Collections et patrimoine

Histoire de collections : la SF se livre à la BnF

25 février 2015

Il existe un certain nombre de livres, de conférences ou de thèses sur la science-fiction. Mais assez peu qui partent des collections spécialisées, dont le panorama historique permet d’adopter un point de vue différent, un angle neuf pour aborder ce genre. C’est ce que propose la Bibliothèque nationale de France depuis quelques années.

Ray Bradbury, H.G. Wells, Barjavel ou Michel Jeury ont des univers, des écritures etdes thèmes très différents. On les rassemble pourtant tous un genre littéraire spécifique, la science-fiction.

Mais qu’est-ce qu’un « genre » ? Cela semble simple. Et pourtant ! La science-fiction se caractérise au premier abord par ses thématiques : l’espace (or de nombreux textes se situent sur terre), le futur (beaucoup de romans s’inscrivent dans le présent, voire la passé), la science (elle n’est pourtant pas indispensable), etc. Les amateurs d’ailleurs s’écharpent sur ce problème de définition avant même l’invention du mot, qui de plus n’apparaît qu’au début des années cinquante. À l’époque de Jules Verne, on parlait de « roman scientifique », puis une génération plus tard de « merveilleux scientifique » (Maurice Renard). L’introduction de cette notion en France est immédiatement suivie de la création de collections spécialisées : Le Rayon Fantastique, Anticipation, Présence du Futur.

Comme si un lien étrange mais réel liait les collections spécialisées et les genres. Comme si elles définissaient de par leur existence même un concept qui n’attendait qu’elles pour se rendre visible. En 1912 Rosny ainé publie chez Plon La Mort de la terre, considéré par la critique de l’époque comme un roman de littérature générale. Réédité dans les années soixante dans la collection Présence du Futur, il est vu comme un des premiers romans français de science-fiction. Est-ce le genre qui crée la collection, ou la collection qui crée le genre ?

Elle permet en tout cas d’attirer les amateurs de cette littérature, qui sinon auraient peut-être du mal à choisir parmi les 6 ou 7 000 romans publiés chaque année. Tracer un rapide panorama de l’histoire de ces collections en France et visualiser l’évolution iconographique des couvertures qui leur donne une identité (et restent parfois dans les mémoires, comme ces couvertures en miroir de Ailleurs et Demain) permet d’avoir une petite idée de l’aventure de la science-fiction dans notre pays.

L’atelier « Découvrir la littérature de science-fiction à la BnF » s’adresse à tous les publics : ceux qui ne connaissent pas du tout ce domaine et veulent en avoir un premier aperçu, les lecteurs qui l’apprécient et veulent en savoir davantage, les connaisseurs chevronnés pour qui cette séance peut permettre de relier différents éléments d’érudition acquis çà et là en un ensemble cohérent.

  • Pratique

Deux séances auront lieu cette année, le samedi 7 mars et le samedi 6 juin, de 14h30 à 17h. Et c’est gratuit ! Il suffit de s’inscrire, par téléphone au 01 53 79 49 49 ou par mail à l’adresse : visites@bnf.fr

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Commentaires (3)

  1. Jean Chambon alias Alhaiza, pionnier méconnu:
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k69098x

  2. fantastique

  3. je trouve la litterature de science-fiction plus intéressant et pasionnant.

 

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