Archives de la catégorie Expositions

Expositions

PIAF à la BnF

1 juin 2015

Pour vous donner envie de venir découvrir l’exposition PIAF, nous avons rencontré Bertrand Bonnieux, conservateur au département de l’Audiovisuel co-commissaire de l’exposition avec Joël Huthwohl, directeur du département des Arts du spectacle…

Bertrand Bonnieux ©BnF)

Bertrand Bonnieux ©BnF

Pourquoi une exposition sur Édith Piaf à la BnF ?
D’abord, en 2008, Danielle Bonel secrétaire et confidente d’Édith Piaf donne à la BnF l’ensemble de la garde-robe, des objets personnels, des correspondances ainsi que les archives de la chanteuse. Ce don rejoint le département des Arts du spectacle. D’autre part, le département des Estampes et de la photographie possède un grand nombre d’affiches et de photos de Piaf, le département de l’Audiovisuel conserve plusieurs centaines de disques (dont des matrices inédites), le département des Manuscrits des manuscrits, le département de la Musique des partitions et le département Droit économie politique a sorti pour cette exposition la presse autour de cette chanteuse populaire. Il paraissait donc normal de célébrer le centenaire de la naissance de l’artiste en valorisant les riches collections de la bibliothèque.

Qu’avez-vous choisi de nous montrer sur Édith Piaf ?
Cette exposition, ludique et vivante, que nous avons voulue accessible à tous est organisée en 4 parties.
L’histoire de ses origines de femme du peuple appartenant à un milieu du cirque et de baladins. Son père était contorsionniste, sa mère chanteuse de rue. Sa famille paternelle est normande, un aïeul de sa famille maternelle est d’origine berbère marocaine, une autre aïeule est italienne. Sa famille vit pauvrement, son père fait chanter sa petite fille dans les rues à la fin du spectacle. Toute sa vie, Piaf restera fidèle au monde du cirque, elle gardera un côté nomade, en déménageant souvent dans plusieurs quartiers de Paris, ville à laquelle elle est restée très attachée et dont elle est devenue pour beaucoup une sorte de « monument ».

La petite robe noire ©BnF)

La petite robe noire ©BnF

Le centre de l’exposition, habillé de velours rouge retrace son parcours musical. Un extrait du film de Marcel Blistène « Etoile sans lumière » la met en scène découvrant sa propre voix et dialoguant avec l’ingénieur du son Serge Reggiani. Tous deux éclatent de jeunesse et de beauté. Edith est découverte en 1935 par Louis Leplée qui la fera se produire au Gerny’s, cabaret du quartier des Champs-Elysées. Très vite, elle passe du cabaret au music-hall et se produit, en 1937 au théâtre de l’ABC, boulevard Poissonnière. Édith Piaf, très travailleuse, a composé de nombreuses chansons, plus de 80, parmi lesquelles « La Vie en rose » et l’« Hymne à l’amour ». Elle a aussi écrit et composé pour ses protégés, parmi lesquels Yves Montand, Eddie Constantine, Théo Sarapo…

Dans l’espace aux tons roses, nous avons évoqué les amours mais aussi les amitiés nombreuses d’Édith Piaf. C’était une femme généreuse, charismatique et entraînante. Elle avait un grand sens de l’amitié, de la convivialité, elle était très drôle… et en même temps un peu mystique.

La dernière partie de l’exposition revient sur la légende Piaf qui s’est construite dès son premier disque, enregistré en décembre 1935, la veille de ses 20 ans.
Édith Piaf a su conjuguer le plaisir de la scène et du spectacle vivant grâce aux tournées incessantes qu’elle a faites en France, en Europe, aux Etats-Unis, en Amérique latine, au Maghreb et à grâce aussi à une grande capacité à utiliser les nouveaux médias en plein essor dans les années trente, le disque et la radio (et dans une moindre mesure le cinéma et la télévision…). Comme Oum Kalsoum, comme Maria Callas, elle devient alors une vedette internationale.

