Les corpus, Partenaires
« França.Br » : un portail numérique entre la Bibliothèque nationale du Brésil et la BnF
Conçu en partenariat avec la Fundação Biblioteca Nacional du Brésil, « França.Br » est destiné à valoriser et mettre à la disposition d’un large public un ensemble d’œuvres représentatives de l’histoire des relations entre la France et le Brésil depuis le XVIe siècle jusqu’au début du XXe siècle.
Des textes imprimés, des dessins et des estampes, des cartes et des photographies sélectionnés dans les collections des deux bibliothèques, sont à présent accessibles via Gallica et la Biblioteca Nacional Digital do Brasil.
Costumes du Brésil, dessins de Jean-Baptiste Debret, 1820
Ce portail, dont la réalisation s’inscrit dans « L’Année de la France au Brésil », organisée par Cultures France, est disponible depuis aujourd’hui, vendredi 13 novembre 2009, jour de son inauguration à Rio de Janeiro.
Vous trouverez plus d’information sur cette page.
L’équipe de Gallica
Les corpus, On en parle..., Partenaires
Feuilles de tranchées (1914-1918)
La vie poilusienne
Source: Bibliothèque nationale de France
Les commémorations du 81e anniversaire de l’armistice, qui mit fin au premier conflit mondial, sont l’occasion de découvrir ou de redécouvrir l’un des aspects de la vie quotidienne des soldats durant ces quatre ans de guerre : la rédaction et la diffusion des gazettes de tranchées.
Premier conflit où apparaît un phénomène médiatique de masse, la guerre de 1914-1918 est l’occasion, au sein des unités engagées, de créations sporadiques de «journaux de tranchées», imprimés ou polycopiés. Ce sont autant de gazettes d’unités combattantes, d’unités de réserve, de camps de prisonniers, de sections sanitaires, d’associations de blessés, en France, en Allemagne, comme sur le front d’Orient.
Beaucoup de ces titres ne dépassèrent pas quelques numéros ; d’autres survécurent à la guerre. Certains d’entre eux purent être imprimés, d’autres furent multigraphiés selon divers procédés de fortune.
Parmi les établissements dépositaires de ces gazettes, la BnF et la Bibliothèque de Documentation internationale contemporaine se sont rapprochées afin de mettre à disposition du public ces documents, qui nous restituent la fraîcheur de «l’esprit poilu», et constituent une source incontournable «pour l’histoire de l’esprit français» (Paul Reboux, 1917).
La mise en ligne conjointe, sur Gallica par la BnF, et sur le site de la BDIC, des gazettes de tranchées françaises ne concerne qu’une partie d’un ensemble plus vaste, mais dont elle est le cœur : les journaux rédigés et en partie réalisés sur le front lui-même, par les combattants pour leurs camarades.
Cette mise à disposition du public concerne actuellement près de 150 titres issus des deux établissements, pour 10 000 pages environ. A l’occasion de l’exposition «Orages de papier» à Strasbourg en novembre 2008, cette entreprise s’est enrichie par la numérisation d’un volet en langue allemande issu des collections de la Bibliothèque nationale universitaire de Strasbourg. En attendant la réalisation d’un partenariat avec la Bibliothèque municipale de Lyon, initié là encore en 2008, et l’extension du programme de numérisation en direction des journaux de l’arrière et de prisonniers.
Retrouvez la liste complète des journaux de tranchées disponibles, depuis les ressources de Gallica, de la Bibliothèque de Documentation internationale contemporaine et de la Bibliothèque nationale universitaire de Strasbourg.
Arnaud Dhermy
Les corpus
Le Code civil sur Gallica
Depuis le Code d’Hammourabi, de nombreux codes ont vu le jour. Si le mot “code” est utilisé très tôt, l’idée de codification n’émerge qu’au XVIIe siècle pour se généraliser au siècle suivant. A quelques exceptions près, on ne connaissait auparavant que des compilations (Le Digeste, les Basiliques ou le Décret de Gratien) ou des collections (Codes Grégorien, Justinien, Décrétales de Grégoire IX).
