Les manuscrits de Dunhuang dans Gallica

Inventaire de sūtra bouddhiques anciens, collationnés et révisés, de la bibliothèque du monastère Bao en 報 恩 寺, comptés par enveloppes. Kṣitigarbha assis.
Inventaire de sūtra bouddhiques anciens, collationnés et révisés, de la bibliothèque du monastère Bao en 報 恩 寺, comptés par enveloppes. Kṣitigarbha assis.
Source: Bibliothèque nationale de France
« >

Les plus vastes collections provenant des sites archéologiques de la Route orientale de la Soie sont aujourd’hui conservées dans des institutions réparties dans le monde entier : à Londres, à Pékin, à Xinkiang et à Xian, à Paris, Saint-Pétersbourg, Stockholm et Berlin, au Japon, aux Etats-Unis ou en Corée. Ces pièces ont été rapportées d’Asie centrale à partir de la fin du XIXe siècle, par des explorateurs qui ont mis au jour un patrimoine jusqu’alors inconnu. Leur dispersion les a longtemps rendues très difficiles d’accès.

Parmi les découvertes les plus remarquables, se trouve l’extraordinaire collection bouddhique explorée par Paul Pelliot en 1908, près de l’oasis de Dunhuang, en Chine occidentale. Cette grotte, scellée et occultée à la fin du premier millénaire de notre ère, contenait 40.000 manuscrits, peintures et documents imprimés. En 1910, le département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale recueillit plus de 6.000 de ces manuscrits et quelques imprimés antérieurs à 1035, en chinois, tibétain, koutchéen, sanscrit, ouïgour, sogdien et khotanais. Ils témoignent de manière éclatante de la richesse des échanges culturels, religieux et commerciaux qui animaient la Route de la Soie, au confluent des civilisations chinoise, indienne, tibétaine et persane.

L’International Dunhuang Project (IDP) est né en 1994 d’une volonté commune des institutions dépositaires de mettre le patrimoine de la Route de la Soie à la portée de tous. La Fondation américaine Mellon a ainsi financé un vaste programme de numérisation de haute qualité, qui a notamment concerné les manuscrits de la BnF. Le résultat de ce travail de longue haleine est désormais visible à la fois dans Gallica et sur le portail international www.idp.bnf.fr, où sont également consultables les collections du Musée Guimet et des institutions étrangères, en particulier de la British Library, partenaire du projet.

Pour y accéder simplement dans Gallica : dans la Recherche avancée, cocher les Types de document « Manuscrit » et Provenance « BnF », et saisir le nom « Pelliot » dans le champ Notice. Vous obtiendrez ainsi plus de 4.000 réponses correspondant aux fonds rapportés par Paul Pelliot en 1910. Des recherches plus précises sont bien sûr possibles.

La numérisation intégrale de tous les manuscrits de Dunhuang est l’un des premiers jalons d’une politique de numérisation ambitieuse, qui concerne désormais tous les domaines couverts par le département des Manuscrits : Moyen Âge, manuscrits modernes et contemporains, Monde méditerranéen, Orient et Extrême-Orient.

Thierry Delcourt

Directeur du département des Manuscrits

Cette entrée a été publiée dans Collections, avec comme mot(s)-clef(s) , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


× 7 = quatorze

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>