Archives pour le mois : octobre 2013

3. La BnF et ses métiers

Le métier de conducteur chauffeur livreur… par Laurent Reyes

10 octobre 2013

Nous l’avons d’abord connu en uniforme, arpentant les couloirs du site François Mitterrand. Aujourd’hui, c’est au volant d’un utilitaire que l’on peut l’apercevoir car dorénavant, il circule entre les différents sites de la bibliothèque et parfois bien au délà… Rencontre avec Laurent Reyes, conducteur chauffeur livreur…

Laurent Reyes ©BnF)

Laurent Reyes ©BnF

1. Quel est l’intitulé de votre poste ?
Je suis conducteur chauffeur livreur, en poste au Département des moyens techniques, Service logistique et moyens généraux, sur le site François-Mitterrand.

2. En quoi consiste votre travail ?
Il y a d’abord le transfert de collections, c’est-à-dire le transport de documents d’un site à l’autre soit parce que le document doit être restauré, soit pour des communications en salle de lecture. Toutes les opérations de transport de collections sont enregistrées dans un logiciel spécifique « suivi colis ». Ces informations sont transférées dans notre PDA (Personal digital assistant). Cet outil nous permet de visualiser tous les transferts à effectuer par rapport à notre mission. Il permet aussi d’informer les expéditeurs et les destinataires que nous avons enlevé et livré leurs colis. Il y a aussi des missions spécifiques dont la durée varie entre une demie journée et 3 jours, en France ou parfois dans les pays limitrophes, pour récupérer des dons, des legs, ou pour transporter des documents que la bibliothèque prête ou se fait prêter pour des expositions. Pour ces missions longues, avec escale pour la nuit, l’itinéraire est construit en fonction du lieu, c’est-à-dire de l’établissement (musée ou bibliothèque) qui conservera les œuvres pendant la nuit. Pour les missions spécifiques, on parle de convoiement car on est toujours accompagné d’un conservateur ou d’un régisseur d’œuvres qui veille sur ces documents précieux… Il arrive même que l’artiste ou l’auteur de l’œuvre nous accompagne… Comme Georges Wolinski lors de l’exposition qui avait été organisée en 2012.
On assure aussi la livraison des fournitures : papier, filtres de climatisation, boîtes de conservation, petit mobilier… entre les différents sites de la bibliothèque. Enfin, on se charge de l’entretien (niveaux, pression…) et du nettoyage du parc automobile de la Bibliothèque nationale France.

Sur la route ©L Reyes)

Sur la route ©L Reyes

3. Comment devient-on conducteur chauffeur livreur? Quelle formation est nécessaire ?
Il faut être titulaire d’un permis B depuis plus de 3 ans. Il faut avoir une bonne connaissance des règles de sécurité à la conduite. Pour cela j’ai suivi un stage de sensibilisation aux risques routiers et à l’éco conduite dans un centre agréé ainsi qu’un stage sur les gestes et postures.

4. Etes-vous fonctionnaire ou contractuel ?
Je suis fonctionnaire : Adjoint technique des administrations de l’État

5. Comment avez-vous choisi ce métier ?
Après un bac F2, électronique, j’ai dû entrer rapidement dans la vie active et j’ai choisi l’armée. Par un hasard de circonstance, en 1996 j’ai fait mon service militaire chez les Sapeurs-Pompiers de Paris puis je m’y suis engagé. J’ai été affecté à la Bibliothèque nationale de France en 2002 afin de rejoindre l’Unité de sapeurs-pompiers chargée de protéger l’établissement et les personnes y travaillant. J’ai gardé l’uniforme jusqu’en 2011 : j’ai alors mis fin à ma carrière militaire et j’ai voulu me reconvertir. Comme j’étais tombé amoureux de l’établissement au long de mon affectation, j’ai décidé de me reconvertir en son sein. J’ai donc cherché un poste à la bibliothèque qui corresponde à mes compétences et qui réponde à mon goût pour la mobilité…

J’ai d’abord été détaché par l’armée, au Ministère de la culture, en poste à la Bibliothèque nationale de France pendant un an. En 2012, j’ai demandé mon intégration dans le corps des Adjoints techniques des administrations de l’État.

