4. Aller plus loin avec les acteurs du champ social, Ateliers

Ateliers ouverts “Du passé au présent de l’éducation populaire : 3 associations témoignent”

19 décembre 2017

La conscience de la puissance d’action du peuple doit beaucoup à l’éducation populaire. Imaginer de nouveaux modes d’accès à la connaissance, se (ré) approprier des savoirs confisqués… autant de rencontres possibles entre deux mondes dès le XIXe siècle et lors de moments forts comme le Front populaire. Aujourd’hui il convient de raviver la mémoire de l’éducation populaire et des associations nées dans la période de bouillonnement politique et intellectuel de l’après-guerre. En effet, cette mémoire s’est peu diffusée hors du monde des militants de l’éducation populaire, alors que sont inventées des formes d’accès au savoir qui permettaient à ceux qui n’avaient pas bénéficié d’un mode savant d’accès à la culture de comprendre le monde et d’imaginer des modes de relations qui interrogent de façon active la relation à la culture et au savoir.
Lors d’ateliers ouverts qui permettront un dialogue avec les participants, 3 associations d’éducation populaire témoigneront de leurs modes d’action et présenteront les outils, toujours d’actualité, qu’elles ont inventés :

  • Jeudi 11 janvier 2018, Fédération des centres sociaux

Serge Gerbaud, grand témoin, militant de l’association « Mémoires vives » qui recueille la mémoire des militants et les archives des centres sociaux.

Dès la fin du XIXe siècle, les centres sociaux vont intervenir dans le temps de vie « hors travail » pour améliorer la condition ouvrière. Alors que la France de l’après-guerre, dans les années cinquante, se couvre de grands ensembles, à la périphérie des villes, dans des quartiers peu équipés en commerces et lieux de vie, les habitants apprennent à prendre la parole dans les centres sociaux pour faire émerger des modes d’organisation collectives qui améliorent leurs conditions de vie : ateliers de construction de meubles, laveries collectives, activités culturelles portées par les habitants. Ils s’inscrivent ainsi dans la tradition de l’éducation populaire et de l’émancipation culturelle. Aujourd’hui la précarité entraîne une difficulté à construire un imaginaire de transformation. Et si d’un monde en crise, émergeaient des pratiques qui remettent l’humain au centre ?
C’est de ces expériences qui se sont inventées hier et se poursuivent aujourd’hui dont témoignera Serge Gerbaud.

  • Jeudi 8 février 2018, Peuple et Culture

Damien Lenouvel, militant et transmetteur des pratiques de co-éducation inventées par cette association.

Créé par des hommes et des femmes qui s’étaient investis dans les maquis du Vercors, Peuple et Culture fonde son projet d’éducation populaire sur cette conviction que la culture est une arme dans la lutte pour la transformation sociale. Cet atelier présentera les outils et les méthodes inventés par PEC dès sa création, de 1945 à nos jours. Il s’agit, à partir de situations complexes et insatisfaisantes que l’on veut dépasser, de construire collectivement des processus de co-éducation et d’auto-formation. Cette démarche investit des valeurs d’initiative et de solidarité, et invite à sortir du repli individualiste. Elle mobilise des connaissances, apprises à l’école ou pas, et valorise l’expérience, les compétences liées aux trajectoires de vie de chacun. Elle contribue à la mise en œuvre d’une intelligence collective, à l’invention d’autres possibles qui permette à chacun de créer sa place dans la société.

  • Jeudi 8 mars 2018, Cemea

Christian Gautellier, directeur national en charge des publications des CEMEA, responsable du pôle « Media, éducation et citoyenneté ».

Les CEMEA (Centres d’entrainement aux méthodes d’éducation active) sont nés en 1937, dans le bouillonnement culturel du Front populaire. Pour la première fois en France, le droit au temps libre n’est plus réservé aux classes aisées mais à tous. Très vite se pose la question de la formation des pédagogues, hors du temps scolaire afin de donner du sens au temps libéré. C’est à quoi s’attelleront les CEMEA, en s’inspirant des courants de l’Éducation Nouvelle et de l’éducation populaire. Des problématiques nouvelles sont apparues depuis une vingtaine d’années et exigent des réponses appropriées : le lien entre le temps scolaire et le hors temps scolaire, l’insertion sociale et professionnelle des jeunes l’éducation critique aux médias… Les CEMEA accompagnent formateurs et médiateurs, professionnels comme bénévoles, à monter des projets avec leurs publics en partant de situations vécues, en construisant des partenariats qui invitent les jeunes à prendre toute leur place de citoyens. Certains de ces projets seront présentés lors de cet atelier.

En partenariat avec

BnF | François-Mitterrand

14h30 - 17h, salle Aquarium

Entrée libre (sans inscription)

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Les ateliers à venir :

Autour des matériaux historiques de l’éducation populaire (voir programme complet distribué à partir du 11 janvier).

  • Jeudi 12 avril 2018

Carole Christen

« Une expérimentation d’éducation populaire au XIXe siècle : les cours du soir destinés aux adultes »

  • Jeudi 3 mai 2018

Agnès Sandras

« Le choix des ouvrages dans les premières bibliothèques populaires : instruction et/ou délassement ? (1861-1870) »

  • Jeudi 14 juin 2018

Laurent Besse et Frédéric Chateigner

« La pédagogie sans le scolaire ? Les revues d’éducation populaire laïque des années 1930-1950 »

BnF | François-Mitterrand

14h30- 17h, salle 70

Entrée libre (sans inscription)

Le flyer des ateliers ouverts et des ateliers à venir est ici

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Commentaires (2)

  1. Je suis en cours tous les jeudis après-midi et donc il m’est impossible de participer à ces rencontres. Je le regrette. Cette régularité de dates ne m’offre aucune fenêtre !…

  2. Voilà une excellente initiative de la B N F .

 

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