C’est à Bonaparte, alors Premier consul, que l’on doit l’initiative de ce qui allait devenir le Code civil, regroupement ordonné de normes juridiques élaborées à cette occasion, qui apparaît comme un chef-d’oeuvre de codification.
Deux aspects essentiels caractérisent cette codification : d’une part l’unification du droit français, d’autre part une volonté d’équilibre entre les principes anciens et les conquêtes révolutionnaires (cohésion de la famille légitime, affirmation du droit absolu de la propriété, liberté individuelle, égalité dans le système successoral, laïcisation du mariage et de l’organisation de l’état civil). Si le texte connaît des évolutions à partir de 1880, il conservera jusqu’à nos jours sa numérotation. Plus de la moitié des articles d’origine sont encore en application plus de deux cents ans après la promulgation de la première édition du Code civil.
Mais le Code civil ne s’est pas fait en un jour, de nombreux travaux préparatoires, discours préalables sont également consultables comme les Observations des tribunaux d’Appel sur le projet du Code civil ou encore le Recueil complet des discours prononcés lors de la présentation du Code civil par les divers orateurs du Conseil d’Etat et du Tribunat [...] avant la rédaction définitive de chaque projet de loi et un des plus complets : les quinze volumes des Travaux préparatoires du code civil par P-A Fenet.
Gallica offre bien évidemment la première édition officielle (en mode image pour le moment, mais le mode texte devrait être disponible prochainement). Des versions mises à jour du code seront mises en ligne progressivement.
Certains travaux de juristes n’ayant pas participé à la rédaction du code civil sont aussi riches d’instructions, comme par exemple l’ouvrage de Gabriel-Jean de Dieu d’Olivier.
Gallica contient enfin de nombreuses analyses du Code civil, notamment celle de Locré.
A noter quelques codes civils étrangers inspirés du modèle français :
Enfin de façon plus anecdotique, les juristes se révèlent parfois être de vrais poètes comme le montre ce Code civil en vers
Marion Chovet, Direction des Collections, Département Droit, Economie, Politique
Ergonomie et services web
Mini-tutoriel : créer et gérer son Espace personnel au sein de Gallica
Comment créer dans Gallica son espace de travail personnalisé, comment retrouver des documents facilement, comment apposer des marque-pages virtuels, comment agir sur le paramétrage ?
La réponse : en utilisant son Espace personnel.
Pour commencer, c’est tout simple. Sur la page d’accueil, nous trouvons la palette suivante :
La création d’un compte s’effectue en quelques clics. Il suffit d’indiquer un Alias, un mot de passe et une adresse de messagerie électronique (les lecteurs qui possèdent déjà un compte pour les services en ligne de réservation de place ou de documents peuvent l’utiliser ici). Une fois connecté, la palette fait apparaître quatre rubriques : “mes documents”, “mes étiquettes”, “mes préférences”, “mes recherches”.
La rubrique “mes documents” contient notre sélection personnelle, les œuvres que l’on a choisies en vue de les retrouver plus facilement par la suite.
Pour verser un document dans cette rubrique, il suffit de cliquer sur “Ajouter ce document”.
Il est alors possible de classer ce document dans un dossier ou un sous-dossier, que l’on peut créer à loisir. Dans l’exemple suivant, des dossiers ont déjà été créés, mais on peut tout aussi bien ajouter un nouveau dossier, en lui donnant un intitulé et en le positionnant dans l’arborescence générale.
En cliquant par la suite sur “mes documents”, on retrouve l’intégralité de la sélection, répartie dans les différents dossiers.
Si l’on ouvre un dossier, s’affiche alors la liste des ouvrages qu’il contient.
La rubrique “mes étiquettes” repose sur le même principe. Elle permet d’accéder rapidement à des pages ou des images qui auront été préalablement sélectionnées.
Les étiquettes, ou marque-pages virtuels, sont très pratiques pour retrouver les passages des livres qui nous intéressent plus particulièrement, ou bien un poème, ou encore un article dans la presse. L’intitulé des étiquettes peut être choisi librement, et une même étiquette peut se rapporter à plusieurs pages dans plusieurs livres différents !
