Archives de la catégorie La quête du son

La quête du son

L’enregistrement numérique

18 juin 2009
Enregistrement sur disque dur. © Ilker

Enregistrement sur disque dur. © Ilker

Dès 1937, Reeves avait inventé la Modulation par Impulsion Codée, fondement de l’enregistrement numérique, mais il fallut attendre les progrès de l’informatique pour généraliser l’enregistrement numérique du son. Les premiers sont réalisés en 1979, conjointement par DECCA (”Concert du nouvel an” par Boskowsky) et Deutsche Grammophon (”Concerto de Tchaikovsky” par Gidon Kremer). En fait, l’apparition du CD audio est liée aux expérimentations effectuée dès les années 60 pour enregistrer l’image sur disque. En 1978, Philips invente un disque vidéo, le Vidéodisque, lu par un faisceau laser capté par une photodiode, et sort en 1982 le Compact Disc, utilisant la même technologie.

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La quête du son

L’enregistrement électrique : 1925-1947

2 juin 2009
Un micro à charbon

Un micro à charbon

L’idée est d’amplifier le signal avant de le graver, en utilisant les technologies mises au point pour la radio, afin d’éviter les distorsions des signaux les plus faibles. Le microphone existe depuis 1876 — les premiers essais d’enregistrement avec micro datant de 1896 — et la lampe triode, permettant d’amplifier les signaux électriques, depuis 1906. De premiers essais de gravure amplifiée sont tentés par des ingénieurs de HMV en 1920, mais il s’agit d’amplifier le son par un haut-parleur avant de le graver avec un graveur mécanique. Ce n’est qu’en 1925 qu’apparaissent les premiers véritables enregistrements électriques, aux USA puis en Europe, d’abord avec des micros au charbon, dérivés de ceux utilisés dans les téléphones, assez médiocres, puis avec des micros à condensateur, très proches de ceux toujours utilisés aujourd’hui, comme les fameux Neumann, qui servaient au départ pour sonoriser les discours de Hitler. Lire le reste de cet article »

La quête du son

L’enregistrement acoustique : 1877-1925

20 mai 2009

Une séance d'enregistrement d'opéra en 1908. On voit les violons Stroh au premier rang.

Malgré l’essor croissant de la musique enregistrée, le son des disques ou cylindres à enregistrement acoustique, n’est pas excellent. En effet, les enregistrements sont effectués sans amplification, seules les vibrations sonores actionnent le burin graveur.

Leur force mécanique est très faible et l’on ne peut enregistrer que des instruments au puissant volume sonore, et à condition, encore, qu’ils soient très près du cornet acoustique. Les séances d’enregistrements sont épiques : plus de douze heures en continu le chanteur doit répéter son morceau à tue tête, l’accompagnement d’orchestre se réduit à quelques musiciens, les instruments à cordes frottées sont remplacés par des vents ou adaptés comme le violon Stroh dont les cordes sont montées directement sur un diaphragme amplifié par un cornet. Les voix passent plus ou moins bien, celles des hommes mieux que celles des femmes, en raison de la très faible bande passante — 250 à 2.500 Hz, à peine celle du téléphone — qui supprime toutes les fréquences aiguës. Enfin le bruit de fond est très important, réduisant le rapport signal/bruit à 10 dB. Lire le reste de cet article »

Les inventeurs

Les inventeurs : Emile Berliner

10 mai 2009

Emile Berliner

Jeune émigré allemand né à Hanovre et arrivé clandestinement à New-York à la fin d’avril 1870, Emil Berliner (1851-1929) s’inspire fortement du procédé d’enregistrement sur noir de fumée de Léon Scott et des idées exposées par Charles Cros dans son pli cacheté : d’une certaine manière, il réalise dans une série de brevets déposés entre 1887 et 1888 tout ce que Cros a pressenti. Toutefois, l’existence d’un brevet de Bell et Tainter présentant le principe de l’enregistrement du son dans la cire lui interdit le droit d’y recourir.

