Collections et patrimoine

Découvrir la littérature en train de se faire

9 mars 2011
Le site publie.net

Le site publie.net

Créé en 2008 et dirigé par l’écrivain François Bon, publie.net est l’un des premiers éditeurs numériques de littérature en France. Dans ses différentes collections, publie.net propose à ce jour plus de 400 textes, essentiellement de littérature française contemporaine, qui témoignent de la vitalité de la création actuelle dans tous les domaines : récit, poésie, essai, roman policier (la collection Mauvais genres confiée à Bernard Strainchamps), etc. ; des collections sont également consacrées à des textes de littérature étrangère traduits (la collection Grèce de Michel Volkovitch) ou francophones (la collection Québec) ; sont également mises à disposition des éditions numériques soignées de textes classiques et une revue de création en ligne, D’Ici là, dirigée par Pierre Ménard.

Les 400 titres du catalogue publie.net sont désormais disponibles en accès libre et illimité depuis tous les postes de la BnF, en passant par la page de connexion dédiée ou la page ressources numériques : cédéroms et bases en ligne : P. Vous pouvez également y accéder à distance si vous disposez d’une carte annuelle de chercheur.

Le catalogue complet est disponible sur le site de François Bon, le tiers livre.

François Bon, Après le livre - publie.net

François Bon, Après le livre - publie.net

  • l’édition comme aventure

Cette structure originale et novatrice est animée par une démarche contributive où les auteurs participent à la conception des livres numériques et en sont souvent aussi les premiers lecteurs et les promoteurs. L’équipe de publie.net s’appuie en effet sur une communauté en ligne réunie par un goût commun de la littérature et très présente dans la blogosphère et les réseaux sociaux.

Les éditions publie.net remettent également en cause les modèles de l’édition papier. Le passage au numérique n’y est pas subi comme une malédiction, mais questionné, exploré, conçu comme une aventure et une recherche permanente : les livres numériques y sont proposés dans des formats de lecture divers, une typographie soignée, sans DRM et pour un prix très réduit (moins de 4 euros) dont la moitié revient directement aux auteurs.

Revue D ici là, n° 6 - publie.net

Revue D ici là, n° 6 - publie.net

Pour toutes ces raisons, publie.net est déjà un objet d’étude pour des chercheurs : on peut par exemple consulter en ligne le Master 2 de Valentin Burger : « publie.net, un autre visage d’internet ».

  • pour prolonger la découverte

Parmi les écrivains publiés, et outre François Bon lui-même, nombreux sont ceux qui tiennent également un blog, par la découverte desquels il est possible de prolonger la visite, par exemple Face Terres… de Daniel Bourrion, désordre de Philippe De Jonckheere, p.a.r.l. de Fred Griot, Tentatives de Christine Jeanney, Le dernier des Mahigan de Mahigan Lepage, Carnets d’Arnaud Maïsetti, Marge de Josée Marcotte , Liminaire de Pierre Ménard, mot maquis de Juliette Mézenc, Petite racine de Cécile Portier, Fragments de Sébastien Rongier, Fenêtres open space d’Anne Savelli, Fragments, chutes et conséquences de Joachim Séné ou encore L’employée aux écritures de Martine Sonnet.

Christine Genin (BnF)

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Commentaires (7)

  1. L’auteur de cet article, Christine Genin, faisant partie du petit cénacle des auteurs qu’elle vend, on notera l’avidité qu’ont ceux-ci de faire leur propre promotion quand, paradoxalement, ils exécutent à longueur de temps, la BNF. Il suffira de lire leurs échanges fébriles sur Twitter et les articles de leurs blogs mi-professionnels, mi-privés pour s’en rendre compte. Bravo !

  2. Je serais très flattée de faire partie de ce “petit cénacle” si ce quasi pléonasme ne renvoyait à un cercle fermé qui n’existe absolument pas dans la réalité.
    Je n’ai pas publié ce billet, en outre, pour “vendre” qui ou quoi que ce soit, mais pour proposer à des lecteurs de découvrir des textes intéressants : c’est la beauté du métier de bibliothécaire.

    Il est tout à fait vrai, en revanche, que j’entretiens des liens d’amitié et/ou des échanges virtuels avec certains des écrivains édités par publie.net, comme d’ailleurs avec certains des écrivains dont je sélectionne les livres imprimés pour les autres fonds de la bibliothèque.
    C’est là l’inconvénient (et l’immense avantage !) de la littérature contemporaine : les auteurs ne sont pas encore morts ni consacrés par l’histoire littéraire, et il est possible de les croiser dans la vie ou sur le web.

  3. “Il suffira de lire leurs échanges fébriles sur Twitter.”

