Bouquinistes parisiens du XIXe siècle

Place de la Bastille : Bouquiniste. 1910-1911. Photographie positive sur papier albuminé d'après négatif sur verre au gélatinobromure. [BNF-Est. Oa 173a, pet. fol.]

Place de la Bastille : Bouquiniste. 1910-1911. Photographie positive sur papier albuminé d'après négatif sur verre au gélatinobromure. [BNF-Est. Oa 173a, pet. fol.

« Bouquiniste : on appelle ainsi un homme qui arpente tous les coins de Paris, pour déterrer les vieux livres & les ouvrages rares, & celui qui les vend. Le premier visite les quais, les petites échoppes, tous ceux qui étalent des brochures ; il en remue les piles qui sont à terre ; il s’attache aux volumes les plus poudreux, & qui ont la physionomie antique. Ce n’est que de cette manière que l’on trouve à bas prix les ouvrages les plus curieux. » Louis-Sébastien Mercier, Tableau de Paris, chapitre 144, 1782.

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Les Rencontres de Gallica – Napoléon

Retour De L'Ile D'Elbe, Il Ramène La Liberté !..: estampe

Sur le moteur de recherche de Gallica, « Révolution » renvoie à 113 705 réponses, « Napoléon » à 60 296 résultats, soit presque autant que « Jésus », avec 60 596 réponses. Ce simple exemple montre l’importance des monographies, périodiques, journaux ou gravures évoquant la période révolutionnaire et impériale, qui furent le théâtre d’un immense essor de la presse et du commerce de la librairie. Continuer la lecture

George Auriol (1863-1938), la lettre et l’estampe

George Auriol est surtout connu aujourd’hui pour les caractères typographiques qu’il a créés au début du XXe siècle. Leur élégance Art nouveau est encore souvent présente sur des bâtiments parisiens construits aux alentours de 1900. Mais la production artistique d’Auriol est loin de se résumer à cette activité. Écrivain, lecteur et critique littéraire, mais aussi graveur, illustrateur, dessinateur de cachets et monogrammes, professeur de dessin, il est un artiste protéiforme tout à fait représentatif de son époque. L’ensemble de son œuvre est accessible dans Gallica.

Théâtre du Chat noir : couverture de programme aux narcisses

Venu de Beauvais où il a laissé son vrai nom de Jean-Georges Huyot pour prendre le nom du clown Auriol célèbre sous le Second Empire, il commence sa carrière parisienne au Chat Noir en 1882, où il rencontre Rodolphe Salis, Steinlen, Eugène Grasset et surtout Henri Rivière qui deviendra son ami fidèle, malgré leur différence de caractère. Continuer la lecture

La vie et l’oeuvre de Gaston Leroux dans Gallica

Le mystère de la chambre jaune, 1932

Gaston Leroux naît à Paris en 1868. Orphelin de père en 1887, il entame des études de droit et devient avocat stagiaire trois ans plus tard. La carrière de journaliste l’attire cependant davantage. Il entre dans la profession en publiant de petits articles dans L’Echo de Paris.  Il intègre peu après la rédaction de Paris pour laquelle il suit le procès de l’anarchiste Vaillant en 1894. Ses articles sont remarqués par Maurice Bunau-Varilla, directeur du Matin : il lui propose de tenir la chronique judiciaire du journal. En 1894, année qui voit se multiplier les attentats anarchistes, Leroux rend compte de nombreux procès : Léon Léauthier en février, Emile Henry en avril, Santo Caserio, assassin du président Sadi Carnot, en août. Au-delà de la simple retranscription des témoignages, il   brosse le portrait des accusés et retrace leur vie tout en tachant de comprendre les motivations de leurs actes. Continuer la lecture

Les eaux-fortes de Willem Witsen (1860-1923)

Haven, Dordrecht

De Willem Witsen, peintre, graveur et photographe néerlandais, le département des Estampes de la BnF conserve un œuvre partiel, mais représentatif d’un parcours artistique riche. Issu d’une illustre famille d’Amsterdam qui compte parmi ses membres Cornelis Jan Witsen et Nicolaes Witsen, Willem Witsen est le plus jeune de neuf enfants. Continuer la lecture