Les Rencontres de Gallica – La gastronomie

Banquet donné par le duc d'Albe en l'honneur de la naissance du Prince des Asturies - estampe, GJB Scotin et M. Desmaretz, 1707.

En novembre 2010, l’Unesco inscrivait le repas gastronomique des Français au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Ce repas festif repose sur des pratiques bien définies : il commence par un apéritif et se termine par un digestif, avec entre les deux au moins quatre plats : une entrée, du poisson et/ou de la viande avec des légumes, du fromage et un dessert.

Au cours des siècles les repas festifs ont pris des formes diverses, comportant trois, quatre, voire cinq services dont la succession et la composition étaient codifiées.

Nous vous invitons à partager un repas gastronomique virtuel, inspiré de l’âge classique, XVIIe-XVIIIe, à la manière de l’ancien « service à la française » où tous les plats d’un même service étaient disposés sur la table, devant les convives. Nous avons  élaboré un repas composé de plats issus de célèbres traités culinaires publiés au fil des siècles, afin de mettre en lumière la richesse du patrimoine culinaire présent dans Gallica.

Informations pratiques

Cette rencontre de Gallica aura lieu le mardi 4 novembre 2014, de 17h30 à 18h30, salle 70 (accessible par le hall Est), BnF-site François-Mitterrand.
Information : par téléphone au 01.53.79.49.49 ou par courriel : visites@bnf.fr

 

Le cuisinier moderne, qui aprend à donner toutes sortes de repas. Tome 4 / , en gras & en maigre, d'une maniére plus délicate que ce qui en a été écrit jusqu'à present - Vincent La Chapelle, 1735.

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Hortalia, bibliothèque numérique de la Société Nationale d’Horticulture de France

La Société nationale d’horticulture de France (SNHF) est une association reconnue d’utilité publique depuis 1855 et d’intérêt général depuis 2012. La création de sa bibliothèque est concomitante à la fondation de la Société en 1827.

A ce jour, la bibliothèque de la SNHF est l’un des premiers fonds documentaires horticoles. Ses collections sont composées de plus de 10 000 monographies, d’une collection de près de 1300 titres de périodiques, de catalogues de pépiniéristes – plus de 400 entreprises représentées – et d’un riche fonds iconographique. Son catalogue est disponible en ligne depuis le site de la SNHF.

Avec pour double objectif la conservation et la valorisation, la bibliothèque a débuté ses programmes de numérisation dès 2011. Ce programme a débuté par la numérisation de périodiques. Il s’agit de revues représentatives du mouvement horticole français mais aussi représentatives de l’identité de la Société. Par la suite, ce sont les catalogues de pépiniéristes qui ont été numérisés.

Depuis 2012, la SNHF se réjouit d’être pôle associé de la BnF et a pu par le biais de ce partenariat numériser des monographies anciennes traitant de botanique, d’horticulture mais aussi de l’histoire et de l’art des jardins.

Pélargonium la Ville de Caen

L’année 2013 a été consacrée à la mise en place d’un nouvel accès aux collections numérisées, son ouverture a eu lieu en début d’année 2014. La bibliothèque numérique Hortalia (voir les résultats dans Gallica) s’articule autour de cinq collections : les lettres et autographes, les revues, les monographies anciennes, les catalogues et les images.

Nouveau traité de la taille des arbres fruitiers, contenant plusieurs figures qui marquent les manières de les bien tailler, pour leur faire produire quantité de fruits


Sont actuellement accessibles les revues de l’horticulture française numérisées en 2011 : le Journal de la SNHF(1827-1870), la Revue horticole  (1830-1900), le Bulletin de la Seine (1843-1854), l’Horticulteur universel (1839-1846) et l’Horticulteur français (1851-1872) ; 80 monographies anciennes du xvie siècle au xviiie siècle, dont la Théorie et la pratique du jardinage d’Antoine Joseph Dezallier d’Argenville, Le Théâtre d’agriculture et mesnage des champs d’Olivier de Serres , le Traité des tulipes et le Traité des renoncules de Jean Paul de Rome d’Ardène et plus de 500 gravures pour la plupart  issues de la Revue horticole(1845-1867).

Dianthus Meldensis

La bibliothèque numérique Hortalia a été réalisée à l’aide de la plate-forme Omeka développée par le Roy Rosenzweig Center for History and New Media et la George Mason University et mise à disposition sous licence libre GPL. Elle est compatible avec Zotero, logiciel de gestion de données bibliographiques développé par la même université. La bibliothèque numérique est accessible sur les appareils nomades, smartphones et tablettes.

Emmanuelle Royon
Responsable de la médiathèque
Société Nationale d’Horticulture de France

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Plus de 1400 donateurs pour l’acquisition du manuscrit de François Ier !

La BnF a lancé il y a 8 semaines un appel au don pour l’acquisition d’un Trésor national – la Description des Douze Césars avec leurs figures, manuscrit royal enluminé (Tours vers 1520). Une fois acquis, le manuscrit sera numérisé et accessible sur Gallica. Vous êtes à ce jour plus de 1400 donateurs à avoir participé !

Tibère - BnF / avec l’aimable autorisation de Dr. J. Gunther Rare Books, Bâle

L’enthousiasme et la générosité du public sont au rendez-vous. Plus de 190 000 € ont d’ores et déjà été rassemblés sur les 300 000 euros que la BnF a l’espoir de réunir avant le 28 novembre auprès du public pour finaliser l’acquisition de ce Trésor national dont le coût total est de 2,4 millions d’euros.