    Je m’y inclus, l’ayant fait.

    Pourquoi cacher ma… quoi, ma joie ? Oui sans doute, pourquoi alors ?

    Quant à la question de l’auto-promotion des auteurs sur le web, elle existe, c’est une activité récente, liée à l’outil de publication, il faut propulser ses articles via agrégateur, twitter, etc., pour signaler à ceux qui veulent bien nous lire, qu’il y a du neuf, qu’ils peuvent y aller voir si ça leur plaît ; ou non. Cela peut paraître manquer d’humilité mais il s’agit simplement de dire à qui veut l’entendre ce que nous faisons, et qui veut l’entendre ouvrira sa lucarne, s’il le souhaite, sur ce qui se passe là.

  4. Autrement dit, c’est précisément ça, le “en train de se faire”.

  5. je ne fais pas partie du petit cénacle. Je profite juste du plaisir de suivre les textes édités (et accessoirement les échanges sur twitter ou autres comme cela peut exister entre auteur et lecteur) - je n’avais aucun a priori - j’avoue que je suis maintenant une habituée et que Publie.net m’est nécessaire par la plupart des textes édités, une facilité d’accès, et en dernière position mais pas sans intérêt parce que ça me permet de ne pas hésiter, le coût

  6. 1. “Cénacle”… vous savez comment sont les choses, on jamais sûr de soi, on voudrait éviter de dire trop de bêtises, alors on ouvre un dictionnaire (un vrai avec des pages, et des définitions, et tout, même pas numérique, c’est dire si je suis old fashion !) : je laisse de côté la première définition christique qui nous emmènerait trop loin pour me concentrer sur la seconde (”laïque” et littéraire) : cénacle : “réunion d’un petit groupe d’homme de lettres, d’artistes, de philosophes, etc.”

    La première bonne nouvelle, c’est qu’incontestablement il y a désormais des femmes. De la belle évolution que le numérique. Ensuite, une sorte de doute : comment définir “petit groupe” quand l’ouverture numérique et la volonté esthétique, intellectuelle est une ouverture sur le monde et plus généralement un geste de partage, un geste du possible (publie.net a sa spécificité commerciale, mais elle est également une aventure intellectuelle humaine et technologique… mais cela peut évidemment échapper).

    2. J’ai bien cherché et je n’ai trouvé aucun texte de Christine Génin sur publie.net, ce qu’à titre personnel je regrette fort. Bref, l’argument du “vendre” me semble pour le moins curieuse d’autant que la bnf en cette affaire publie.net ne vend strictement rien mais offre un accès.

    Sans doute une faute de frappe : il fallait à l’évidence lire et comprendre “informe”. Car, en effet, Christine Génin nous informe (car je suis également un usager de la bnf) des activités numériques. Ce travail de veille est précieux. Il est au coeur même de la vie d’internet. Cela s’appelle créer des liens. Emettre des liens numériques, c’est tisser de la relation, offrir de la découverte. C’est vrai que cette époque persifleuse et fielleuse a plutôt tendance à condamner au non d’un certain état d’esprit (du capitalisme, c’en va sans dire, ou presque).
    Oui, du lien… mais un lien qui n’est pas seulement une opération numérique mais qui peut également établir une relation humaine. Car, il faut ici sans doute le dévoiler, derrière ces mots et ces écrans, ces sites et ces blogs, il y a de la pâte humaine comme pourrait dire Fred Griot. Eh oui, cela peut créer de la relation, de l’amicalité même. Mais à la différence des cénacles enfumés des images d’Epinal, elles sont ici ouvertes, dites et somme toute assez joyeuse. J’ai cette chance d’avoir cette relation d’amicalité, de pouvoir croiser Christine Génin, de la saluer. Et j’ai surtout la chance de la voir suivre le modeste travail que je peux faire sur internet. Et j’en suis drôlement fier. Et suis par ailleurs assez heureux d’être vivant et que cela forme une communauté c’est-à-dire la volonté de construire du commun (un commun qui serait pour tous).

    3. Quant à la question critique : sans doute est-ce là une “pédante” position adornienne sur la question, je ne vois dans le commentaire initial qu’une triste myopie qui se réduit, hélas, à un acerbe et vain geste subjectiviste qu’à… quoi que ce soit d’autre.

    Il y a tant de choses à faire.

    Merci Christine.

    Sébastien.

  7. Quelle cohésion, la “pâte humaine” surtout, le “plaisir” aussi, la “chance”, enthousiasme béat et sirupeux, le réseau tissé, la mise en relation joyeuse… la suite après :

    http://www.oeil-critique.org/spip.php?article326#forum1567

    Plein de bises et de mercis !

 

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