Choix du bibliothécaire

[Actualités audiovisuelles] 日本 Japonismes

28 août 2018

En 2018, Japonismes fête les 160 ans des relations diplomatiques entre la France et le Japon.

La collection de films de la bibliothèque du Haut-de-jardin, avec plus de 250 titres, donne à voir la multiplicité des regards portés sur le pays et ses innombrables récits. Elle donne également à découvrir le point de vue de cinéastes français, et américains sur l’archipel.

Si le cinéma japonais reste l’un des tout premiers producteurs au monde, un nombre restreint de ses films sont montrés sur les écrans français.

Ses grands maîtres comme Yasujirō Ozu, Kenji Mizoguchi ou Akira Kurosawa sont bien connus en France depuis les années 50. Nagisa Oshima ou Shohei Imamura représentant la génération suivante le sont également. Les années 80 voient émerger une nouvelle génération très remarquée avec Takeshi Kitano et Kiyoshi Kurosawa, puis à partir des années 90, Hirokazu Kore-Eda et Naomi Kawase.

Japonismes présente aussi de nouveaux cinéastes, encore méconnus comme Kōji Fukada, ainsi que des auteurs controversés, cependant déjà bien classés parmi les cinéastes cultes : le provoquant Sono Sion, le prolifique Takashi Miike, ou le surprenant Hitoshi Matsumoto.

Le cinéma nippon est également très prisé pour son cinéma bis, et ses nombreux répertoires et sous-genres dont notamment le film de sabre (chambara), avec Lady Snowblood de Toshiya Fujita, la J-Horror avec son œuvre fondatrice Ring de Hideo Nakata, ou les films du cyberpunk Shinya Tsukamoto.

Sans oublier les œuvres les plus singulières de l’animation japonaise : Perfect blue de Satoshi Kon, les films courts de Keiichi Tanaami et de la production indépendante contemporaine, ou encore le tourmenté Belladonna de Eiichi Yamamoto.

Pour croiser les points de vue, Japonismes propose par ailleurs quelques incursions françaises en territoire japonais. Damien Faure filme les interstices urbains à Tokyo (Espaces intercalaires) et questionne, comme Naomi Kawase, le rapport des Japonais à la nature et au paysage (Milieu).

Jean-Gabriel Périot recompose la ville d’Hiroshima, avant et après la bombe (200 000 fantômes) ; Alain de Halleux (Welcome to Fukushima) comme Atsushi Funahashi (Nuclear nation II) cherche les rescapés de Fukushima. Idrissa Guiro et Mélanie Pavy tissent des liens invisibles vers le Japon par-delà la mort (Cendres).

Enfin, trois films viennent souligner l’intérêt constant des vainqueurs d’hier. Samuel Fuller évoque les années d’occupation (La maison de bambou) ; Clint Eastwood croise les points de vue sur la guerre nippo-américaine (Lettres d’Iwo Jima), et Martin Scorsese questionne la foi des premiers missionnaires occidentaux au Japon (Silence).

Japonismes présente aussi une sélection inédite d’une trentaine de jeux vidéos.

  • Où et quand ?

Bibliothèque nationale de France, site François Mitterrand
Bibliothèque du Haut-de-jardin, entrée libre tous les jours à partir de 17h

Séances illimitées sur tous les écrans audiovisuels à partir du mardi 11 septembre.
Du mardi au samedi (10h-20h) et le dimanche (13h-19h).

Séances gratuites sur le grand écran de la salle A, du mardi 11 septembre au 28 octobre 2018.
Du mardi au dimanche à 17h - Programme à consulter en salle A.

  • Pour en savoir plus

Tout lire sur le cinéma et le jeu vidéo japonais en salle A, salle de l’audiovisuel de la Bibliothèque du Haut-de-jardin.
Découvrir tous les événements Japonismes 2018.

  • Toujours plus

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Julien Farenc (BnF) & Marie-Line Chesnot (BnF)

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