Les étiquettes peuvent être affichées en nuages, dont la taille varie en fonction du nombre de documents auxquels elles s’appliquent.
La rubrique “mes préférences” est particulièrement utile pour personnaliser le paramétrage de Gallica. On peut y choisir le nombre de résultats affichés par page (10, 20, 40, 60, 80 ou 100), le format de téléchargement (PDF, Tif ou Texte), le mode d’affichage des documents et des étiquettes dans l’Espace personnel.
Enfin, la rubrique “mes recherches” permet de retrouver les requêtes qui ont été préalablement sauvegardées à partir de la page de recherche avancée. Une recherche multi-critères peut ainsi être ré-effectuée de manière rapide et simple.
Grâce à l’Espace personnel, je conserve l’ensemble de mes informations d’une visite de Gallica à l’autre.
Voir aussi : http://gallica.bnf.fr/html/aide/espace_personnel.html
Frédéric Martin
Les corpus
« Et le mardi au matin, fut trouvé le duc de Bourgogne »
Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne, éternel adversaire du royaume de France par Suisses et Lorrains interposés, a fasciné le XIX° siècle.
Au contraire, son ennemi Louis XI, dont l’historiographie trace un portrait bien moins indulgent a une image bien plus négative, aussi bien chez les historiens que chez les romanciers.
Curieusement, le prince bourguignon est célébré par les historiens pour l’organisation de son armée et ses qualités de chef alors que sa carrière militaire a pu être réduite à la liste de ses défaites : « il perdit ses richesses à Granson, ses hommes à Morath et la vie à Nancy »
Il faut surtout reconnaître au Téméraire le talent d’avoir fournit à la littérature romantique une source inépuisable d’intrigues tortueuses et de décors pittoresques. Walter Scott en a fait le héros de l’un de ses romans comme il l’a aussi été de poèmes épiques.
La bataille de Granson est racontée, après Commynes, par Alexandre Dumas, mais de nombreuses allusions y sont faites dans des poèmes. Morat apparaît dans Le Solitaire, de d’Arlincourt, et Dumas s’y arrête aussi lors de son voyage en Suisse.
Il a particulièrement bien réussi sa mort au cours du siège de Nancy, avec corps retrouvé dans la neige au bout de trois jours et hurlements de loup. On peut en lire des versions théâtrales, par Guibert de Pixérécourt ou Delavigne, romanesques, par Collin de Plancy, en vers
Le duc d’Orléans commande un tableau à Delacroix sur ce sujet, mais de nombreux peintres ou dessinateurs à la renommée plus locale s’en inspirent aussi.
Mais sa vie agitée continue même après sa mort : son premier tombeau , dans la Collégiale Saint-Georges de Nancy détruite au XVIII° siècle n’ est plus connu que par des dessins. Et le mystère reste entier : le corps qui a été transféré à Bruges en 1550 à la demande de Charles Quint, est-il vraiment le sien ?
Judith Ducourtieux - Direction des collections. Département Philosophie, Histoire, Sciences de l’Homme.
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1609-1709 Le siècle de Port-Royal
L’année 2009 est une année importante dans l’histoire de Port-Royal des Champs, elle commémore le 4e centenaire de la “journée du guichet” et le 3e centenaire du départ des dernières religieuses.
- Le 25 septembre 1609, journée appelée “du guichet”, la jeune abbesse, Angélique Arnauld, refuse l’accès du monastère à sa propre famille, rétablissant ainsi, la règle stricte de Saint-Benoît.
- Le 29 octobre 1709, c’est la date du départ des dernières religieuses de Port-Royal, qui sera suivie, deux ans plus tard de la destruction de l’abbaye.
Connaître et comprendre l’histoire de Port-Royal des Champs c’est à la fois lire les écrits historiographiques sur l’abbaye et sur le jansénisme mais aussi, et peut-être surtout, se replonger dans les textes fondamentaux de ceux qui ont donné à ce mouvement de la réforme catholique une telle notoriété.
Port-Royal, c’est tout d’abord le retour à la lecture des pères de l’église, principalement Saint-Augustin, dont les textes sont accessibles dans Gallica.
