Manifestations

Cees Nooteboom - Grande conférence Fondation del Duca

4 avril 2016
J'avais bien mille vies

J'avais bien mille vies et je n'en ai pris qu'une

Cees Nooteboom, écrivain néerlandais, est l’invité ce mercredi 6 avril de la Grande Conférence Fondation Del Duca – Institut de France.
Il s’entretiendra avec Margot Dijkgraaf, critique littéraire, à l’occasion de la sortie du recueil de poèmes Le visage de l’œil et de l’anthologie J’avais bien mille vies et je n’en ai pris qu’une

Né en 1933 à La Haye, aux Pays-Bas, Cees Nooteboom a été élève des internats catholiques, où il a trouvé l’amour de la lecture et de l’étude. À la fin de sa scolarité, au début des années 1950, il a parcouru l’Europe en auto-stop, voyage dont il s’est inspiré pour Philippe et les autres (1955), roman initiatique qui l’a révélé comme écrivain.
Devenu journaliste, il a continué de voyager et d’écrire des reportages, pour des quotidiens et des revues néerlandais, et surtout pour le mensuel Avenue. Lui-même dit avoir entrepris des voyages pour acquérir une certaine connaissance du monde, indispensable à l’écriture. Ces récits lui ont conféré rapidement une réputation d’écrivain voyageur.

Le roman Rituels (1980) a marqué la reconnaissance de Nooteboom en tant que romancier et a été le début d’une nouvelle période de sa carrière d’écrivain. De nombreux textes voient le jour, poèmes, romans, nouvelles, essais, récits de voyage. Le roman L’histoire suivante (1991), particulièrement apprécié en Allemagne, établit sa renommée internationale. Et c’est même davantage à l’étranger qu’aux Pays-Bas que Cees Nooteboom est reconnu comme écrivain européen majeur. Le philosophe allemand Rüdiger Safranski a ainsi composé une anthologie thématique de ses écrits, J’avais bien mille vies et je n’en ai pris qu’une (2008).

Son œuvre est marquée par la préoccupation du temps comme mouvement de vie à la fois linéaire et cyclique, et les thèmes de l’imaginaire, de l’être et du non-être y sont récurrents, mais aussi ceux du voyage et de l’Histoire, comme en témoignent Une année allemande : chroniques berlinoises 1989-1990 (1990) et son grand roman Jour des morts (1998).
Mais pour Cees Nooteboom, l’écriture est avant tout une découverte des choses. Cette découverte se fait sentir dans la place proéminente du regard dans son œuvre, et tout particulièrement dans ses écrits sur l’art : notamment la photographie et la peinture (Zurbarán & Cees Nooteboom, 1992, Voyage vers Jérôme Bosch, 2016 – et à paraître en mai en traduction française).

Si Cees Nooteboom est davantage connu pour ses romans et récits, il se veut surtout poète. La poésie est une forme d’ascèse, de méditation. Sans elle, pour l’écrivain, la vie serait impensable. La parution du recueil de poèmes inédits en français Le visage de l’œil (2016) permettra aux lecteurs francophones de découvrir cette part de son œuvre.
Cees Nooteboom partage sa vie entre Amsterdam, Berlin et Minorque, quand il ne voyage pas.

Cette conférence s’accompagne d’une présentation d’ouvrages en salle G de la Bibliothèque du Haut-de-jardin et d’une bibliographie.

Pour en savoir plus :

- tous les documents de et sur Cees Nooteboom disponibles à la BnF

- le site Cees Nooteboom

Informations pratiques

Grande conférence Fondation Del Duca – Institut de France
mercredi 6 avril 2016 de 18h30 à 20h
Bibliothèque nationale de France
Site François-Mitterrand – Petit auditorium

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