Affiche Columbia ©BnF)

Affiche Columbia ©BnF

Quelle est votre chanson préférée ?

Il y en a beaucoup mais j’ai un faible pour « J’m’en fous pas mal », créée en 1946. Pour moi, cette chanson, qu’on entend à la toute fin de l’expo, résume bien sa philosophie de la vie !

Infos pratiques :
PIAF : du 14 avril au 23 août 2015
Du mardi au samedi de 10h00 à 19h00
Dimanche de 13h00 à 19h00
Contact : celine.gaspard@bnf.fr ou sylvie.dreyfus@bnf.fr

Expositions

Été 14 : les derniers jours de l’ancien monde

1 juillet 2014

Venez découvrir l’exposition sur la première guerre mondiale jusqu’au 3 août, à la Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand, Grande Galerie…

Affiche de l'ordre de mobilisation générale ©Gallica)

Affiche de l'ordre de mobilisation générale ©Gallica

28 juin 1914 : l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche est assassiné à Sarajevo par un nationaliste serbe. Encore un assassinat politique comme l’Europe en a connu beaucoup les années précédentes, spécialement aux confins de l’Autriche-Hongrie. Un simple coup de tonnerre dans un ciel clair… Ce fait divers tragique n’empêche pas l’été de suivre son cours habituel. Les paysans travaillent dans les champs, les ouvriers à l’usine. Les enfants attendent avec impatience la fin de l’année scolaire. Quelques rares privilégiés s’offrent des vacances à Deauville ou sur la Riviera. Le 23 juillet pourtant, l’Autriche adresse un ultimatum à la Serbie. Les hommes politiques, les diplomates, et les opinions publiques ne sont guère inquiets : c’est une crise régionale, qui doit se régler comme les nombreuses tensions précédentes par une conférence de paix. À Paris, les journaux s’intéressent davantage à l’affaire Caillaux. Le Kaiser participe à des régates en mer. Certains esprits clairvoyants s’alarment : Jean Jaurès parle « d’oscillation au bord de l’abîme ». Les nouvelles s’enchaînent, de plus en plus inquiétantes… Une semaine plus tard, le 30 juillet, la Russie mobilise. La machine de la guerre s’ébranle, il ne sera plus possible de l’arrêter. Le jeu des alliances entraîne l’Europe dans une guerre que l’on imagine violente, certes, mais brève…Commence alors « l’ivresse des cris de joie en marchant à l’abattoir » selon les mots de Stefan Zweig, même si la volonté d’en découdre ne caractérise pas toutes les populations, plutôt graves et résignées. Dès le mois d’août, la réalité du conflit apparaît dans sa violence extrême : l’Europe découvre sur son sol la guerre industrielle. Le parcours de l’exposition s’organise autour de la chronologie resserrée des évènements du 23 juillet au 4 août et l’enchaînement des décisions diplomatiques, politiques et militaires qui aboutissent à la conflagration générale. Les répercussions de la crise à l’échelle des individus (célèbres ou anonymes) sont également évoquées, tandis que sept séquences thématiques constituent des approfondissements à la chronologie :

Portrait de l’Europe, une longue période de paix
Cosmopolitisme culturel et expansion économique
Des tensions persistantes en Europe et aux colonies
Pacifismes et bellicismes
Présence du militaire dans la société
Préparer la guerre
Les mobilisations.

La fin de l’exposition traite du choc et de la surprise que constituent, au front comme à l’arrière, les premiers effets concrets de la guerre.

Info pratique : pour organiser une visite de cette exposition, contactez-nous
celine.gaspard@bnf.fr ou 01.53.79.85.30

1. Vous accueillir à la BnF, Expositions

Le printemps à la BnF… nouveaux rendez-vous !

