Archives de la catégorie 2. Récits d'expériences

2. Récits d'expériences, Ateliers, Témoignages

Jeudi 11 janvier 2018 à la BnF : Atelier rencontre “Du passé au présent de l’éducation populaire”

8 janvier 2018

La mission de diversification des publics propose de rencontrer une tradition culturelle qui a inventé de nombreux outils pour ” Rendre le peuple à la culture et la culture au peuple “, tel que le proclamait le manifeste “Peuple et Culture”, lors de sa création, c’est le mouvement de l’éducation populaire, dont se réclament aujourd’hui de nombreuses associations.

Au travers des processus d’éducation populaire, il s’agit, individuellement et collectivement, d’affirmer sa dignité, de s’auto-éduquer, de développer son pouvoir d’agir, de prendre conscience des rapports sociaux et de construire une force collective, qui permet d’agir sur l’amélioration de ses conditions de vie…
La mission de diversification des publics et le service histoire de la BnF ont souhaité proposer aux relais du champ social de découvrir les modes d’agir de 3 associations d’éducation populaire, La Fédération des Centres sociaux, Peuple et Culture, les CEMEA . Ces 3 ateliers seront suivis de 3 nouveaux ateliers qui vous permettront de découvrir les matériaux utilisés par les associations d’éducation populaire au 19ème siècle et qui font encore écho aujourd’hui.

Le premier atelier  fera intervenir Serge Gerbaud, qui évoquera l’expérience de la Fédération des Centres sociaux

Dès la fin du XIXe siècle, les centres sociaux vont intervenir dans le temps de vie « hors travail » pour améliorer la condition ouvrière. Alors que la France de l’après-guerre, dans les années cinquante, se couvre de grands ensembles, à la périphérie des villes, dans des quartiers peu équipés en commerces et lieux de vie, les habitants apprennent à prendre la parole dans les centres sociaux pour faire émerger des modes d’organisation collectives qui améliorent leurs conditions de vie : ateliers de construction de meubles, laveries collectives, activités culturelles portées par les habitants. Ils s’inscrivent ainsi dans la tradition de l’éducation populaire et de l’émancipation culturelle. Aujourd’hui la précarité entraîne une difficulté à construire un imaginaire de transformation. Et si d’un monde en crise, émergeaient des pratiques qui remettent l’humain au centre ?

En partenariat avec 

BnF | François-Mitterrand

Jeudi 11 janvier 2018

14h30 - 17h, salle Aquarium

Entrée libre (sans inscription)

2. Récits d'expériences

L’Institut Municipal d’Éducation Permanente de Pantin visite la Bibliothèque

20 décembre 2017

Les apprenants de l’IMEPP, accompagnés par Corinne Levesque, sont venus visiter le site François-Mitterrand et ses salles de lecture :

C’est le 1er décembre, enfin, nous faisons notre sortie.

Nous avons terminé le cours à midi, nous avons avalé notre repas, nous sommes fin prêts. Enfin… Presque…

C’est la faute de Gül si on est arrivé en retard à la bibliothèque : on a raté le bus !

En sortant du métro, Oumou est tombée !

On a perdu Ahmed à la station Bercy !

Il fallait sortir à la station « Bibliothèque François Mitterrand » !

On arrive, enfin, sous le froid, sur la grande esplanade entre les tours, on descend, on entre :

Quand on est arrivés, en premier, notre guide, M. Frédéric, nous a accueillis, s’est présenté, on nous a fait nos cartes d’adhésion (avec photos).

On s’est réuni autour de la maquette et notre guide nous a distribué des prospectus et nous a parlé de l’histoire et de l’organisation de la BnF.

Puis la visite a commencé :

En premier on a visité la salle « G », où il y a nombreux documents pour le FLE, et des ordinateurs à la disposition des personnes étrangères. Nous sommes montés à l’étage où le guide nous a montré les livres des auteurs du monde entier.

Ensuite nous avons admiré les « Globes » offerts à Louis XIV (à la fin du XVIIème siècle). On a pris plein de photos, de selfies, devant les Globes.

Puis nous avons visité la salle audiovisuelle, où chacun peut visionner de nombreux films et documentaires, bien installé dans un fauteuil.

