Quand les Gallicanautes se mettent aux fourneaux

Parmi les mille et une façons d’utiliser les ressources de Gallica, il en est une dont témoigne la blogosphère culinaire : les cordons bleus du web dénichent des recettes dans la bibliothèque numérique de la BnF !

 

Cinq cuisiniers dans une cuisine, photographie de presse, agence Meurisse, 1935-1936

Les nombreux manuels de cuisine disponibles dans Gallica font le bonheur des blogueurs gastronomes. Ainsi le blog Autour de la gastronomie met-il à l’honneur La Bonne Cuisine pour tous de Marcel Butel (1885), quand La recette du Dredi exhume La Bonne Cuisine française de Émile Dumont (1877) et Découvrir et déguster rend hommage au Cuisinier parisien d’Antonin Carême (1828) :

Ayant découvert L’Art de bien manger de Richardon (1906), Le Placard d’Elle propose à ses lecteurs un jeu consistant à exécuter les recettes qui s’y trouvent ! Plusieurs blogueurs relèvent le défi et livrent leurs réalisations : Saveur passion s’attaque aux harengs frais à la bourgeoise, Chez Inoule se régale avec la flaugnarde et Une citrouille dans ma cuillère présente sa version de la crème au café

Car les Gallicanautes sont prompts à mettre la main à la pâte, comme Adeselsus qui réalise, photos à l’appui, la « tartre aux herbes » et les « navets frits en la paelle » dont les recettes sont indiquées dans Le Ménagier de Paris, traité de morale et d’économie domestique composé vers 1393, ou comme Sucrissime qui consacre un billet aux pistaches en olives décrites dans La Science du Maître d’hôtel confiseur (1750)…

A. Des Tilleuls, Le Premier livre illustré de mes petits enfants, 1878

Sur le blog Du miel et du sel, consacré à la « cuisine poétique », vous saurez tout sur le Käsekuchen : on y apprend notamment que cet ancêtre du cheesecake est une variante de la « tartre bourbonnaise » dont Guillaume Tirel dit Taillevent, cuisinier du 14e siècle, donne la recette dans son Viandier (pour en savoir plus sur le Viandier, rendez-vous sur le site de L’association Maître Chiquart consacré à la gastronomie médiévale).

Certains blogueurs trouvent dans Gallica le moyen de s’enivrer à la mode médiévale, en goûtant à l’hypocras, de retrouver les saveurs du gaspacho tel qu’il se cuisinait dans les années 1860 ou de déguster le chocolat à la vanille prisé par Alexandre Dumas. D’autres accommodent les légumes oubliés comme les topinambours et les cardons, ou dénichent d’anciennes recettes de paëlla… Les collections numérisées de la BnF permettent également aux Gallicanautes de retracer l’histoire de la salade japonaise Francillon rendue célèbre par Alexandre Dumas fils ou celle de la tête de veau dégustée chaque 21 janvier pour célébrer la décapitation de Louis XVI…

Il y a donc à boire et à manger dans Gallica ! Si l’envie vous prend, vous aussi, de mitonner des plats d’antan, faites votre choix parmi ces manuels de cuisine et… bon appétit !

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Une réponse à Quand les Gallicanautes se mettent aux fourneaux

  1. Catherine Dalal dit :

    Merci infiniment pour toutes ces informations culinaires sur la cuisine du Moyen-Age; je suis en train d’ecrire une these sur le statut social religieux et politique de la cuisine medievale dans Le Viandier et Le Menagier de Paris. Je suis a la recherche d’illustration medievale, notamment le moulin a piege d’anguilles.

    Merci
    Catherine

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