BnF, Manifestations

Mémoires du web, 2e journée : le web à la première personne, quelles traces conserver ?

11 juin 2010

Le cycle de tables rondes “Mémoires du web“, organisé par la Bibliothèque nationale de France, se poursuit le 17 juin, avec l’objectif de faire mieux connaître les archives de l’Internet constituées par la BnF depuis plusieurs années et de réfléchir aux voies à suivre pour continuer à les enrichir et en faciliter l’appropriation par ses premiers utilisateurs : les chercheurs.

Mémoires du web

Mémoires du web

Après une première séance le 30 mars dernier, consacrée aux sites électoraux et militants, la séance du 17 juin se penche sur la délicate question des journaux personnels, des productions éphémères de tout un chacun et du web comme “prolongement de la conversation” (forums, réseaux sociaux).

  • collecte des journaux personnels

Le projet de collecte le plus abouti à ce jour porte sur les journaux personnels. A la suite de l’intervention inaugurale de Philippe Lejeune, référence incontournable des études sur la littérature autobiographique, Christine Genin et Bernard Massip présenteront ce projet de collecte conçu conjointement par la BnF et l’Association pour l’autobiographie et le patrimoine autobiographique. L’intérêt de la démarche et ses perspectives seront envisagées par Gilda Fiermonte et Martine Sonnet.

  • une expression volatile

Comment aborder les questions posées par la conservation de formes d’expression personnelle (écrits et images) qui sont pensées par leurs auteurs-même comme instantanées et volatiles ? Comment concilier archivage du web et droit à l’oubli ? Gildas Illien, responsable du dépôt légal de l’Internet à la BnF, apportera des éléments de réponse juridiques. Carole Daffini présentera les éléments d’une réflexion déontologique, scientifique et pragmatique sur la collecte d’un échantillon de blogs d’adolescents.. Fanny Georges et André Gunthert donneront leur point de vue de chercheur/se sur les conditions dans lesquelles de telles archives peuvent faire sens et être exploitable par les sciences humaines et sociales.

  • sociabilité du web

La fin de journée élargira le champ à toutes les formes d’échange social sur le web. Quelles traces veut-on en garder ? Que peut-on par exemple imaginer d’archiver des réseaux sociaux ? Questions posées à Clément Oury de la BnF et à deux spécialistes de l’identité numérique et du web social, Louise Merzeau et Dominique Cardon.

BnF - Archives de l Internet - parcours (S) écrire en ligne

BnF - Archives de l Internet - parcours (S) écrire en ligne

Les Archives de l’Internet sont consultables sur tous les postes informatiques de la Bibliothèque de recherche. Les archives de journaux personnels en ligne y sont présentées via un parcours guidé “(S’) écrire en ligne : journaux personnels et littéraires journaux intimes”.

Alain Carou (BnF)

Informations pratiques
jeudi 17 juin 2010
, 14h30 - 19h
site François-Mitterrand, Petit auditorium
entrée libre

Consulter le programme

Pour en savoir plus sur les Archives de l’Internet à la Bibliothèque nationale de France, vous pouvez lire les précédents billets publiés sur ce thème dans le Blog Lecteurs de la BnF.

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Commentaires (5)

  1. Bonjour et merci pour l’organisation de ces journées, dont on espère pouvoir bientôt profiter en podcast / webcast.
    Une question : pourquoi les archives du web de la BnF ne sont-elles pas au moins partiellement consultables publiquement sur le Net, à l’image par exemple de ce que propose la bibliotèque du congrès ??

  2. Bonjour et merci pour votre commentaire. Nous sommes très honorés de votre visite !

    La question que vous soulevez a précédemment été évoquée et, en attendant d’éventuels commentaires plus complets de mes collègues archiveurs du web, je vous propose de relire les explications et commentaires associés à ce billet annonçant l’ouverture des Archives de l’Internet aux lecteurs de la BnF.

  3. Ben oui mais dans ledit billet, vos collègues ne répondent en rien à ma question :-) Sauf à considérer que “Les premiers pas dans cette masse de documents peuvent parfois s’avérer déroutants au premier abord. Mais les bibliothécaires restent à la disposition des lecteurs …” Bref, cela me semble faire assez peu de cas des capacités navigationnelles des lecteurs de la BnF ;-)
    Bref, rien du tout sur le pourquoi nécessaire d’une accréditation. Je pose derechef la question à archivesinternet (at) bnf.fr, espérant que vous pourrez également l’y relayer de votre côté, car vraiment, les motivations de ce blocage m’intriguent autant qu’elles m’intéressent.
    Cordialement.
    (ah et sinon aussi, votre système de captcha est un véritable défi digne de fort-boyard, y compris pour les individus dotés de la capacité visuelle d’un pilote de chasse … ce serait sympa d’essayer de le changer :-)

  4. Je relaie à nouveau, y compris pour le captcha ! bien à vous O.F.

  5. Selon l’Article L132-4 du Code du Patrimoine, la consultation d’un site Web archivé au titre du dépôt légal ne peut se faire que dans les emprises de la BnF. Ces restrictions d’accès visent à respecter le droit d’auteur et à protéger les données personnelles des particuliers présentes en grand nombre sur les sites.
    Elles sont identiques à ce qui se pratique pour la consultation des documents imprimés reçus par dépôt légal et répondent au même régime juridique et réglementaire.
    La BnF a néanmoins engagé une politique de coopération active sur le dépôt légal du Web avec les établissements “pôles associés” dans toutes les régions de France, et en particulier ceux qui partagent la mission de dépôt légal à travers le réseau du dépôt légal imprimeur. Un des objectifs de cette coopération est de garantir à la fois une bonne représentation des collections nées numériques produites dans les différentes régions (et pas seulement à Paris !) et leur valorisation dans les établissements partenaires.
    Une diffusion plus large, sur l’Internet, ne peut donc être autorisée.

 

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