Ensuite, nous sommes entrés dans la salle où il y a des journaux et des magazines, où nous avons feuilleté quelques revues.

Enfin notre guide nous a emmenés au 18ème étage et nous avons pu admirer Paris, la Seine, ses ponts, ses bateaux, le Sacré Cœur, Notre Dame, la Tour Eiffel !

La vue est spectaculaire ! Là encore nous avons pris plein de photos.

A la fin, nous étions tous très contents, et nous nous sommes quittés en nous promettant de revenir le plus tôt possible.”

A très bientôt !

1. Vous accueillir à la BnF, 2. Récits d'expériences, Visites de la BnF

Des migrants visitent les salles de lecture et les collections

12 septembre 2017

Qadir, Qareebullah, Idris, Safiullah, Wali, Matiullah, Tariq, Ihsanullah, Faisal©Nicolas Delhopital

Le mardi 29 août 2017, l’association l’Oasis de Jéricho est venue visiter le site de Tolbiac et ses salles de lecture. Un public de migrants réfugiés, dont des étudiants

Tout d’abord étonnés de se retrouver dans un établissement si prestigieux… ils imaginaient impossible une telle visite, estimant avoir beaucoup de “chance” ? peut-être … dorénavant, ils vont profiter quotidiennement des collections et des ressources de la Bibliothèque; ils tenaient collectivement à remercier la BnF de les avoir accueillis.

Voici par exemple ce que l’un des réfugiés a écrit :

I never saw in my dream that I go to national Library in France, but you make my dream in actual, thank you soooo much

1. Vous accueillir à la BnF, 2. Récits d'expériences, Pour découvrir les collections

Club des livres avec Michel Aglietta

21 novembre 2016

Samedi 10 décembre 2016, de 17h à 18h, Carmen Guy reçoit Michel Aglietta, pour parler de son livre «  La Monnaie entre dettes et souveraineté ».

Imagerie dEpinal. N°3807. Ce quon fait avec un sou ... Gallica

Imagerie d'Epinal. N°3807. Ce qu'on fait avec un sou ... Gallica

Nous vous invitons à venir rencontrer cet économiste, représentatif d’une génération d’ingénieurs économistes qui ont joué un grand rôle dans la décision économique en France. Michel Aglietta concentre ses recherches sur une analyse de la monnaie. Il utilise les travaux de l’anthropologue René Girard, auteur de La violence et le sacré, pour construire la thèse de La violence de la monnaie. Le rapport marchand est un rapport violent que la monnaie permet de réguler, dit-il. La monnaie est donc ambivalente : elle est au fondement du contrat social, car elle signifie l’appartenance à une même communauté, mais c’est aussi sur elle que se fixent les convoitises et les violences. A partir de 1982, la finance se libéralise et les crises bancaires se multiplient, confirmant l’hypothèse sur la violence de la monnaie.

Pour plus d’informations, cliquez ici

Entrée libre, par le Hall Est

François-Mitterrand – Club de l’Est

2. Récits d'expériences, 6. Projets en zone de sécurité prioritaire (ZSP), Pour découvrir les collections, Témoignages

A Grigny s’inventent : Les musées en voyage

17 novembre 2016

Depuis de longue date la BnF, collabore avec l’association Décider, qui, dans le quartier de la Grande Borne, à Grigny, met en œuvre des formes de médiation culturelle, toujours plus inventives qui permettent aux habitants de la cité de découvrir les collections des musées et des institutions culturelles

Animaux de Malabar  Livre des merveilles  récit de Marco Polo Manuscrit vers 1410-1412©BnF

Animaux de Malabar Livre des merveilles récit de Marco Polo Manuscrit vers 1410-1412©BnF

Aujourd’hui le pari de Décider, grâce à l’appui financier de la préfecture d’Île-de-France et du Commissariat général à l’égalité des territoires, dans le cadre des 20 conventions signées dans les ZSP (Zones de Sécurité prioritaire) est de créer, à la Grande Borne même, un lieu d’exposition appelé ” Les musées en voyage”  qui présentera des reproductions et des pièces venues de la BnF, du Musée du Louvre, de l’IMA et du Musée Guimet.  C’est un lieu de découverte, de rencontres et d’échanges dans lequel les salariés de l’association, habitant à la Grande Borne sont eux-mêmes passeurs de culture et font découvrir à leurs voisins les trésors exposés. C’est ainsi que plus de 200 personnes du quartier ont découvert les facs-similés des manuscrits précieux de la BnF.

