6. Projets en zone de sécurité prioritaire (ZSP)

Le Fabricolab, le Conservatoire municipal de Grigny et Gallica

23 mai 2018

Le Fabricolab du Conservatoire municipal de Grigny poursuit son développement. Ouvert à tous, ce lieu se destine à être “un lieu d’éducation populaire du 21eme siècle”.

  • Un atelier vidéo à la BnF

Les jeunes qui ont participé à l’ouverture du lieu ont été invités à venir apprendre le montage vidéo à la BnF pour réaliser la vidéo de présentation du lieu.

  • Initiation à la culture numérique

En novembre, les fabricoleurs étaient au Plascilab de Ris Orangis pour fabriquer deux imprimantes 3D qui équiperont bientôt le Fabricolab. En Février, ils ont créé un ordinateur Jerry CAN à base d’anciens parcs informatiques de la ville avec Romain Chanut.

  • Fabriquer des instruments de musique

La collaboration des Fabricoleurs avec le Conservatoire communal de Grigny permet également de découvrir le lien entre musique et fabrication. Nicholas, le Fabmanager du lieu est avant tout luthier de profession, ce qui permet une réelle découverte du travail du bois. Il accompagne tous les public à la fabrication d’instrument.

  • Transmettre des savoir-faire

La programmation est actuellement en cours et permet aux jeunes du territoire de rejoindre progressivement l’aventure Fabricoleurs. La mise en place du lieu est aujourd’hui un prétexte pour les designers afin de transmettre les enjeux et savoir-faire nécessaires pour mener à bien un projet.

Les 16 et 17 mai dernier s’est déroulée la phase numéro 2 de l’aménagement de l’espace, encadrée par le studio Entre Cotes. Les enjeux de cet atelier étaient de sensibiliser à la conception et à la fabrication à travers la co-construction d’une bibliothèque et d’un point d’accueil au Fabricolab.

Accompagnés de Sarah, jeune habitante de Grigny, chargée du projet « Fabricoleurs » et Tadjidine, ont accueilli Alanthiri, âgé de 18 ans, puis rejoints par Pierre, 68 ans et Patrick, qui suivent depuis quelques temps des cours de lutherie avec Nicholas. Tous se sont montrés très motivés et volontaires durant ces deux jours et semblent déjà intéressés par le prochain atelier. Le projet semble aujourd’hui présenter une dimension transgénérationnelle.

  • Accompagner grâce à Gallica, l’univers numérique de la BnF,  la création du Fabricolab

Une sélection d’ouvrages traitant de l’économie collaborative, des mutations urbaines, du « do it yourself » et du mouvement Maker est désormais à disposition. Cette sélection a été constituée pour permettre de mieux comprendre l’univers du projet à partir des ressources documentaires de la BnF.

L’outil Gallica studio de la BnF, va également servir pour l’aménagement du lieu. Les différents intervenants du projet procèderont à une recherche iconographique sur le thème des  instruments de musique et des métiers de la fabrication. Les visuels choisis seront imprimés sur tableau.

L’aménagement de l’atelier : le film !

Des fresques  et un atelier sérigraphie seront réalisés le mois prochain à partir des documents trouvés dans Gallica.

L’atelier de juillet sera alors pour les fabricoleurs, l’occasion de finir l’aménagement des lieux pour préparer la rentrée et inviter les habitants de Grigny à découvrir le Fabricolab et les ressources mises à disposition par la BnF à travers sa bibliothèque numérique Gallica.

6. Projets en zone de sécurité prioritaire (ZSP)

Les éoliennes des fabricoleurs, suite …

23 mai 2018

L’aventure des éoliennes se poursuit:

Dans un billet de blog précédent, nous évoquions la conception et la fabrication d’une éolienne par des jeunes de la mission locale de Grigny.

Aujourd’hui, l’éolienne prototypée en 2016, permet de discuter “énergie renouvelable” avec des classes de Grigny : près de 150 élèves de CM1 et CM2 ont pu rencontrer Camille Dubanc du LowtechLab pour comprendre la production d’énergie par le vent grâce au démontage de l’éolienne.