18 février 2013

Nous sommes heureux de vous présenter les prochaines expositions qui vont se tenir à la Bibliothèque nationale de France. Si vous souhaitez venir les visiter, n’hésitez pas à vous inscrire auprès de nous

Guy Debord ©BnF)

Guy Debord ©BnF

1. Guy Debord, un art de la guerre : du 27 mars 2013 au 13 juillet 2013, François-Mitterrand : Grande Galerie

Guy Debord n’a jamais travaillé. Il a beaucoup marché dans les rues de Paris, bu certainement plus que d’autres et a surtout développé dans ses oeuvres, écrites ou filmées, les armes théoriques d’une critique sans concession de la société moderne. Les mouvements d’avant-garde dont il fut l’initiateur, l’Internationale lettriste (1952-1957) puis l’Internationale situationniste (1957-1972), furent les pointsd’appui de cette lutte organisée pour combattre tout ce qui fait entrave à la vie véritablement vécue. À la fois poète, artiste, marxiste révolutionnaire, directeur de revue, cinéaste, Guy Debord fut avant tout le stratège d’une guerre de mouvement contre les faux-semblants de notre société, dont il démontra très tôt et très précisément le mécanisme pervers. C’est sous cet angle de la stratégie que sera abordé le parcours de Guy Debord et de ses compagnons d’armes dans l’exposition que lui consacre la BnF .Son oeuvre, son regard et sa pratique seront constamment au centre d’un dispositif qui présentera, époque après époque, les travaux collectifs et individuels de ceux qui unirent leurs efforts pour concevoir une société à leurs yeux moins absurde que le système d’une économie capitaliste marchande, alors en plein essor.

Reliure de Jean de Gonet ©BnF)

Reliure de Jean de Gonet ©BnF

2. Jean de Gonet, relieur : du 16 avril 2013 au 21 juillet 2013, François-Mitterrand : Galerie François Ier
Nul relieur n’a autant que Jean de Gonet la passion des matériaux, qu’il s’agisse des peaux et des papiers, mais aussi des essences de bois, des métaux, même du carbone-kevlar. Cette sensibilité au tactile s’accompagne de dispositifs raffinés qui mettent en valeur la souplesse des plats, de procédés qui font contraster le lisse avec le grenu, le gaufré, le strié.
Maître de la couleur, au gré des matériaux qu’il choisit, qu’il teint ou qu’il peint lui-même, Jean de Gonet n’a cessé d’inventer tout en gardant un style qui fait reconnaître entre toutes ses créations, où la beauté des matières travaillées s’allie à la tension des formes mises en jeu.

Expositions

La photographie en cent chefs - d’œuvre

4 février 2013

En ce moment se tient à la BnF une exposition qui parcourt les très riches collections de photographies de la BnF : de la plus ancienne pièce présentée, un essai de William Henry Fox Talbot qui date de 1839, à la plus récente de la sélection, une image prise à Fos-sur-Mer en 1986 par Lewis Baltz… Portraits, paysages, nus, reportages, publicité, photographie scientifique, tous les genres sont représentés à travers le regard de grands noms de la photographie : Eugène Atget, Félix Nadar, Diane Arbus, Henri Cartier-Bresson, Man Ray, Claude Levi-Strauss, Brassaï, Kertesz, Bill Brandt, Gustave Le Gray …

La vague brisée / Gustave le Gray, 1857 ©)

