4. Aller plus loin avec les acteurs du champ social, Ateliers

Atelier “cheminer avec les philosophes” et l’expérience des relais du champ social

2 juillet 2018

Autour de l’expérience des relais du champ social,

Échanger, Mutualiser, Partager, Réfléchir…

8 avril 2018

Mutualiser l’expérience des travailleurs sociaux en la confrontant aux réflexions menées par des chercheurs et des philosophes était l’objectif de ce premier cycle d’échanges menés à la BnF avec :

Karim Adjouba, association L’AKSÉ – TANDEM, Christian Albert, ENS Espace Torcy, Natacha Bernard, GRETA M2S Paris, Marie-France Delmotte, Francophonie et Culture partagée, Emmaüs Solidarité, Dominique Lechat, ESV « Déclic Alpha XXème », Liesel Schiffer, Casnav Paris et cours municipaux d’adultes

Christophe Baudet, fondateur de l’association « Les Artisans de la Philo », animateur de cafés philo et praticien de la philosophie citoyenne

Frédéric Astier et Sylvie Dreyfus-Alphandéry, Mission diversification des publics de la BnF

La Mission de diversification des publics de la BnF a organisé à la bibliothèque un cycle de cinq ateliers qui ont fait se rencontrer bibliothécaires, professionnels et bénévoles, intervenant dans le domaine du champ social et un philosophe.

Il s’agissait à travers ce cycle d’échanges et de réflexion, autour de quelques pratiques du travail social ainsi que des actions d’accompagnement culturel de la BnF en direction des publics du champ social, de réfléchir au sens des missions et des actions menées, en analysant la nature des relations avec les publics et la nature de l’implication des acteurs du champ social.

Le pari était, à partir de ces échanges collectifs, de mobiliser l’apport des philosophes pour mieux éclairer les pratiques et s’interroger sur celles-ci.

Les participants au premier atelier ont, après avoir eu un premier échange sur leurs pratiques et la perception de leur mission, formalisé 4 questions autour desquelles travailler :

  • Qu’est-ce que transmettre, dans un contexte de mutation et de rapport à la connaissance qui s’exerce à la marge entre milieux sociaux ?
  • Quelle relation respectant l’altérité construire dans le travail d’accompagnement social ?
  • Quelle est l’utilité, l’efficacité et la finalité du travail social ?
  • Quelle reconnaissance tant pour les publics concernés que pour le travail social ?

C’est la question de la transmission qui a été retenue par les participants et sur laquelle il a été décidé de consacrer les trois ateliers suivants. L’hypothèse étant que les thèmes non retenus apparaitraient dans la question traitée.

1/ Pourquoi accompagner les publics du champ social, en tant que professionnel comme en tant que bénévole ?

  • La trilogie du don, soulignée par Marcel Mauss, à savoir « donner, recevoir et rendre » s’incarne dans le travail social. En effet, nous nous impliquons dans le travail social pour rendre ce qui nous a été donné, pour honorer une dette, vis-à-vis de tout ce qui nous a été transmis et qu’également nous souhaitons transmettre. De plus, en mettant nos compétences acquises au service des publics, le retour de ces publics nous fait recevoir plus que ce que nous donnons. Nous sommes bien dans le processus circulaire que Marcel Mauss décrit autour du don.

  • En apprenant auprès des publics, notre vie sociale et notre conscience s’élargissent, nos relations sont transformées avec notre entourage. Nous touchons à de nouvelles dimensions de l’altérité, en nous confrontant à des rapports au monde différents qui nous enrichissent et nous questionnent sur nos manières d’être et nos codes sociaux souvent implicites.

  • En faisant du travail social, nous nous connectons davantage et mieux avec le réel, nous percevons mieux la réalité complexe de la société, nous élargissons notre champ de conscience, car nous réalisons ce qui est important, ce qui ne l’est pas. Nous prenons ainsi de la distance avec une forme de nombrilisme. Nous apprenons à nous décentrer de nous-mêmes.

  • Pour quelques participants, intervenir dans le champ du travail social correspond à une façon de faire de la politique en s’impliquant dans la vie de la cité ; d’autres membres du groupe, à l’inverse, se sont investis dans le travail social par méfiance vis-à-vis de la pratique politique actuelle. Cependant, il y a consensus quant à la dimension d’engagement que requiert le travail social, certains parlent même de foi, de conviction, bien au-delà d’une simple motivation. Pour certains, cette dimension de l’engagement est progressive alors que d’autres inscrivent d’emblée cet engagement dans un trajet de vie.

En conclusion, nous pourrions dire qu’intervenir avec/auprès des publics du champ social, conduit à déployer une forme d’énergie qui donne du sens, une orientation et une signification à l’existence.

2/ Transmission et relation avec les publics

A - Qu’est–ce que nous transmettons ?

  • Nous transmettons ce qui nous a été donné en héritage, un patrimoine culturel qui nous a été légué : nous venons de quelque part, nous nous inscrivons dans une histoire spécifique, d’où l’importance de la transmettre pour écrire ensuite, ensemble, une histoire partagée.

