BnF

L’Observatoire du dépôt légal est en ligne

19 septembre 2013

Quel est le point commun entre un shaker, une verrine, des boules de qi gong, une peluche, une pelle, des graines d’églantier, des allumettes et une baguette magique ?

Tous ces objets accompagnent des documents reçus par dépôt légal par la Bibliothèque nationale de France. Depuis sa création par François 1er en 1537, le dépôt légal permet à la BnF de constituer une collection patrimoniale de référence dans tous les secteurs éditoriaux : livres, périodiques, documents cartographiques, partitions, documents graphiques et photographiques, documents sonores, vidéos, multimédias, logiciels et Internet.

La BnF publie pour la deuxième année l’Observatoire du dépôt légal. L’ensemble du rapport est consultable sur le site de la Bibliothèque. Il est le reflet de l’édition contemporaine. Cette analyse annuelle des tendances de l’édition est complétée par un focus sur l’édition publique et des données statistiques dont la réutilisation est libre et gratuite. Elles sont également consultables sur data.gouv.fr.

Masse et diversité caractérisent le dépôt légal, reflet d’un paysage éditorial en pleine mutation à l’ère du numérique

L’augmentation du nombre de dépôts de livres est continue : la barre des 50 000 dépôts a été franchie en 1996, celle des 60 000 en 2004 et celle des 70 000 en 2011. Le nombre de dépôts en 2012 est de 72 139. Les éditeurs sont nombreux – plus de 7 000 actifs chaque année. Beaucoup ne déposent qu’un seul document et le renouvellement est important - environ 2 000 déposent pour la première fois chaque année. À l’opposé, la concentration est importante : 140 éditeurs contribuent à la moitié de la production éditoriale de livres.

La production de périodiques est également abondante : plus de 40 000 titres vivants sont reçus annuellement par dépôt légal, soit 320 000 fascicules. Les éditeurs sont très variés, constituant une collection remarquable : éditeurs professionnels de presse; administrations de l’État, collectivités territoriales et intercommunalités, entreprises, associations, syndicats, partis politiques, organisations religieuses, mutuelles…

Dans l’édition de phonogrammes et de vidéogrammes, le taux de renouvellement des éditeurs est très élevé, avec l’apparition de nombreux micro-déposants. On constate aussi pour les cartes et plans un très important renouvellement des petits déposants chaque année, alors que les structures éditoriales de musique imprimées sont plus stables.

Le numérique entraîne des modifications pour l’ensemble du paysage éditorial

Le numérique provoque des changements profonds dans la création artistique et les modes de diffusion. On constate des répercussions importantes sur le dépôt légal des estampes dont le nombre d’éditeurs diminue au profit des imprimeurs et sur la photographie diffusée par des agences dont le dépôt légal passe désormais par la collecte du web.

Enfin, des milliards de fichiers qui constituent le web français sont collectés annuellement et conservés de manière pérenne : leur typologie, leurs caractéristiques, leur palmarès présentés dans l’Observatoire sont sans doute inédits. On sera surpris par la part des sites inactifs, par la haute volatilité des contenus du web grâce aux nombre d’erreurs « 400 » (page non trouvée) qui représentent près des 10% des codes réponse.

C’est donc un patrimoine transformé, augmenté mais résolument multiple et composite que la BnF présente dans cette publication.

Photo : Gallica / BnF - Collection Michel Hennin

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