BnF, Les coulisses

Dans le jardin de la BnF : les grands pins sylvestres

27 mars 2009
Pins sylvestres dans le jardin de la Bibliothèque nationale de France - © Sylvie Boufflet

Pins sylvestres dans le jardin de la Bibliothèque nationale de France - © Sylvie Boufflet

À la Bibliothèque nationale de France, sur le site F.-Mitterrand, le dernier coup de vent de février 2009, a occasionné la chute de quatre grands pins.

Dans un souci de diminution des gaz à effet de serre, ces grands pins, une fois débités, ont été laissés dans le jardin. Ils permettront le développement d’une biodiversité entomologique. Proprement disposés, ils évoquent les forêts exploitées.

En plaçant ce jardin, un morceau de forêt reconstitué, au cœur du bâtiment, Dominique Perrault, l’architecte du site François-Mitterrand de la BnF, avait pour idée maîtresse de retrouver l’ambiance d’un cloître ouvert sur un espace naturel, apportant sérénité et tranquillité aux lecteurs tout en offrant un signal visuel sur les accès publics au bâtiment.

Pour atteindre l’objectif d’offrir un véritable jardin, dès la livraison du bâtiment, cent vingt pins sylvestres, choisis dans la forêt de Bord en Normandie, âgés de vingt à cinquante ans et mesurant entre 15 et 30 mètres de haut, ont été transplantés en 1994 dans le futur jardin.
La transplantation d’arbres de grande taille n’avait jamais été tentée jusqu’alors et constituait un défi. Compte tenu des contraintes de cette expérimentation, on peut considérer que ce fut une réussite. Malgré la tempête de 1999 et quelques coups de vents importants, il reste encore, quinze ans après, soixante-douze grands pins, soit plus de la moitié des effectifs.
Le jardin compte aujourd’hui deux cent quatre-vingt-dix arbres, toutes espèces confondues. Il en comptait deux cent cinquante à l’ouverture du site.
Des nouvelles plantations et un peuplement d’espèces spontanées ont ainsi enrichi le patrimoine arboré, malgré les pertes occasionnées par tempêtes et coups de vent.

Sylvie Boufflet (BnF)

Protéger l environnement

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Rappel

À l’occasion de la 6e édition de la Semaine du développement durable, du 1er au 7 avril 2009, la BnF propose une série de manifestations ouvertes à tous.
On pourra visiter gratuitement le jardin.
Inscription préalable obligatoire au 01 53 79 49 49

- Mercredi 1er avril et vendredi 3 avril de 12 h 15 à 13 h
- Lundi 6 avril, de 17 h 15 à 18 h et de 17 h 30 à 18 h 15.

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Commentaires (4)

  1. Intéressante initiative de laisser les arbres morts…

    Mais il y’a de la perte : près de 50 % de pins en moins !

    Au lien de prendre des arbres dans une forêt il aurait été beaucoup plus écologique de planter des graines (ou de jeunes pousses) et de laisser le temps faire son oeuvre… La végétation aurait ainsi évolué en même temps que la bibliothèque.

    Bien cordialement

  2. On aurait pu ne jamais rien construire, il y a 1 500 ans et les siècles suivants, sur ce terrain au bord de Seine et ainsi construire, il y a 17 ans, une bibliothèque entourant une vraie forêt primaire…
    Les grands pins de la forêt de Bord (4 638 hectares dont 70 ont été supprimés pour la réalisation de l’autoroute de Normandie) étaient situés sur une parcelle destinée à l’exploitation du sol et devaient donc être tous abattus. Les pins sélectionnés ont en quelque sorte été sauvés, à grands frais de transport sur l’autoroute de Normandie, c’est vrai.
    Mais c’est à cette impatience caractéristique de notre société moderne qu’il faut attribuer cette réalisation pour, dès l’ouverture du bâtiment, « retrouver l’ambiance d’un cloître ouvert sur un espace naturel, apportant sérénité et tranquillité aux lecteurs tout en offrant un signal visuel sur les accès publics ».
    Les jeunes arbres ont été plantés pour assurer la relance et les graines d’autres espèces sont arrivées spontanément par la suite.

  3. Récemment, des agents sont intervenus pour coupés des arbres. pourquoi?
    là vous ne les avez pas laissé dans le jardin.
    Ils ont sorti par un ascenseur les morceaux .
    quel travail il a fallu couper tout ça en petit morceau. Je ne sais pas combien de jour de travail…..

  4. Réponse à seb.
    Les grands pins abattus la semaine dernière avaient été blessés lors de la tempête de 1999. Ils ont pu résister plusieurs années mais ont fini par mourir.
    Qu’ils soient restés dans le jardin “forêt” ou évacués, le débitage était nécessaire.
    Les pins frappés par le vent il y a 2 ans avaient en effet été maintenus sur site, contribuant ainsi à l’enrichissement de l’humus et de la biodiversité.
    Mais cette mesure ne peut être systématique. Cependant les derniers pins abattus ont été acheminés vers une plate forme de valorisation des déchets verts sur laquelle le bois sera broyé et utilisé soit pour le chauffage sous la forme de granulé de bois, soit pour l’amendement (compost).

 

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