  • Nous transmettons le fait d’éprouver un plaisir à découvrir une œuvre d’art, plaisir qui, par ailleurs, ne va pas de soi car les publics peuvent se sentir exclus par une culture qui n’est pas la leur et qui est parfois vécue comme la culture des « gens riches ». A l’inverse, si les portes des lieux culturels leurs sont ouvertes, ils peuvent éprouver une grande fierté à se faire passeurs à leur tour, en direction de leur famille ou de leurs amis.

  • Nous transmettons parfois les attendus d’une mise en situation professionnelle qui conduit à la compréhension des codes sociaux en vigueur dans la société française, comme l’exactitude par exemple, ou la maîtrise de l’usage du « vous » et du « tu ».

  • Nous transmettons de l’énergie, de la confiance en soi, le plaisir, le goût de l’apprentissage et de l’accès au savoir.

  • Nous transmettons de la solidarité par le biais de l’écoute mutuelle et de la reconnaissance des histoires individuelles de chacun. Cette solidarité aide à se reconstruire, elle est réparatrice.

  • Au-delà du savoir, nous transmettons le goût de la découverte, le bonheur d’être ensemble, d’être là, lorsqu’est organisée une sortie dans un lieu culturel. Ainsi se crée du lien social qui permet de faire société et de sortir de son entre soi. Comme le dit l’association Cultures du cœur, « sortir pour s’en sortir »…

  • Cependant, il est parfois difficile de faire sortir de leur monde des jeunes décrocheurs ayant fortement intégré un sentiment de relégation, souvent fascinés par la société marchande à laquelle ils n’ont pas accès. Pour ces derniers l’ouverture à la culture artistique n’a pas toujours de sens. Il est souvent plus facile d’ouvrir à la culture les primo-arrivants qui sont plus curieux et désireux de s’intégrer dans la société française.

  • Nous transmettons des valeurs républicaines et humanistes, et n’hésitons pas à aborder des questions qui font débat : à titre d’exemple, la tradition de l’excision, des mariages forcés, l’acceptation de l’homosexualité et de l’homoparentalité, la question de la scolarisation des filles et de la division des rôles entre les filles et les garçons … Dans ces cas, le mode de transmission est vertical. C’est-à-dire qu’il y a quelque chose sur lequel on ne peut pas négocier. Bien évidemment cela n’exclut pas d’accompagner cette transmission avec pédagogie, bienveillance et explications. Cela aboutit parfois à la confrontation. Par exemple, pour nous enfants de la République, la loi vient des hommes et des modes de gouvernement qu’ils se sont donnés, alors que pour certains publics la loi vient d’une certaine idée de Dieu. Il y a ainsi concurrence entre tradition et transmission.

  • Ajoutons que pour certaines questions, liées à la sexualité, au port du voile ou aux traditions religieuses, il n’existe pas de terrain neutre historiquement, sociologiquement, géographiquement et culturellement.

B – finalité de la transmission

  • La finalité de la transmission dans le champ social vise à permettre aux personnes de développer leur autonomie, c’est-à-dire la capacité d’agir sur leur propre vie. Pour ce faire, il s’agit d’offrir à ces personnes qui vivent dans une grande précarité des moments de sécurité intérieure qui leur permettent d’accéder progressivement à cette autonomie.

Observons que nous pouvons identifier trois modes d’autonomie :

  • Autonomie fonctionnelle : un enfant apprend à marcher, à manger ; on apprend à quelqu’un à écrire… La personne apprend progressivement à exercer sans aide les actes de la vie quotidienne.

  • Autonomie relationnelle (le Care) : la personne apprend à évoluer dans la société, à acquérir une conduite sociale adaptée. Pour ce faire la personne a besoin d’être reconnue comme sujet à part entière par les autres. Ce n’est pas dans la transmission d’un savoir, mais dans un savoir-être avec les publics, que s’exercent une reconnaissance mutuelle, des formes d’échange «  à égalité » et de solidarité avec les autres.

  • Autonomie kantienne : Kant inscrit l’autonomie comme l’acquisition progressive résultant d’une dynamique « éducative ». L’autonomie appartient au domaine de l’acquis et non de l’inné. D’une certaine manière elle est une donnée culturelle. C’est pourquoi le philosophe souligne le fait que nous sommes d’abord dans un processus d’éducation, c’est-à-dire soumis à l’autorité d’un tiers qui nous fournit les fondamentaux pour devenir par la suite autonome. Cependant l’autonomie n’est pas la simple reproduction de ce qu’on a appris, ni le « je fais ce que je veux » mais la capacité d’élaborer sa propre conduite, sa propre loi, son éthique en quelque sorte. Autonome consiste alors à être cohérent, autrement dit à obéir à sa propre loi.

Dans le travail social, on a à faire avec les trois formes d’autonomie qui se déploient tour à tour.

Le mythe de l'attelage ailé dans le Phèdre de Platon

C - Comment transmettre ?

Nous pouvons identifier historiquement trois figures de la transmission :

  • Socrate

Montaigne écrivait : « Transmettre ce n’est pas remplir un  vase, c’est allumer un  feu. ». Nous pouvons associer cette métaphore à la maïeutique socratique qui consiste à révéler chez l’autre ce qui est déjà implicite chez lui. Transmettre est ici permettre à autrui de devenir lui-même.

