Valorisation

Grande Guerre et névrose

10 octobre 2014

Camptocormique

Camptocormique

Venez découvrir en salle C (Sciences et techniques) de la bibliothèque du Haut-de-jardin une présentation d’ouvrages patrimoniaux consacrée aux ravages psychiques et autres dommages collatéraux causés par la guerre de 1914-1918. Elle s’accompagne d’une bibliographie disponible en salle et en ligne.

Les médecins militaires de l’époque désignaient cette pathologie sous différents termes : «obusite », « shell-shock », « vent du boulet », « syndrome des éboulés », « camptocormie ». Les symptômes observables sur des corps qui ne souffraient d’aucune lésion apparente, avaient comme dénominateur commun leur étiologie d’origine psychosomatique, mais aussi organique (exposition à de nombreux toxiques, effets de souffle pouvant causer des dommages aux organes internes).

Inédits jusqu’à ce conflit, car dus à la violence des combats et notamment aux ondes de chocs des explosions provoquées par l’artillerie, ces troubles restent mystérieux aux yeux du corps médical contemporain : les  soldats qui en sont atteints sont considérés le plus souvent comme des simulateurs cherchant à fuir le front. Certains seront fusillés pour l’exemple…

Ce n’est qu’à partir de la deuxième guerre mondiale que l’état de stress post-traumatique sera enfin reconnu en tant que tel et inclus par la suite dans la Classification américaine des maladies mentales : le DSM.

  • En savoir plus

Retrouvez toutes les bibliographies en sciences et techniques sur le site Internet de la BnF : “Collections et services” > “Aide à la recherche” > “Bibliographies“.

Photo : Camptocormique (Exposition 1917 – Centre Georges Pompidou de Metz). Photo: Olivier Favier.

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Commentaires (1)

  1. bon article

 

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