La vague brisée / Gustave le Gray, 1857 ©

Des photographies anonymes ou d’autres, plus étonnantes encore, réalisées par des écrivains tels Emile Zola, Victor Segalen ou Jacques Prévert font également partie des trésors sélectionnés pour l’occasion.
Explorer la notion de chef - d’oeuvre appliquée à un médium aussi foisonnant et divers que la photographie, tel est le propos de cette exposition qui dévoile cent images issues des collections de la BnF. Choisies pour leur beauté, la perfection de leur tirage ou leur provenance, ces pièces, toutes d’auteurs différents, composent un parcours où les grands noms de la photographie des XIXe et XXe siècles côtoient des anonymes.
Le propos de l’exposition n’est pas de présenter le florilège des cent plus belles photographies conservées à la Bibliothèque nationale de France. Ce serait irréaliste et singulièrement réducteur si l’on songe que c’est par millions qu’elles se comptent dans ses collections.
Un point commun de toutes les images choisies, est la qualité du tirage, toujours exceptionnelle. La date et la perfection du tirage sont un élément essentiel pour toutes les œuvres multiples comme le livre, la gravure, l’affiche et bien entendu la photographie. C’est ce qui fait toute la différence entre des oeuvres que l’on pourrait croire identiques entre elles puisqu’elles ne sont pas uniques.
Un autre point commun est le mode d’entrée dans les collections : il n’est jamais banal. Les photographies présentées ici ont été acquises auprès de leur auteur, données par lui-même ou ses descendants, proviennent du dépôt légal, ou encore se trouvaient dans de grandes collections qui sont entrées dans celle de la BnF. Elles ont pu arriver par dation, comme celles de Claude Lévi-Strauss ou Emile Zola. Elles ont pu faire l’objet d’une acquisition très précoce : la mythique photographie de Gilles Caron prise le 6 mai 1968 a été acquise dès le mois de septembre suivant auprès de la galerie Le mur ouvert, ce qui rappelle le rôle de vigie du conservateur.
Ces modes d’entrée font, en filigrane, l’histoire de la constitution de la collection de la Bibliothèque nationale de France et dessinent sa personnalité, la distinguant des autres collections publiques.
Jamais autant de photographies n’ont été aussi facilement disponibles qu’aujourd’hui, que ce soit dans les livres ou sur Internet. Cette exposition rappelle également que la photographie est avant tout un objet matériel, qui a un format, une matière, une texture, un grain, une spécificité et qu’elle ne peut se réduire à ses reproductions, fussent-elles excellentes. Montrer de beaux tirages de toutes époques est aussi un manifeste en faveur de la photographie originale et une manière d’en faire prendre conscience à un large public.

Attention l’exposition se termine le 17 février. ..
- Une visite est organisée pour les relais le jeudi 7 février à 10h30
- Vous pouvez visiter cette exposition, en visite libre ou avec un médiateur culturel
Pour vous inscrire , contactez
Céline Gaspard, Mission de diversification des publics,
01 53 79 85 30, celine.gaspard@bnf.fr

BnF François-Mitterrand Quai François-Mauriac, Paris 13e
Grande Galerie, Du mardi au samedi 10h > 19h, Dimanche 13h >19h Fermé
lundi et jours fériés

1. Vous accueillir à la BnF, Expositions

C’est la rentrée ! Voici les nouvelles expositions programmées à la BnF

23 août 2012

Nous sommes heureux de vous présenter les prochaines expositions de la BnF. Si vous souhaitez venir les visiter, n’hésitez pas à vous inscrire auprès de nous

Mar del sur, Hessel Gerritsz ©BnF)

Mar del sur, Hessel Gerritsz ©BnF

L’âge d’or des cartes marines, quand l’Europe découvrait le monde
23 octobre 2012 - 27 janvier 2013, François-Mitterrand - Grande Galerie

La Bibliothèque nationale de France possède la plus grande collection au monde de portulans, ces cartes marines enluminées sur parchemin, souvent rehaussées d’or, dont la plus ancienne connue date du XIIIe siècle. Innovation technique autant qu’objet de science et miroir de la quête d’un ailleurs, les portulans apparaissent comme de véritables oeuvres d’art. A partir d’une sélection de deux cents pièces, cartes mais aussi globes, instruments astronomiques, objets d’art et d’ethnographie, estampes, tableaux et manuscrits, l’exposition aborde plusieurs phénomènes : le rôle des cartes, les grandes découvertes, l’hégémonie européenne, la création d’une iconographie des Nouveaux Mondes.

