Archives pour le mois : novembre 2017

1. Vous accueillir à la BnF

Initiation montage au studio de création audiovisuelle

30 novembre 2017

Studio de création audiovisuelle en salle A © Béatrice Lucchese / BnF

La mission de diversification des publics propose aux relais du champ social de découvrir le studio de création audiovisuelle de la salle A pour le grand public. Afin de préparer l’accueil de vos publics, un bibliothécaire spécialiste du montage créatif vous présentera les logiciels consacrés à :

  • La vidéo : Première Pro CS6, logiciel de montage
  • L’image : Photoshop CS6, logiciel de retouche et de création d’image
  • Le son : Pro Tools 11, avec bibliothèque de sons et clavier
  • Le multimédia : SketchUp et Blender, logiciels de modélisation 3D

Mardi 12 décembre 2017

11h-12h30

rendez-vous devant la maquette, Hall Est à 10h45

BnF site François-Mitterrand

Salle A

Inscriptions individuelles :

frederic.astier@bnf.fr

1. Vous accueillir à la BnF, Pour découvrir les collections

Club des livres, avec l’historien Martin Mourre

8 novembre 2017

Le samedi 2 décembre 2017, la BnF accueillera l’historien Martin Mourre, auteur du livre ” Thiaroye 1944. Histoire et mémoire d’un massacre colonial “. Regarder l’histoire en face

Le 1er décembre 1944, les officiers coloniaux de l’armée française assassinent plusieurs dizaines de tirailleurs sénégalais qui n’ont fait que réclamer leur dû : leur solde militaire, au même titre que les  soldats “français de France” qui ont combattu l’armée nazie.

Aujourd’hui alors que certains descendants de tirailleurs sénégalais exécutés à Thiaroye réclament justice, il est temps de revenir sur ce symbole des aspects les plus abjects du colonialisme, en  faisant toute la lumière sur cette tragédie et la façon dont la société africaine s’est rappropriée son histoire.

Le massacre de Thiaroye  pose de nombreuses questions :

-          Qui a décidé de massacrer des soldats qui ne demandaient que leur dû, est-ce le haut commandement de l’armée française à Paris, ou bien l’initiative est-elle venue de subalternes coloniaux et racistes ?

-          Quoiqu’il en soit, pourquoi toute la lumière ne s’est pas faite sur cet évènement  qui est l’un des plus sanglants de toute l’Afrique de l’Ouest, entre 1940 et 1960 ?

-          Les soldats qui sont morts ou blessés au camp de Thiaroye par les balles françaises sont présentés comme des mutins, comme leurs camarades qui furent jugés et jamais réhabilités. Pourquoi ne furent-ils jamais réhabilités ?

Ce n’est qu’à partir des années 2000 que des historiens prirent des distances vis-à-vis du récit de ce massacre produit dans les archives militaires.

Mais malgré la volonté de taire de massacre,  ce crime a bouleversé la population de Dakar qui a été très vite au courant. Dès le mois de décembre 1944, Léopold Ségar Senghor écrit le poème Thiaroye qui n’est publié qu’en 1948 dans le recueil hostiesnoires.   Les autorités coloniales en 1949 interdisent les disques  produits en Afrique Occidentale française qui évoquent le massacre, comme Aube africaine de Fodeba Keita. Les générations plus jeunes, parlent  également de Thiaroye comme Boubacar Diop, qui écrit la pièce Thiaroye , terre rouge,  dans les années 70 . Le cinéaste Sembène Ousmane réalise le film Camp de Thiaroye, en 1988 qui sera très peu diffusé en  France mais connaîtra un grand succès au Sénégal. A leur tour,  dans les années 2000, les rappeurs de Wa BMG 44 ou le chanteur Mansour Seck narrent  la tragédie de Thiaroye.

Pourquoi avoir choisi d’évoquer cette tragédie ? Pour contribuer à regarder l’histoire en face, à démasquer ces zones d’ombres, c’est à cette condition qu’il sera possible de construire une histoire partagée avec tous les descendants des acteurs de cette histoire, quels qu’ils soient…

Documents consultables à la BnF, parmi lesquels, la notice en lien :

BnF site-François-Mitterrand
Samedi 2 décembre 2017, 17h-18h
à l’Aquarium - Hall Est

Entrée libre et gratuite

6. Projets en zone de sécurité prioritaire (ZSP)

Le fabricolab de Grigny

3 novembre 2017

En juillet 2017, huit jeunes grinois ont été accompagnés par deux designers, Yoann Vandendriessche et Valentin Martineau ainsi que Camille Duband du LowtechLab. Ensemble, ils ont investi le Conservatoire à rayonnement communal de la ville de Grigny pour créer un atelier de fabrication collaboratif : Le fabricolab.

Ce projet s’inscrit dans la continuité du projet ZSP, il y a quelques mois déjà, fabricoleuses et fabricoleurs avaient conçu et prototypé une éolienne individuelle, installée alors sur l’esplanade de la Bibliothèque nationale de France.

Aujourd’hui, le FABRICOLAB permet de réparer et fabriquer des instruments de musique avec du matériel de récupération, de donner accès à des machines et outils de prototypage pour toutes les personnes intéressées. L’objectif est de proposer un espace ressource où se côtoient empirisme et partage des connaissances autour du “faire”. Pour cela, il a d’abord fallu aménager un atelier à Grigny, puis organiser, découvrir et apprendre à utiliser les outils. Cela suppose aussi de déployer son imagination, de se projeter, de faire équipe … découvrez le projet FABRICOLAB en image ici

Pour l’instant, le lieu continue de s’organiser et les designers du projet réfléchissent à une programmation du lieu pour l’année 2018, afin de favoriser la découverte du potentiel d’agir par la fabrication.

Pour donner des idées d’instruments de musique à inventer,

des documents consultables à la BnF :