  • Maître/disciple

L’exemplarité constitue le parti pris pédagogique. Le maître est quelqu’un à imiter dont il s’agit de s’approprier les conceptions et la sagesse. Le maître représente une cible, une sagesse vers laquelle on essaye de tendre. Ce modèle de transmission repose sur une sorte de filiation. Par ailleurs, il s’agit d’une transmission globale qui enveloppe tout autant la connaissance, la « spiritualité » que le mode de vie.

  • La tradition

Ce modèle de transmission se déploie sur le mode de la verticalité. Il y a en surplomb une tradition constituée de valeurs, d’habitus, d’un langage qui est de fait transmis tel quel, entre autres dans le cadre scolaire. L’appropriation de cette tradition était la condition sine qua non d’appartenance à l’espace familial, professionnel ou villageois. Par exemple on était forgeron de père en fils, la mère élevait ses enfants sur un modèle éducatif hérité. Aujourd’hui ce mode de transmission verticale reste nécessaire même si il semble en crise au profit d’une communication horizontale beaucoup plus centrée sur le présent, dans un contexte où le passé est rarement convoqué.

Le champ social mobilise, selon les circonstances, les trois modèles de transmission précités :

  • Pour apprendre à faire son marché, nous pourrions considérer que nous sommes dans un mode de transmission très pratique, de personne à personne, un peu comme si le maître apprenait à son disciple à faire le marché et donc d’une certaine manière à mieux marcher dans la vie.

  • Au cours d’une visite de musée, l’objectif n’est pas d’apprendre l’histoire de l’art ou d’aller vers une acquisition de connaissance culturelle mais de laisser l’œuvre d’art faire éventuellement effet sur les personnes. De ce point de vue, nous serions sur un « mode socratique » de transmission.

  • Ensuite, comme nous l’avons évoqué précédemment, la transmission s’exerce de façon verticale pour certaines valeurs comme la tradition républicaine.

  • Au-delà des différents modèles de transmission, il y a la manière de transmettre, le « climat » de la transmission. A cet égard il ressort que :

  • Les participants de l’atelier se rejoignent tous pour souligner la nécessité de faire preuve de bienveillance et de générosité vis-à-vis des publics accueillis. Cela apparaît comme un préalable à toute forme de transmission.

  • Par contre trop d’empathie, de proximité peut empêcher la personne de construire son autonomie. Il s’agit de trouver la bonne distance. Ainsi la relation ne peut pas être totalement horizontale, elle se déploie dans un contexte donné dans lequel l’acteur du champ social, salarié ou bénévole, a une mission, un quelque chose à transmettre. Observons que ces questions relationnelles se posent dans d’autres contextes, notamment le cadre médical…

  • La notion de reconnaissance, qui d’ailleurs figure dans une des quatre questions initiales, apparaît dans le cadre de la transmission comme essentielle. Pas de transmission vers autrui sans reconnaissance de ce dernier comme sujet à part entière, tel pourrait être une des devises du champ social. De manière générale, nous avons vu que la reconnaissance joue un rôle important dans la constitution de l’autonomie dite « relationnelle ».

  • En conséquence de quoi, il est nécessaire de partir de la singularité de chaque personne accompagnée par le salarié ou le bénévole. Ainsi devons-nous nous garder de toute perception, identification, catégorisation généralisée et implicitement stigmatisante. Par exemple, chaque femme a une histoire propre et ne peut être réduite à sa posture symbolique de femme voilée.

  • La question conjointe de la transmission d’une tradition qui plonge dans l’histoire et de la construction d’un sujet libre est abordée dans un texte de Michel Tozzi¹ : « Il y a dans la transmission une tension entre tradition et création. La visée de la transmission devrait permettre de créer de la nouveauté tout autant que de rééditer ce qui déjà existe… Mais on ne peut favoriser l’émergence de la liberté d’un sujet – ce qui est le projet démocratique – qu’à condition de ne pas l’enfermer dans le même, l’imitation servile, la répétition mortifère, mais de l’ouvrir à l’altérité, à la nouveauté, à la création, à la rupture… Ce sont ces tensions qui produisent la position désirante : celle de nous faire nous-mêmes à partir de ce que l’on a fait de nous. »

Cependant, il n’y a pas unanimité dans le groupe pour déterminer la nature des relations à construire avec les personnes :

  • pour certains, il est nécessaire de créer une relation solidaire et plutôt verticale, car il faut transmettre les éléments de connaissance et les codes sociaux précis qui leur permettront, entre autres, d’exercer une profession donnée. Autrement dit, il s’agit de développer un respect réciproque dans le cadre d’une relation qui est par nature dissymétrique.

  • pour d’autres, la reconnaissance mutuelle entre le relais du champ social et son public se fait par un échange qui conduit plutôt à une sorte de symétrie dans la relation. En effet, pour favoriser l’autonomie des personnes, il faut entretenir une égalité dans la relation avec les publics.

Cela dit, comme déjà évoqué précédemment, symétrie et asymétrie dans la relation ne sont-elles pas des postures complémentaires qui se constituent alternativement, selon les situations et les moments ?

3 / En quoi l’intervention en direction des publics du champ social peut-elle contribuer à la construction d’un « monde commun » ?

Il a semblé au groupe que la référence au concept de Monde commun, développé par la philosophe Hannah Arendt était très opérant et avait nourri en filigrane la réflexion qui s’était exercée pendant le cycle d’ateliers.