Avec le Théâtre de l’Agora, Tadjidine, un “fabricoleur” des premiers jours et habitant de Grigny est devenu médiateur dans les écoles et accompagne Camille pour aider Camille pour aider les plus jeunes de sa ville à fabriquer des mini éoliennes en papier (design par Valentin Martineau et Yoann Vandendriessche).

Des collégiens de Grigny ont également découvert à leur tour le monde des makers et des fablabs en venant en stage au Techshop d’Ivry, alors accompagnés de Julien Bidet, designer du studio Entre Cotes. Ils ont découpé eux même leurs éoliennes à la découpe laser, l’occasion de lier enjeux écologiques et la découverte du pouvoir de fabriquer grâce aux machines à commandes numériques.

Une affiche pédagogique est laissée à chacune des interventions dans les classes :

6. Projets en zone de sécurité prioritaire (ZSP), Expositions

Grigny en Mésopotamie

17 octobre 2017

Quand les habitants de la Cité de la Grande Borne à Grigny voyagent en Mésopotamie

Le Code d'Hammurabi est à Grigny, quartier de la Grande Borne

Nous l’avons déjà relaté sur le blog, dans le cadre du projet “A Grigny s’inventent”, soutenu par la Préfecture d’Île-de-France et le Commissariat général à l’égalité des territoires, la BnF a prêté à l’association Décider des Fac-Similés de manuscrits, première étape de constitution du Musée en voyage, lieu de culture, d’échange et de rencontres, inventé par l’association Décider, qui intervient dans la Cité de la Grande Borne. Ce musée a été visité par des centaines d’habitants, accueillis par Rahia, Djibril, Seynabou, Véronique médiateurs culturels issus du quartier.

Le musée, au 11 rue des Enclos, la Grande Borne

Le musée, au 11 rue des Enclos, la Grande Borne

Aujourd’hui, le Musée en voyage s’attache à faire découvrir aux habitants de Grigny le pays où est née l’écriture : la Mésopotamie. Le moulage du code d’Hammurabi, réplique exacte de la stèle appartenant aux collections du Louvre, fabriqué par les ateliers du Musée, est exposé dans les locaux de l’association Décider qui a inventé ce Musée en voyage.

Sur ce code découvert en deux morceaux en 1901 et en 1902 par l’archéologue Jacques de Morgan, apparaissent des informations essentielles pour la connaissance de différents aspects de la société babylonienne du 18ème siècle avant Jésus Christ : organisation et pratiques judiciaires, droit de la famille et de la propriété, statuts sociaux, activités économiques, entre autres.

Au Centre de la vie sociale de Grigny

Autour de ce code, il devient possible de découvrir tous les aspects de la vie quotidienne en Mésopotamie, il y a plus de 3000 ans. C’était l’objet de la rencontre organisée au Centre de la vie sociale de Grigny, samedi 14 octobre qui permet de faire connaître plus largement à la population l’activité du Musée.

L’équipe de Décider, secondée par des habitants du quartier a fait des recherches et les familles du quartier découvrent peu à peu, comment entre le Tigre et l’Euphrate, est née l’agriculture, de quoi était faite la vie quotidienne des habitants de la Mésopotamie, de la naissance à la mort, comment ils se nourrissaient, si ils connaissaient déjà les fruits et légumes qui sont consommés aujourd’hui. La réalité de l’organisation sociale se découvre également, par exemple la division de la société entre hommes libres et esclaves. Le rapport à la santé et la façon de se soigner sont également abordés sur des panneaux que commentent les personnes qui les ont rédigés.

Ce moment est un magnifique moment de transmission où des habitants curieux s’adressent à leurs pairs, pour faire revivre l’histoire et la culture de la Mésopotamie. C’est un moment de culture partagée, qui donne envie également aux visiteurs d’aller visiter les musées avec l’association Décider.

Faire de la Grande Borne un quartier ouvert au monde et à l’histoire c’est ce à quoi contribue Décider avec ce magnifique lieu d’inclusion culturelle qu’est le Musée en voyage.