Vers 1635 l’abbé de Saint-Cyran devient le directeur spirituel du monastère et favorise la constitution du groupe des “solitaires” et inspire la fondation des “petites écoles”. Les “solitaires” est le nom donné aux hommes qui, au XVIIe siècle, ont choisi la vie retirée à Port-Royal des Champs.
Le courant janséniste avait l’idée, très présente, de laisser des traces notamment historiographiques (plans, archives, correspondances …), on peut citer Antoine Arnauld, le frère de la mère Angélique, et Pierre Nicole mais également Louis-Isaac Lemaistre de Sacy, également “solitaire” dont la traduction de la Bible a fait la renommée.
C’est également un centre intellectuel majeur avec une réelle fascination de penseurs et d’écrivains parmi lesquels nous citerons, Blaise Pascal, Jean Racine.
Port-Royal apparaît comme un lieu de résistance au pouvoir royal de Louis XIV. C’est le 29 octobre 1709 que la police du roi évacue les quelques religieuses qui sont encore dans les lieux.
En 1909, pour commémorer le centenaire de Port-Royal, Augustin Gazier, publiait un recueil sur l’abbaye, Gallica nous en offre une édition plus récente, publiée en 1924.
Catalogues
Les 34 591 notices de la Bibliothèque de Port-Royal sont accessibles dans la base Patrimoine du Catalogue collectif de France et sur le site de la Bibliothèque de la Société de Port-Royal.
Bibliographie
Bremond, Henri: Histoire littéraire du sentiment religieux en France, tome 4, La conquête mystique: L’Ecole de Port-Royal. Paris, A. Colin, 1967.
Clémencet, Charles: Histoire littéraire de Port-Royal. Paris, Librairie de l’Union chrétienne, 1868.
Gazier, Augustin: Histoire générale du mouvement janséniste depuis ses origines jusqu’à nos jours. Paris, H. Champion, 2 tomes, 1924.
Gallica Références, Les corpus
Un accès à certaines collections historiques dans Gallica
Bien des sources historiques ont été éditées en marge de revues savantes comme autant de suppléments, de numéros spéciaux, parce que leur contenu était trop vaste pour être inséré dans les sommaires des Bulletins ou des Mémoires auxquels ils devaient appartenir.
Ces pièces, en pleine cohérence avec l’ambition scientifique de la revue, ont pu être constituées en collections éditoriales, formant à leur manière une nouvelle publication régulière. Leur repérage cependant ne présente pas la même facilité qu’une série périodique numérotée.
A la suite des monumentales séries érudites du XVIIIe siècle, de projets nationaux comme les Documents inédits sur l’histoire de France, ou les Documents publiés par la Société de l’histoire de France, ces collections entendent fournir au chercheur, sur un lieu ou une région délimitée, un corpus de documents originaux : chroniques, Mémoires, lettres, chartes, traités, fac-similés, mais aussi études de référence.
Ce corpus concerne déjà près de 500 références disponibles sur Gallica. En voici le détail, réparti par régions, accompagné de la société dont il émane. Cette liste sera tenue à jour régulièrement.
Arnaud Dhermy
Détail de la liste par région :
AQUITAINE : Documents (Société des bibliophiles de Béarn)
AUVERGNE : Recueil des chroniqueurs du Puy-en-Velay (Société d’agriculture, sciences, arts et commerce du Puy)
Mémoires de l’Académie de Clermont-Ferrand
BOURGOGNE : Documents (Société archéologique de Sens)
ILE-DE-FRANCE : Documents (Société de l’histoire de Paris et de l’Île-de-France)
LANGUEDOC-ROUSSILLON : Documents (Société pour l’étude des langues romanes)
Documents relatifs à l’histoire du Gévaudan (Société d’agriculture, industrie, sciences et arts de la Lozère)
MIDI-PYRENEES : Archives historiques de la Gascogne
Archives historiques de l’Albigeois (Société des sciences, arts et belles-lettres du Tarn)
BASSE-NORMANDIE : Documents sur la province du Perche (Société percheronne d’histoire et d’archéologie )
PICARDIE : Documents concernant la province (Société des Antiquaires de Picardie)
RHONE-ALPES : Documents (Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie)
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Les expositions universelles dans Gallica
L’Universelle exposition de 1889 illustrée…
Source: Bibliothèque nationale de France
Reflets de l’essor de la révolution industrielle, ces foires internationales se déroulèrent en Europe et aux Etats-Unis à partir du XIXe siècle afin de promouvoir les progrès industriels et les découvertes des ingénieurs dans des domaines très divers (architecture, ingénierie, industries extractives, outillage, beaux-arts, enseignement, agriculture, horticulture, économie sociale). Le département des Sciences et techniques de la Bibliothèque nationale de France, ainsi que le Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM), conservent les fonds les plus remarquables sur ces évènements : entre autres les catalogues officiels, les documents préparatoires des expositions, les congrès internationaux ou régionaux, les rapports officiels de jurys internationaux qui présentent les exposants dont les découvertes étaient récompensées par des médailles. Le CNAM possède une collection de plus de 2 000 documents imprimés qui sont en cours de numérisation, dont une partie est accessible via Gallica et sur sa bibliothèque, le CNUM.
