BnF, Les coulisses

Le jardin, la pluie et le caneton

25 juin 2012
Cane et caneton dans le jardin de la BnF - © Sylvie Boufflet

Cane et caneton dans le jardin de la BnF - © Sylvie Boufflet

Une cane et ses canetons dans le jardin ? Suivez le guide…

L’an dernier, à cette époque, une chercheuse spécialiste du Muséum national d’histoire naturelle qui effectuait les repérages 2011 de l’inventaire dynamique des espèces dans le jardin-forêt de la Bibliothèque nationale de France y a découvert une cane colvert suivie de ses petits.
Le palmipède avait sans doute trouvé ce puits de végétation accueillant pour y pondre ses œufs. Une fois ceux-ci éclos, les habitués du Rez-de-jardin ont pu assister au spectacle insolite de maman cane déambulant avec sa progéniture de l’autre côté des vitres du déambulatoire.

Seulement, les conditions climatiques, absence de pluie, et la panne du système d’arrosage, mettaient en péril les canetons ainsi privés d’eau. Pour leur survie, ils ont été transportés à proximité d’un plan d’eau.

  • ponte dans un puits de végétation urbain
Dans le jardin, le nid encore plein - © Sylvie Boufflet

Dans le jardin, le nid encore plein - © Sylvie Boufflet

En 2012, s’agit-il de la même cane que celle de l’an passé ? Difficile de le savoir.
En tout cas, une cane a pondu cette année aussi dans le jardin et la petite famille a été repérée mercredi 13 juin par des lecteurs. Et le vendredi 15, la cane a été vue avec un seul petit.
Les pluies abondantes de cette année permettent le maintien de ces oiseaux. Ils devraient trouver sans difficulté de quoi s’alimenter et s’abreuver dans le jardin-forêt.
Tant que le petit ne pourra pas voler, il restera dans le jardin, en compagnie de sa mère. Ils partiront quand le jeune sera capable de prendre son envol, si la mère réussit à le protéger des prédateurs jusque là.

Cane colvert et un seul caneton - © Sylvie Boufflet

Cane colvert et un seul caneton - © Sylvie Boufflet

En effet, les prédateurs à « canetons » sont nombreux dans le jardin.
Les corneilles raffolent de ces petites proies faciles à attraper. Sur les bords de Seine, chaque printemps, elles déciment les couvées, guettant l’instant d’inattention des parents : les mères, souvent agressées par des mâles colvert célibataires, se trouvent détournées de leur surveillance vigilante.
Les geais, dont un couple fréquente le jardin, pourraient aussi s’attaquer à ces poussins, même s’ils leur préfèrent des petits de passereaux.
Et le couple d’éperviers d’Europe qui niche dans le jardin a maintenant ses propres oisillons à nourrir.

Sylvie Boufflet (BnF)

  • en savoir plus

sur la biodiversité et le jardin du site F.-Mitterrand de la Bibliothèque nationale de France

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Commentaires (1)

  1. C’est mignon tout plein cette petite histoire au milieu de cet univers déshumanisé qu’est Tolbiac…

 

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