La Bibliothèque nationale, E. Atget ©BnF)

La Bibliothèque nationale, E. Atget ©BnF

La photographie en cent chefs-d’oeuvre
13 novembre 2012 - 17 février 2013, François-Mitterrand - Galerie François 1er

Explorer la notion de chef-d’oeuvre appliquée à un médium aussi foisonnant et divers que la photographie, tel est le propos de cette exposition qui dévoile 100 photographies issues des collections de la BnF, choisies pour leur beauté, la perfection de leur tirage et leur provenance.
Tous les genres sont représentés, portraits, paysages, nus, reportages, publicités ou photographies scientifiques… Les grands noms de la photographie des XIXe et XXe siècles parmi lesquels Eugène Atget, Félix Nadar, Diane Arbus, Henri Cartier-Bresson, Man Ray, Brassaï, André Kertesz ou Gilles Caron côtoient des anonymes et des photographies faites par des écrivains comme Zola ou Victor Segalen.

1. Vous accueillir à la BnF, Expositions

Nouvelles expositions et nouvelles dates de visites pour les relais du champ social

29 février 2012

Nous sommes heureux de vous présenter les prochaines expositions de la BnF, et nous vous proposons donc de venir les découvrir lors de visites de sensibilisation réservées aux relais du champ social (éducateurs, formateurs, travailleurs sociaux, bénévoles…).

Jean Miélot dans son cabinet de travail, Buonaccorso de Pistoie, Débat de vraie noblesse, Bruxelles, KBR )

Jean Miélot dans son cabinet de travail, Buonaccorso de Pistoie, Débat de vraie noblesse, Bruxelles, KBR

  • Miniatures Flamandes (à partir du 6 mars)

Panorama exceptionnel de la miniature flamande, les deux expositions organisées à Paris et à Bruxelles réunissent des collections que l’histoire avait dispersées. Le visiteur est invité à découvrir des manuscrits richement enluminés, de très grand format, fleurons des bibliothèques des princes du XVe siècle. Ostentatoires dans leur matérialité même, les ouvrages enluminés recèlent aussi une iconographie inédite et souvent profane, qui offre aux artistes l’occasion d’innover.
Visite pour les relais du champ social le vendredi 11 mai à 15h00

Le Petit journal illustré (Paris. 1920) (Gallica))

Le Petit journal illustré (Paris. 1920) (Gallica)

  • La Presse à la Une. De la Gazette à Internet (à partir du 11 avril)

Depuis les mazarinades et la Gazette de Théophraste Renaudot jusqu’aux médias en ligne, l’exposition retrace l’histoire de la presse écrite d’information générale en France du XVIIe siècle jusqu’à nos jours. Guidé par des repères chronologiques, le visiteur entre dans le processus de fabrique de l’information, de la diffusion de la dépêche d’agence à la salle de rédaction. Cette plongée au coeur du métier met en lumière la variété des profils (éditorialistes, grands reporters, photo reporters) et l’évolution de la profession, à travers les itinéraires de grandes figures : Émile Zola, Gaston Leroux, Albert Londres, Séverine, Robert Capa… Comptes rendus de procès, reportages de guerre, chroniques sportives ou mondaines montrent la diversité de contenus de la presse et les différentes manières de traiter l’information selon ces grands genres.
Visite pour les relais du champ social le mercredi 23 mai à 15h00

  • Joel-Peter Witkin. Enfer ou Ciel (à partir du 27 mars)

Né en 1939 à New York, le photographe Joel Peter Witkin est à l’apogée de sa carrière de photographe. Le vaste répertoire de références qui soutient sa recherche plastique trouve sa cohérence à travers deux thèmes fondateurs, l’Éros et le Sacré. Witkin agence ses photographies avec le plus grand souci du détail, selon le principe d’une rigoureuse mise en scène. Sa connaissance de la grande peinture classique s’affirme dans les thèmes et le traitement de l’image, préparée par des croquis précis au crayon ou au fusain. Il produit peu de photographies et tire ses épreuves somptueuses en nombre très limité.
Visite pour les relais du champ social le jeudi 7 juin à 15h00

N’hésitez pas à vous inscrire auprès de nous pour participer à ces visites guidées !
Nous serons, à l’issue de chacun de ces rendez-vous, à votre disposition pour discuter de projets que nous pourrions mettre en place pour recevoir vos publics.