Ces manifestations rendaient compte à un rythme très régulier des progrès techniques, des innovations industrielles, du développement des arts, des échanges commerciaux, des conquêtes coloniales, des évolutions politiques.
Ainsi, cinq expositions universelles eurent lieu à Paris dans la seconde moitié du XIXe siècle, en 1855, en 1867, en 1878, en 1889 et en 1900. Celle de 1889 fut triomphale par l’importance des progrès des techniques architecturales menées en onze ans, notamment visible pour la Galerie des Machines de Contamin et Dutert (détruite en 1910, longue de 420 mètres, d’une portée de 115 mètres, haute de 45 mètres ; elle est le plus grand hall construit jusqu’alors, dont les vingt poutres maîtresses qui soutiennent le toit de verre sont évidées, plus larges qu’épaisses, triplement articulées) ou par la construction de la Tour Eiffel.
En corollaire de ces expositions, Paris connut un essor architectural important en plus des avancées urbanistiques du baron Haussmann : le palais du Trocadéro fut construit à l’occasion de l’exposition universelle de 1878 et le Pont Alexandre III, célébrant l’amitié franco-russe (suite à la signature de l’alliance conclue entre le tsar Alexandre III et le président Sadi Carnot) fut inauguré à l’occasion de l’exposition universelle de 1900.
On peut également trouver dans Gallica des documents sur les expositions qui se tinrent au début du XXe siècle au niveau international.
Catherine Brial
On en parle...
L’histoire de la dette publique dans Gallica
La lutte contre la crise économique a récemment médiatisé la question de la dette publique.
Grâce au partenariat noué avec la Documentation française dans le cadre d’accords passés entre la BnF et des éditeurs français, vous pouvez faire des recherches dans Gallica sur de très nombreux rapports qui ont tenté depuis dix ans de fournir des diagnostics et de proposer des solutions (trier les résultats de vos recherches avec à gauche de l’écran le filtre Provenance ou sélectionner dans Recherche avancée la case e-distributeurs et faites une recherche par exemple avec le mot “dette”) et leur contenu (pour les consulter, vous serez alors redirigés sur le site de la Documentation Française): en particulier les rapports officiels de la Cour des comptes établis en application de la LOLF sur la situation et les perspectives des finances publiques , sur les comptes de l’Etat et sa gestion budgetaire ou les rapports demandés à des experts ou spécialistes (par exemple le rapport Pebereau (2005)).
Mais Gallica permet aussi de mettre en valeur combien ce problème a été récurrent et fut l’objet de débats brûlants dans l’opinion publique. Devant faire face aux conséquences de conflits, aux crises économiques à certains dérapages budgétaires, l’endettement public a atteint des taux élevés, obligeant l’Etat à s’appuyer sur plusieurs remèdes selon la période : favoriser la croissance économique, laisser filer l’inflation, augmenter les impôts voire répudier partiellement une partie de la dette.
