Expositions

PIAF à la BnF

1 juin 2015

Pour vous donner envie de venir découvrir l’exposition PIAF, nous avons rencontré Bertrand Bonnieux, conservateur au département de l’Audiovisuel co-commissaire de l’exposition avec Joël Huthwohl, directeur du département des Arts du spectacle…

Bertrand Bonnieux ©BnF)

Bertrand Bonnieux ©BnF

Pourquoi une exposition sur Édith Piaf à la BnF ?
D’abord, en 2008, Danielle Bonel secrétaire et confidente d’Édith Piaf donne à la BnF l’ensemble de la garde-robe, des objets personnels, des correspondances ainsi que les archives de la chanteuse. Ce don rejoint le département des Arts du spectacle. D’autre part, le département des Estampes et de la photographie possède un grand nombre d’affiches et de photos de Piaf, le département de l’Audiovisuel conserve plusieurs centaines de disques (dont des matrices inédites), le département des Manuscrits des manuscrits, le département de la Musique des partitions et le département Droit économie politique a sorti pour cette exposition la presse autour de cette chanteuse populaire. Il paraissait donc normal de célébrer le centenaire de la naissance de l’artiste en valorisant les riches collections de la bibliothèque.

Qu’avez-vous choisi de nous montrer sur Édith Piaf ?
Cette exposition, ludique et vivante, que nous avons voulue accessible à tous est organisée en 4 parties.
L’histoire de ses origines de femme du peuple appartenant à un milieu du cirque et de baladins. Son père était contorsionniste, sa mère chanteuse de rue. Sa famille paternelle est normande, un aïeul de sa famille maternelle est d’origine berbère marocaine, une autre aïeule est italienne. Sa famille vit pauvrement, son père fait chanter sa petite fille dans les rues à la fin du spectacle. Toute sa vie, Piaf restera fidèle au monde du cirque, elle gardera un côté nomade, en déménageant souvent dans plusieurs quartiers de Paris, ville à laquelle elle est restée très attachée et dont elle est devenue pour beaucoup une sorte de « monument ».

La petite robe noire ©BnF)

La petite robe noire ©BnF

Le centre de l’exposition, habillé de velours rouge retrace son parcours musical. Un extrait du film de Marcel Blistène « Etoile sans lumière » la met en scène découvrant sa propre voix et dialoguant avec l’ingénieur du son Serge Reggiani. Tous deux éclatent de jeunesse et de beauté. Edith est découverte en 1935 par Louis Leplée qui la fera se produire au Gerny’s, cabaret du quartier des Champs-Elysées. Très vite, elle passe du cabaret au music-hall et se produit, en 1937 au théâtre de l’ABC, boulevard Poissonnière. Édith Piaf, très travailleuse, a composé de nombreuses chansons, plus de 80, parmi lesquelles « La Vie en rose » et l’« Hymne à l’amour ». Elle a aussi écrit et composé pour ses protégés, parmi lesquels Yves Montand, Eddie Constantine, Théo Sarapo…

Dans l’espace aux tons roses, nous avons évoqué les amours mais aussi les amitiés nombreuses d’Édith Piaf. C’était une femme généreuse, charismatique et entraînante. Elle avait un grand sens de l’amitié, de la convivialité, elle était très drôle… et en même temps un peu mystique.

La dernière partie de l’exposition revient sur la légende Piaf qui s’est construite dès son premier disque, enregistré en décembre 1935, la veille de ses 20 ans.
Édith Piaf a su conjuguer le plaisir de la scène et du spectacle vivant grâce aux tournées incessantes qu’elle a faites en France, en Europe, aux Etats-Unis, en Amérique latine, au Maghreb et à grâce aussi à une grande capacité à utiliser les nouveaux médias en plein essor dans les années trente, le disque et la radio (et dans une moindre mesure le cinéma et la télévision…). Comme Oum Kalsoum, comme Maria Callas, elle devient alors une vedette internationale.

Affiche Columbia ©BnF)

Affiche Columbia ©BnF

Quelle est votre chanson préférée ?

Il y en a beaucoup mais j’ai un faible pour « J’m’en fous pas mal », créée en 1946. Pour moi, cette chanson, qu’on entend à la toute fin de l’expo, résume bien sa philosophie de la vie !

Infos pratiques :
PIAF : du 14 avril au 23 août 2015
Du mardi au samedi de 10h00 à 19h00
Dimanche de 13h00 à 19h00
Contact : celine.gaspard@bnf.fr ou sylvie.dreyfus@bnf.fr

Adresse du rétrolien (trackback) pour ce billet :
http://blog.bnf.fr/diversification_publics/index.php/2015/06/01/piaf-a-la-bnf/trackback/

 

Laissez un commentaire



Pas d'URL (adresse de site web) ou alors sans le http, pour cause de spam.