Choix du bibliothécaire

[Actualités audiovisuelles] Chris Marker ou La mémoire imparfaite

24 avril 2018

Cinéaste excentrique, Chris Marker fait l’objet d’une exposition à la Cinémathèque française : Chris Marker, les sept vies d’un cinéaste.

Tour à tour, ou simultanément, résistant, chroniqueur, ami des chats, geek, cinéphile-voyageur, photographe, activiste ou archiviste, Chris Marker a conçu de nombreux films, et plus encore, à découvrir sur les écrans audiovisuels des salles du Haut-de-jardin.

Cinéaste de la mémoire, Chris Marker est un réalisateur fasciné par les traces que laisse ou ne laisse pas le passé, par le souvenir et son revers, l’oubli.

Aussi examine-t-il la mémoire sous tous ses angles : la mémoire collective et la mémoire subjective ainsi que leurs entrelacs ; l’amnésie et l’anamnèse ; la mémoire que fabrique le cinéma et sa propre mémoire de réalisateur. (Sophie Walon)

C’est sur les Jeux olympiques d’Helsinki que Chris Marker (1921-2012) réalise en 1952 son premier film (Olympia 1952). En 1953, il réalise avec Alain Resnais Les statues meurent aussi, film d’art et de politique. En 1962, dans les rues de Paris, en 1963, il co-réalise avec Pierre Lhomme Le joli mai, illustré par la voix d’Yves Montand – à qui il consacrera en 1974 La solitude du chanteur de fond, qui évoque Paris après les accords d’Evian.

En 1966, il raconte ses voyages dans 26 pays dans Si j’avais quatre dromadaires. En 1967, il participe avec Jean-Luc Godard, Agnès Varda et Joris Ivens entre autres, au film collectif Loin du Vietnam réalisé contre l’intervention des États-Unis en Asie du Sud-Est. Dans la foulée de mai 1968, Chris Marker s’engage dans une aventure collective et militante, le groupe Iskra avant de revenir à la création individuelle.

Marker tire le bilan lucide des espoirs de la décennie dans Le fond de l’air est rouge (1977), fresque historique suivie, en 1982, du magnifique Sans soleil, errance poétique et politique qui mène le cinéaste de Guinée Bissau au Japon, d’Ile-de-France en Islande.

En 1997, il publie Immemory, un cédérom utilisant toutes les ressources du multimédia, maintenant consultable en ligne.

Entre 2006 et 2011, Marker poste des films sous de le pseudonyme de Kosinki sur YouTube. La première de son court-métrage Leila attacks (2006) s’est tenue sur YouTube. Avec Max Moswitzer, il crée l’Ouvroir sur Second life, un musée virtuel et une salle de projection.

  • Où et quand ?

Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand
Bibliothèque du Haut-de-jardin, entrée libre tous les jours à partir de 17h

Films sur tous les écrans audiovisuels à partir du mercredi 2 mai - Du mardi au samedi (10h-20h) et le dimanche (13h-19h)

  • Pour en savoir plus

Les autres actualités des collections audiovisuelles de la BnF.
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  • Toujours plus

La Cinémathèque française et la Bibliothèque nationale de France vous invitent à franchir le fleuve et s’associent pour vous permettre de profiter au mieux des deux rives culturelles !

Julien Farenc (BnF)

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Crédit photographique : Autoportrait au Rolleiflex, ca 1960 © Chris Marker (DR)

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Commentaires (2)

  1. Bonjour, je n\’ai pas retrouvé l\’information des portes ouvertes le we prochain, pour l\’exposition, avez-vous des détails ? merci

  2. Bonjour, et merci pour votre message.

    Comme vous, je n’ai pas trouvé d’information sur les sites des deux institutions, ni sur leurs réseaux sociaux. J’en conclus avec vous que cette information communiquée au départ par le service BnF en charge des partenariats, est en fait erronée.

    Vous trouverez tous les détails du partenariat entre la Cinémathèque française et BnF ici : http://c.bnf.fr/pcY

    Bien cordialement, Julien Farenc (BnF)

 

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