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Pour en savoir plus :
- Exposition virtuelle Miniatures Flamandes

Expositions, Témoignages

Une journée de visites de l’exposition Enluminures en terre d’Islam, lundi 19 septembre

9 novembre 2011

Ce lundi 19 septembre, la mission de diversification des publics a eu le plaisir d’organiser une journée de visites exceptionnelles de l’exposition Enluminures en terre d’Islam, en compagnie de la commissaire de l’exposition, Annie Vernay-Nouri, et de Sylvie Kiehl, médiatrice au service de l’accueil général de la BnF. En effet, grâce au mécénat de la Fondation Total, de précieux manuscrits enluminés d’Islam ont été numérisés, et cette exposition permettait de découvrir ces documents.

L exposition donne à voir des trésors de la culture de l'Islam, BnF, dpt des manuscrits )

L exposition donne à voir des trésors de la culture de l Islam, BnF, dpt des manuscrits

Le lundi, les expositions de la BnF sont fermées au public. Mais, en ce 19 septembre, la mission de diversification des publics a ouvert l’exposition pour recevoir dans un cadre chaleureux des groupes : l’association DECIDER de Grigny, un centre de formation pour des jeunes en démarche de recherche d’emploi, une association d’atelier socio-linguistiques. Cette journée était l’occasion de bien commencer l’année, en permettant à 85 personnes de découvrir de façon privilégiée une exposition.

Certaines visites étaient assurées par la commissaire de l’exposition, ce qui permettait au public de poser de nombreuses questions sur l’exposition en elle-même, mais également sur le travail de la commissaire. Le dialogue s’est alors instauré, au cours de la visite, mais également à son issue, lors du buffet offert par notre mécène, qui permettait à chacun de livrer ses impressions.

Sélection de photographies réalisées à l occasion de cette journée © BnF/Sylvie Dreyfus )

Sélection de photographies réalisées à l occasion de cette journée © BnF/Sylvie Dreyfus

Voici quelques témoignages rédigés à la suite de cette visite par deux personnes de l’association FCP (Francophonie et Cultures Partagées), qui œuvre à la promotion de la francophonie par des activités culturelles et sociales en direction des familles issues de l’immigration et œuvrer pour la cohésion sociale. Cette visite en la compagnie de ces femmes, qui connaissaient bien la culture de ces manuscrits a été particulièrement interactive, et les échanges ont été très intéressants.

« Nous avons été invitées à aller voir les enluminures en terre d’Islam à la Bnf -C’était très beau et il y avait beaucoup de corans décorés -
Les écritures étaient très différentes, arabe, turque, égyptienne avec plein de couleurs et d’or - Des dessins d’animaux aussi et le vrai visage d’Adam et d’Abraham.
Je me souviens des contes anciens avec Kalila  Dimma, des châteaux et d’une princesse à une fenêtre qui écoute le prince charmant -
Je n’avais jamais vu le visage du prophète entouré de flammes dans un beau jardin plein de fleurs - La dame aussi nous expliquait bien tout -
Ca m’a fait beaucoup de plaisir de partager ce moment avec mes copines d’association - toutes nous vous remercions” HABIBA

Pendant la visite... © BnF/Sylvie Dreyfus )

Pendant la visite... © BnF/Sylvie Dreyfus

“C’était très bien de voir toutes ces images et toutes ces écritures arabes que je ne connaissais pas, même si je suis ancienne. C’est ma première exposition à la BNF mais je ne savais pas qu’il y avait autant d’images arabes si vieilles et si jolies - j’ai pu identifier quand même quelques lettres de l’écriture arabe, mais pas beaucoup.”
Les histoires et les contes que j’ai un peu appris quand j’étais petite, ça m’a été rappelé et fait plaisir - Je ne savais pas non plus qu’on pouvait voir le visage du prophète. J’aimerais revenir à la BNF quand il y aura une autre exposition. Merci à tout le monde ” HOURIA