On relira ainsi d’abord avec profit les beaux discours de Mirabeau (ceux par exemple des 8 et 19 août 1789 sur l’emprunt, du 23 septembre sur le rétablissement des finances ou du 27 août 1790 sur la liquidation de la dette publique) : et sa phrase célèbre : « la dette publique fut le germe de la liberté. Elle a détruit le roi et l’absolutisme. Prenons garde qu’en continuant à vivre, elle ne détruise la Nation et nous reprenne la liberté qu’elle nous a donnée ».
Si, suite aux règnes des Bourbons et à l’explosion des dépenses militaires, la situation financière de la monarchie (70% d’endettement en terme de PIB) l’avait en partie menée à sa perte, les politiques révolutionnaires (cf. les fameux assignats) vont aboutir à l’annulation des deux tiers de la dette par le Directoire mais à une perte de confiance de la population. Si les conséquences des guerres napoléoniennes (indemnités) et de la période révolutionnaire (compensation de la confiscation des biens nationaux) aboutissent à une nouvelle hausse, la croissance économique, une forte hausse des recettes fiscales et une politique budgétaire équilibrée permettent de maintenir la dette entre 20 et 40% du PIB.
Dès cette époque (rôle du baron Louis et de Villèle) et pendant tout le siècle, la modernisation du système de finances publiques et de la gestion de la dette ( donnent une place centrale à l’Etat sur le marché financier ( émission de titres de rente, de bons du Trésor, voir le traité de A. Leroy-Beaulieu sur les revenus publics ) suscitent l’intérêt des contemporains tel l’ouvrage de J.-M. Gorges de 1884 sur l’histoire de la rente ou ceux de A. Calmon, d’A.-A. Monteil, J.-B. Nervo, J. Bresson sur l’histoire financière de la France
La dette publique ponctionne cependant fortement l’épargne au détriment du secteur privé et favorise la puissance controversée des « rentiers », suscitant de multiples débats.
Le Second Empire va multiplier cependant les déficits pour financer ses guerres et ses grands chantiers ferroviaires et urbains. Le désastre de 1870 va aboutir à un endettement de 87% pour faire face aux indemnités exigées par l’Empire allemand. La souscription de l’emprunt national lancé rencontre cependant un succès inespéré et ce qui est interprété comme une manifestation de patriotisme de la population permet ainsi de se libérer de tout dépendance financiere vis-à-vis de l’étranger.
Malgré une politique au début orthodoxe, la IIIe République ne parviendra jamais à faire baisser ce taux. L’extinction de la dette devient un sujet de débats et d’inquiétudes des contemporains tel ce plan financier proposé par un notaire lyonnais
Tout au contraire bien avant la théorisation par Keynes des vertus d’une politique de relance de l’économie par l’Etat, il sera décidé de lancer des politiques de grands travaux afin de relancer une économie atone (tel le célèbre plan Freycinet entre 1879 et 1883). Le retour d’une croissance forte avec la seconde révolution industrielle à partir de 1896 permet ainsi de revenir à un taux de 75% en 1914. Ce dernier remonte cependant très vite, malgré les efforts de Poincaré au-delà de 150% au début des années trente suite aux conséquences de la Grande Guerre (explosion des dépenses publiques, dommages de guerre et problème des réparations), à l’affirmation de l’Etat-providence et à la crise de 1929, générant de manière combinée déflation et retour de forts déficits publics.
C’est finalement l’importance de l’inflation dès la fin des années trente associée avec la croissance des trente Glorieuses qui va laminer le poids de la dette, aboutissant à une réduction vertigineuse de celle-ci à moins de 15% au début des années 1970.
Les corpus
La collection Philidor: la musique baroque sur Gallica
Le département de la Musique de la BnF et la Bibliothèque municipale de Versailles conservent des sources manuscrites essentielles pour la connaissance de la musique baroque : les manuscrits copiés par André Danican Philidor (1652-1730), dit Philidor l’aîné, musicien de la Grande Ecurie, de la Chambre et de la Chapelle de Louis XIV et garde de sa bibliothèque de musique. L’entreprise de compilation accomplie par Philidor et par son collègue François Fossard (1642-1702), également instrumentiste de la cour, constitue à cette époque un travail entièrement nouveau. Lire le reste de cet article »






















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