Hommage

Antonio Machado : un poète dans La Retirada

19 février 2019
Antonio Machadopar Joaquín Sorolla (1917)

Antonio Machado par Joaquín Sorolla (1917)

Il y a quatre-vingts ans mourait à Collioure Antonio Machado, 25 jours après son arrivée en France avec sa mère, son frère José et sa belle-sœur Matea, accompagnés de leur ami l’écrivain Corpus Barga.

Ayant dû quitter Barcelone le 22 janvier 1939, trois jours avant la prise de cette ville par l’armée franquiste, la famille arrive après bien des difficultés à la gare de Collioure le samedi 28 janvier, épuisée et désespérée. Grâce à l’aide d’habitants bouleversés par les désastres de la guerre d’Espagne, la famille trouve refuge dans l’hôtel Bougnol Quintana, situé sur la place principale de la ville, près de la gare.

À Collioure, Machado ne sort pas beaucoup de l’hôtel. Il descend de sa chambre pour manger et pour faire quelques rares promenades avec son frère José. Il est miné par la tristesse et la maladie, il n’écrit plus, il souffre de son exil qui le sépare de son pays. Antonio Machado meurt le 22 février 1939. Sa mère meurt trois jours après. Lire le reste de cet article »

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Manifestations

À la découverte des sons de la langue japonaise

19 janvier 2019

Mémoire sonore du japon

Mémoire sonore du japon

La saison culturelle Japonismes 2018, célébrant les liens entre la France et le Japon, touche bientôt à sa fin. Dans ce cadre, la Bibliothèque nationale de France met à l’honneur le patrimoine sonore japonais conservé dans ses collections grâce à un colloque international organisé le 25 janvier prochain, sous le haut patronage de l’ambassade du Japon à Paris. Sous le titre Mémoire sonore du Japon : le disque, la musique et la langue, les différents panels exploreront des thématiques autour de la langue parlée et de la voix, en lien avec les problématiques liées à leur archivage.

Une partie du colloque sera consacrée aux divers aspects du son et de la langue japonaise parlée. Pour n’en citer que quelques-uns : l’importance de la voix fera l’objet de l’intervention de Suzuki Seiko (Université Paris Diderot/CRCAO) : « Entre les paroles et le chant : la revendication de la voix dans les années 1960 et 1970 » ;  Maruyama Takehiko (Université Senshū/NINJAL) évoquera quant à lui les évolutions contemporaines : « Diachronic change in spoken Japanese in the 20th century » (en anglais).

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Collections et patrimoine, Manifestations, Valorisation

La littérature vietnamienne francophone

30 novembre 2018

BnF, Gallica

Dans l’Indochine coloniale, le français, malgré son usage restreint, apparaît comme une langue supérieure, comme une source de savoir et, bien sûr, comme la condition nécessaire de toute ascension sociale. Ceux qui maîtrisent bien le français sont considérés comme des personnes cultivées, dignes de s’adresser au public. Celui-ci est constitué avant tout d’un public vietnamien, alphabétisé en français ou bilingue, qui peut être composé aussi bien d’intellectuels à proprement parler que de Vietnamiens passés par les écoles franco-indigènes. C’est à ce public que s’adressent les efforts faits par ces nouveaux écrivains pour vulgariser les nouvelles connaissances et pour construire une nouvelle identité nationale à travers la littérature.

Selon un parcours type, les auteurs vietnamiens, de langue française ou du quốc ngữ, commencent pour la plupart à écrire pour les journaux. C’est par la suite, après avoir publié dans des revues, que les auteurs accèdent vraiment au statut d’écrivain. Ces carrières qui débutent par le journalisme impliquent souvent le bilinguisme. Ainsi, Phạm Văn Ký, qui publiera la grande majorité de ses œuvres en France, est le rédacteur en chef de L’Impartial à Saïgon, et de La Gazette de Hué ; il fait également paraître un grand nombre d’articles, poèmes et pièces de théâtre dans plusieurs périodiques du Vietnam (la Nouvelle revue indochinoise, la Patrie annamite, l’Annam nouveau, par exemple) avant son installation en France en 1938.

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Manifestations

L’image de la Pologne et de la France dans les catalogues de bibliothèques

21 novembre 2018
Affiche du colloque

Affiche du colloque

Le séminaire organisé par le Centre parisien de l’Académie Polonaise des Sciences en partenariat avec la BnF s’inscrit dans le cadre des célébrations du 100e anniversaire de l’indépendance de la Pologne.

Les catalogues des bibliothèques constituent une source incontournable d’information documentaire et un vecteur de communication scientifique. Les notices bibliographiques contenant une indexation matières (une description formalisée du sujet des documents) peuvent contribuer à forger une image d’un pays et de ses relations multilatérales. Par ailleurs, les catalogues permettent d’évaluer et de valoriser les collections patrimoniales polonaises relatives à la France et réciproquement.

L’image d’un pays telle qu’elle apparaît dans une bibliothèque  est la résultante de plusieurs facteurs : l’offre éditoriale, les outils d’indexation, les corrélations linguistiques et enfin le savoir et les compétences des professionnels de bibliothèques. Cette image ne peut évidemment pas être exhaustive, elle peut néanmoins constituer un point de départ pour découvrir et analyser les représentations, voire les stéréotypes liés à un pays ou une nation.
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Choix du bibliothécaire

Polars du monde entier : enquêtes japonaises

13 novembre 2018

Le Festival Paris Polar se tient du 16 au 18 novembre prochain à la Mairie du 13e arrondissement, à Paris. La BnF vous invite à cette occasion à découvrir ses collections de romans policiers, français et étrangers. Nous vous proposons ici quelques pistes pour élucider le cas japonais …

Edogawa Ranpo (1894-1965) : le précurseur

Le genre du roman policier se rencontre dans les littératures du monde entier, et la littérature japonaise ne fait pas exception. Son essor dans l’archipel remonte à Edogawa Ranpo, qui en est la figure majeure et pionnière dès les années 1920. Il est l’un des premiers à installer des intrigues d’investigation dans un cadre entièrement japonais, et rencontre un immense succès populaire. Son univers fantastique et ses analyses psychologiques sont marquées par l’influence d’auteurs occidentaux tels qu’Edgar Allan Poe (le pseudonyme « Edogawa Ranpo » est une transposition phonétique de son nom) ou d’Arthur Conan Doyle. Son œuvre prolifique reste peu traduite en France jusque dans les années 1990, époque à laquelle le genre commence à intéresser les éditeurs français ; sept de ses romans, parmi lesquels  Le lézard noir et  La Proie et l’Ombre sont accessibles en Bibliothèque tous publics à la BnF. Lire le reste de cet article »

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