et des notices d’autorités d’autre part. La description bibliographique porte à la fois sur l’aspect matériel de l’ouvrage et sur son contenu pour permettre la recherche dans le catalogue. Pour l’indexation, qui consiste à trouver des mots sujets qui rendent compte du contenu intellectuel de l’ouvrage, on utilise un répertoire de mots matière (RAMEAU) et aussi la classification Dewey. L’ensemble de l’élaboration des notices est encadré par des normes internationales qui ont leur source dans les travaux de l’IFLA. Les notices produites alimentent d’une part le catalogue public et forment d’autre part le contenu de la Bibliographie française, reflet du Dépôt légal.

3. Comment devient-on catalogueur relecteur ? Quelle formation est nécessaire ?
J’ai préparé un DUT métiers du livre dans l’optique de passer le concours de Bibliothécaire assistant spécialisé qui comporte une épreuve de catalogage.
Rappelons que le DUT permet l’accès à l’ensemble des métiers du livre : édition, librairie, documentation… Arrivé à la BnF, j’ai suivi l’ensemble des formations qui concernent la production catalographique.

4. Etes-vous fonctionnaire ou contractuel ?
J’ai présenté le concours de Bibliothécaire assistant spécialisé (fonction publique d’État).
Suite à la réussite au concours, j’ai demandé un poste à la Bibliothèque nationale de France, établissement de référence pour le catalogage, de par sa mission de collecte du Dépôt légal.

5. Comment avez-vous choisi ce métier ?
Parler du goût des livres est un truisme… Plus largement, c’est un intérêt pour la production éditoriale dans son ensemble. Qui sont les éditeurs ? Que publient-ils ? Quelles sont les collections ?…
Le travail d’indexation, à travers l’actualité éditoriale, permet en effet de voir l’évolution des questions de société et des connaissances nouvelles.
Ce travail atteste, pour les lecteurs à venir, du contexte intellectuel d’une époque. Le choix de ce métier peut être dicté par le goût des idées et la nécessité de les transmettre. Le catalogueur, à sa manière, comme l’éditeur ou le libraire est un passeur.

6. Pour vous, quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour exercer ce métier ?
En lien avec la question précédente, on affirmera ici une curiosité intellectuelle comme qualité première. Par exemple, le catalogueur ne choisit pas toujours le domaine de connaissances qu’il aura à traiter. Le poste que j’occupe m’a demandé de me familiariser avec les sciences de l’ingénieur. Les qualités attendues concernent bien sûr la manière de produire une notice qui est encadrée par des normes, des règles, des consignes. On attend donc du catalogueur de l’attention, de la rigueur, de la mémoire. Il s’agit d’un travail qui demande de l’autonomie (par exemple le respect des délais de production), mais c’est aussi un travail qui s’effectue en équipe. C’est le cas du travail de relecture qui consiste en la correction des notices produites par d’autres catalogueurs, ce qui demande du tact et de la pédagogie.

Michel Bautier à son poste de travail © BnF)

Michel Bautier à son poste de travail © BnF

7. Quels sont les avantages de ce métier ?
Rappelons que le catalogage est un peu le cœur du métier puisqu’une bibliothèque s’organise autour d’un catalogue. Pour autant, le catalogage est en pleine évolution : en effet, la recherche documentaire depuis Internet favorise l’évolution de la présentation des catalogues. Désormais il est possible de regrouper autour d’une oeuvre ses différentes expressions que sont un livre, une pièce de théâtre, une affiche, un film, un costume… Le catalogueur est donc amené à travailler avec de nouveaux formats. C’est un métier en forte évolution dans un monde où la maîtrise de l’information et de la connaissance sont décisifs. Dans la mise à jour régulière des connaissances, la formation prend une grande part. C’est une opportunité que j’ai saisie lorsqu’il m’a été proposé de faire de la formation auprès de mes collègues.

8. Ses inconvénients ?
S’agissant d’un travail encadré par des normes, le catalogage pourrait paraître à certains monotone et peu créatif. Et n’oublions pas les difficultés d’un travail posté. Toutefois, l’organisation du travail en équipe engendre une polyvalence des agents : catalogage, relecture, tris (répartition des ouvrages par disciplines)… En outre, la politique de l’établissement implique des tâches transverses dont les permanences en salles de lecture.
Enfin, on ne surprendra personne si on rappelle que le salaire du fonctionnaire n’est pas des plus attractifs et que la progression dans la carrière est ressentie comme demandant des améliorations.

9. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolutions de carrière ?
L’évolution se fait principalement par les concours, un bibliothécaire assistant spécialisé peut envisager le concours de bibliothécaire ou de conservateur par exemple. Pour ma part, le goût du catalogage me porterait plutôt à m’intéresser à d’autres formats (EAD). Mais la palette des postes qui s’offrent à un Bibliothécaire assistant spécialisé est variée : qu’il s’agisse de conservation, de formation ou de services aux publics.

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Pour aller plus loin :
- plus d’info sur les métiers des bibliothèques
- pour en savoir plus sur le catalogage

2. Récits d'expériences

Miniatures en terre d’Islam : des visites en images !

16 mai 2012

Le 19 septembre 2011, nous avions ouvert les portes de l’exposition “Enluminures en terre d’Islam” pour nos publics. Cette journée avait été riche en découvertes et en partage.

Nous avions alors publié un récit, que vous pouvez toujours retrouver ici, accompagné de témoignages des participants. Vous pouvez désormais également retrouver le film de cette journée.

Face aux nombreux retours positifs qui ont été faits de cette journée, sachez dès à présent que nous recommencerons des journées comme celle-ci, notamment lors de notre exposition de la rentrée 2012 : L’âge d’or des cartes marines. Quand l’Europe découvrait le monde. Nous vous tiendrons informés de l’organisation de ces visites réservées à vos publics.

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La mission Vivre Ensemble

Actualités de la mission Vivre ensemble

2 mai 2012

Comme chaque trimestre, voici la nouvelle lettre aux relais du champs social éditée par la mission Vivre ensemble. Comme à chaque fois, vous y trouverez les propositions d’accueil, jusqu’au mois de septembre 2012, pour vous et vos publics dans les établissements culturels membres de la mission.

Téléchargez-la ici.

Par ailleurs, nous vous donnons rendez-vous le mercredi 27 juin, pour la journée pique-nique des relais organisée par la mission Vivre ensemble à la Villette. Ce sera l’occasion d’échanger et de partager nos expériences…

Retrouvez le programme et les infos pratiques ici.