Du côté de l’association Décider, qui participe régulièrement aux activités proposées par la BnF dans le cadre de sa Fresque de l’Histoire, quelques témoignages également « Nous conservons tous en tête l’incroyable richesse des manuscrits présentés, les calligraphies, les couleurs, les formes géométriques, les détails des miniatures, les papiers précieux…(…) Dans le train qui nous ramenait à notre quartier de la Grande Borne à Grigny, des discussions se sont engagées sur l’importance de découvrir de nouvelles choses, d’oser “pousser la porte des musées”, de s’aérer la tête et d’oublier les problèmes du quotidien, mais aussi sur l’écriture aujourd’hui dans nos vies, la place d’un livre, le savoir-faire des artisans de l’époque. Plusieurs se demandaient également comment raconter cela à leurs enfants.»

Nous sommes à votre disposition pour organiser des visites guidées des expositions de la BnF, n’hésitez pas à nous contacter, la culture se partage et s’échange…
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Légendes des images du bandeau 1:
- L’homme et son trésor, Ibn al-Muqaffa’, Kalila wa Dimna, Égypte ou Syrie (?), milieu du XIVe siècle. Papier, 119 folios, 30 × 23 cm, BnF, Manuscrits, arabe 3467, f. 2
- Frontispice enluminé de bleu et or, Coran, Iran, 1594.Papier, 450 folios, 39 × 25,5 cm, BnF, Manuscrits, arabe 418, f. 2 v°-3
- Le voyage nocturne du Prophète, Nezâmi, Khamseh (Les Cinq Poèmes), Bâghbâd (Turkménistan) [et Ispahan, Iran ?], 1619-1624.Papier, 368 f., 29,5 x 20,5 cm, BnF, Manuscrits orientaux, supplément persan 1029, f. 4v

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Pour en savoir plus :

- Retrouvez l’exposition virtuelle d’Enluminures en terre d’Islam, avec les manuscrits numérisés
- Les manuscrits arabes disponibles sur Gallica
- Les manuscrits turcs disponibles sur Gallica
- Les manuscrits persans disponibles sur Gallica
- L’exposition virtuelle Torah, Bible, Coran, livres de parole
- Les collections des manuscrits orientaux à la BnF
- Le département des Manuscrits de la BnF

1. Vous accueillir à la BnF, Expositions

Des dates de visites pour les relais afin de découvrir les nouvelles expositions !

24 octobre 2011

À l’ouverture de chaque exposition, nous organisons des visites guidées de chacune d’entre elles réservées aux relais du champ social (bénévoles, animateurs, éducateurs, assistants sociaux, etc…), et nous sommes heureux aujourd’hui de vous proposer de nouvelles dates de visites !

Boris Vian et son « cor à gidouille », Paris, 11 octobre 1958 © Photo Ingi Paris / akg-images )

Ces visites, rappelons-le, représentent un double avantage : d’une part, elles vous permettent de venir découvrir une exposition, pour ensuite pouvoir préparer une éventuelle venue avec votre public. D’autre part, nous sommes présents à chacune de ces visites pour vous rencontrer, et c’est alors l’occasion de discuter de projets que nous pourrions mettre en place ensemble, avec les collections de la bibliothèque. Nous pouvons prendre le temps d’organiser une sortie à la BnF avec votre groupe qui ne serait pas qu’une visite d’exposition, mais qui pourrait s’accompagner d’un atelier découverte, et rendrait ainsi votre public actif face à la culture.

Voici les nouvelles expositions qui ouvrent leurs portes :
- Boris Vian, du 18 octobre au 15 janvier, site François Mitterrand : visite pour les relais le mardi 15 novembre à 11h00
- Casanova, la passion de la liberté, du 15 novembre au 19 février, site François Mitterrand, visite pour les relais le jeudi 1er décembre à 15h00
- Markus Raetz, estampes, du 8 novembre au 12 février, site Richelieu, visite pour les relais le jeudi 17 novembre à 11h00

Et également, nous vous proposons, comme chaque trimestre, une visite du bâtiment, site François Mitterrand, le vendredi 25 novembre à 14h30.