En effet, le « Monde commun », notion centrale dans la pensée de cette philosophe est « ce qui nous accueille à notre naissance, ce que nous laissons derrière nous en mourant ». C’est pourquoi l’un des constituants du « Monde commun » est l’œuvre, la culture. Celle-ci n’ayant pas pour vocation à être engloutie dans le processus de consommation ou d’obsolescence programmée, permet à l’homme d’habiter le monde et d’établir une continuité entre générations. On comprend dès lors l’importance de la découverte d’œuvres d’art de tout genre dont la plupart des associations ici présentes favorisent la rencontre auprès de leurs publics : l’œuvre relie dans l’espace et le temps. L’œuvre fait sens au-delà des frontières et des époques.

Cependant le « Monde commun » n’est pas une entité qui est là, posée devant soi et qu’il suffirait de saisir. Le « Monde commun » est à construire continument, il est un potentiel à réaliser et toujours en devenir et donc jamais achevé. C’est l’homme, nous tous, nous toutes qui le créons. Nous avons vu que le travail social a un rôle majeur dans cette élaboration, notamment au travers de la transmission.

Hannah Arendt précise que le « Monde commun » n’est pas un lieu où tous les hommes et femmes se ressembleraient, partageraient les mêmes conceptions, les mêmes désirs. La pluralité, et la possibilité d’exprimer celle-ci est une des conditions du « Monde commun ». Autrement dit la place publique, la liberté d’expression, la démocratie sont des préalables et des constituants du « Monde commun ». Le « Monde commun » ne peut s’édifier qu’avec la singularité de chacune et chacun.

Cependant, le « Monde commun » n’est en rien une juxtaposition ou une somme d’individualités. Un tas de pierre est un matériau indispensable mais ne ressemble en rien à une maison commune. Autrement dit, au-delà des divergences, des conflits qu’Hannah Arendt juge nécessaire, doit prévaloir une préoccupation partagée pour un même objet. Cet objet est l’impérieuse envie d’un « Monde commun », bien que nous ne soyons éventuellement, pas d’accord sur les modalités d’élaboration et le contenu de ce même monde. C’est pourquoi le « Monde commun » est une tension permanente, un équilibre sans cesse à retrouver. C’est au cœur de ce mouvement que prennent racine nos démocraties et au-delà notre humanité.

Or œuvrer à la réalisation, toujours en devenir, comme un potentiel à réaliser de ce monde commun, au sens où l’entend cette philosophe, traverse l’ensemble des pratiques des membres du groupe, travailleurs sociaux, comme bibliothécaires. Nous allons voir comment :

1/ Nous transmettons ce qui nous a été donné en héritage mais nos publics nous font rencontrer plusieurs héritages, parfois complémentaires mais parfois conflictuels : le monde commun n’exclut pas les échanges conflictuels. Il ne faut pas avoir peur du conflit d’idées, à partir du moment où dans les échanges, on reconnait la place de l’autre. Autrement dit, nous construisons avec d’autres un lien qui nous maintient séparés, non fusionnels, dans la reconnaissance de nos différences réciproques. Il faut avoir une approche stimulante de ces différends afin qu’émergent ce que les Québécois ont appelé les « accommodements raisonnables ».

2/ Les traditions, dont nous venons de voir qu’elles peuvent être conflictuelles, débouchent par l’échange et la confrontation sur l’invention de formes de vivre ensemble nouvelles, qui mettent en œuvre un monde commun qui s’ouvre à l’altérité et à la création. Pour le dire autrement, le passé colorie ce monde commun en devenir à partir de l’expérience différente de chacun.

3/ En s’intéressant à chaque personne dans sa globalité (contrairement à la pratique qui tend à devenir dominante dans les services sociaux, de ne traiter qu’un problème rencontré par une personne en souffrance), en évitant d’assigner les personnes à leur origine, nous aidons chacun à retrouver sa singularité.

4/ En développant la capacité d’agir des personnes rencontrées, nous les aidons à construire leur autonomie en tant que sujet. Ce sont des sujets pensants et libres qui sont en capacité de choisir leur propre identité, une identité choisie, composite, faite de multiples appartenances et trajets de vie, et non une identité réduite à une tradition très souvent qui convoque un passé qui n’a rien à voir avec la réalité présente.

5/ Participer à la création d’un monde commun suppose la participation de personnes dont les trajectoires de vie ne soient pas hantées par la peur, peur de soi-même comme peur des autres. Il s’agit donc de développer chez les personnes accueillies, une capacité à se vivre comme des êtres pensants, pratiquant avec les autres une relation d’égaux.

En guise de conclusion

  • Les modes de relations avec les publics sont fondées sur des formes d’engagement profond. L’engagement professionnel et personnel des salariés et bénévoles constitue la colonne vertébrale du travail social, qui aspire à développer un accompagnement global des personnes.
  • Cet engagement est venu modifier le regard porté par le relais du champ social sur lui-même et sur le « monde ». Le contact régulier avec des publics vulnérables, fragilisés, confrontés à l’isolement, à la précarité et parfois à la maladie, vient orienter différemment et souvent relativiser le regard sur ses propres difficultés et ses frustrations éventuelles.
  • L’engagement dans le champ social est un atterrissage, une immersion dans le réel, il fait prendre conscience de manière concrète et réelle de l’état du monde et de la société dans laquelle nous vivons. A ce titre le groupe souhaiterait que ce mode d’agir en direction des publics du champ social soit plus reconnu et permette de sortir d’un entre soi qui génère, aujourd’hui dans la société française et ailleurs, la peur de l’autre, des pauvres, des étrangers, des différences…
  • L’intervention dans le domaine du champ social concourt, nous l’espérons, à la construction d’un « monde commun » qui nous semble un concept fécond pour que la société française se projette dans un imaginaire collectif dans lequel chacun trouverait sa place.