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Jules Michelin, paysagiste lithographe et aquafortiste (1817-1870)

Jules Michelin, né à Paris en 1817, receveur au service des Douanes de son état, est par passion un artiste, un peu plus qu’amateur, peintre, et surtout lithographe et aquafortiste. Paysagiste quand ce genre triomphe et aquafortiste quand s’affirme le renouveau de l’eau-forte originale, soutenu de manière engagée par la Société des aquafortistes, il est tout à fait représentatif de son époque. Il est aussi collectionneur de céramiques et de gravures, comme le montre le catalogue de la vente de sa collection en 1898, après sa mort survenue à Limoges en 1870, et celle de sa veuve, née Adèle Barbier, héritière d’une fabrique de caoutchouc. Car, pour compléter ce portrait, il faut aussi présenter Jules Michelin comme le père de André et Édouard Michelin, fondateurs, dans la lignée de leur grand-père maternel, de la manufacture de caoutchouc de Clermont-Ferrand.

L’activité artistique de Michelin commence dans les années 1840 par une série de dessins présentés au Salon à diverses reprises à partir de 1844 et publiés dans L’Artiste en 1846. Mais c’est la lithographie qui devient rapidement son mode d’expression favori avec huit paysages lithographiés publiés également dans L’Artiste entre 1847 et 1852. Deux maîtres ont guidé ces débuts : Camille Roqueplan (1803-1855), lui-même artiste lithographe estimé, et Charles Ramelet (1805-1851), producteur de planches à caractère plus commercial.

Forêt de Sénart / Jules Michelin, 1852. Lithographie [4e état, non décrit] ; 17 x 22,8 cm.

En 1852 Michelin abandonne définitivement la pierre lithographique pour la pratique, exclusive désormais, de l’eau-forte, initié dans cette technique par Roqueplan, mais aussi sans doute par Paul Huet et Louis Marvy. Dès 1862 il participe à la production de la Société des aquafortistes qui vient d’être fondée, animée par l’imprimeur Delâtre et l’éditeur Cadart. La Rivière d’Yères paraît dans la livraison de novembre. Michelin participera assidûment à l’activité de la Société par son travail personnel ou en collaborant avec Corot qu’il aide dans la morsure de ses plaques. En 1863, Cadart et Chevalier publient un recueil d’eaux-fortes de Michelin, seize planches plus un frontispice, essentiellement des paysages. L’Illustration nouvelle prendra le relais de la Société des aquafortistes à partir de 1868, toujours soutenue par la participation de Michelin, comme en 1869 avec la Promenade aimée de Talma, près Brunoy. Parallèlement il continue à présenter ses eaux-fortes au Salon : en 1869 il expose ses Souvenirs de voyage. Dans les années 1868-1870, il contribue aussi à l’illustration de deux livres, Le Musée universel d’Edouard Lièvre édité par Goupil, et les Sonnets et eaux-fortes publiés chez Lemerre où il illustre un poème d’André Theuriet, autre grand amoureux de la nature.

Châtaigneraie à Royat / Jules Michelin, 1861. Eau-forte [3e état]  ; 15,1 x 22,5 cm.

 Le paysage est de loin le genre le plus présent dans l’œuvre de Michelin : des panoramiques, des arbres, de l’eau, des effets atmosphériques et très souvent un minuscule élément humain. Ces pans de nature sont saisis sur le motif avec beaucoup de spontanéité et de poésie. Régionaliste, Michelin montre dans ses gravures les paysages de ses deux contrées de prédilection, l’Auvergne et la vallée de l’Yerres entre Montgeron et Brunoy.

Le catalogue raisonné de l’œuvre de Michelin établi par Pierre Sanchez recense une petite soixantaine de lithographies et eaux-fortes conservées dans les collections du marchand Paul Prouté, dans les fonds d’institutions comme la New York Public Library, le Musée Adrien Dubouché de Limoges, le Musée des arts décoratifs et bien sûr au département des Estampes et de la photographie de la BnF qui vient de numériser cet ensemble. Ainsi pourra-t-on découvrir l’œuvre d’un artiste intéressant, rénovateur de l’eau-forte originale et romantique de la deuxième génération.

Monique Moulène, département des Estampes et de la photographie

Bouquinistes parisiens du XIXe siècle

Place de la Bastille : Bouquiniste. 1910-1911. Photographie positive sur papier albuminé d'après négatif sur verre au gélatinobromure. [BNF-Est. Oa 173a, pet. fol.]

Place de la Bastille : Bouquiniste. 1910-1911. Photographie positive sur papier albuminé d'après négatif sur verre au gélatinobromure. [BNF-Est. Oa 173a, pet. fol.

« Bouquiniste : on appelle ainsi un homme qui arpente tous les coins de Paris, pour déterrer les vieux livres & les ouvrages rares, & celui qui les vend. Le premier visite les quais, les petites échoppes, tous ceux qui étalent des brochures ; il en remue les piles qui sont à terre ; il s’attache aux volumes les plus poudreux, & qui ont la physionomie antique. Ce n’est que de cette manière que l’on trouve à bas prix les ouvrages les plus curieux. » Louis-Sébastien Mercier, Tableau de Paris, chapitre 144, 1782.

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