Collections et patrimoine, Manifestations, Valorisation

La littérature vietnamienne francophone

30 novembre 2018

BnF, Gallica

Dans l’Indochine coloniale, le français, malgré son usage restreint, apparaît comme une langue supérieure, comme une source de savoir et, bien sûr, comme la condition nécessaire de toute ascension sociale. Ceux qui maîtrisent bien le français sont considérés comme des personnes cultivées, dignes de s’adresser au public. Celui-ci est constitué avant tout d’un public vietnamien, alphabétisé en français ou bilingue, qui peut être composé aussi bien d’intellectuels à proprement parler que de Vietnamiens passés par les écoles franco-indigènes. C’est à ce public que s’adressent les efforts faits par ces nouveaux écrivains pour vulgariser les nouvelles connaissances et pour construire une nouvelle identité nationale à travers la littérature.

Selon un parcours type, les auteurs vietnamiens, de langue française ou du quốc ngữ, commencent pour la plupart à écrire pour les journaux. C’est par la suite, après avoir publié dans des revues, que les auteurs accèdent vraiment au statut d’écrivain. Ces carrières qui débutent par le journalisme impliquent souvent le bilinguisme. Ainsi, Phạm Văn Ký, qui publiera la grande majorité de ses œuvres en France, est le rédacteur en chef de L’Impartial à Saïgon, et de La Gazette de Hué ; il fait également paraître un grand nombre d’articles, poèmes et pièces de théâtre dans plusieurs périodiques du Vietnam (la Nouvelle revue indochinoise, la Patrie annamite, l’Annam nouveau, par exemple) avant son installation en France en 1938.

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