Ce film en témoigne, cliquez ici

Le projet, avec l’appui du Ceget, s’inscrit dans un temps long de 3 ans, nous reviendrons sur les futures expositions qui seront présentées par l’association Décider, dans le quartier de la Grande Borne

2. Récits d'expériences, 4. Aller plus loin avec les acteurs du champ social

Ateliers autour de la laïcité

25 octobre 2016

Depuis janvier 2016, la mission de diversification des publics propose régulièrement aux relais du champ social et à leurs publics des ateliers sur la laïcité, question qui ne fait pas consensus aujourd’hui, mais qui lorsqu’on étudie l’histoire de l’émergence de la loi de 1905 n’a jamais été consensuelle…

Les collections de la BnF sont là pour faire lien entre le passé et le présent, et permettre à tous d’appréhender des questions complexes : il nous a donc semblé opportun de rappeler comment la question de la laïcité plonge ses racines dans l’histoire de notre pays.

Le vendredi 14 octobre 2016 après-midi, lors de l’atelier sur la laïcité, ont été rappelé plusieurs éléments :

- l’influence du siècle des Lumières et de la Révolution française.

- le long processus qui a abouti à la séparation des Églises et de l’État ; il s’agissait surtout de redéfinir les modes de relations entre l’État et la religion catholique qui se manifestaient alors d’une façon omniprésente. Mais toutes les religions sont concernées par cette problématique.

- l’importance du vote de la loi Jules Ferry et de la question de l’école, du droit à l’éducation pour tous, filles et garçons.

- les débats virulents qui ont eu lieu lors du vote de la loi de 1905, loi fondatrice sur la question de la laïcité. Au cours de ces échanges se sont exprimées différentes conceptions de la laïcité qui font écho aux débats qui existent aujourd’hui.

Par contre, il convient de rappeler que l’article 1 de la loi de 1905 qui a été voté édicte que «  La république assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. »

Autrement dit, comme le souligne l’observatoire de la laïcité, La laïcité n’est pas une opinion parmi d’autres mais la liberté d’en avoir une. Elle n’est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect des principes de liberté de conscience et d’égalité des droits. C’est pourquoi, elle n’est ni pro, ni antireligieuse. L’adhésion à une foi ou à une conviction philosophique relève ainsi de la seule liberté de conscience de chaque femme et de chaque homme. La liberté de conscience, consiste donc à affirmer la liberté de croire ou de ne pas croire.

Première page©Archives nationales

Or, les relais, bénévoles comme professionnels, ont témoigné combien leurs publics appréhendaient difficilement une vision du monde qui ne repose pas sur une croyance religieuse.

Ils ont souligné comment la question du port du voile était perçue comme une machine de guerre contre les musulmans, ce qui légitime d’autant plus l’importance de rappeler les conditions d’émergence de la loi de 1905 qui n’a rien à voir avec la religion musulmane…

L’atelier a réfléchi sur la façon d’aborder la question de la laïcité d’une façon apaisée et inclusive. Certains représentants d’associations ont souligné qu’il fallait dépasser la polarisation excessive autour de la question du voile, car c’est l’arbre qui cache la forêt. La majorité des relais présents témoignaient en effet de l’inquiétude de voir les femmes des quartiers populaires de plus en plus sous l’emprise des maris ou des « grands frères », empêchées de venir à des sorties culturelles, ou tout simplement de se mouvoir dans l’espace public. L’atelier s’est achevé sur cette question qui a à voir également avec la laïcité : comment aider ces femmes à reconquérir leurs droits et le premier d’entre eux l’égalité entre les hommes et les femmes.