N’hésitez pas à vous inscrire auprès de nous ! (ces visites sont gratuites)

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Sources des images composant le bandeau :
- Affiche de l’exposition Casanova, la passion de la liberté : Pietro Longhi, Il ridotto, vers 1757, huile sur toile - Venise, Fondazione Querini Stampalia
- Affiche de l’exposition Markus Raetz, estampes : Markus Raetz, Gaze, aquatinte en couleurs, 2001 © ADAGP, 2011 - BnF/département Estampes et photographie
- Affiche de l’exposition Boris Vian : Boris Vian et son « cor à gidouille », Paris, 11 octobre 1958 © Photo Ingi Paris / akg-images

1. Vous accueillir à la BnF, Expositions, Pour découvrir les collections

Rencontre avec les commissaires de l’exposition Vogue, l’aventure d’une maison de disques

10 octobre 2011

Qu’ont en commun Johnny Hallyday, Jacques Dutronc, Sidney Bechet, les Doors, Abba, les artistes de la Motown ou même Louis de Funès ? Ils ont tous été enregistrés ou distribués par le label Vogue…En ce moment, et jusqu’au 13 novembre, se tient à la BnF, site François Mitterrand, une exposition hommage à cette célèbre maison de disques. Nous avons eu le plaisir de rencontrer les deux commissaires de l’exposition : Anne Legrand et Pierre Pichon.

Logo Vogue/Copyright L&M Services B.V. The Hague 20110522 )

Logo Vogue/Copyright L&M Services B.V. The Hague 20110522

Pourquoi une telle exposition à la BnF ?
Cette année, nous célébrons le centième anniversaire de la naissance de Charles Delaunay, l’un des fondateurs de la maison Vogue. Il nous a donc semblé important de rendre hommage à cette société qui a marqué l’univers de la musique, et cela nous permet de mettre en valeur les collections de la BnF.

En effet, tout ce que vous voyez au sein de l’exposition fait partie des collections, pour deux raisons. D’une part, les disques entrent à la BnF par le système du dépôt légal : un exemplaire de chaque disque sorti en France est conservé à la bibliothèque, et ce depuis 1938, et je (Pierre Pichon) m’occupe de gérer ce dépôt légal. D’autre part, en 1979, Charles Delaunay a fait don à la phonothèque nationale (devenu depuis le département de l’Audiovisuel de la BnF) de sa collection de disques et de ses archives, fonds qu’Anne Legrand connaît particulièrement bien, en en ayant réalisé l’inventaire et ayant par ailleurs rédigé une thèse sur Charles Delaunay et le jazz en France dans les années 30 et 40. Lire le reste de cet article »

1. Vous accueillir à la BnF, Expositions, Pour découvrir les collections

Le succès des Estivales africaines… et une nouvelle saison culturelle qui commence

15 septembre 2011

Vous avez été nombreux à profiter de la programmation estivale de la BnF autour de l’Afrique, et nous vous en remercions.

Les rencontres du mardi soir ont connu un vif succès © Sylvie Dreyfus/BnF )

Les rencontres du mardi soir ont connu un vif succès © Sylvie Dreyfus/BnF

L’exposition a été largement appréciée, et les rencontres du mardi soir, en complément, ont connu un très vif succès, réunissant chaque semaine entre 50 et 80 personnes.
Vous pouvez retrouver ici les articles de présentation de chacune de ces rencontres.

Pour prolonger le plaisir de ces rencontres, vous retrouverez très bientôt sur ce blog une interview de Smaïl Kanouté, qui a animé la rencontre du 23 août, lors de laquelle les contes des griots se sont mêlés aux nouvelles technologies.

Et, concernant l’exposition, la présentation des Estivales africaines n’est plus visible, et, cette semaine, la bibliothèque est en fermeture annuelle. Mais, dès la semaine prochaine, nous serons de retour avec les nouvelles propositions d’expositions de la rentrée, et les dates des visites pour les relais !

à très bientôt !