[1] Michel Tozzi, La crise de la transmission, l’article ici

La mission Vivre Ensemble

Journée de pique-nique, rencontres et visites autour du jardin des plantes

8 juin 2016

La Mission « Vivre ensemble » s’adresse aux relais du champ social pour une journée rencontre, visite et pique-nique le mercredi 29 juin. Pour y participer, réservez dès à présent auprès de Sylvain Robin : srobin@imarabe.org en indiquant « pique-nique » dans l’objet du mail et précisez lors de votre inscription à quelles rencontres et visites (présentées ci-dessous) vous souhaitez participer.

10h-12h : 2 rencontres au choix au Museum national d’Histoire naturelle

- Rencontre 1: « Vivre ensemble : bonnes pratiques pour augmenter la diversité et la mixité des publics »
Ou
- Rencontre 2 : Présentation d’outils pour construire des actions à destination de publics en apprentissage du français.

12h-14h : Pique-nique dans le Jardin des plantes près des serres mexicaines.
Attention, chacun apporte son pique-nique ! Un plaid ou une serviette est conseillé pour s’assoir sur la pelouse.

A partir de 14h : Visites au choix, dans les établissements de la mission « Vivre ensemble »
- De 14h à 17h15 : Parcours déambulation entre les monuments de l’Ile de la Cité, sur la thématique des lieux de pouvoir.
Rendez-vous au Panthéon, sous le péristyle à droite de l’entrée.
Début de la visite : 14h au Panthéon (visite d’une heure environ du monument : nef et crypte)
15h15-15h45 : marche pour rejoindre l’Ile de La Cité
15h45-17h15 : visite de la Conciergerie et/ou Sainte-Chapelle
17h15 : fin
Ou
- A 14h30 : Arènes de Lutèce, visite libre
Départ du Jardin des plantes
Ou
- De 14h30 à 16h : visite découverte de la Grande Galerie de l’évolution
Rendez-vous : à l’accueil de la Grande Galerie
Ou
- De 14h30 à 16h : visite libre de la Galerie d’Anatomie Comparée de Paléontologie
Rendez-vous à l’accueil de la Galerie d’Anatomie Comparée de la Paléontologie
Ou
- De 15h à 16h : Institut du monde arabe, visite de l’exposition « des trésors à porter : bijoux et parures du Maghreb »
Rendez-vous au 7ème étage
Ou
- A 15h : Crypte archéologique de l’Ile de la Cité (Parise Musées)
Rendez-vous à l’accueil de la Crypte : 7, place Jean-Paul-II, parvis Notre-Dame 75004 Paris
Ou
- A 15h : Visite-promenade de l’Ile de la Cité proposée par le musée Carnavalet- Histoire de Paris (Paris Musées)
Rendez-vous à l’accueil de la Crypte archéologique du parvis Notre-Dame : 7, place Jean-Paul-II, parvis Notre-Dame 75004 Paris.
Ou
- De 15h à 16h15 : Visite de la Conciergerie Sainte Chapelle
Rendez-vous à la billeterie de la Conciergerie, 2 bd du Palais, 75001
Ou
- De 15h à 16h30 : Bibliothèque nationale de France (Site François-Mitterrand) : Visite de l’exposition Miquel Barcelo
Rendez-vous : Galerie 1, près du Hall d’entrée de la BnF
Ou
- De 15h45 à 17h15 : Musée de Cluny, visite « Vivre au Moyen Âge »
Rendez-vous à l’accueil du musée.

Expositions

Exposition : Graphisme contemporain et engagement(s)

14 octobre 2015

Vendredi 23 octobre 2015
à 14h30

La Bibliothèque nationale de France a le plaisir d’inviter les relais du champ social à une visite commentée par les Commissaires de l’exposition et les graphistes. Une création riche qui, depuis 2000, à travers la politique, le social et l’humanitaire, questionne notre espace public et notre volonté de vivre ensemble.

©design graphique Caroline Pauchant/BnF

©design graphique Caroline Pauchant/BnF


Les 250 travaux graphiques sont exposés jusqu’au 22 novembre 2015.
Entrée libre et gratuite.

Pour la journée proposée aux relais, du vendredi 23 octobre 2015,
s’inscrire auprès de : frederic.astier@bnf.fr

Pour découvrir les collections

Des ateliers sur les questions de société à la BnF

15 septembre 2015

L’an dernier, la BnF a commencé à organiser pour les publics relégués socialement des ateliers sur les questions de société . 2 ateliers ont été proposés :

- L’égalité Homme / femme ? , organisé en commun avec la BPI
- Maux et mots de la crise , pour comprendre la crise qui traverse la société aujourd’hui

Cette année, nous avons décidé de réunir les relais du champ social pour imaginer ensemble des thèmes qui vous semblent retenir l’intérêt de vos publics.