Prochains ateliers

16 novembre : complet

le 8 décembre, 14h30 – 17h

inscriptions : frederic.astier@bnf.fr

Témoignages

Atelier Laïcité à la BnF avec Autremonde

8 septembre 2016

Le vendredi 8 juillet 2016, la mission diversification des publics a organisé une un atelier sur la laïcité avec l’association Autremonde. Une après-midi qui a permis à ses participants de se présenter, d’écouter, d’échanger et de dialoguer sur l’expérience des valeurs vivantes et positives de la laïcité

La Sicile, Manuscrit sur papier©BnF

La Sicile, Manuscrit sur papier©BnF

Abdoulaye CISSOKO (24 ans), apprenant sur les ateliers de français sur les métiers de la restauration à l’association Autremonde. Il est musulman d’origine sénégalaise et il est arrivé en France en juin 2015
« Moi, je pense que la laïcité est un droit parce qu’ici on dit que la France est un pays d’égalité et de fraternité, mais la France est un pays de laïcité pour moi. Dans l’atelier je me sentais puissant, j’ai eu beaucoup de courage à parler avec les gens d’autres religions, à échanger des idées avec eux. En fait, ce qu’on nous mettait dans la France avant que j’arrive en France c’était pas la vérité. Arrivé ici, on trouve la différence, la tolérance et la solidarité, ça je le sens vraiment, oui ! Et puis la France, on dit que la France est un pays d’égalité, de fraternité mais moi, je peux rajouter aussi que c’est un pays de solidarité et de tolérance. Même moi, aussi, je suis laïque car la laïcité est ma religion, ça ressemble un petit peu, il n’y a pas trop de différence. Pour conclure sur la laïcité, j’aimerais bien avoir aussi des débats de différentes religions, de changer des idées. La manière dont on a fait la laïcité, on peut faire ça avec d’autres religions pour avoir des connaissances, pour ne pas se sentir seul. »
Lavinia BOTEANU (36 ans), responsable des ateliers de français à visée professionnelle à l’association Autremonde. Elle est orthodoxe, originaire de Roumanie et elle est arrivée en France en 2007
« C’était un très riche moment de partage construit par l’articulation de deux axes : les témoignages sur les convictions spirituelles de chacun (musulmans, chrétiens, orthodoxes, athées, agnostiques) et l’accueil de leur spiritualité en France et plus précisément à Paris. Si je devais résumer cette rencontre à travers la parole de tous je dirais que Paris réussit à bâtir son identité comme un puzzle des cultures, des points de vue, des modes de vie où chacun retrouve la liberté d’être soi-même. »
Marie PICOT (26 ans), service civique sur le Pôle Insertion des Migrants à l’association Autremonde. D’origine française, elle est athée et a vécu 1 an et demi en Amérique Latine et 6 mois au Cambodge.
« Il a été très enrichissant de pouvoir échanger avec les participants sur leur vision de la laïcité en France mais aussi dans leurs pays. L’ambiance était particulièrement propice aux échanges et je pense que les participants se sentaient à l’aise et désireux de partager sur leur conception de la religion. Cela a permis à tout le monde de poser de bonnes bases de réflexion sur ce qu’est la tolérance et la place qu’elle prend dans la vie de chacun. »
Mariam SACKO (41 ans), apprenante sur les ateliers de français sur les métiers de la restauration. Elle est d’origine malienne et de confession musulmane et elle est arrivée en France en juillet 2015.
« J’ai beaucoup appris à travers cet atelier puisque chez nous au Mali, on n’organise pas ce genre d’atelier. Pour la première fois, c’est en France, sur les murs des écoles ou sur les banderoles que j’ai vu « liberté égalité fraternité et laïcité » et je me posais pas mal des questions sur la laïcité. Après l’atelier à la BNF j’ai appris que la laïcité est le caractère de neutralité religieuse. Et aussi à travers mon frère Abdoulaye Diallo du Sénégal que j’ai su que la France est un pays où le droit de l’homme est plus défendu et plus appliqué.
Par rapport aux autres pays que je ne citerai pas de nom, les noirs ont plus de liberté en France. En Afrique on ne connaissait pas la vraie réalité parce qu’on pensait que toutes les autres religions étaient méchantes.
En France, que tu sois athée, agnostique, orthodoxe ou pratiquant de religion, on a les mêmes droits. Je peux donner l’exemple sur moi-même : avant de venir en France j’étais considérée par ma belle-famille comme une esclave qui n’avait pas le droit à la parole. Ici je peux m’exprimer comme je veux, ici je suis libre quoi ! Je me sens en liberté ! L’atelier m’a vraiment beaucoup appris ! J’ai bien aimé, j’ai vraiment bien aimé, ça m’a beaucoup plu. »
Charlotte HALLAIRE (30 ans), bénévole sur les ateliers de français à visée professionnelle. Elle est catholique, d’origine française et a vécu 1an et demi au Burkina Faso.
« J’ai trouvé cet échange très riche tout d’abord entre l’animatrice et les apprenants puis entre les apprenants eux-mêmes. Chacun avait besoin de s’exprimer et avait envie de donner son point de vue, de raconter son histoire et son ressenti par rapport à la place de la laïcité en France et dans leur pays d’origine. Lorsque nous leur avons proposé cette sortie quelques jours avant, le thème de la laïcité n’était pas très clair pour tous mais l’échange leur a permis de mieux cerner ce sujet et tous ont participé à ce tour de table avec beaucoup d’intérêt.
A l’issue de cette réunion, la plupart des apprenants nous ont confirmé qu’ils étaient ravi(e)s de cette sortie et avaient apprécié de pouvoir s’exprimer ainsi et de recevoir aussi le témoignage des autres intervenants. Une légère frustration que ce soit passé aussi vite pour tout le monde. Une expérience à renouveler plus fréquemment ! »

