Archives pour le mois : juillet 2012

1. Vous accueillir à la BnF, Visites de la BnF

Nouvelles expositions et nouvelles dates de visites pour les relais du champ social

19 juillet 2012

Nous sommes heureux de vous présenter les prochaines expositions de la BnF, et nous vous proposons donc de venir les découvrir lors des visites de sensibilisation réservées au relais du champ social (éducateurs, formateurs, travailleurs sociaux, bénévoles…)

Mar del sur, Hessel Gerritsz ©BnF)

Mar del sur, Hessel Gerritsz ©BnF

L’âge d’or des cartes marines, quand l’Europe découvrait le monde
23 octobre 2012 - 27 janvier 2013, François-Mitterrand - Grande Galerie

La Bibliothèque nationale de France possède la plus grande collection au monde de portulans, ces cartes marines enluminées sur parchemin, souvent rehaussées d’or, dont la plus ancienne connue date du XIIIe siècle. Innovation technique autant qu’objet de science et miroir de la quête d’un ailleurs, les portulans apparaissent comme de véritables oeuvres d’art. A partir d’une sélection de deux cents pièces, cartes mais aussi globes, instruments astronomiques, objets d’art et d’ethnographie, estampes, tableaux et manuscrits, l’exposition aborde plusieurs phénomènes : le rôle des cartes, les grandes découvertes, l’hégémonie européenne, la création d’une iconographie des Nouveaux Mondes.
Visites pour les relais du champ social : mercredi 31 octobre à 10h30, jeudi 15 novembre à 10h30, jeudi 20 décembre à 10h30

La Bibliothèque nationale, E. Atget ©BnF)

La Bibliothèque nationale, E. Atget ©BnF

La photographie en cent chefs-d’oeuvre
13 novembre 2012 - 17 février 2013, François-Mitterrand - Galerie François 1er

Explorer la notion de chef-d’oeuvre appliquée à un médium aussi foisonnant et divers que la photographie, tel est le propos de cette exposition qui dévoile 100 photographies issues des collections de la BnF, choisies pour leur beauté, la perfection de leur tirage et leur provenance.
Tous les genres sont représentés, portraits, paysages, nus, reportages, publicités ou photographies scientifiques… Les grands noms de la photographie des XIXe et XXe siècles parmi lesquels Eugène Atget, Félix Nadar, Diane Arbus, Henri Cartier-Bresson, Man Ray, Brassaï, André Kertesz ou Gilles Caron côtoient des anonymes et des photographies faites par des écrivains comme Zola ou Victor Segalen.
Visites pour les relais du champ social : vendredi 23 novembre à 10h30, vendredi 21 décembre à 10h30

Comme toujours, nous vous proposons également des visites du “bâtiment” : mardi 2 octobre à 10h30, mardi 6 novembre à 10h30 et mardi 4 décembre à 10h30

N’hésitez pas à vous inscrire auprès de nous pour participer à ces visites guidées ! Nous serons, à l’issue de chacun de ces rendez-vous, à votre disposition pour discuter de projets que nous pourrions mettre en place pour recevoir vos publics.

3. La BnF et ses métiers

Le métier de magasinier de bibliothèque… par Jorge Garcia

19 juillet 2012
Jorge Garcia, magasinier de bibliothèque ©BnF)

Jorge Garcia, magasinier de bibliothèque ©BnF

Nous vous proposons de découvrir, avec Jorge, le métier de magasinier de bibliothèque. C’est un métier essentiel dans une bibliothèque : ce sont les magasiniers qui prennent soin des ouvrages et les communiquent aux lecteurs.

Dans les salles de lecture, ils sont souvent les premiers interlocuteurs pour renseigner les lecteurs. Ce sont également eux qui veillent au rangement des ouvrages : un ouvrage mal rangé est un ouvrage perdu…

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Je suis magasinier des bibliothèques. Je travaille à la Biblithèque nationale de France, sur le site de Tolbiac (F. Mitterrand), au service presse du département Droit, économie, politique.

2. En quoi consiste votre travail ?
Mon travail est réparti entre le travail interne c’est-à-dire la gestion des collections de presse grand format, en particulier la presse internationale. Il s’agit d’un travail de magasinage qui comprend à la fois le conditionnement (création de boîtes de stockage et de conservation des journaux), l’équipement (étiquetage des boîtes avec le titre du journal, la date et la cote qui sert au rangement), les petites réparations pour les journaux endommagés.
L’autre partie de mon travail est le service public ou service aux lecteurs : il s’agit de permanences de 5 heures 3 ou 4 fois par semaine durant lesquelles on communique les documents en salle de lecture, on peut aussi être posté en magasin pour aller chercher les documents demandés par les lecteurs. Je fais également des permanences dans la salle de lecture de la presse où je m’occupe du bulletinage des journaux, c’est à dire réceptionner et équiper, avant de les mettre en rayon à la disposition des lecteurs, les quotidiens et revues français et étrangers qui arrivent chaque jour. Dans cette salle, les journaux ne sont conservés que 3 mois, il faut donc les « désherber » c’est-à-dire retirer régulièrement les documents de plus de 3 mois.