Dans un premier temps, en 1887, il compte enregistrer sur une feuille enduite de noir de fumée et placée sur un cylindre mais abandonne cette idée car il veut utiliser la photogravure, qui exige un support plat offrant une certaine transparence une fois enregistré : si l’enregistrement est fait sur une feuille enroulée, son dégagement du cylindre et sa mise à plat endommageraient ce qui vient d’être enregistré. De même, les nécessités de la photogravure lui imposent d’abandonner la gravure verticale pour une gravure latérale. Lire le reste de cet article »

Les inventeurs

Les inventeurs : Thomas Alva Edison

5 mai 2009
Thomas Edison

Thomas Edison

Thomas Alva Edison (1847-1931) dispose à Menlo Park, à West Orange dans le New Jersey, d’un laboratoire et d’une équipe qui travaillent sur le téléphone et le télégraphe. Ce serait au cours de ses recherches sur le télégraphe, en entendant de petits bruits quand une pointe de répétiteur télégraphique parcourt une feuille de papier, qu’il aurait eu l’idée de la technique à employer pour l’enregistrement et la diffusion du son. Il faut dire qu’avec le téléphone, beaucoup de choses sont déjà en place: plaque vibrante pour restituer le son de la voix, phonet acoustique, etc.

Les recherches commencent vraiment en juillet 1877. Edison fait en novembre 1877 un croquis sur la base duquel un de ses ouvriers aurait fabriqué un premier appareil : la phrase-test est le début d’une comptine enfantine américaine, « Mary had a little lamb ». Les premiers brevets datent de décembre 1877 et les premières applications de janvier 1878; la première démonstration publique a lieu le 17 janvier 1878. Lire le reste de cet article »

Les inventeurs

Les inventeurs : Charles Cros

30 avril 2009

Charles Cros

Touche-à-tout, poète et inventeur dans les domaines du téléphone, du télégraphe et de la photographie couleur, Charles Cros (1842-1888) dépose le 18 avril 1877 à l’académie des sciences un pli cacheté [1], enregistré le 30 avril et ouvert le 3 décembre à sa demande.

Il développe l’idée d’un tracé en relief ou en creux sur un matériau résistant, a priori le disque, comme support d’enregistrement. Par rapport au phonautographe de Léon Scott, on passe donc d’un tracé à plat à une gravure.

Il pense à des “procédés photographiques actuellement bien connus” ce qui renvoie à la photogravure qui implique que le support soit transparent. On enduit de noir de fumée la surface d’une plaque de verre dont une partie est mise à nu sous le passage du stylet, qui enlève le noir de fumée. En photographiant le support noirci de fumée avec ces tracés “blancs”, on obtient un “négatif” : les tracés sont “noirs”. On “pellicule” alors la plaque de verre de l’appareil photographique, c’est-à-dire qu’on en tire un film souple. Lire le reste de cet article »

Les inventeurs

Le plus vieux son enregistré au monde ?

27 avril 2009

le phonautographe

“Le plus vieil enregistrement sonore au monde, réalisé en 1860 par l’inventeur parisien Edouard-Léon Scott de Martinville, est désormais audible sur Internet, sur le site d’un collectif d’historiens et d’ingénieurs du son. Il s’agit d’une séquence de 10 secondes d’Au clair de la lune, enregistrée le 9 avril 1860, soit 17 ans avant l’invention du phonographe de Thomas Edison. L’inventeur français avait enregistré la célèbre chanson grâce au phonautographe, l’ancêtre du phonographe.” (Source Fluctuat.net)

À écouter ici :

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Au Clair de la Lune (mp3, son restauré en Septembre 2008, First Sounds)

Les inventeurs

Les inventeurs : Scott de Martainville

25 avril 2009
Léon Scott de Martinville

Léon Scott de Martinville

Léon Scott de Martinville (1817-1879) qui travaille dans l’imprimerie comme typographe et correcteur, est en contact avec des scientifiques intéressés par la sténographie. Le phonautographe qu’il invente en 1857, doit permettre d’obtenir une sténographie naturelle: il est envisagé que l’on puisse répéter ce qui est prononcé simplement en lisant le tracé.