Cette réunion aura lieu le 22 septembre à 14 h30 - 16h30, site de Tolbiac, Rendez-vous : entrée principale après les tourniquets.

Pour vous donner envie de participer à un atelier à la BnF , avec vos publics, voici le récit d’un participant à un atelier ” Maux et mots de la crise, le 12 mai dernier :

Tout commence avec un rassemblement à l’accueil de la Bibliothèque François Mitterrand à 13h30, par un temps ensoleillé. Puis, sous la conduite de Sylvie DREYFUS, nous nous engouffrons dans le sous-sol où se retrouvent les chercheurs dans le silence absolu. Ce silence empreint de méditation est un cadre propice pour accueillir les enseignements et échanger avec Patrice BAUBEAU, professeur d’économie à l’université de Paris Ouest de Nanterre.

Bourse des valeurs Agence Meurisse ©Gallica)

Bourse des valeurs Agence Meurisse ©Gallica

Patrice nous emmène à définir ensemble le sens que nous donnons au mot « CRISE »qui est le thème de notre atelier : « La crise : Maux de crise ? Mots de la crise ! »
Il en ressort qu’une crise est un bouleversement qu’il soit positif ou négatif. Comme exemple, il nous cite l’invention du feu qui a été une révolution positive, une crise. Les crises peuvent être graves ou moins graves et ne touchent pas chaque personne de la même manière. Le document qui nous a été distribué au début de l’atelier comporte 7 textes qui illustrent les différentes formes de crise et surtout la réaction des acteurs de notre société face aux situations de crise. Ces acteurs sont : l’Etat, l’Expert, le Prophète, le Peuple.

Le premier texte a été tiré de l’ancien testament, récit de la Genèse, Livre 41, versets 15à 36.
Pharaon cherche à connaitre l’interprétation d’un rêve qui le hante. Il se tourne vers les sages qui sont les Prêtres et les Scientifiques. Il n’a aucun résultat. Il fait donc appel à Joseph, qui prophétise en interprétant ce rêve des sept vaches belles et d’autres sept vaches décharnées et laides : Elles préfigurent les années d’abondance et de famine, c’est-à-dire annoncent les crises à venir. Le rôle du Roi est de réguler et de gérer les récoltes pour s’assurer et assurer que la nourriture produite nourrisse le peuple tout le temps. Et le peuple de son côté doit produire cette nourriture et reconnaitre sa qualité de Roi. La crise se produit quand les objectifs du Chef de l’Etat et les attentes du peuple sont en décalage.
L’Expert étudie sur le passé pour gérer le présent et le futur. Il se base sur des faits vérifiables. Le Prophète s’appuie sur les spéculations (il y a des vrais et des faux Prophètes). L’Expert s’appuie sur le passé pour apporter son savoir. Malheureusement, le monde évolue et les contextes changent, ce qui peut rendre aléatoire son savoir. Le Prophète redonne la confiance. Un Chef d’Etat doit être Expert et Prophète : Allier le savoir et la confiance. Le Général De Gaulle était un grand Prophète.

Le second texte est de Jules Garnier, un économiste du 19ème siècle.
C’est un texte pessimiste d’un Expert déçu. L’Expert n’a pas de réponse à toutes les perturbations. Exemple : Pourquoi les armes sont-elles inventées ? Il n’y a pas de réponse. De nos jours avec la Bourse, lieu de spéculation, ce ne sont plus les hommes qui négocient entre eux, ce sont les machines qui décident dans le monde de la finance. Les Experts et les Prophètes doivent être solidaires avec le peuple pour prévenir les causes de la crise et en atténuer les effets.

L argent Zola©Gallica)

L argent Zola©Gallica

Le troisième texte est d’Emile Zola. Il décrit une situation de crise due à l’échec d’un projet :
Saccard avait un grand projet de construction d’un chemin de fer en Europe de l’Est. Il avait fait rêver beaucoup de personnes qui avaient cru en lui. Ce projet avait échoué et ses partenaires ne lui faisaient plus confiance. Les gens vendaient leurs actions. L’engouement de départ est devenu la débandade générale.
La confiance est un phénomène collectif : La confiance et la méfiance sont des phénomènes contagieux. La spéculation est un pari sur l’avenir. Elle est présente partout dans nos sociétés :
- Les assurances font de la spéculation.
- En Ex-Yougoslavie, elle se présentait sous la forme des pyramides de crédit.
- En Afrique Sub-Saharienne, ce sont les Tontines avec deux variétés :
- 1°) – Tontine de distribution (cotisation et distribution à chaque cotisant à tour de rôle des montants cotisés) ;
2°) – Tontine de capitalisation (on rembourse avec intérêt à chaque cotisant au bout de quelques années : gérée par une personne qui sait le faire).
- La Charia chez les Musulmans : Pas de remboursement avec intérêt, mais des loyers (bénéfices sur l’activité).
La spéculation permet de redonner l’espoir, la confiance.