Je participe aussi au tri du dépôt légal : tous les journaux publiés en France sont déposés à la BnF, il faut donc les répartir dans les départements qui sont organisés selon les grands domaines du savoir : histoire, philosophie, sociologie, droit, économie, politique, littérature, art, sciences…

Je fais également des permanences de service public les week end, 10 samedis et de 3 à 4 dimanches par an.

3. Comment devient-on magasinier de bibliothèque ? Quelle formation est nécessaire ?
J’ai passé le concours de magasinier de bibliothèque. C’est un concours de niveau BEP. J’ai commencé comme contractuel à la bibliothèque de l’Université de Bourgogne (bibliothèques de Langues, Droit-Lettres et IUT) puis, à la suite de la réussite au concours, j’ai été nommé à la BnF.

4. Etes-vous fonctionnaire ou contractuel ?
Je suis fonctionnaire

5. Comment avez-vous choisi ce métier ?

J’ai fait des études de géographie que je n’ai pas terminées. J’ai enchaîné des petits boulots pendant 2 ans puis j’ai répondu à une annonce pour travailler à la bibliothèque de l’Université de Bourgogne. Ça m’a beaucoup plu, je me sentais à l’aise, je renouais avec des lieux de savoir et de connaissance et je retrouvais l’univers des campus, plutôt agréable.

Il faut être minutieux  ©BnF)

Il faut être minutieux ©BnF

6. Pour vous quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour exercer ce métier ?
Il faut avoir l’esprit d’équipe : on se répartit le travail sur les collections : par exemple le dépouillement des journaux ou pour le micro filmage : il faut vérifier que l’on a bien tous les journaux avant de les faire reproduire en microfilm ou lorsqu’il faut reprendre le travail d’un collègue qui s’en va ou qui est absent.
Il faut un grand sens de l’organisation et de la méthode pour gérer les collections dont on est chargé : je m’occupe d’une soixantaine de titres et quand je pars en vacances, les journaux continuent quand même à arriver…
Il faut aussi être soigneux et ordonné pour le travail de magasinage.
Enfin, il faut être curieux et se tenir informé sur les normes de conservation , en particulier sur la numérisation.

7. Quels sont les avantages de ce métier ?
On travaille sur des collections intéressantes, parfois des journaux anciens. Les conditions de travail sont bonnes : on a des horaires variés (chacun peut aménager son emploi du temps comme il le souhaite en dehors des contraintes de service public). On peut faire des heures supplémentaires. On a un espace de travail personnel et des moyens techniques, informatiques performants (TAD, applications informatiques pour la communication).
On peut bénéficier de formations professionnelles d’un excellent niveau et il y a l’environnement culturel propre à la BnF riche et dynamique : expositions, conférences, vie associative…

8. Ses inconvénients ?
Il y a un manque d’effectifs flagrant qui engendre un surcroît de travail et parfois des tensions au sein des équipes. La charge de travail fluctue aussi au cours de l’année : l’été est toujours une période critique : il y a beaucoup de lecteurs, les personnels partent en vacances et du coup ceux qui restent font plus de permanences en salles de lecture ce qui laisse moins de temps pour le travail interne sur les collections.
Il y a aussi des contraintes liées au bâtiment : les distances sont longues à parcourir pour la communication des documents, on utilise aussi les ascenseurs pour descendre les journaux de grands formats jusqu’aux salles de lecture.
Mon bureau est situé dans une tour, au 16e étage, ce qui n’est pas toujours le cas. Certains de mes collègues ont des bureaux sans lumière du jour dans les sous-sols.
Enfin, depuis mon arrivée en 2008, mon salaire n’a pas été augmenté…

9. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolution de carrière ?

J’envisage de passer le concours de Bibliothécaire assistant spécialisé car je suis très intéressé par le catalogage. J’aimerais aussi faire de la formation et me perfectionner dans le domaine de la conservation.

3. La BnF et ses métiers

Le métier de responsable d’équipe… par Juliette André

19 juillet 2012

Nous poursuivons la découverte des métiers de la Bibliothèque en allant à la rencontre de Juliette qui nous présente le métier de Responsable d’équipe. Juliette encadre une équipe de magasiniers de bibliothèque au Département histoire sur le site de Tolbiac (F. Mitterrand).