Tous les éléments des machines postérieures, qui lui sont redevables, sont déjà là: conque (cornet), diaphragme, stylet en poil de sanglier, cylindre qui tourne. Après l’enregistrement, un procédé chimique permet de fixer le tracé. L’originalité du phonautographe est de passer par l’intermédiaire de l’air car, auparavant, les tracés étaient obtenus en reliant directement un stylet au diapason ou à tout autre corps vibrant. Cependant, contrairement aux phonographes, la volonté est d’enregistrer le son et non de le restituer puisqu’il n’y a qu’un tracé à plat et pas de gravure. Lire le reste de cet article »

Les inventeurs

Les inventeurs

19 mars 2009
Cyrano de Bergerac, gravue du XVIIe siècle (Paris, musée Carnavalet)

Cyrano de Bergerac, gravue du XVIIe siècle (Paris, musée Carnavalet)

« À l’ouverture de la boîte, je trouvai dedans un je ne sais quoi de métal presque semblable à nos horloges, pleins de je ne sais quelques petits ressorts et de machines imperceptibles. C’est un livre à la vérité mais c’est un livre miraculeux qui n’a ni feuillets ni caractères; enfin c’est un livre où, pour apprendre, les yeux sont inutiles; on n’a besoin que des oreilles. Quand quelqu’un donc souhaite lire, il bande avec grande quantité de toutes sortes de petits nerfs cette machine puis il tourne l’aiguille sur le chapitre qu’il désire écouter et, au même temps, il en sort comme de la bouche d’un homme ou d’un instrument de musique. […] Ainsi vous avez éternellement autour de vous tous les grands hommes, et morts et vivants, qui vous entretiennent de vive voix. »

L’invention merveilleuse contée par Cyrano de Bergerac en 1657 dans le Voyage dans la Lune & Histoire comique des états et empires du Soleil et que bien d’autres avant lui ont imaginée, ne se concrétisa qu’à la fin du XIXe siècle. La mécanique produisait des sons et de la musique “artificiels” mais non la fixation des bruits de la réalité sensible. Tout allait changer entre 1857 et 1877 où l’on capta le son pour le faire entendre, au loin (le téléphone) ou de nouveau (le “phonographe”).

Dans les jours à venir nous allons vous présenter l’histoire de ces pionniers qui nous ont offert la possibilité d’écouter les sons de leur époque. Nous vous donnons rendez-vous pour parcourir cette quête de la fixation du son.

Les inventeurs

Les inventeurs : Alexander Graham Bell

16 mars 2009

Alexander Graham Bell, vers 1914–1919

Après 1877, déçu d’avoir été devancé par Edison, Alexander Graham Bell (1847-1922), inventeur du téléphone, crée le Volta Laboratory, qui travaille sur l’enregistrement sonore, et s’associe à son cousin Chichester A. Bell (1848-1924) et à Charles Sumner Tainter (1854-1940) pour fabriquer le Graphophone, appareil conçu entre 1885 et 1887, période de dépôt d’une série de brevets.

C’est une époque d’intenses expériences, dont peu aboutissent :

- l’entraînement du mandrin par moteur d’horloge se révélant peu concluant en raison des vibrations créées par le moteur, l’entraînement se fait finalement par une pédale de machine à coudre entraînant une courroie ;
- une méthode d’enregistrement par de l’encre composée en partie de particules magnétiques apparaît inefficace ;
- la feuille d’étain est abandonnée au profit d’un tube en carton enduit de cire, amovible du mandrin lisse, qui permet une gravure directement dans la cire ; Lire le reste de cet article »

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