6. Projets en zone de sécurité prioritaire (ZSP)

Projection du film Rokia, le 6 avril 2019 à la BnF - Vous êtes les bienvenus !

14 mars 2019

En 2016, la préfecture d’Île-de-France a proposé à la Bibliothèque nationale de France d’intervenir dans le 20e arrondissement de Paris pour développer un projet culturel qui permette aux jeunes habitants de devenir acteurs de culture.

Un partenariat s’est noué entre deux associations du 20e : le Club de prévention Les Réglisses, l’AEPCR Éducation Populaire Charonne Réunion, des artistes de l’association Matière à Chanter qui développe des ateliers de polyphonie vocale et l’association Canal Marches qui propose depuis 20 ans dans le 20e des ateliers de formation vidéo.

Le projet “Dans le salon de Delsarte” qui a vu le jour, a débouché sur la réalisation du film Rokia.

Nous avons rencontré Aisseta, Assa, Djeneba, Inès, Fatou, Jeanne, Kélia et Mariama qui ont été à l’initiative de l’idée du film.

Pouvez-vous nous rappeler d’où est venu le projet ?
Assa

Dès notre rencontre avec le club des Réglisses, nous avons commencé à faire des ateliers vidéo.
C’est moi qui ai eu l’idée du film, elle m’est venue comme ça… J’étais en 4e (aujourd’hui en 1ere) et j’avais écrit l’histoire de cette fille maltraitée, battue, son parcours en foyer, sa mère absente. J’ai envoyé l’histoire par SMS.
Romance, éducatrice du club des Réglisses
J’ai effectivement reçu le scénario par SMS. J’ai trouvé l’histoire très forte, je ne m’y attendais pas.
Kélia
J’avais moi écrit une chanson qui s’est intégrée dans le film. Chantonner au quotidien m’a beaucoup aidée. C’est un travail qui a duré longtemps, qui a pris forme avec nos nombreux échanges par SMS.

Vous avez trouvé difficile de mener à bien ce projet ?
Mariama

Ça été difficile de jouer, d’être filmée. Nous avons découvert tout ce monde du cinéma. Un film ça ne se fait pas comme ça…
Kélia
Nous savions que ce serait beaucoup de travail et nous nous sommes beaucoup investies.

Est-ce que ce travail vous a servi ?
Kélia
J’ai appris à placer ma voix, je pense que ça m’aidera pour chanter et ça me sera utile pour la vie de tous les jours.
Assa
Même si j’ai peu joué dans le film, ça m’a aussi beaucoup apporté.

Vous avez hâte de le montrer ?

Kélia
Nous sommes fières mais on a un peu peur de montrer un autre aspect de notre personnalité. Notre entourage ne nous connaît pas comme ça.
Mariama et Fatou
Nous appréhendons la réaction des gens, du public. Le jour de la projection, nous n’allons regarder que ça !

Quel avenir souhaitez-vous donner à ce film ?
Kélia

Pour moi ça dépendra beaucoup de la réaction de mes parents.

Vous voudriez le montrer ailleurs ? Ça vous a donné envie de continuer à faire des films ?
Mariama

Le montrer ailleurs et pourquoi pas en faire d’autres…
Assa
Effectivement, j’ai envie de continuer à écrire.

N’oublions pas Jeanne , la chanteuse qui, à la suite de la projection du film interprétera la berceuse du film.

Une chorégraphie musicale de Double Dutch sera présentée également. Un goûter permettra enfin à tous de se retrouver et d’échanger.

L’affiche du film, le flyer !

BnF|site François-Mitterrand

Samedi 6 avril 2019, 17h

Petit auditorium

Entrée libre et gratuite (sans inscription)

À très bientôt !

Crédits photographiques : Canal Marches

6. Projets en zone de sécurité prioritaire (ZSP)

Le fabricolab de Grigny

3 novembre 2017

En juillet 2017, huit jeunes grinois ont été accompagnés par deux designers, Yoann Vandendriessche et Valentin Martineau ainsi que Camille Duband du LowtechLab. Ensemble, ils ont investi le Conservatoire à rayonnement communal de la ville de Grigny pour créer un atelier de fabrication collaboratif : Le fabricolab.

Ce projet s’inscrit dans la continuité du projet ZSP, il y a quelques mois déjà, fabricoleuses et fabricoleurs avaient conçu et prototypé une éolienne individuelle, installée alors sur l’esplanade de la Bibliothèque nationale de France.

Aujourd’hui, le FABRICOLAB permet de réparer et fabriquer des instruments de musique avec du matériel de récupération, de donner accès à des machines et outils de prototypage pour toutes les personnes intéressées. L’objectif est de proposer un espace ressource où se côtoient empirisme et partage des connaissances autour du “faire”. Pour cela, il a d’abord fallu aménager un atelier à Grigny, puis organiser, découvrir et apprendre à utiliser les outils. Cela suppose aussi de déployer son imagination, de se projeter, de faire équipe … découvrez le projet FABRICOLAB en image ici

Pour l’instant, le lieu continue de s’organiser et les designers du projet réfléchissent à une programmation du lieu pour l’année 2018, afin de favoriser la découverte du potentiel d’agir par la fabrication.

Pour donner des idées d’instruments de musique à inventer,

des documents consultables à la BnF :