Témoignages

L’Ecole normale supérieure : une élite française ouvre ses portes aux réfugiés

6 mai 2016

Pour eux, il ne s’agirait que d’une école et d’un nouvel espoir de reprendre leurs études pour une vie meilleure

ENS, rue dUlm©Wikimedia Commons

ENS, rue d'Ulm©Wikimedia Commons

La prestigieuse école a récemment accueilli une quarantaine d’étudiants réfugiés dans le but de les insérer dans la société française. En les munissant d’une carte d’étudiant invité, ils vont bénéficier d’un accès à la cantine et à la bibliothèque de l’école, ainsi qu’à des cours de français.
Cette initiative est celle des étudiants français, tandis que les enseignants reconnaissant de ce mouvement n’exigent aucunement présentation du diplôme ni examens. Ainsi, les étudiants étrangers mettent en commun leur savoir, leur culture, leurs expériences, l’école descendant par-là de son piédestal tout en chassant les a priori.
Ces étudiants perçoivent les mêmes choses : ils ont des points communs, ils étudient pour leur avenir. Il s’agit de solidarité.

Cette mobilisation a lieu également dans d’autres écoles et les universités qui ouvrent leurs portes aux réfugiés.

Témoignages

Les jeunes stagiaires du GRETA visitent la BnF

4 mai 2016

De jeunes stagiaires (16-25 ans) du GRETA viennent régulièrement visiter l’enceinte de la BnF et ses salles de lecture. Ces jeunes gens sont en recherche d’emploi. Il suffit parfois d’un simple geste, d’une invitation, pour susciter une reconnaissance et de l’enthousiasme

Les stagiaires au Belvédère©GRETA

Les stagiaires au Belvédère©GRETA

« La Bibliothèque François Mitterrand
A l’approche des bâtiments, on se demande où se trouve l’accès à la bibliothèque.
La caractéristique de l’architecture qui représente quatre livres ouverts conçus par des plans dessinés par Dominique Perrault (l’architecte débute les travaux en 88), enferme, sans vraiment être fermé, l’espace central qui est une immense esplanade, où, au milieu, se trouve une petite forêt, afin de donner un peu de vie à ces bâtiments très hauts, ainsi que, malgré les vitres et cet espace vert, donne un aspect béton à ces bâtiments. […]
Lorsqu’on y accède, cela paraît froid et sans trop de vie alors qu’en fait c’est une structure qui fonctionne comme un village […] Toutes ces petites structures sont très bien organisées et fonctionnelles. […]
Les superbes globes de Coronelli sont vraiment magnifiques. On a l’impression de se retrouver plongé à l’époque où ils ont été conçus, tellement il y a de détails et de travail par rapport à l’époque où ils ont été créés. C’est grâce à ce genre d’édifice que l’on peut s’apercevoir de l’évolution technique des hommes au fil des siècles. »
Nathalie