Le quatrième texte lu était celui d’Upton Sinclair :
Mieux vaut les spéculations à long terme qu’à court terme : Les spéculations à court terme sont les signes de la crise, il faut agir dans l’urgence.
Pour faire face à la crise, il faut construire une parole collective. On peut faire de la dénonciation avec humour pour critiquer en gardant le moral.
Exemple de Coluche qui disait : « Chez moi les fins de mois étaient difficiles, surtout les 30 derniers jours ».
Aussi la chanson La Marquise (1935), critique avec humour.
Nous devons donc rester positifs face à la crise pour avancer avec un bon moral.
Le sixième et dernier texte lu est de Franklin D. Roosevelt, « Mon New Deal », discours du 4 mars 1933 : Mettre en place deux garde-fous pour éviter le retour à la crise.
1°- Surveiller les banques ;
2°- Ne plus spéculer avec l’argent des autres. Prendre des mesures pour disposer d’une monnaie en quantité suffisante mais saine.
Franklin D. Roosevelt crée donc un grand Etat fort pour mettre en place une monnaie unique forte.
L’Etat, l’Expert, Le Prophète, le Peuple doivent s’entendre avec sagesse.

Cette réflexion dans le calme de la bibliothèque François Mitterrand a été très bénéfique de l’avis des uns et des autres. Outre l’apport de connaissances nouvelles par un Professeur d’université, sans être dans un cadre d’un cours magistral, nous avons appris à mettre les mots sur la crise et à identifier les maux de la crise pour pouvoir la traverser avec humour.

De cet atelier, le groupe de thérapie communautaire a adopté l’idée de travailler pour la mise en place d’une bibliothèque vivante qui permette à chacun d’apporter sa pierre à la construction d’une France plus prospère et plus saine.

De : Omer NGUELE GAYENG
Pour le groupe de thérapie communautaire, organisé par le Secours Catholique

La mission Vivre Ensemble

Actualités de la Mission Vivre ensemble

20 mars 2013

Comme chaque trimestre, voici la nouvelle lettre aux relais du champs social éditée par la mission Vivre ensemble. Comme à chaque fois, vous y trouverez les propositions d’accueil, pour les mois d’avril à septembre 2013, pour vous et vos publics dans les établissements culturels membres de la mission.

Téléchargez-la ici

1. Vous accueillir à la BnF, Expositions

Le printemps à la BnF… nouveaux rendez-vous !

18 février 2013

Nous sommes heureux de vous présenter les prochaines expositions qui vont se tenir à la Bibliothèque nationale de France. Si vous souhaitez venir les visiter, n’hésitez pas à vous inscrire auprès de nous

Guy Debord ©BnF)

Guy Debord ©BnF

1. Guy Debord, un art de la guerre : du 27 mars 2013 au 13 juillet 2013, François-Mitterrand : Grande Galerie

Guy Debord n’a jamais travaillé. Il a beaucoup marché dans les rues de Paris, bu certainement plus que d’autres et a surtout développé dans ses oeuvres, écrites ou filmées, les armes théoriques d’une critique sans concession de la société moderne. Les mouvements d’avant-garde dont il fut l’initiateur, l’Internationale lettriste (1952-1957) puis l’Internationale situationniste (1957-1972), furent les pointsd’appui de cette lutte organisée pour combattre tout ce qui fait entrave à la vie véritablement vécue. À la fois poète, artiste, marxiste révolutionnaire, directeur de revue, cinéaste, Guy Debord fut avant tout le stratège d’une guerre de mouvement contre les faux-semblants de notre société, dont il démontra très tôt et très précisément le mécanisme pervers. C’est sous cet angle de la stratégie que sera abordé le parcours de Guy Debord et de ses compagnons d’armes dans l’exposition que lui consacre la BnF .Son oeuvre, son regard et sa pratique seront constamment au centre d’un dispositif qui présentera, époque après époque, les travaux collectifs et individuels de ceux qui unirent leurs efforts pour concevoir une société à leurs yeux moins absurde que le système d’une économie capitaliste marchande, alors en plein essor.

Reliure de Jean de Gonet ©BnF)

Reliure de Jean de Gonet ©BnF

2. Jean de Gonet, relieur : du 16 avril 2013 au 21 juillet 2013, François-Mitterrand : Galerie François Ier
Nul relieur n’a autant que Jean de Gonet la passion des matériaux, qu’il s’agisse des peaux et des papiers, mais aussi des essences de bois, des métaux, même du carbone-kevlar. Cette sensibilité au tactile s’accompagne de dispositifs raffinés qui mettent en valeur la souplesse des plats, de procédés qui font contraster le lisse avec le grenu, le gaufré, le strié.
Maître de la couleur, au gré des matériaux qu’il choisit, qu’il teint ou qu’il peint lui-même, Jean de Gonet n’a cessé d’inventer tout en gardant un style qui fait reconnaître entre toutes ses créations, où la beauté des matières travaillées s’allie à la tension des formes mises en jeu.

La mission Vivre Ensemble

Mission Vivre ensemble : Forum des relais culturels mardi 29 janvier 2013 au MAC/VAL

22 janvier 2013

La Bibiothèque nationale et les établissements culturels du groupe Vivre ensemble vous invitent au Forum des relais culturels, mardi 29 janvier, de 10h à 17h au MAC/VAL

Groupe Vivre ensemble)

Groupe Vivre ensemble

Chaque établissement culturel y tiendra toute la journée un stand où vous pourrez prendre de l’information et dialoguer.

