BnF, Les coulisses

À la BnF, un nid de rapace dans le jardin central

19 décembre 2008
Nid d'épervier dans le jardin de la BNF - © Sylvie Boufflet

Nid d épervier dans le jardin de la BNF - © Sylvie Boufflet

Si l’on a entendu, peut-être, parler des lapins repérés dans le jardin central du site F.-Mitterrand de la BnF au début du mois de juillet, qui sait qu’un rapace a choisi ce même lieu pour y fonder sa famille « 2008 » ?

Du parvis, on pouvait pourtant l’entendre et même le voir survoler le jardin à la recherche d’une proie à sa mesure.
Une femelle épervier, ou « forme » a donc sélectionné un merisier du jardin central pour y construire son nid.

Dans le nid abandonné après l’envol des petits, découvert en octobre, il restait des débris de coquilles d’œuf, de repas, preuves de naissances réussies. Chez tous les oiseaux, en effet, le nid est utilisé uniquement pour la ponte, la couvée et l’élevage des petits.

Il s’agit sans doute du premier épervier nicheur dans Paris intra-muros. Plusieurs individus sont en revanche régulièrement observés dans le bois de Vincennes. Ici, dans le jardin de la BnF, la forme a pu élever ses oisillons en toute tranquillité avec les ressources alimentaires nécessaires sur place (pigeons ramiers). Le couple ou les jeunes continuent de fréquenter le jardin pour y trouver leur nourriture.

La forme, plus grande que le tiercelet (mâle) comme chez les autres rapaces, peut attaquer un oiseau de la taille du pigeon ramier. Il est fort probable que la présence de cet épervier dissuade les étourneaux de choisir le jardin central comme dortoir cet hiver. Nous pourrons le vérifier vers la fin du mois de janvier.

Sylvie Boufflet (BnF)

En savoir plus : Ligue pour la protection des oiseaux - Centre ornithologique Ile-de-France

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Commentaires (5)

  1. Etes-vous sûrs qu’il s’agisse d’un épervier ? Si c’était le cas ce serait exceptionnel car on rencontre surtout des faucons crécerelles à Paris, reconnaissables à leur vol en sur-place, genre hélicoptère.
    Quoiqu’il en soit c’est une espèce d’oiseau à ajouter à ceux, à deux pattes, qui nichent dans les salles.

  2. Oui, il s’agit bien du nid d’un épervier.
    L’oiseau a été identifié alors qu’il survolait le jardin, courant septembre, par des personnes du Muséum national d’histoire naturelle.

  3. Pouvez-vous nous en dire plus sur les lapins qui ont élu domicile dans le jardin?
    Merci

  4. Les lapins cités dans le billet n’ont pas élu domicile dans le jardin.
    De par la situation de ce jardin, aucun mammifère sauvage ne peut l’atteindre naturellement.

    Un couple de grands lapins domestiques — lièvres belges –- a été introduit par un anonyme dans le jardin central du site F.-Mitterrand et y a passé une bonne partie de l’été 2008.
    Outre le risque de prolifération, leurs pratiques alimentaires auraient entraîné l’appauvrissement d’une biodiversité floristique à laquelle l’établissement est sensible.
    Ils ont donc été capturés et adoptés par des personnes bienveillantes. S.B.

  5. L\’ascète qui nous tient compagnie.

    novembre 2013, un adorable petit lapin noir vit encore dans le jardin. J\’espère que l\’hiver ne sera pas trop dur.

 

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