« La visite de la Bibliothèque nationale de France m’a beaucoup intéressé car je n’avais pas eu l’occasion de voir ce lieu que je trouve grandiose et austère. […] Nous n’avons jamais l’impression, vu de l’extérieur de trouver une architecture comme celle-ci, avec quatre énormes tours qui sont en forme de livres et au centre une forêt. »
« En arpentant ses longs couloirs, nous avons eu la chance de pouvoir voir Paris en panorama vu du 18e étage. Ensuite, nous sommes redescendus pour voir des salles de lecture où des gens viennent consulter sur place, des salles de vidéo, de jeux sur écran. Puis, nous avons pu voir deux énormes boules appelées globes de Coronelli. Elles ont été offertes à Louis XIV. Les couleurs sont de toute beauté. […] Cette installation a nécessité l’enlèvement des vitres de la bibliothèque pour pouvoir les mettre en place. »
Michelle

A lhorizon ...©GRETA

A l'horizon ...©GRETA

« Je me suis promis de m’offrir des cadeaux d’expérience. C’est l’opportunité de découvertes des lieux d’exception. La visite de la BnF rentre dans ce cadre et c’est bien mieux qu’un bien matériel.
Whoua ! Je n’ai pas pu me retenir. Dans la mi pénombre, j’ai eu la surprise de découvrir les deux globes offerts au Roi Soleil. J’ai eu le sentiment d’être dans l’espace comme peuvent être les cosmonautes.
En me rapprochant d’un globe, je m’amuse à chercher la France. Je fais le tour. Mais où est-elle ? La cartographie de l’époque est en effet faussée.
Le deuxième globe représente les étoiles avec des points en or et le thème de la naissance du Roi […] c’est le jeu de l’imaginaire. On porte son regard au ciel, on devine un personnage, un oiseau. […]
Cette sortie est à partager. Noël approche. C’est l’occasion d’amener ma famille à la découverte de ce patrimoine. »
Claudine

« Je trouve que la BnF vue de haut ressemble un peu à vélodrome avec ce parquet en bois, et que l’on se situe dans une structure avec deux univers très distincts différents l’un de l’autre, d’une part avec la partie interne très moderne et très grande, avec beaucoup d’espace et de volume avec de très grands couloirs, avec de grands espaces volumineux et clairs, avec une insonorisation correcte et d’autre part, avec un espace central très différent, qui ressemble un peu à une petite forêt où l’on pourrait trouver vivants sous les arbres.
Je trouve que l’ensemble marie bien les différents matériaux tels que le verre, le bois et le béton. »
Sébastien

2. Récits d'expériences, Pour découvrir les collections

Crise à l’oeuvre

27 janvier 2016

L’an dernier la Mission de diversification des publics a organisé des ateliers ” Mots et Maux de la crise” qui permettaient à des publics en difficulté sociale et économique d’exprimer ce que représentait la crise pour eux en dialoguant avec Patrice Baubeau, historien de l’économie.

La Bourse de Paris : Doré/Dumont©Gallica)

La Bourse de Paris : Doré/Dumont©Gallica

Ces ateliers, qui reprendront au printemps 2016, ont débouché sur un cycle de conférences sur les anxiétés économiques et sociales du 18ème siècle au 21ème siècle : la crise à l’oeuvre. En effet, aujourd’hui de nombreux chercheurs découvrent que les productions littéraires et artistiques ont parfois mieux parlé de la crise, que les économistes de l’époque, soi-disant experts, dont beaucoup sont tombés dans l’oubli.

La circulation de l'argent©Gallica)

Imagerie d'Epinal : La circulation de l'argent©Gallica

Matière à réfléchir sur le rôle des experts en économie …Toute ressemblance avec la situation d’aujourd’hui est vivement recommandée…

Vous êtes la bienvenue pour cette prochaine séance de ce cycle, qui aura lieu le :

mardi 2 février 2016
18h30-20h00

BnF site François Mitterrand
Salle 70
Entrée libre et gratuite