Programme
10 h Ouverture au public du Forum 2013
11 h Rencontre « Pour découvrir la mission Vivre ensemble »
11 h Visite guidée du MAC/VAL
15 h Rencontre : échange d’expériences autour des publics en apprentissage du français
15 h Visite guidée du MAC/VAL
17 h Fermeture du Forum

Des projections de films rendant compte d’actions menées dans le cadre de la mission Vivre
ensemble auront lieu à partir de 11h.
La visite libre du MAC/VAL, avec audioguide gratuit, sera possible de 10h à 18h.
Informations pratiques
Inscriptions pour le Forum : reservation@macval.fr ou 01 43 91 64 22
Adresse : MAC/VAL, place de la libération, 94400 Vitry-sur-Seine
Sur place, des restaurants et une cafétéria vous accueilleront à l’heure du déjeuner. Une salle sera
à votre disposition pour pique-niquer.
Comment venir
En Métro / RER
Ligne 7 (dir. Mairie d’Ivry) ou tramway T3, arrêt Porte de Choisy. Puis bus 183, arrêt MAC/VAL.
Ligne 7 (dir. Villejuif) arrêt terminus. Puis bus 180 (dir. Charenton-École) ou bus 172 (dir. Créteil-Échat), arrêt
MAC/VAL.
Ligne 8 (dir. Créteil-Préfecture) arrêt Liberté. Puis bus 180 (dir. Villejuif), arrêt MAC/VAL.
RER C : Gare de Vitry s/ Seine. Puis bus 180 (dir. Villejuif / Louis Aragon), arrêt MAC/VAL.
RER D : Gare de Maisons-Alfort /Alfortville. Puis bus 172 (dir. Bourg-la-Reine RER), arrêt Henri de Vilmorin.
En voiture (5 km de Paris)
Depuis le périphérique (sortie Porte d’Italie ou Porte d’Ivry), rejoindre la Porte de Choisy, puis prendre la D 5
(anciennement N 305) jusqu’à la place de la Libération à Vitry-sur-Seine (sculpture de Jean Dubuffet).
Parking du MAC/VAL ouvert de 10 h à 18 h, accès rue Henri de Vilmorin, gratuit.

La mission Vivre Ensemble

Actualité de la mission Vivre ensemble

14 décembre 2012

Comme chaque trimestre, voici la nouvelle lettre aux relais du champs social éditée par la mission Vivre ensemble. Comme à chaque fois, vous y trouverez les propositions d’accueil, pour les mois de janvier à mars 2013 pour vous et vos publics dans les établissements culturels membres de la mission.

Téléchargez-la ici

La mission Vivre Ensemble

Actualités de la mission Vivre ensemble

20 septembre 2012

Comme chaque trimestre, voici la nouvelle lettre aux relais du champs social éditée par la mission Vivre ensemble. Comme à chaque fois, vous y trouverez les propositions d’accueil, pour les mois d’octobre à décembre 2012, pour vous et vos publics dans les établissements culturels membres de la mission.

Téléchargez-la ici.

1. Vous accueillir à la BnF, La mission Vivre Ensemble

Parcours miroir Institut du monde arabe, BnF, jeudi 4 octobre

5 septembre 2012

Comme l’année dernière, dans le cadre de la mission “Vivre ensemble”, l’Institut du monde arabe et la Bibliothèque nationale de France proposent un parcours commun, destiné aux relais du champ social (médiateurs sociaux, éducateurs, formateurs…) pour  permettre de découvrir en une journée ces deux établissements, leurs activités et collections.

Mosquée de Soliman le magnifique, 1915, source Gallica ©BnF)

Mosquée de Soliman le magnifique, 1915, source Gallica ©BnF

Cette journée, organisée le jeudi 4 octobre 2012 aura pour thème : “Patrimoine, culture et architecture” se déroulera de la façon suivante :

- 10h - 12h : visité guidée du bâtiment de l’Institut du monde arabe, patrimoine de l’architecture contemporaine, conçu par Jean Nouvel et un collectif d’architectes et découverte de la bibliothèque

Déjeuner partage : chaque participant est invité à apporter son pique-nique lequel sera pris collectivement dans un espace vert à mi chemin entre l’IMA et la BnF ou à l’abri en cas de pluie

- 14h-16h : visite guidée de la BnF. pour découvrir l’histoire séculaire de la bibliothèque et de ses collections patrimoniales, tout en arpentant cet immense bâtiment et ses coulisses. Nous découvrirons aussi quelques jolis ouvrages sur l’architecture orientale.

Informations pratiques :

- Le nombre de participants est limité à 25 personnes, à raison d’un représentant par structure.
- Contacts :
BnF
Sylvie Dreyfus - Alphandéry : Tél. : 01 53 79 53 17, courriel : sylvie.dreyfus@bnf.fr

Céline Gaspard : Tél. : 01.53.79.85.30, courriel : celine.gaspard@bnf.fr

IMA
Fériel Saadi
Tél. : 01 40 51 34 86, courriel : fsaadi@imarabe.org
Pour vous inscrire :
Réservation obligatoire auprès de Fériel Saadi, tél. : 01 40 51 34 86, courriel : fsaadi@imarabe.org
Les modalités pratiques vous seront communiquées lors de l’inscription.