Ailleurs, Valorisation

Beat generation

4 juillet 2016
Affiche de l'exposition

Affiche de l'exposition

Le Centre Pompidou présente actuellement Beat Generation. New York San Francisco Paris, une rétrospective inédite consacrée au mouvement littéraire et artistique né à la fin des années 1940 aux États-Unis, actif jusqu’en 1960 et influent bien au-delà. L’exposition présente des œuvres sonores et visuelles en mettant l’accent sur la liberté d’expression, le décloisonnement des disciplines et la naissance des contre-cultures contemporaines.

Une révolution littéraire

La Beat Generation (littéralement génération perdue, fatiguée, cassée) est née à l’initiative de William Burroughs, Allen Ginsberg et Jack Kerouac, qui se rencontrent à New York en 1944. Le mouvement littéraire se déplace ensuite vers la côte ouest, autour de la librairie de Lawrence Ferlinghetti à San Francisco, de la maison d’édition City Lights et de la Six Gallery où se tient, le 7 octobre 1955, la célèbre lecture par Ginsberg de son poème Howl qui donne lieu à un procès pour obscénité. Paris fut également un foyer essentiel de la Beat Generation de 1957 à 1963. William Burroughs, Gregory Corso, Allen Ginsberg, Peter Orlovsky ou Brion Gysin y séjournèrent de manière régulière et logeaient au Beat Hotel, 9 rue Gît-Le-Cœur. Ils y vivaient la bohème dans le Paris d’après-guerre et se prêtaient à toutes les expérimentations visuelles et sonores, inaugurant notamment, pour Brion Gysin, William Burroughs et Antony Balch, la célèbre technique du « cut-up ».

La naissance d’une contre-culture

Scandalisant l’Amérique puritaine et maccarthyste, l’émergence de la Beat Generation préfigura la libération culturelle, sexuelle et le mode de vie de la jeunesse des années 1960. Perçus comme des rebelles subversifs, les beats apparaissent aujourd’hui comme les acteurs d’un mouvement culturel parmi les plus importants du 20ème siècle, qui renouvelèrent les pratiques artistiques autour de lectures, performances, concerts, films, à côté d’artistes plasticiens issus de la scène artistique californienne et de cinéastes.

Élaborée sous le commissariat de Philippe-Alain Michaud, Jean-Jacques Lebel, Rani Singh et Enrico Campores, l’exposition permet de découvrir des pièces phares, comme le long tapuscrit de Sur la Route (On The Road) de Jack Kerouac, un clip de Dylan avec Allen Ginsberg discutant à l’arrière-plan (Subterranean Homesick Blues), des photomontages de William Burroughs, des extraits de films psychédéliques ou des coupures de presse de l’époque.

Où et quand ?

De nombreux ouvrages de et sur la Beat generation, en français et en langue originale, sont à votre disposition en libre-accès dans la salle G (Littératures du monde) de la Bibliothèque du Haut-de-jardin, où ils font l’objet d’une présentation durant l’été.

Pour aller plus loin vous pouvez :

- vous référer à la page dédiée à la Beat generation sur data.bnf,
- partir à la découverte des ouvrages de la Beat generation dans la bibliographie qui lui a été consacrée en 2011,
- suivre les échos de la Beat generation dans l’œuvre de Gus Van Sant,
- ou écouter l’anthologie musicale de la Beat generation sur Deezer.

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