Les urnes de l’Opéra

Le feuilleton des urnes de l’Opéra : 5

8 mai 2009

5ème épisode : où l’on prépare l’urne du XXIe siècle

© Enzo Forciniti

Effet ou cause de la diffusion massive des disques par une industrie qui fut florissante jusqu’à l’aube du XXIe siècle, la hiérarchie des valeurs musicales, en un siècle, a été totalement révisée. Aujourd’hui, aucun producteur phonographique, aucune institution culturelle, ne choisirait de ne transmettre à la postérité que de la musique classique, essentiellement lyrique !

Pour les générations futures nous voulons nous aussi préparer un héritage équivalent à comprendre et, si possible, à goûter. Pour ce faire tous les formats imaginés pour fixer et restituer des sons, apparus parfois fort brièvement, tous les genres musicaux, doivent faire l’objet d’une sélection représentative et documentée. Ces propositions formeront une « urne virtuelle » insérée dans le magasin numérique que met actuellement en œuvre la BnF pour préserver l’ensemble des données numériques qu’elle reçoit ou génère par ses programmes de numérisation. Ces enregistrements seront aussi matériellement inscrits sur des supports et mis à l’abri des outrages du temps dans des conditionnements similaires à ceux utilisés pour les déchets nucléaires.

À vous de jouer…

Photos : Reutlinger - © BnF, Bibliothèque-musée de l’Opéra; Urnes © BnF, département de la Reproductio;
DVD © Enzo Forciniti

Partager :
  • del.icio.us
  • Google
  • Facebook
  • HelloTxt
  • TwitThis
  • Ping.fm
  • Digg
  • E-mail this story to a friend!
  • Print this article!
Adresse du rétrolien (trackback) pour ce billet :
http://blog.bnf.fr/voix/index.php/2009/05/08/le-feuilleton-des-urnes-de-lopera-5/trackback/

Commentaires (3)

  1. Si l’on veut “préparer un héritage”, si “aucune institution culturelle, ne choisirait de ne transmettre à la postérité que de la musique classique, essentiellement lyrique !”, si “tous les genres musicaux, doivent faire l’objet d’une sélection représentative et documentée”, pourquoi ne pas faire apparaître les musiques traditionnelles de l’hexagone?
    Oubli volontaire?
    Un folkeux m’a fait la réflexion qu’il n’avait pas besoin d’institution. Le folk, le trad, vit bien par le biais du milieu associatif.
    C’est un fait. Mais je trouve qu’il est interressant de rappeller que nous sommes là.
    Je lance les propositions avec un titre de l’album de Patrick Bouffard, Transept.
    A suivre.
    Céline

  2. la fin malheureusement, des supports enregistrables.

  3. Pourquoi la fin des supports enregistrables??

 

Laissez un commentaire