6. Pour vous quelles sont les qualités essentielles, nécessaires pour exercer ce métier ?
Il faut être ponctuel et savoir anticiper les impondérables (avec l’expérience on connaît mieux les difficultés de circulations dans Paris à certaines heures et sur certains trajets)…
Il faut être discret : on circule en véhicules banalisés. On ne sait jamais ce que l’on transporte, on sait simplement que ce sont des documents de grande valeur. On doit aussi respecter les accompagnants.
Pour les missions longues, il faut être disponible pour pouvoir s’absenter plusieurs jours.

7. Quels sont les avantages de ce métier ?
Pour moi avant tout c’est la mobilité : on connaît tous les sites, les missions spécifiques permettent de voyager, de découvrir d’autres régions. Quand je pars en mission, j’en profite pour visiter la ville, un musée, une exposition souvent avec le conservateur ou le régisseur qui m’accompagne… Cette année, je suis allé en Haute Savoie, à Sarlat, à Angoulême, à Toulouse, à Avignon et au Havre…

Trompe l oeil à Angoulême ©L. Reyes)

Trompe l oeil à Angoulême ©L. Reyes

8. Ses inconvénients ?
Il n’y en a pas…. Enfin, la circulation parisienne dans les bouchons : difficile parfois de tenir les horaires… Heureusement, nous sommes 5 chauffeurs, on peut se remplacer en cas de problème.
Charger ou décharger les camions : on porte des charges plus ou moins lourdes…

9. Comment envisagez-vous votre avenir dans ce métier ? Évolutions techniques, évolution de carrière ?
Je suis à ce poste depuis seulement 2 ans et 4 mois, je découvre encore le monde du travail civil. Mon métier me plait, je n’envisage pas encore de changement. Pour progresser, je pourrais passer le concours de Technicien des services culturels…

1. Vous accueillir à la BnF

Les ressources naturelles : des biens communs

3 octobre 2013

2ème journée Autour des biens communs : Lundi 28 octobre, 10h00 – 19h00 : « Les ressources naturelles : des biens communs »

Fresque à Choisy le roi ©C. Gaspard)

Fresque à Choisy le roi ©C. Gaspard

Première partie : Atelier Arpentage de 10h00 à 16h30, salle J

Sur inscription dans la limite des places disponibles : Céline Gaspard 01 53 79 85 30, celine.gaspard@bnf.fr
Rendez-vous Atelier Arpentage : 9h45, BnF, Site François Mitterrand, hall Ouest (près du métro Quai de la Gare)

Étude collective d’un livre grâce à la méthode de l’arpentage :
La gouvernance des biens communs : Pour une nouvelle approche des ressources naturelles / Elinor Ostrom ; révision scientifique Laurent Baechler. – Ed. de Boeck, 2010
Cet ouvrage rassemble un ensemble de données permettant d’étudier les conditions dans lesquelles des problèmes de ressources communes ont été résolus…

Intervenant : Jean-Claude Lucien, Peuple et Culture.

Fresque à Choisy le roi ©C. Gaspard)

Fresque à Choisy le roi ©C. Gaspard

Deuxième partie : Restitution publique de l’atelier Arpentage : 16h30 – 17h30
Projection débat, 17h30 – 19h00
Auditorium 70


Ouvert à tous, renseignements auprès de :
Sylvie Dreyfus 01 53 79 53 17, sylvie.dreyfus@bnf.fr
Céline Gaspard 01 53 79 85 30, celine.gaspard@bnf.fr
Adrien Toreau 01 49 29 42 80, toreau@peuple-et-culture.org

Projection-débat : No gazaran (extraits, sortie national en 2014) / un film de Doris Buttignol et Carole Menduni

L’alerte est lancée dans le Sud-Est de la France début 2011 : le gaz de schiste arrive dans nos villages, nos paysages, nos vies ! Carnet de route d’une mobilisation citoyenne imprévue, le film témoigne des soubresauts d’une société prise au piège d’un modèle économique en crise en suivant pendant deux ans l’organisation d’un mouvement de résistance historique qui va faire reculer les industriels et l’État

Pour accéder à l’auditorium 70 : entrer Hall Ouest et suivre
le balisage…