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Je suis Responsable d’équipe au service Philosophie et religion, au département Histoire, philosophie, sciences de l’homme, à Tolbiac.

Juliette André, Responsable d équipe ©BnF)

Juliette André, Responsable d équipe ©BnF

2. En quoi consiste votre travail ?
Je supervise, sous l’autorité du chef de service, une équipe de magasiniers, titulaires et contractuels, composée d’environ 25 personnes.
Ce travail consiste en la gestion quotidienne des présences et absences, en l’élaboration des plannings de service public hebdomadaires et annuels (pour les week-end et soirées). J’élabore aussi des plannings différents pour les périodes de vacances.
Je m’occupe également de l’accueil et de la formation des nouveaux arrivants : prélèvements en magasins, service public en banque et arrière banque de salle. J’organise et supervise en collaboration avec les responsables de salles et de magasins du service le travail interne : traitement de conservation, remagasinage c’est-à-dire déplacements de collections, nettoyage des documents par exemple. J’organise des réunions avec les responsables de salles de lecture et les responsables des magasins pour prévoir et organiser des chantiers.
Je suis également correspondante formation pour les magasiniers de mon équipe, en relation avec le responsable formation du département : je participe à la mise en place d’un cursus de formation initiale pour les nouveaux arrivants et je recense les besoins en formation continue.
Je fais du service public : 3 demi-journées par semaine en tant que responsable d’équipe c’est à dire que je veille à la bonne organisation des services au lecteurs (communication des documents depuis les magasins jusqu’aux salles de lecture) et je suis amenée à en faire des permanences supplémentaires en salle de lecture en fonction des besoins, pendant les vacances ou en cas d’absences.
Je m’occupe également de l’application informatique qui gère à la fois les présences et les absences (congés, maladies, formation) pour l’équipe : correction des pointages et prévalidation des demandes de congés.
Je prépare avec le chef de service l’entretien professionnel annuel des magasiniers de l’équipe : bilan du travail effectué, besoins en formations, objectifs.
Je planifie et assure le suivi des heures supplémentaires et transmets au chef de service.

3. Comment devient-on Responsable d’équipe ? Quelle formation est nécessaire ?

Je suis entrée à la Bibliothèque nationale de France en tant qu’agent d’accueil alors que j’étais étudiante en histoire à Paris 1. Après mon DEA d’histoire de l’Afrique noire, j’ai préparé les concours de l’enseignement et me suis présentée également au recrutement sans concours de magasiniers de bibliothèques en 2007. J’étais sur la liste complémentaire et j’ai finalement été appelée en 2008 en tant que magasinier, affectée au service des sciences sociales. En octobre 2009, j’ai obtenu un poste de responsable de magasins puis je suis devenue responsable d’équipe en juin 2010.

Juliette dans un magasin ©BnF)

Juliette dans un magasin ©BnF

4. Etes-vous fonctionnaire ou contractuelle ?
Je suis fonctionnaire, magasinier 2e classe.

5. Comment avez-vous choisi ce métier ?
Comme je l’ai dit précédemment, j’ai passé les épreuves du recrutement sans concours de magasinier de bibliothèque en même temps que je préparais les concours de l’enseignement. Je suis arrivée dans ce métier par hasard et je ne regrette pas car le travail de responsable d’équipe me plaît, en particulier pour le contact humain.

6. Pour vous quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour exercer ce métier ?
Il faut de l’organisation et de la méthode pour l’élaboration des plannings mais il faut surtout un bon relationnel pour encadrer l’équipe : savoir communiquer, entretenir du lien entre les magasiniers (cela passe aussi par l’organisation de temps de détente pour se retrouver). Il faut aussi faire preuve d’autorité pour faire respecter les règles pour travailler en bonne intelligence.

7. Quels sont les avantages de ce métier ?
C’est un travail transverse qui me permet d’être en lien avec les magasiniers mais aussi avec d’autres interlocuteurs : chef de service, responsable formation, responsables de magasins ou salles de lectures et responsables d’équipes des autres services du département.
Les tâches sont variées, on mène également une réflexion sur l’organisation et le travail de magasinage.

8. Ses inconvénients ?
Il faut être très disponible pour les magasiniers de l’équipe ce qui me laisse parfois peu de temps pour mon propre travail. Il y a des contraintes de service public : veille permanente sur les magasins, la communication, les agents postés…
Il y a des contraintes horaires : arrivée à l’ouverture à 8h ou fermeture à 20h, travail le week-end à raison de 10 samedis et un dimanche par an (le nombre de dimanches varie d’un département à l’autre, en fonction des effectifs).
La progression de carrière est quasiment inexistante : il y a trop peu de possibilités de promotion et la progression est lente, liée à l’ancienneté.
Enfin, le niveau de rémunération est bas au regard du travail effectué.

9. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolution de carrière ?
La seule manière de progresser est de passer des concours : j’ai préparé cette année le concours de Bibliothécaire assistant spécialisé. J’envisage de le présenter à nouveau l’an prochain ainsi que le concours de Conservateur.

- pour aller plus loin : le métier de magasiniers de bibliothèques

Pour découvrir les collections

Les jeux olympiques d’hier à aujourd’hui

16 juillet 2012

Retour sur l’atelier rencontre du vendredi 6 juillet…

Environ soixante personnes ont participé à l’atelier sur l’histoire des Jeux Olympiques, organisé à l’espace Jules Verne et animé par Roger Musnik et Mohamed El Bouziani…

Espace Jules Verne ©BnF)

Espace Jules Verne ©BnF

Roger Musnik nous raconte l’histoire des JO…
Les jeux olympiques sont nés dans l’Antiquité, selon les premières traces écrites, en 776 avant Jésus-Christ. Ils comportaient alors peu d’épreuves : courses à pieds, lutte, concours hippiques, saut en longueur et lancer de disque et de javelot. Ils étaient dédiés à Zeus et s’accompagnaient de sacrifices aux dieux. Les jeux olympiques étaient réservés aux hommes. Le culte du corps et donc du beau était très important : les athlètes concouraient nus.

Cette compétition a disparu avec la chute de l’empire romain pour renaître bien plus tard, à la fin du 19e siècle grâce au baron Pierre de Courbertin. Le Comité international olympique est créé en 1896 et les premiers JO sont organisés à Athènes en 1894.
Les Jeux olympiques rassemblent des sportifs de toutes les nations, c’est la symbolique reprise sur le drapeau qui apparaît pour la première fois en 1920 : 5 anneaux entrelacés, représentant les 5 continents.
Comme dans la Grèce antique, les JO sont organisés tous les 4 ans, avec des cérémonies d’ouverture et de clôture. Cependant, les JO actuels se déroulent dans des pays différents à chaque olympiade. Dès 1900, ils sont ouverts aux femmes et l’on compte aujourd’hui 26 sports différents déclinés en 300 disciplines.

Si les JO sont avant tout une compétition sportive à l’échelle planétaire, ils ont cependant des retentissements politiques et économiques :

- Sur le plan politique :

Affiche des JO de Berlin ©BnF)

Affiche des JO de Berlin ©BnF

Les JO de Berlin organisés en 1936 ont servi de vitrine à Hitler qui voulait montrer la supériorité de la race aryenne. En 1968, à Mexico Tomy Smith et John Combs (1er et 3e au 200m) lèvent le poing sur le podium, pendant l’hymne américain en protestation de la condition noire aux USA. Les JO de Moscou en 1980 ont été boycottés par les USA et plusieurs autres pays en riposte à l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS. En réponse, les JO de Los Angeles en 1984 ont été boycottés par l’URSS et 15 pays du bloc communiste. On se souvient plus récemment d’appels à boycott des JO de Pékin et du parcours chaotique de la flamme à Paris et à Londres en protestation de la répression au Tibet.

- Sur le plan économique :
Pour le pays organisateur, les dépenses sont considérables puisqu’il faut construire les équipements sportifs nécessaires (stades, piscines, patinoires et pistes de ski…) et les villages olympiques accueillant les délégations.
Le budget estimé des JO de Londres de 2012 est de 9 milliards de livres sterling.
Mais les JO rapportent également beaucoup : grâce aux droits de retransmission payés par les télévisions, grâce aux sponsors et à la publicité.

A l’issue de l’exposé, Mohamed El Bouziani a présenté 3 extraits de films documentaires : le premier était constitué d’archives sur l’histoire des Jeux. Le 2e film montrait la préparation des équipements sportifs et le parcours de la flamme aux JO d’hiver de Grenoble en 1968. Enfin, le dernier film était centré sur les champions français, en particulier Marie-Jo Pérec.

Pour prolonger cet atelier rencontre, vous pouvez, durant tout l’été, voir en salle B une sélection de films sur les JO et le sport.

2. Récits d'expériences

Visite de l’expo Presse à la Une

11 juillet 2012

Mercredi 27 juin, un groupe d’une dizaine de jeunes est venu visiter l’exposition Presse à la Une.

Publicité pour le journal Les Dernières Nouvelles ©BnF)

Publicité pour le journal Les Dernières Nouvelles ©BnF

Cette visite organisée par l’association Savoirs pour réussir et le CEFIL (Centre d’étude, de formation et d’insertion par la langue) deux structures parisiennes de lutte contre l’illettrisme a donné lieu à un journal que nous vous proposons de découvrir…

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